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Chapitre 14 : Emprisonné


Source : Version anglaise

Traduit et édité par : Kayorko et Zareik
Checké par : Wilden


PANLONG – LIVRE 6 CHAPITRE 14


     Pour le bon déroulement de leur opération de contrebande d’eau de jade, le clan Debs avait payé un très haut prix. Bernard avait mis son troisième frère en charge de l’affaire ainsi que les frères Lanseer, les bras droits et gauches de son troisième frère.

Debout au milieu de la salle de réception, Linley était calme. La petite Souris Fantôme, Bébé, se tenait aussi silencieusement sur son épaule.

L’homme et la créature magique, se tenaient juste là, immobiles, comme si rien ne s’était passé. Ils regardaient silencieusement les événements. Linley n’eut pas de réaction, même face au regard suppliant que lui portait Bernard.

Après quelques minutes…

Le bruit de lourdes chaînes put se faire entendre. Deux hommes blonds, enchaînés, entrèrent dans la salle, escortés par des gardes du palais. Les deux hommes avaient les pieds et les mains attachés. D’après l’épaisseur de leurs entraves, celles-ci devaient peser au moins cent kilos.

Les entraves de ce type étaient utilisées en exclusivité pour les guerriers puissants.

– Monseigneur, Patriarche.

En entrant dans la salle de réception et en voyant Bernard à genou sur le sol, un étrange sourire apparut sur leurs visages. Ils appelèrent respectueusement Bernard.

Debout sur le côté, Linley comprit.

Ces deux frères, Lanseer, étaient probablement deux des acteurs majeurs de l’opération de contrebande et avaient très probablement une certaine connexion secrète avec le clan Debs.

– Le clan Debs va avoir des problèmes maintenant. Linley se contentait de regarder en silence.

En voyant les deux hommes enchaînés, Bernard réagit avec confusion,

– Hein ? Lanseer et Langmuir [Lan’mu’er], pourquoi avez-vous été emprisonnés par sa Majesté ? Ne vous avais-je pas donné à chacun 100,000 pièces d’or quelques mois plus tôt et vous avais dit de partir pour profiter de la vie ?

Les deux hommes blonds furent brièvement surpris, puis se mirent à rire.

– Monseigneur patriarche, êtes-vous en train de plaisanter ? Rit Lanseer.

À côté de lui, Langmuir renifla aussi.

– Quoi, Seigneur Patriarche, vous croyez encore que vous pouvez encore mentir et vous cacher ? Abandonnez ces rêves. Vous feriez mieux d’admettre directement votre culpabilité.

Une lueur de rage apparut sur le visage de Bernard. Il se leva soudainement et les fixa avec rage.

– Lanseer, Langmuir, mon clan Debs vous a élevé et nourrit depuis que vous êtes tout petits. Vous deux, vous savez très bien comment je vous ai traité.

– C’est vrai que vous nous avez très bien traité. Mais c’est aussi nous deux qui avons dû risquer nos vies pour le clan pendant de si longues années, répondit froidement l’aîné des deux frères, Lanseer.

La rage de Bernard augmenta. D’une voix tremblante, il pointa les deux frères.

– Vous deux, vous oubliez réellement les faveurs et vous violez la justice. C’est vrai que vous avez travaillé en notre nom pendant de nombreuses années, mais pendant tout ce temps, vous avez agi de manière corrompue afin de gagner de l’argent qui nous appartenait. Après les événements de l’année dernière, j’ai épargné vos vies à cause de tout ce temps que nous avons passé à travailler ensemble et je vous ai même donné 100,000 pièces d’or avant de vous dire de rentrer chez vous et de profiter de vos vies. Mais… mais vous… non seulement vous n’avez pas été reconnaissants mais vous avez maintenant participé à de la contrebande ? Et après avoir été arrêté, vous voulez entraîner le clan Debs avec vous ?

Lanseer et Langmuir avaient été totalement pris par surprise et ils regardaient Bernard avec incrédulité.

– Nous… nous étions corrompus ? Vous… vous nous aviez donné 100,000 pièces d’or ? Lanseer et Langmuir étaient stupéfaits.

Bernard explosa de rage et il se tourna soudainement et s’agenouilla devant Clayde. Ses larmes tombaient sur le sol tandis qu’il disait,

– Votre Majesté, ces deux ne sont rien de plus qu’une paire de loups insatiables. Quand ils étaient jeunes, j’ai vu en eux une paire d’orphelin et je les ai pris sous ma protection avant de leur donner plus tard des positions importantes. Mais ils n’ont agi que pour mettre la richesse du clan dans leurs propres poches. Malgré cela, après avoir considéré l’affection que j’avais pour eux, je les ai épargnés et leur ai donné 100,000 pièces d’or. Cela pouvait être considéré comme extrêmement généreux et clément de ma part. Et maintenant ? Ils osent traîner la réputation de notre clan Debs dans la boue ? Ils veulent détruire notre clan ! Si vicieux ! Votre Majesté, mon cœur saigne. Mon cœur saigne !

En voyant les cris misérables de Bernard, de nombreux nobles présents dans le hall commencèrent en effet à se demander si les deux frères n’avaient pas réellement essayé de mettre toute la responsabilité sur le clan Debs.

– Bernard, vous… vous… Lanseer et Langmuir étaient si enragés que leurs visages étaient devenus rouges, mais ils étaient incapables de dire un seul mot.

Combien de sacrifices avaient-ils faits pour le clan Debs ?

Ils avaient même été d’accord pour s’engager dans la contrebande, précisément parce que les deux n’avaient pas peur de la mort. Si l’offre du Roi Clayde n’avait pas été aussi attirante, ils n’auraient même pas trahi le clan Debs.

Mais tout ce que disait Bernard maintenant était faux !

– Oh ? Il y a eu de telles choses ? Clayde regarda Bernard.

Clayde pouvait sentir que Bernard était venu préparé parce que sinon, il n’aurait pas pu inventer aussi soudainement tous ces mensonges. S’il prenait le temps d’enquêter, il ne trouverait très probablement aucune faille.

– Hrmph. C’est vraiment malheureux que le troisième frère de Bernard ait sauté dans la rivière. Nous n’avons même pas été capables de retrouver son corps. Dans le cas contraire, si Bernard avait eu son troisième frère face à lui, il n’aurait rien pu à dire. Clayde était furieux.

La contrebande d’eau de jade.

Les mines d’eau de jade faisaient partie des ressources et de la richesse du royaume. Cela revenait à dire que c’était une partie des richesses de Clayde.

Mais le troisième frère de Bernard avait sauté dans la rivière pour se suicider tandis que Bernard s’était préparé pour accuser Lanseer et Langmuir.

– Bernard, je n’accuserai pas injustement un homme innocent, dit solennellement Clayde.

– Je vous remercie votre Majesté ! Je vous remercie votre Majesté ! Le visage de Bernard était couvert de larmes.

Mais Clayde annonça froidement,

– Cependant, je ne pardonnerai pas non plus à une personne qui a trahi les intérêts de notre royaume. D’après les rapports d’enquêtes que j’ai reçus, il semblerait que la personne qui ait été responsable de l’opération de contrebande était votre troisième frère.

– Mon troisième frère ? Bernard fixa Clayde, un air interrogateur sur le visage.

Clayde le regarda froidement.

– Quoi, avez-vous quelque chose à dire ?

Une lueur blessée sur le visage, Bernard dit,

– En effet votre Majesté. Je ne sais pas du tout pourquoi vous venez de dire ça. Mon troisième frère a quitté le Royaume de Fenlai, il y a un an, et a commencé un parcours d’entraînement à travers plusieurs royaumes. Nous avons d’ailleurs reçu une lettre de sa part quelques jours plus tôt.

Le regard de Clayde devint encore plus glacé.

Ses hommes lui avaient personnellement dit que lorsqu’ils s’apprêtaient à attraper le troisième frère de Bernard, qui était lourdement blessé, celui-ci s’était jeté dans la rivière. Ils n’avaient pas pu trouver de trace de lui après cela.

– Votre Majesté ! Votre Majesté ! Vous devez rendre justice !

Bernard jeta un regard furieux à Lanseer et Langmuir.

– Vous ne pouvez pas simplement croire les mensonges de ces deux abominables hommes et porter des accusations sur un clan qui a toujours été loyal à votre royaume.

– Bernard, vous ! Vous ! Les deux frères Lanseer, furieux et anxieux, ne savaient plus quoi dire.

Clayde se leva soudainement avant de regarder froidement Bernard.

– J’ai déjà dit que je ne suis pas prêt à accuser injustement un homme innocent ni à pardonner un homme qui a trahi les intérêts de la couronne. D’après les preuves que j’ai en main, il y a au moins des suspicions que votre clan Debs a trahi la couronne. Gardes !

Le visage de Bernard changea instantanément.

– Votre Majesté ! Votre Majesté ! Je suis loyal et fidèle à notre royaume !

Deux gardes du palais s’avancèrent dans le hall.

– Bernard. Clayde sourit à Bernard.

Celui-ci leva la tête et regarda, suppliant, Clayde, comme un enfant regardant ses parents.

– Que votre clan soit loyal ou non est une question qui ne pourra être résolue qu’après avoir examiné toutes les preuves. Je vous donne une chance. Je n’exterminerai pas votre clan immédiatement.

Intérieurement, Bernard laissa échapper un soupir de soulagement. Sa plus grande peur était que son clan se fasse instantanément exterminé.

– Heureusement que j’ai trouvé ces cendres et ces restes dans la pièce secrète. Depuis ce jour, Bernard s’était préparé. Il avait, en fait, fait de multiples niveaux de préparation.

– Garde, emportez Bernard ainsi que le successeur du clan Debs dans la prison Sombre-Eaux. Quant à cette affaire de contrebande, laissons la Main Droite du Roi, Merritt [Mei’li’te], investiguer, ordonna Clayde.

Immédiatement, les deux gardes attrapèrent Bernard sous les aisselles avant de le soulever.

– Votre Majesté ! Je crois en votre sagesse ! Annonça Bernard tandis qu’il était emporté au loin.

.

Cette nuit-là, dans la rue Feuille Verte.

De nombreux cris et hennissements retentissaient. Une centaine de chevaliers avait entouré le manoir du clan Debs, terrifiant tous les membres présents du clan.

– Que faites-vous ? Mais que faites-vous ? Savez-vous où vous êtes ? Le second grand-oncle de Kalan, le second oncle de Bernard, se mit immédiatement à crier en direction des gardes.

Le chef des chevaliers dit froidement,

– Oses-tu résister aux ordres de sa Majesté ?

Le second oncle ne fit que lever la tête fièrement.

– Les ordres de sa Majesté ? Qui sait si vous n’avez pas falsifié un ordre pour prétendre parler au nom de sa Majesté ? Parle ! Que voulez-vous ?

– Second grand-oncle, que se passe-t-il dehors ?

À cet instant, de nombreux membres du clan Debs avaient déjà commencé à se rassembler pour discuter de ce qui se passait.

Même Alice et Rowling s’étaient habillées et s’étaient dépêchées de venir. Sur le continent Yulan, après la cérémonie de fiançailles, la fiancée était autorisée à vivre chez le fiancé. Mais habituellement, ce n’était qu’après la cérémonie officielle du mariage que les deux pouvaient entrer ensemble dans la chambre de noce.

Naturellement…

Il y avait des situations où les personnes, d’un accord mutuel, partageaient une chambre avant le mariage aussi.

– Grande-sœur Alice, que se passe-t-il dehors ? Rowling tenait la main d’Alice.

Alice hésita.

– Je ne suis pas sûre.

La centaine de personnes du manoir du clan Debs semblait être debout dans la cour et la plupart d’entre eux ne semblaient pas savoir ce qu’il se passait. Seuls les quelques membres privilégiés du clan qui connaissaient la vérité à propos de l’opération de contrebande se mirent à avoir peur.

Leur opération de contrebande en cours était une opération de très grande envergure.

Ils avaient dépensé plusieurs millions de pièces d’or rien que pour la lancer. Si tout se passait bien et qu’ils réussissaient, leurs profits s’élèveraient à plusieurs centaines de millions de pièces d’or. Le clan Debs avait prévu qu’une fois l’opération terminée, ils n’auraient plus besoin d’y recourir une nouvelle fois.

Mais il semblait maintenant que cette seule opération était déjà devenue problématique.

– Grand-frère Kalan, que se passe-t-il ? Demanda Rowling.

Kalan secoua la tête, indiquant qu’il ne savait rien.

La troupe de chevaliers royaux s’était assemblée à l’extérieur du manoir. Leur chef, en voyant les nombreux membres du clan Debs, sortit un parchemin de sous ses vêtements avant de crier d’une voix forte,

– Sa Majesté soupçonne le clan Debs de s’être engagé dans de la contrebande d’eau de jade et ordonne donc que le patriarche du clan ainsi que son successeur soient immédiatement emprisonnés dans la prison de Sombre-Eaux

Le visage de tous les membres du clan Debs changea instantanément.

Le visage des membres au courant des activités secrètes du clan devint encore plus pâle. Alice, Rowling et les autres membres du clan, quant à eux, se sentirent seulement abasourdis et perplexes.

Plusieurs gardes s’avancèrent et attrapèrent Kalan.

– Emmenez-le ! Cria le chef des chevaliers.

À ce moment-là, Kalan eut l’impression que ses membres étaient sans force. Il laissa les gardes l’emmener jusqu’aux portes du manoir. Mais en les atteignant, il sembla soudainement se réveiller et il tourna sa tête avant de dire frénétiquement,

– Second grand-oncle, Alice, vous devez me sauver, vous devez me libérer !

Laissant Kalan crier autant qu’il le souhaitait, les gardes royaux l’escortèrent vers la prison.

Alice, Rowling et les autres membres du clan ne purent que regarder Kalan être emmené au loin sans pouvoir l’aider. Leur clan était puissant, il est vrai, mais comment pouvaient-ils espérer résister face au roi ?

Le matin suivant, la nouvelle que le clan Debs était suspecté de s’être engagé dans de la contrebande d’eau de jade s’était répandue parmi tous les nobles de la ville de Fenlai. De nombreux nobles s’intéressèrent de près à cette affaire.

Cette affaire était, en plus, personnellement menée par la Main Droite du Royaume de Fenlai, le Duc Merritt.

.

Dans le manoir du Duc Merritt.

Le Seigneur Duc Merritt avait déjà plus de soixante-dix ans mais, comme il était un guerrier relativement puissant, il semblait n’en avoir qu’une quarantaine. Ses cheveux blonds étaient fins et brillants.

À ce moment-là, le Duc Merritt était assis sur sa chaise. Il regardait nonchalamment son visiteur du clan Debs – le second grand-oncle de Kalan, Nimitz [Ni’mi’si].

– Seigneur Merritt, notre clan a définitivement été injustement accusé. J’espère que votre Seigneur sera juste envers notre clan.

Tandis qu’il parlait, Nimitz sortit un livre de sa sacoche.

– Seigneur Merritt, je sais que vous adorez collectionner les écrits sacrés. Ce livre sacré a été écrit par l’Église de Lumière il y a plus de trois mille ans. C’est un écrit d’une certaine rareté.

– Oh, un écrit sacré ?

Merritt l’accepta nonchalamment mais, lorsqu’il le parcourra rapidement, il remarqua à ce moment qu’il y avait une carte plate au milieu des pages. Une carte plate produite par la Banque Dorée des Quatre Empires. Une magycarte !

La pointe d’un sourire apparut sur le visage de Merritt.

Nimitz observait attentivement les réactions de Merritt. Celui-ci ferma l’écrit sacré avant de le poser à côté de lui et de sourire.

– Nimitz, tu devrais aussi savoir qu’en plus de beaucoup aimer les écrits sacrés, je suis aussi un grand adepte de sculptures. Il y a quelque temps, j’ai vu « l’Éveil du Rêve » que j’ai particulièrement aimé. Durant votre cérémonie de fiançailles, j’ai vu cette Alice. Oh, elle semblait si similaire à la personne de la sculpture. Je me demandais… si ce serait possible d’avoir une discussion privée avec cette Alice.


Cet article comporte 13 commentaires
  1. Merci beaucoup:) C’est déjà super savoir d’un chapitre par jour. Si ça vous arrange supprimez le chapitre mystère ou une fois par mois.

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