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Chapitre 1 : Les Affaires enterrées du passé


Source : Version anglaise

Traduit et édité par : Kayorko et Zareik
Checké par : Wilden


PANLONG – LIVRE 6 CHAPITRE 1


         Hillman était agrippé si fermement par les griffes de Linley que ses vêtements s’étaient légèrement déchirés. Des perles de sang étaient lentement apparues, teintant ses vêtements.

Mais Hillman n’avait rien remarqué.

Les yeux fixés sur Linley, Hillman dit d’une voix abattue,

– Linley, calme-toi d’abord.

– Dis-moi. Linley fixait Hillman.

Hillman dit solennellement.

– La troupe de chevalier qui te suit va bientôt arriver. Pour l’instant, ne laissons pas les autres découvrir les affaires de ton clan. Viens avec moi d’abord. Hillman libéra ses épaules des griffes de Linley avant d’attraper son bras écailleux dans l’intention de le tirer vers le hall ancestral du manoir…seulement pour découvrir qu’il était incapable de faire bouger Linley.

– Linley ! Hillman tourna sa tête, une pointe de colère dans les yeux.

– Oncle Hillman, je sais me comporter.

Le visage de Linley était sombre, mais il prit une longue inspiration et rétracta les écailles de ses bras, retournant à la normale. Au moment où il rangea la lame de guerre dans le sac, il entendit le son des sabots se rapprocher.

La troupe des chevaliers de l’Église de Lumière était finalement arrivée.

Linley se tourna, leur jetant un coup d’œil mais sans leur prêter réellement attention. Il dit directement à Hillman,

– Oncle Hillman, je te suis.

– Bien.

En voyant que Linley avait été capable de se calmer, Hillman se sentit légèrement mieux. Il conduisit directement Linley vers le hall ancestral du manoir. Le visage de Linley restait sombre. À ce moment-là, personne, hormis Linley lui-même, n’aurait pu voir que sous son expression calme, se cachait une profonde et terrible plaie.

Ni la Souris Fantôme, ni Doehring Cowart n’émirent un son.

Ils étaient connectés à l’âme de Linley. Naturellement, il pouvait sentir l’inimaginable chagrin et la douleur que Linley endurait actuellement.

Le vent se leva, attrapant et faisant voler d’innombrables feuilles qui se trouvaient sur le chemin pavé.

*Griiiiiiiiiinnce*

Hillman ouvrit la porte donnant sur le hall ancestral avant de se tourner pour regarder Linley. La lame de guerre entre les mains, Linley s’avança à l’intérieur, le visage calme. Mais son regard était fixé sur la rangée de tablettes spirituelles placée au milieu du hall. Avec sa vision actuelle, il pouvait clairement lire les mots sur la plus récente des tablettes, située à l’avant.

Il n’y avait que deux mots. « Hogg Baruch ».

Linley sentit son esprit devenir flou, comme s’il avait une hallucination. Il resta debout, immobile, pendant un instant. Puis, toujours avec la lame de guerre entre les mains, Linley s’avança jusqu’à la plate-forme en pierre qui se trouvait devant les tablettes spirituelles et posa « Massacreur » dessus.

Linley regarda alors la tablette spirituelle, un sourire paisible sur le visage. D’une voix douce, Linley dit,

– Père. Je suis rentré.

– Je sais que toute ta vie, ton plus grand désir était de récupérer notre héritage ancestral ainsi que de regagner la splendeur de notre clan. Linley parlait doucement, comme s’il avait peur de faire sursauter quelqu’un. Sa voix était contrôlée et douce.

Linley avait les yeux fixés sur la tablette.

– Je ne t’ai pas déçu. J’ai déjà ramené au clan Baruch, au clan des Guerriers Dragonblood, notre héritage ancestral, la lame de guerre « Massacreur ».

– À présent… j’ai déjà ramené « Massacreur ». Et, très prochainement, je restaurerai la gloire de notre clan. Je ferai en sorte d’être sûr que le continent entier se rende compte de la splendeur de notre clan des Guerriers Dragonblood et je ferai en sorte que tout le monde connaisse ton nom.

– Tout ça, je l’accomplirai. Je le promets.

Soudain, une lueur féroce apparut dans les yeux de Linley.

– Mais, bien sûr, avant toute chose, je te vengerai.

Il n’y avait pas de question dans son esprit. Il était sûr de lui. Son père, Hogg Baruch, avait été tué par quelqu’un.

Sinon, comment son père, un guerrier du sixième rang ainsi qu’un homme au meilleur de sa forme, pourrait-il être décédé d’une ordinaire maladie. Ajouté à cela, s’il était mort d’une maladie, Hillman n’aurait pas agit de manière aussi mystérieuse. L’intuition de Linley lui disait que le décès de son père n’était pas dû à une cause naturelle !

– La personne qui a causé ta mort. Je m’assurerai qu’elle meurt aussi !

À l’intérieur des yeux de Linley, une lueur glacée apparut de nouveau ; la terrifiante couleur noire du Wyrm Cuirassé.

Linley se tourna brusquement pour regarder Hillman.

– Oncle Hillman, dis-moi. Comment exactement est mort mon père ? Et où mon père a-t-il été enterré ? Tu as aussi dit que mon père est décédé trois mois plus tôt. Pourquoi ne m’as-tu rien dit ?

Hillman ouvrit sa bouche mais aucun son n’en sortit.

– Linley, calme-toi d’abord, dit finalement Hillman, détachant chaque mot.

Se calmer ?

Comment pouvait-il se calmer ?

– J’aurais tant aimé que mon père puisse être là et voit personnellement la lame de guerre « Massacreur » de ses yeux. J’attendais avec impatience d’annoncer à mon père que j’étais devenu un Guerrier Dragonblood. Je désirais si profondément le voir sourire et être gratifié de son rire. Voir la fierté sur son visage une fois que je lui aurais montré mon « Corps de Dragon »… tout ceci est maintenant impossible.

Linley avait l’impression de sentir son cœur se faire continuellement poignarder par des couteaux.

Et Hillman lui demandait de se calmer ?

Linley voulait répliquer durement à Hillman, mais il se restreint de le faire. Après avoir pris une profonde inspiration réticente, il ravala sa rage. Il fixa Hillman et dit,

– Oncle Hillman, dis-moi tout ce qu’il s’est passé. Je veux tout savoir.

– Ton père est décédé il y a trois mois. Mais, avant qu’il ne meure, il m’avait donné comme instruction de ne rien te révéler tant que tu n’aurais pas atteint le septième rang. Dans le cas contraire, j’ai l’interdiction de te révéler les circonstances de sa mort, dit Hillman, solennellement.

– Le septième rang ?

– Oui. Hillman acquiesça légèrement. C’était la raison pour laquelle, lorsque je suis venu te voir à l’institut, je n’ai pas informé tes amis de la mort de ton père et de pourquoi il était mort. Les derniers souhaits de ton père étaient que je ne t’en parle absolument pas afin que tu puisses rester concentré sur tes études.

Hillman regarda Linley.

– Linley, ce n’est pas que je ne veuille pas te le dire. C’est juste que c’était le dernier souhait de ton père, lors de son dernier souffle. Je ne peux pas aller contre ça. Seulement quand tu seras un guerrier du septième rang serais-je prêt à tout te dire.

Linley comprit.

Un guerrier du septième rang ?

Linley sortit un livre en cuir de sous ses vêtements et le tendit à Hillman.

– Qu’est-ce ? Hillman regarda le livre avec surprise.

– La preuve d’un rang de mage. Le visage de Linley était calme.

Tous les mages, dès leur première évaluation, recevait un certificat avec la preuve de leur rang. Chaque fois qu’ils avançaient en rang, c’était enregistré.

Hillman ouvrit le livre et vit que sous la catégorie « vent » et la catégorie « terre », il y avait sept étoiles.

– Septième rang… un mage double-éléments du septième rang ? Hillman était bouche bée. Il regardait Linley avec incrédulité.

Quel âge avait Linley ?

Seulement dix-sept ans.

Qu’est-ce que représentait un mage double-éléments de dix-sept ans ? Hillman n’était pas très clair vis-à-vis de ce que cela impliquait réellement, mais il savait que dans le Royaume de Fenlai, le plus puissant mage était un mage du huitième rang. Et que c’était un vieil homme de plus de cent ans.

Hillman se rappelait maintenant que, lorsqu’il avait rejoint l’armée, il y avait un mage du septième rang qui était arrivé au même moment. Il se rappelait de la gloire et de l’adulation dont le mage était l’objet.

Mais maintenant, le petit Linley, qu’il avait regardé grandir, était devenu en un clin d’œil, lui-même, un mage double-éléments du septième rang.

– Est…est-ce réel ? Hillman posa une question extrêmement stupide. Il savait très bien que ce certificat ne pouvait définitivement pas être falsifié.

– Oncle Hillman. Maintenant, tu peux me dire ce qui est arrivé, n’est-ce pas ? Linley regarda intensément Hillman.

Hillman hocha la tête puis se dirigea vers la pièce privée à l’arrière du hall ancestral. Quelques instants plus tard, il en ressortit. Il revient vers Linley et sortit une enveloppe de sous ses vêtements. Après l’avoir présentée à Linley, il dit doucement,

– C’est une lettre laissée derrière par ton père juste avant qu’il ne décède. Une fois que tu l’auras lu, tu comprendras.

D’une main tremblante, Linley tendit la main et accepta l’enveloppe.

Il n’y avait rien d’écrit dessus.

Il l’ouvrit et en sortit une lettre de deux pages.

« Linley : au moment où tu ouvriras cette lettre, je serais probablement mort depuis très, très longtemps. »

« Mon cœur est empli d’innombrables remords pour toi et Wharton. Mais il n’y avait pas d’autres moyens pour vous protéger. J’espère seulement que vous avez été capables de vivre une longue période de paix jusque-là. C’était la raison pour laquelle j’avais demandé à Hillman de ne pas te donner cette lettre tant que tu n’auras pas atteint le septième rang. »

En lisant cette lettre, Linley sentit son cœur se retourner.

– Me laisser vivre une longue période de paix ? J’imagine que père n’avait jamais envisagé que je deviendrais un mage du septième rang aussi vite. Après tout, s’il s’était basé sur l’avancement normal, pour passer du sixième rang au septième, une considérable période de temps aurait due être nécessaire.

« Linley, dans mon cœur, j’ai gardé un secret pendant de nombreuses années. Votre mère n’est pas réellement morte en accouchant de Wharton. »

Ces mots de son père firent trembler le cœur de Linley.

Depuis son enfance, on lui avait toujours dit que sa mère était morte en donnant naissance à Wharton. Mais apparemment… tout cela avait été un mensonge !

« Cette année-là, lorsque ta mère était enceinte de Wharton, nous étions tous les deux extrêmement heureux. Mais les espaces pour accoucher au village de Wushan étaient simplement trop pauvres et je suis donc allé avec ta mère dans la ville de Fenlai. Dans la ville, ta mère a donné naissance à Wharton et tout s’est bien passé. Le petit Wharton était adorable et nous étions tous les deux ravis. Peu de temps après qu’il soit né, ta mère et moi, emplis de joies, avons pris le jeune Wharton jusqu’au Temple de Lumière pour le bénir. Ce jour-là, ta mère et moi étions extrêmement heureux. Après avoir quitté le Temple de Lumière, nous sommes partis nous reposer dans un hôtel de la ville de Fenlai. »

« Ce soir-là, un groupe de personnes entra par effraction dans l’hôtel et enleva de force ta mère. De mon côté, totalement submergé sous le nombre, je n’ai été capable que de protéger le jeune Wharton… mais je réussis à voir le bras de l’un des assaillants et dessus, il y avait une marque de naissance en forme d’araignée. »

En lisant ça, Linley se sentit lui-même transporté à cette nuit-là, dix ans plus tôt.

« Je sais que ce groupe n’était absolument pas ordinaire. Le plus faible d’entre eux était un guerrier du quatrième rang tandis que le plus fort était plus puissant que moi. Heureusement, leur cible était ta mère, sinon je serais mort cette nuit-là. Quelqu’un capable de mobiliser une telle troupe était définitivement une figure majeure de la ville de Fenlai, c’est pourquoi je n’osais pas rendre l’affaire publique. Je pris le petit Wharton avant de rentrer au village et de dire à tout le monde que ta mère était morte en couche. Seul ton Oncle Hillman et l’intendant Hiri connaissent ce secret. »

En lisant ça, l’esprit de Linley se remplit de questions.

Au sein de ce groupe, le plus puissant était plus fort que même son père. Et ils ne s’étaient pas intéressés à lui mais seulement à sa mère. Mais pourquoi sa mère avait-elle valu tous ses efforts ?

« Je ne pouvais pas te laisser savoir tout cela. Durant ces dix dernières années, j’ai toujours enfoui ce secret au plus profond de mon cœur. Je n’ai pas osé le dire à qui que ce soit… et je ne pouvais pas me permettre de commencer à enquêter moi-même, afin de savoir si elle était vivante ou non ou encore qui était le groupe qui l’avait enlevée. Je n’osais pas. »

Les mots de son père lui causèrent une telle douleur que ses mâchoires se contractèrent.

« Je suis le successeur et dirigeant du clan des Guerriers Dragonblood. Au minimum, je devais attendre que vous ayez grandis. Je ne pouvais pas permettre à notre lignée de s’arrêter à cause de mon désir égoïste. Année après année, je ne pouvais qu’endurer en silence… Mais, toutes les nuits, je trouvais de plus en plus difficile de trouver le sommeil. La question de savoir si ta mère était vivante ou non me tourmentait constamment. J’ai enduré… J’ai enduré pendant onze ans ! »

« Linley, tu m’as rendu incroyablement fier. D’abord, tu es devenu un étudiant de l’institut de mages numéro une du continent. Puis, tu es devenu l’un des génies d’élite de l’institut. J’ai pleinement confiance en tes capacités. Qui plus est, même le petit Wharton a une densité de dracocytes suffisante dans ses veines. Je suis extrêmement fier. Que mes deux fils soient si extraordinaires… j’ai l’impression d’avoir accompli ma tâche envers les ancêtres de notre clan Baruch ! Mais malgré tout cela, je n’osais toujours pas commencer à enquêter sur ta mère parce que Wharton avait encore besoin d’une grosse somme d’argent pour pouvoir faire ses études dans l’Empire O’Brien. »

« Et j’ai donc enduré pendant onze ans. Mais, lorsque tu es revenu de la Chaîne de Montagnes des Créatures Magiques et que tu m’as donné cette large poche de cores magiques, j’ai su… que je pouvais finalement tout abandonner et commencer à enquêter. Bien que ta mère ne soit pas revenue durant ces onze dernières années, et qu’il y ait 80 à 90% de chance qu’elle soit déjà décédée, je ne peux pas baisser les bras. Même si je meurs, je la vengerais. »

En voyant ça, les mains de Linley se mirent à commencer à trembler de nouveau.

Linley comprenait maintenant. Dans le passé, parce qu’il devait supporter le coût des études de Wharton, son père n’avait pas osé risquer sa vie pour enquêter. Mais lorsqu’il avait ramené la poche de cores magiques valant 80,000 pièces d’or, le dernier fardeau avait été retiré des épaules de son père.

« Je changeais donc mon apparence et me déguisais avant de m’introduire dans la ville de Fenlai. Et je me mis à enquêter sur ce qu’il s’était passé cette année-là. »

« Mais trop de temps était passé. Sachant que l’un des assaillants avait une marque de naissance en forme d’araignée sur l’avant-bras, je passais une année entière à le chercher. Finalement, je réussis à trouver l’homme. En suivant cet indice, je continuais d’enquêter. Lentement… cela me permit de trouver la personne qui avait été derrière le groupe d’assaillants. »

« Ce groupe avait été directement dirigé par un membre de l’actuel clan royal du Royaume de Fenlai, et cette personne… n’est autre que le jeune frère du roi de Fenlai : le Duc Patterson [Bo’de’sen] ! »


Cet article comporte 15 commentaires
    1. Alors, entre Verity et toi, c’est très très serré… Parce que verity a commenté sur le chapitre 2 (que j’ai posté avant discrètement), tandis que tu as posté sur le 1. Et suivant l’endroit où je regarde (panneau de contrôle du site/notifications wordpress), ce n’est pas la même personne qui se trouve en premier…
      Donc… je ne donne à aucun des deux, ou à tous les deux ? 😀

        1. Enfin quand je dis « deux » je veux dire que je souhaite qu’on le reçoive tout les deux (#Viens de ce rendre compte que sa phrase est pas clair)

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