skip to Main Content
Menu

Chapitre 3 : Hogg


Source : Version anglaise

Traduit et édité par : Kayorko et Zareik
Checké par : Wilden et Ptit Lu


PANLONG – LIVRE 4 CHAPITRE 3


      Le matin suivant, Linley eut la surprise de retrouver son père, à la table du petit déjeuner, avec un visage radieux. Il ne l’avait jamais vu aussi heureux dans le passé.

Après avoir posé son couteau et sa fourchette, Hogg sourit en regardant Linley.

– Linley, cette fois, tu devrais rester à la maison plus longtemps. Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vu. Tous les deux, père et fils, nous devrions passer plus de temps ensemble.

Son père lui demandait de rester plus longtemps au manoir ?

Linley était plutôt stupéfait. Après tout, pendant toutes ces années, jamais son père ne lui avait dit ce type de mots. Originellement, Linley avait prévu de rentrer à Fenlai, de se balader et peut-être d’aller voir Alice. Mais, en entendant ça, il abandonna toutes pensées d’aller la voir.

– Bien père, acquiesça joyeusement Linley.

Hogg hocha la tête de plaisir mais dans ses yeux, il semblait y avoir une lueur de quelque chose d’indéchiffrable.

.

Cette fois-là, Linley resta dix jours complets dans son village natal. Même quand le jour du début du semestre suivant de l’institut arriva, il n’y retourna pas et Hogg ne le pressa pas non plus.

Dans le ciel, au-dessus du sommet du mont Wushan, les nuages passaient paisiblement. Linley était assis dans une position de méditation et raffinait de la force magique.

L’essence élémentaire de la terre et du vent tourbillonnaient autour de lui, entrant dans son corps et se faisant absorber par ses muscles, ses os et ses veines, améliorant ainsi sa force. Après qu’une partie ait été absorbée, le reste était transformé en force magique et était stocké dans son dantian central.

Comme un océan nourrit par des centaines de rivières, les flots d’essences élémentaires dans son corps finissaient par arriver dans son dantian central.

Linley resta juste assis là pendant une demi-journée. Au moment où il ouvrit les yeux, c’était déjà la tombée de la nuit.

– Il est temps de retourner à l’école. Linley se leva et prit une grande inspiration. Depuis que j’ai donné ces cores magiques à mon père, mon père a changé pour le mieux. Il est devenu bien plus proche de moi aussi.

Ces dix derniers jours que Linley venait de passer avec son père avaient été les dix jours où il avait été le plus proche de son père.

– Qu’est-ce qui a changé père à ce point ? Les cores magiques ? Je ne pensais pas que père changerait autant juste à cause de l’argent. Peut-être… que c’était les cicatrices sur mon corps ? Linley réfléchissait mais, finalement, il ne trouva pas la raison du changement d’attitude de son père envers lui.

« Demander à la personne s’il avait froid, tout en étant inquiet qu’il ait trop chaud » ; cet idiome capturait parfaitement le soin que Hogg avait porté à Linley ces derniers jours.

Après être entré dans le manoir des Baruch, Linley vit immédiatement son père qui avait un livre entre les mains.

– Père, il se fait tard. Pourquoi ne pas finir ton livre demain ?

– Oh, tu es de retour. Avec un grand rire, Hogg ferma son livre. Tes mots ont du mérite. Je le finirai demain.

– Linley, après avoir passé tout ce temps à t’entraîner, tu dois être assoiffé. Hogg versa du thé dans un verre, avec la carafe qui se trouvait à côté de lui. Tiens, voilà quelque chose pour ta gorge. La température de l’eau est parfaite, ni trop chaude, ni trop froide.

– Merci, père. Linley se sentit réchauffé dans son cœur.

C’était la manière dont Hogg avait traité Linley durant ces dix derniers jours ; incomparablement bien ; à l’opposé de son habituelle attitude stricte et solennelle qu’il avait dans le passé. Il avait rarement montré son affection auparavant pour ses enfants.

Tout en buvant l’eau, Linley dit,

– Père, je suis à la maison depuis quelque temps déjà. Je pense retourner à l’école demain.

– Demain ? Hogg fit une pause, semblant figé, avant d’acquiescer. Bien. Reviens plus tôt pour tes vacances de fin d’année.

– Promis, accepta Linley.

Hogg dit alors d’une voix douce,

– Linley, ton père n’a pas de grandes compétences. Dans le futur, notre clan dépendra de toi. Grâce aux cores magiques que tu m’as donnés, les frais de ton petit frère sont couverts. Je suis déjà extrêmement satisfait. Mais dans mon esprit, je pense toujours à l’humiliation de notre famille. J’espère que tu n’oublieras jamais que notre héritage ancestral est toujours dans les mains d’autres personnes.

Linley pouvait sentir la confiance que son père plaçait en lui. Après avoir pris une profonde inspiration, il hocha légèrement la tête.

– Maintenant, je n’ai plus d’autre désir. J’espère juste être capable de voir de mes yeux la lame de guerre « Massacreur », avant ma mort. La voix d’Hogg était devenue plus sombre.

Linley pouvait sentir que quelque chose n’allait pas. Il dit immédiatement,

– Père, ne sois pas si sombre. Tu n’as que quarante ans. Il te reste encore beaucoup de temps. J’ai confiance en ma capacité à ramener notre lame de guerre dans les dix ans qui viennent.

– Dix ans. Bien, bien, acquiesça gentiment Hogg.

.

Le deuxième jour, après le repas, Linley quitta le village de Wushan. Cette nuit-là, dans le hall principal du manoir des Baruch, deux personnes étaient assises ensemble. Hogg et Hillman. La porte du hall était fermée et sur la table se trouvait la poche avec les cores magiques, visibles.

Hillman avait été totalement stupéfait à la vue de ce sac rempli de cores magiques. Finalement, Hogg parla.

– Hillman, je compte vendre ces cores magiques. Je veux te confier la garde de l’argent que j’en récupérerai.

Hillman se reprit immédiatement. Il dit, précipitamment,

– Seigneur Hogg, non. Comment pouvez-vous me laisser une telle somme d’argent entre les mains ? Pourquoi ne le gardez-vous pas vous-même ?

– Hillman, ne m’appelle pas Seigneur Hogg. Tu peux juste t’adresser à moi en tant que grand frère Hogg de nouveau, rit Hogg d’une voix gentille.

Soudain, Hogg se leva.

– Moi, m’en occuper ? Haha… Hillman, il n’y a probablement personne d’autre que toi qui connaisses autant des affaires du clan… et moi.

Hillman se figea. Il ne comprenait pas pourquoi Hogg parlait soudainement de ça.

– Cette affaire que j’ai enterrée au plus profond de mon cœur depuis maintenant onze ans. Pendant onze ans, j’ai eu l’impression que mon cœur était dévoré petit à petit. J’ai ignoré ce sentiment pendant tout ce temps. Je l’ai ignoré, un jour après l’autre, une année après l’autre… et, en un clin d’œil, onze ans sont passés.

Le corps complet de Hogg se mit à trembler.

Le visage d’Hillman changea. Il se leva soudainement avant de dire, stupéfait,

– Seigneur Hogg, vous allez… ?!

– Oui. Je vais enquêter sur ce qu’il s’est passé cette année-là. Je dois venger Lina [Lin’na]. Le visage de Hogg était ferme, emplie d’une aura de vengeance.

– Seigneur Hogg, dit précipitamment Hillman. N’avions-nous pas déjà enquêté dans le passé ? Le coupable avait un pouvoir monstrueux. Juste la petite partie que nous avions découverte était déjà terrifiante. Si tu continues d’enquêter, cela va causer ta mort. Hillman était inquiet pour son vieil ami et était repassé au tutoiement qu’ils utilisaient par le passé.

Hogg laissa échapper un sourd grondement.

– La mort ? Tu crois que j’ai peur de mourir ? Hillman, tu n’as pas idée de la souffrance dans laquelle j’ai été durant ces onze dernières années. La sorte de tourment mental dont j’étais affecté. J’en ai assez. La valeur de ces cores magiques devrait être autour de 80,000 pièces d’or environ. Ce sera assez pour couvrir les frais de Wharton. Avec cet argent, je n’ai plus aucune inquiétude.

– Toutes ces années, je me suis retenu, pourquoi ? À cause de mes deux fils. Maintenant que Linley est grand et que Wharton a atteint l’Empire O’Brien, je n’ai plus besoin de m’inquiéter.

Hogg attrapa fermement les deux épaules d’Hillman avant de le regarder dans ses yeux.

– Hillman, bien que tu te sois toujours adressé à moi en tant que « Seigneur Hogg », après toutes ces années, nous avons développé une grande affection pour l’un et l’autre. Pour l’amour de notre relation, j’espère que tu peux m’aider.

– Hogg, tu… Hillman était dans tous ses états.

Hillman savait très bien qu’une fois que Hogg commencerait à enquêter sur l’affaire, il perdrait très probablement sa vie.

– Ma décision est prise. Hillman, tu dois comprendre, cette vie que j’ai vécue est pire que la mort. Les yeux de Hogg étaient devenus rouges. En voyant Hogg comme ça, Hillman se sentit impuissant. Il pouvait comprendre ce que Hogg ressentait.

Pourquoi durant toutes ces années Hogg était-il devenu si froid et si solennel ?

Les autres ne le savaient peut-être pas mais Hillman le savait très bien. Avant que la mère de Linley et Wharton, Lina, ne meure, Hogg avait toujours été quelqu’un de facile et d’ouvert. Mais, après sa mort, son caractère avait irrémédiablement changé.

Bien que Hogg ait dit à tout le monde que Lina était morte lors de l’accouchement de Wharton, Hillman et l’intendant Hiri connaissaient la vérité.

– Hillman, n’essaie pas de me persuader. Je voulais juste te demander ça : vas-tu m’aider, oui ou non ? Le regard, lourd de sens, de Hogg était fixé sur Hillman.

Après avoir regardé Hogg pendant plusieurs longues secondes, Hillman laissa finalement échapper un long soupir.

– Bien. Je t’aiderai.

Un sourire se mit à fleurir sur les lèvres de Hogg. Un sourire de libération et de soulagement.


Cet article comporte 8 commentaires
  1. Merci

    P.S : je sais que les merci s’enchainent et que vous devez vous dire que je lis a la vitesse lumière
    mais en faite j’ai commencé à les lire ce matin et j’avais oublié de mettre un commentaire
    et je me suis dit que ce se faisait pas, vous méritez tous ces remerciements

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Do NOT follow this link or you will be banned from the site! Back To Top