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Chapitre 25 : Violet dans le vent de la nuit (Partie 1)


Source : Version anglaise

Traduit et édité par : Kayorko et Zareik
Checké par : Wilden


PANLONG – LIVRE 3 CHAPITRE 25


      Sur la route de la ville Fenlai, la capitale du royaume de Fenlai et de l’Union Sacrée, de nombreux nobles étaient en train d’attendre. Ils étaient plus d’une dizaine de personnes et étaient rassemblés en face d’un manoir en particulier.

– Le clan Debs [De’bu’si] aimerait te remercier, Linley, pour ton aide. Si ce n’était grâce à toi, notre enfant, Kalan, aurait probablement beaucoup souffert. Un vieil homme distingué ayant des cheveux argentés souriait à Linley. À côté de lui, se trouvaient Kalan, Alice, Tony et Niya.

Le vieil homme se tourna et fit un geste de la tête à l’un de ses serviteurs qui se trouvait derrière eux. Celui-ci sortit un petit sac doré de l’intérieur de ses vêtements.

Après avoir pris le sac, le vieil homme se tourna vers Linley avant de lui sourire.

– Voici cent pièces d’or. Bien que ce soit peu, cela représente la gratitude de notre clan à ton égard. J’espère que tu l’accepteras, Linley.

– Pas besoin. Cela ne m’a pas demandé d’efforts, répondit Linley courtoisement. Je dois y aller maintenant.

Le vieil homme ne persista pas. Souriant, il regarda Linley s’en aller.

– Tony, vous trois devriez rentrer chez vous aussi. Vos parents doivent être extrêmement inquiets, dit le vieil homme en souriant. Après leur avoir dit au revoir, Alice, Niya et Tony se dirigèrent tous vers leurs maisons respectives.

Lorsque Kalan et le vieil homme aux cheveux argentés se retrouvèrent dans leur propre salon, le visage du vieil homme se fit soudain froid. D’une voix emplie d’une rage glacée, il aboya,

– À genoux !

*Thud* Kalan s’exécuta immédiatement.

– Second Grand-père, c’était de ma faute. J’ai effrontément emmené trois de mes amis dans la chaîne de montagnes sans avoir vraiment pris le temps de me renseigner sur les dangers qui existent. Second Grand-père, punis-moi, s’il te plaît.

– Hmph ! Effrontément ?

Les yeux froids du vieil homme semblaient lancer des poignards vers Kalan.

– Kalan, tu es déjà un adulte. En plus de cela, tu es l’aîné et l’héritier de notre clan Debs. Comment as-tu pu être si stupide ? Comment pouvais-tu imaginer la dangerosité de la Chaîne de Montagnes des Créatures Magiques ? Tu as osé y aller sans en avoir informé le clan ? Hmph ! Je vais laisser ton père décider de ta punition. Laisse-moi juste te rappeler quelque chose : à l’avenir, si tu continues d’agir de manière aussi inconsidérée, quand le clan te sera légué, tu le détruiras !

La tête basse, Kalan n’osait plus parler.

Le clan Debs pouvait être considéré comme l’un des trois clans majeurs du royaume de Fenlai. La raison pour laquelle le clan était si puissant n’était pas parce qu’ils avaient un haut rang de noblesse ; c’était parce que, dans le royaume, le clan était le partenaire commercial directe du Conglomérat Dawson, l’une des trois plus grandes unions commerciales du continent.

La richesse du Conglomérat Dawson était équivalente à celle d’un royaume complet. Ses contacts étaient répartis sur tout le continent.

Les trois unions commerciales du continent Yulan, possédaient chacune de terrifiantes quantités de richesse et de pouvoir. Ici, dans le Royaume de Fenlai, de nombreux clans faisaient des affaires avec eux rien que pour pouvoir chevaucher une machine de guerre aussi titanesque.

Le fait que le clan Debs soit le partenaire commercial principal du Conglomérat Dawson dans le Royaume de Fenlai était quelque chose d’extrêmement impressionnant.

Après tout, même les deux majeures Alliances et les quatre Grands Empires devaient faire attention en présence de ces unions commerciales et faire de leur mieux pour les accommoder.

..

Après avoir quitté la ville de Fenlai, Linley prit la route en direction de l’institut Ernst. Bébé était perché sur son épaule tandis que Doehring Cowart marchait à côté de lui.

– Papy Doehring, tu n’as jamais eut l’impression que ce monde était un endroit terrifiant ? Demanda mentalement Linley.

Doehring Cowart acquiesça mais ne répondit pas. Il écoutait seulement, silencieusement.

– Dans le passé, quand j’avais visité la ville de Fenlai, je n’avais rien remarqué. Mais après être revenu de la Chaîne de Montagnes des Créatures Magiques, j’ai tant appris. La cruauté et le côté impitoyable des montagnes est visible. C’est sanglant mais rien n’est caché.

– A l’opposé, si on regarde les mages et les guerriers de hauts rangs ainsi que les nobles de Fenlai, en surface, ils paraissent tous aimables et polis. Cela donne une image de splendeur à la ville. Mais le système de classe de la ville est si sévère et si dur.

– Même la loi en elle-même donne plus de privilèges aux nobles qu’aux gens du commun. Bien que la ville de Fenlai soit prospère et remplie de rires, ses règles non-dites sont bien plus contraignantes que celle des montagnes. Dans la Chaîne de Montagne de Créatures Magiques, il n’y a pas de tels choses comme les nobles et les roturiers, il n’y a que les forts et les faibles.

Linley commençait lentement à comprendre le monde.

Dans ce monde, les nobles possédaient tous les avantages tandis que les roturiers se faisaient marcher dessus. Quel que soit le raffinement et la politesse avec laquelle les nobles agissaient, ou quelle que soit leur gentillesse, c’était impensable qu’ils brisent cette sévère inégalité du monde. Si tu voulais pouvoir avoir un statut en étant né roturier, ton seul choix était de devenir un puissant guerrier ou un puissant mage.

Si tu n’essayais pas avec suffisamment d’ardeur, tu étais rejeté.

– La société humaine est bien plus compliquée que le monde de la Chaîne de Montagnes des Créatures Magiques. Ils cachent juste la même brutalité que celle des montagnes derrière leurs belles tenues. Du fond de son cœur, Linley ressentait du mépris pour ces gens qui se disaient gentils et attentionnés mais ne l’étaient pas.

Après avoir été témoin de la cruauté des montagnes ainsi que de la splendeur de la ville de Fenlai, la mentalité de Linley avait commencé à changer en voyant le grand contraste.

– As-tu peur d’avoir du mal à t’en sortir ? Demanda soudain l’Archimage.

Linley fit entendre un petit rire.

– Peur ? Non. J’aime ça. S’il n’y avait pas de luttes dans ce monde, et si tout était calme et paisible, imagine à quel point ça serait ennuyeux. J’aime me démener, encore plus quand c’est dur, c’est ça qui est excitant. Danser sur la lame d’un couteau…C’est cette sorte de vie qui est la plus intéressante.

– Scouic scouic ! Bébé laissa échapper deux cris aussi.

..

L’institut Ernst

Après avoir traversé ces deux mois d’épreuves dans la chaîne de montagnes et après avoir été témoin de la cruauté de l’humanité, Linley chérissait encore plus le souvenir de l’amitié qu’il avait avec ses camarades de dortoirs. Avant d’entrer dans le dortoir, il entendit ces mots…

– Boss Yale, Linley n’est toujours pas rentré. Est-ce qu’il se serait retrouvé face à une situation dangereuse ?

– Tais-toi, quatrième frère. Troisième frère reviendra définitivement en bonne santé. Viens, allons manger… Lorsqu’il leva la tête, Yale vit une ombre familière qui se tenait sur le pas de la porte. Il s’arrêta, bouche bée. George et Reynolds s’étaient figés, eux aussi. Puis, immédiatement après, les trois frères foncèrent vers Linley.

– Haha, troisième frère, tu es finalement revenu ! Yale fut le premier à le rejoindre avant de le prendre dans ses bras dans une accolade virile.

Reynolds cria aussi joyeusement,

– Wow, Linley, tu sais que Boss Yale et George n’ont pas arrêté de parler de toi tous les jours ? Ils étaient tous les deux supers inquiets pour toi. J’étais le seul qui était totalement sûr que tu reviendrais sans soucis.

– Quatrième frère. George le fixait. Il y a à peine quelques secondes, c’est toi qui parlais de ton inquiétude à propos de Linley. Du fait qu’il aurait peut-être rencontré une situation dangereuse.

– Moi ? Un sentiment de confusion apparut sur le visage de Reynolds. J’ai dit une chose pareille ?

En voyant ses trois frères, le cœur de Linley se réchauffa instantanément. Yale secoua alors sa main et dit,

– Aller, assez de blabla. Le retour de troisième frère est un événement majeur ! Allons célébrer ça !

– Deuxième frère, quatrième frère. Linley se mit aussi à rire. Allons-y ! Allons-y ensemble et prenons quelques verres. C’est moi qui régale !

– Whoah. Reynolds le regarda avec stupéfaction. Tu nous payes le dîner ?

Yale se mit à rire bruyamment.

– En effet, troisième frère doit nous inviter. N’oublie pas qu’il y a quelque temps, des représentants de la Galerie Proulx nous ont contacté et nous ont envoyé une lettre d’invitation. Les trois sculptures de troisième frère se sont vendues pour plus de 4000 pièces d’or. Nous devons fêter ça proprement !

– Une lettre d’invitation de la Galerie Proulx ? Linley était abasourdi.

Yale se dépêcha d’expliquer,

– Troisième frère, tes sculptures se sont vendues à un prix assez élevé. La Galerie Proulx a déjà reconnu ton talent de sculpteur expert et c’est pourquoi ils t’ont maintenant envoyé une lettre d’invitation pour que tu puisses avoir ta propre salle privée dans la « salle des experts ». Attends-moi là, je vais chercher la lettre. Yale couru immédiatement à l’intérieur du dortoir.

Reynolds murmura à Linley, d’un ton complice,

– Linley, tu veux tout savoir ? Depuis que cette personne de la Galerie Proulx est venue dans notre école, la nouvelle que tu as été invité pour avoir ta propre salle privée dans la galerie s’est déjà répandue dans tout l’institut. Ta réputation a encore énormément grandie.

– Tout le monde le sait dans l’institut ? Linley était encore abasourdi de la nouvelle. Il venait tout juste de l’apprendre lui-même.

– Oui. De tout l’institut, tu dois être en réalité la dernière personne à l’apprendre, rit George.

– Linley, voici la lettre d’invitation envoyée par la Galerie Proulx. Yale venait de ressortir en courant du dortoir avec une enveloppe blanche à la main, ayant un scellé doré.


Cet article comporte 13 commentaires
    1. Je t’envoie le 26 ! 🙂 (je viens d’ailleurs de me rendre compte que j’avais complètement foiré l’url du chapitre… c’est corrigé maintenant !)

  1. Le vieil homme se tourna et fit un geste de la tête à l’un de ses serviteurs qui se trouvait derrière eux. Celui-ci sortit un petit sac doré de l’intérieur de ses vêtements.
    cette phrase a apartir du « qui » est en noir sur un fon noir 🙂

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