skip to Main Content
Menu

Chapitre 4 : L’institut Ernst


Source : Version anglaise

Traduit et édité par : Kayorko et Zareik
Checké par : Magycio


PANLONG – LIVRE 2 CHAPITRE 4


         Le temps passant, la petite Souris Fantôme qui n’avait pas connu beaucoup d’amour durant sa courte vie, commença à être de moins en moins effrayée par Linley. Au huitième jour, lorsque Linley posa le lapin par terre, il ne recula ensuite que de deux pas. Cela n’empêcha toutefois pas la petite Souris Fantôme d’accourir pour le manger et de couiner deux fois en direction de Linley.

Le dixième jour !

– Allez, aujourd’hui, je vais lui donner un peu de viande cuite. Linley avait couvert la poule sauvage d’un sac en tissu et se dirigeait gaiement vers l’ancienne cour du manoir.

Doehring Cowart était au côté du jeune garçon, et personne à part Linley lui-même, ne pouvait le voir. Il avait un sourire si grand que sa moustache blanche était presque à la verticale.

– Linley, durant ces neuf derniers jours, le bébé Souris Fantôme a perdu toute peur de toi. Aujourd’hui, tu lui donnes même de la viande cuite. Il va être très excité et devenir encore plus proche de toi.

Entendant ces mots, Linley ne put s’empêcher d’avoir aussi un large sourire.

Juste au moment où Linley arrivait dans la cour…

*Couic, couic !* La petite Souris Fantôme couru immédiatement vers Linley et commença à faire des bonds tout en continuant à pousser des petits couinements.

– Je ne t’ai pas encore sorti la nourriture et tu es déjà en train de me sauter dessus. Je ne te fais vraiment plus peur dis donc. Linley était tout heureux.

À côté de lui, Doehring Cowart souriait à la petite souris qui n’avait évidemment pas remarqué sa présence du tout. Il dit avec un sourire :

– Il semble qu’elle se sente proche de toi maintenant.

*Couiiiiiiic !* La petite créature regardait Linley avec ses innocents petits yeux noirs et commençait à couiner avec impatience ; comme si elle signifiait à Linley de se dépêcher et de lui donner la nourriture tout de suite.

– Ne sois pas si impatient. Linley sortit le poulet cuit du sac en tissu.

À l’odeur du poulet cuit, les yeux de la petite Souris Fantôme brillèrent, puis fixèrent Linley avec un regard désespéré. Voyant ça, Linley ne put s’empêcher d’éclater de rire, à tel point que son estomac lui fit mal. Dans le passé, quand Linley nourrissait le petit Wharton, son petit frère disait « Grand frère, je veux ! » tout en le regardant d’un air le plus malheureux possible.

Et maintenant cette petite souris était en train de faire la même chose !

– Haha, et voilà, tu peux tout prendre ! Linley posa enfin au sol le poulet cuit.

La petite Souris Fantôme couina avec joie et attrapa immédiatement la viande. Après une bouchée, elle commença à manger de plus en plus vite. Et, en quelques minutes, le poulet cuit, qui était originellement de la même taille que la souris elle-même, disparu dans son estomac !

– Je ne comprends vraiment pas comment son estomac peut contenir autant de nourriture. Comment peut-elle, ou peut-il d’ailleurs, je ne sais toujours pas si c’est une femelle ou un mâle, avaler autant de nourriture ? Se demanda Linley en souriant.

Il semblerait que cette fois la petite Souris Fantôme ait vraiment apprécié son repas. Elle était même si heureuse qu’elle commença immédiatement à faire des bonds tout en couinant vers Linley. Elle enserra même la jambe de Linley avec ses deux petites pattes avant. Linley était ravi. C’était la première fois que cette petite souris avait agi aussi intimement avec lui.

– Linley, essaye d’utiliser ta main pour la caresser. Habituellement les créatures magiques aiment que leurs parents les toilettent et les caressent, lui conseilla Doehring Cowart.

Linley fit une tentative avec sa main et la plaça sur la tête de la petite souris. Elle n’essaya pas de l’éviter du tout. À la place, elle se contenta de fermer à demi les yeux. Linley prit immédiatement confiance en lui et commença à la caresser. La petite souris sembla beaucoup apprécier cela.

– Ce petit gars est vraiment trop adorable. Linley commençait à apprécier cette petite Souris Fantôme de plus en plus.

– Papy Doehring, les créatures magiques sont bizarres. Le Vélocidragon était si large et avait des écailles si épaisses, et c’était une créature magique du septième rang. Et cette petite Souris Fantôme, quand elle sera adulte, deviendra elle aussi une créature magique du septième rang. Les deux auront le même rang, et pourtant, pourquoi y a-t-il une telle différence entre les deux ?

Tout en grattouillant la petite souris, Linley ne pouvait s’empêcher de se sentir impressionné.

– Tu ne peux pas les juger sur leurs apparences. De la même manière, peut-être qu’un vieil homme ordinaire que tu croises dans la rue est capable de chevaucher un dragon et de soulever des montagnes d’une main. Doehring Cowart fit un sourire entendu.

Linley comprenait très bien cette logique.

Mais inconsciemment, il était quand même habitué à utiliser les apparences pour juger.

Par exemple, le Vélocidragon. À la vue de son énorme corps et de la couleur de ses écailles, n’importe qui était capable de déterminer sa puissance.

– Je me demande vraiment quand cette petite Souris Fantôme initiera le « lien d’égal à égal » avec moi, murmura Linley. Il n’y avait rien qu’il puisse y faire. Le « lien d’égal à égal » ne pouvait être initié que par la créature magique. Il ne pouvait donc qu’attendre passivement.

Doehring Cowart s’esclaffa :

– Les choses progressent très bien. Rappelle-toi. Tu dois être patient.

– Oui. Je sais. Linley sourit en retour.

.

En un clin d’œil, les jours passèrent. Linley avait déjà nourrit la petite Souris Fantôme pendant vingt jours maintenant et elle était devenue très familière avec lui. Mais pour une quelconque raison, même s’ils étaient devenus très proches, elle n’avait toujours pas initié de « lien d’égal à égal».

L’obscurité recouvrait la terre et le village de Wushan était endormi.

À l’intérieur du salon des Baruch, des bougies éclairaient le repas sur la longue table familiale, partagé par Linley et sa famille ainsi que l’intendant Hiri.

– Linley, j’ai entendu dire que tu amenais souvent de la nourriture cuite dans l’arrière-cour du manoir ? Au milieu du repas, Hogg posa ses couverts et se tourna vers Linley.

Linley fut surprit.

Il semblerait qu’il soit temps de me confesser, se dit Linley qui regarda ensuite Hogg avant de hocher la tête.

– Père, j’ai récemment découvert une créature toute mignonne dans notre cour, vraiment trop mignonne. C’est à elle qui j’apportais la nourriture.

– Une créature toute mignonne ? Les yeux du petit Wharton brillèrent.

– Oh.

Hogg hocha la tête.

– Nous allons rarement dans l’arrière-cour, c’est donc normal qu’il y ait des animaux là-bas. Dans à peu près une semaine, la ville de Fenley ouvrira de nouveau une période de test pour le recrutement des mages. Voudras-tu participer ?

– Oh, la période de test pour le recrutement des mages ? Linley se rappela à ce moment l’événement.

Un rayon de lumière, que seulement Linley pouvait voir, se matérialisa soudain de l’anneau Panlong. Le vieux mage aux cheveux blancs apparu.

– Linley, la période de test pour le recrutement des mages n’est pas obligatoire pour toi. Sous ma tutelle, penses-tu appendre moins que dans une académie de mages ?

Linley était d’accord avec cette manière de penser.

Doehring Cowart était un Archimage de niveau Saint. Comment une simple académie pourrait demander à un Archimage de donner des cours ?

– Quoi, tu ne veux pas y aller ? Le visage d’Hogg qui souriait quelques instants plus tôt, devint instantanément froid et ses sourcils se froncèrent.

Hogg se rappelait très clairement que depuis le combat entre le mage double-éléments et le groupe d’aventuriers, Linley avait toujours rêvé de devenir un mage. Pourquoi est-ce qu’il hésitait maintenant ? Au plus profond de lui, il espérait aussi que son fils puisse devenir un mage.

– Père, je…

Non, Linley, accepte l’offre de ton père, se dépêcha de dire Doehring Cowart.

Les mots de Linley moururent sur ses lèvres. Au même moment, il demanda, suspicieux :

– Papy Doehring, je t’ai déjà toi, pour m’apprendre, non ? Avec toi qui m’apprends, pourquoi aurais-je besoin d’aller à l’académie ? C’est un gaspillage d’argent.

Non. Le vieux mage avait une expression très sérieuse. Je ne suis pas sorti de l’anneau pendant plus de cinq mille ans. Cinq mille ans, Linley ! Tu dois comprendre que de nombreux mages cherchent continuellement de nouveau sorts. Qui sait combien de nouveaux sorts sont apparus depuis ?

Linley comprit soudain.

Et Linley, tu dois savoir que le village de Wushan n’est pas une place pour ton développement, tu dois aller sur une plus grande estrade, dit avec sérieux Doehring Cowart.

Une plus grande estrade

Linley ne put s’empêcher de se sentir touché par ces paroles.

Il se rappelait l’énorme Vélocidragon, et le pouvoir destructeur relâché par la « Danse des Serpents de Feu », de même que l’Archimage de niveau Saint « Rudi », qui, d’un mouvement de la main avait, sans efforts, causé la chute d’innombrables blocs de roche.

Le futur

Le cœur de Linley se mit à battre plus fort. S’il pouvait, lui aussi, être un jour sur le dos d’un dragon et contrôler des pouvoirs cataclysmiques, il se sentirait au pinacle de l’humanité, et ce serait sûrement un sentiment merveilleux. À cette pensée, le sang de Linley se mit à bouillir.

– Linley, à quoi es-tu en train de penser ? Hogg commença à s’énerver. Alors qu’il lui parlait, Linley avait la tête dans les nuages.

– Oh rien ! Linley se tourna immédiatement pour regarder Hogg avant de hocher la tête tout en disant solennellement :

– Père, je veux réellement devenir un mage. Dans une semaine, s’il vous plaît, pouvez-vous faire en sorte que je puisse prendre part à cet examen ?

Entendant ces mots, Hogg sourit finalement.

– Mage… comme ce mage cracheur de feu ? Tandis qu’il écoutait, le petit Wharton frappa dans ses mains.

– Wharton, c’était seulement un cirque ! Ne mélange pas un tour de prestidigitateur et la magie réelle, dit Hogg avec sérieux.

– Oh. Le petit Wharton fit la moue puis s’arrêta de parler.

Linley eu un petit rire puis il se tourna pour regarder Hogg.

– Père, il doit y avoir des milliers d’académies de mage. Lesquelles sont les meilleurs ? Il doit bien y avoir aussi des académies qui combinent l’apprentissage de la magie et du combat pour les guerriers, non ?

Hogg expliqua :

– En réalité, les quatre empires et les deux grandes alliances ont tous leurs propres écoles d’élites. Tu dois savoir que parmi les quatre grands empires, l’empire O’Brien est l’empire avec la puissance militaire la plus importante.

Linley acquiesça. Tout le monde savait ça.

– L’école la plus prestigieuse de l’empire O’Brien est l’académie O’Brien qui est réputée pour être l’académie numéro 1 du continent entier. Quant aux écoles de magie… Hogg eut un petit rire. L’académie numéro un sur le continent appartient à notre Union Sacrée. Son nom vient d’un légendaire empereur sacré de notre Église de Lumière, l’ « empereur sacré Ernst ». C’est l’institut Ernst.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Do NOT follow this link or you will be banned from the site! Back To Top