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Chapitre 14 : Les Frères du dortoir 1987 (Partie 1)


Source : Version anglaise

Traduit et édité par : Kayorko et Zareik
Checké par : Magycio


PANLONG – LIVRE 2 CHAPITRE 14


         – Pfiou, je suis crevé. Linley, comment ça se fait que tu sois aussi en forme ? Reynolds haletait bruyamment. Il essayait tant bien que mal de reprendre son souffle. Linley, à l’opposé, respirait normalement.

– Quoi, tu es déjà fatigué ? Commença à se moquer gentiment Linley. Ils venaient pourtant de courir une toute petite distance.

Il ne se sentait même pas trop fatigué après avoir couru depuis Wushan jusqu’à l’Institut Ernst.

– Hé, pose ça juste là. Voilà. Pose cette boîte ici. Doucement. Si tu la casses, tu ne pourrais même pas la rembourser ! Depuis l’intérieur du dortoir 1987, la voix claire d’un autre jeune pouvait être entendue. Linley et Reynolds se regardèrent, puis entrèrent, curieux. Dès qu’ils franchirent le pas de la porte, ils virent un grand nombre d’hommes musclés occupés à bouger des choses, çà et là.

Un jeune homme, avec des habits assez tape-à-l’œil, se tenait au centre la pièce, et orchestrait leurs mouvements.

Dès qu’il vit Linley et Reynolds, les yeux du jeune homme s’éclairèrent, et il courut tout de suite vers eux.

– Haha, vous devez être mes colocataires, n’est-ce pas ? Je vous attends depuis si longtemps. Jusqu’à maintenant, j’étais tout seul, ici. Laissez-moi me présenter. Mon nom est Yale [Ye’lu], et je suppose que je peux tout juste prétendre à être membre de l’Union Sacrée.

– Qu’est-ce que tu veux dire, par tout juste prétendre à être membre de l’Union Sacrée ? Murmura Reynolds avant de dire tout haut. Je m’appelle Reynolds. Je viens de l’Empire O’Brien.

– Je m’appelle Linley. Je suis du royaume de Fenlai, de l’Union Sacrée. Linley sourit aussi.

En tant que colocataires pour toute la durée de leur séjour à l’académie, dans le futur, ils seraient amenés à cohabiter pendant plusieurs années.

– Oh, Reynolds, Linley, je suis vraiment content de vous voir les gars. Hé, où sont passés mes équipements pour l’exercice ? Yale tourna la tête et fixa ses serviteurs.

– Des équipements pour l’exercice ? Reynolds cligna des yeux, incrédule. Yale, pourquoi tu as ça ? Tu veux être aussi un guerrier ?

La vue des équipements d’exercice, donnèrent envie à Linley de s’entraîner.

Yale retroussa son nez, et gloussa :

– Bien que je sois un digne mage, je dois tout de même m’entretenir pour garder un physique d’Apollon. Sinon, comment serais-je capable de séduire les belles demoiselles ? Il y a beaucoup de femmes magnifiques parmi les mages. Et celles de l’Institut Ernst ne sont pas seulement belles ; elles ont aussi une véritable classe. En plus, ça donne vraiment du prestige d’être capable de se vanter d’avoir pour petite amie une étudiante de l’Institut Ernst.

– Euh… Reynolds en perdit l’usage de la parole.

Linley ne savait pas quoi dire non plus. Il ne s’attendait définitivement pas à ce que ce ne soit que des outils que Yale utilise pour faire du bodybuilding afin de séduire des jolies filles.

– J’ai huit ans. Et toi, Yale ? Reynolds était clairement très ouvert d’esprit.

Yale était très grand. Linley, avec ses neuf ans, faisait déjà 1m50, mais Yale faisait bien une demi tête de plus que Linley.

– Moi, j’ai dix ans. Haha, mais je ne rajeunis pas. Mon grand frère a perdu son pucelage à douze ans. Je dois me préparer en avance aussi. Les yeux de Yale brillèrent.

– Ça veut dire quoi, “perdre son pucelage” ? Demanda Reynolds naïvement à Yale.

– Oui, c’est quoi le “pucelage” ? Linley regarda aussi curieusement Yale.

Contemplant ses deux colocataires, Yale perdit l’usage de la parole un court instant. À côté de Linley, l’esprit fantôme de Doehring Cowart se tenait le ventre en explosant de rire. Ce qui fit Linley lui demander curieusement :

– Papy Doehring, pourquoi tu ris ?

– Jeune maître, nous avons tout préparé, annonça respectueusement un homme extrêmement musclé.

– Mhm. Vous pouvez y aller. Rentrez et dîtes à mon père qu’à l’avenir, s’il n’y a rien d’urgent, qu’il ne me dérange pas. Oh, j’oubliais. Rappelez-lui… chaque année, il ne doit pas oublier de transférer de l’argent sur ma magycarte. Un mage a en effet besoin de beaucoup d’argent pour son bâton magique et pour ses accessoires, dit avec désinvolture Yale d’une voix forte.

– Bien, jeune maître, répondit l’homme, respectueusement.

Yale hocha la tête, satisfait, puis renvoya l’homme d’un geste de la main, tel un général renvoyant l’un de ses soldats.

– Une magycarte ? Reynolds le regarda avec ébahissement. La magycarte est offerte seulement par la “Banque Dorée des Quatre Empires” que les quatre grands Empires ont établis ensemble. J’ai entendu dire que les coûts nécessaires pour demander une telle carte allaient jusqu’à cent pièces d’or.

– Tout à fait. Yale s’y connaissait assez bien dans ce domaine. Le minimum nécessaire pour l’obtention d’une magycarte est de mille pièces d’or. Mais j’ai bien peur que cela ne me sois à peine suffisant pour me tenir un mois.

Linley, en entendant ces mots…

– Le fils de riche, soupira intérieurement Linley.

Son propre père ne lui avait donné que cent pièces d’or par an pour palier à ses dépenses. Et, aux yeux de Linley, une centaine de pièces d’or était une somme bien plus que suffisante. Après tout, la plupart des roturiers ne gagnaient que vingt ou trente pièces d’or par année de dur labeur.

– T’es vraiment riche. Mon père ne me donne que deux cents pièces d’or par an, marmonna Reynolds. Et il a même dit qu’il veut que je passe mon temps concentré sur l’apprentissage de la magie.

– Seulement une centaine pour moi, se moqua Linley. Mais pour une vie simple, c’est suffisant.

– Bah, les mecs, mon argent est votre argent. S’il vous en manque, venez me trouver ! Plus tard, nous allons sûrement vivre ensemble pendant des dizaines d’années. Nous serons des frères pour des dizaines d’années. Pourquoi pinailler avec ce qui est à toi et ce qui est à moi ? Yale était très exubérant, mais alors qu’il finissait de parler…

Linley et Reynolds le regardèrent avec surprise.

– Des dizaines d’années ? Linley fixa Yale, choqué.

Yale répondit, naturellement, et avec désinvolture :

– Linley, tu ne peux être diplômé de l’Institut Ernst que si tu atteins le sixième rang de mage. Pour un mage, plus tu progresses, plus dur cela devient. Pour la plupart des gens, cela leur prend quelques dizaines d’années pour devenir un mage du sixième rang.

Linley fronça les sourcils.

Des dizaines d’années ? Il allait être un poids financier pour son père pendant des dizaines d’années ?

– Papy Doehring, pourquoi tu ne me l’a pas dit ?

La voix du vieillard résonna dans son esprit :

 Linley, calme-toi. Pour la plupart des gens, des dizaines d’années sont nécessaires pour atteindre le sixième rang, en effet. Mais sous ma tutelle, je pourrais te faire devenir un mage du sixième rang en moins de dix ans.

Dix ans.

Dans dix ans, Linley aurait seulement dix-neuf ans. Seulement après avoir entendu cela, Linley put se détendre.

– Est-ce que tout le monde est déjà là ? Une voix claire retentit, en même temps qu’un jeune garçon entrait dans la pièce. De stature similaire à Reynolds, cet enfant semblait plus toutefois mature.

– Bonjour à tous. Je m’appelle George [Qiao’zhi]. J’ai dix ans, et je viens de l’empire Yulan.

Yale, Reynolds et Linley se présentèrent tous rapidement au petit nouveau.

– L’empire Yulan ? Linley était étonné.

L’empire Yulan. L’empire le plus ancien des quatre grands Empires. Lorsque le calendrier Yulan fut démarré, il y a dix mille ans de cela, l’empire Yulan contrôlait tout le continent de Yulan. Et petit à petit, avec le passage des années, le continent de Yulan tomba dans la guerre, fragmentant par là même l’empire Yulan.

À l’époque de Linley, l’empire Yulan était juste devenu l’un des quatre grands Empires.

Mais malgré tout, l’empire Yulan restait toujours l’empire le plus puissant, économiquement parlant, et était aussi remplit de mages. L’académie de mage de l’empire Yulan n’était seconde que derrière l’Institut Ernst.

– George, les académies de mage de l’empire Yulan ne sont pas mauvaises du tout. Pourquoi es-tu venu jusqu’ici ? Demanda avec surprise Yale.

George sourit :

– Bien que les académies de l’empire Yulan soient excellentes, elles restent un peu inférieures à l’Institut Ernst. Et si tu dois aller à l’école, autant aller dans la meilleure qui soit. C’est sûr que le voyage a été un peu long, mais on peut voir ça comme une sorte d’entraînement aussi.

– George, tu as dix ans ? Mais tu fais la même taille que moi, fit remarquer Reynolds, sur le côté.

George se mit immédiatement à rire.

Reynolds, à huit ans, et Georges, à dix ans, étaient effectivement de même taille. Ils étaient les plus petits du groupe. Linley faisait une demie-tête de plus qu’eux, tandis que Yale était le plus grand d’entre eux.

– Assez parlé de ça. J’ai découvert, par le bureau des admissions, que chacun des cents nouveaux étudiants ont au moins un haut niveau à la fois en affinité élémentaire et en essence spirituelle. Et j’ai même découvert des gars qui avaient un niveau “exceptionnel” en affinité élémentaire et en essence spirituelle. Quels monstres ! George semblait avoir récupéré de bonnes informations.

Yale pinça les lèvres :

– C’est normal. Quel étudiant de l’Institut Ernst est faible ? Moi, mon affinité élémentaire et mon essence spirituelle sont de haut niveau, ce qui me place dans les derniers des cents nouveaux. Si ce n’était pas grâce à mon père qui a une relation spéciale avec l’Église de Lumière, je n’aurais probablement pas pu venir ici.

Linley ne put s’empêcher de regarder Yale avec stupéfaction.

Le père de ce Yale devait sûrement être assez extraordinaire, pour avoir une relation spéciale avec l’Église de Lumière.

– La personne de notre résidence avec le plus grand talent, c’est Linley. Mais avez-vous entendu parler du talent incomparable qui étudie à l’Institut Ernst ? Yale regarda les trois autres.

Linley et Reynolds secouèrent tous les deux la tête en dénégation.

Mais George sourit en acquiesçant :

– J’ai entendu parler de lui. Le génie numéro un de l’Institut Ernst, « Dixie » [Di’ke’xi], un talent comme on en voit seulement un par siècle. C’est un mage double-éléments, et il a des niveaux exceptionnels en affinité élémentaire et en essence spirituelle. Mais c’est son essence spirituelle la plus extraordinaire ; 68 fois celle des autres de son âge. D’habitude, au-delà de 30 fois, c’est considéré comme un niveau “exceptionnel”, mais son niveau précis à lui devrait être “super exceptionnel”, mais comme le plus haut niveau est “exceptionnel”, c’est comme ça qu’il est classifié.

Linley comprenait.

Double-éléments. Affinité élémentaire et essence spirituelle exceptionnelle.

– Je n’en suis qu’à dix fois plus que les autres de mon âge, mais ce génie a 68 fois plus d’essence spirituelle que les gens de son âge, soupira Linley avec ébahissement.

L’Institut Ernst avait vraiment autant de talents qu’il y avait de nuages dans le ciel. Cela pouvait aussi être décrit comme le rassemblement de tous les génies en magie du continent de Yulan. Ici, Linley ne pouvait être considéré que comme légèrement au-dessus de la moyenne. Cependant… derrière Linley, se tenait un Archimage de niveau Saint de cinq mille ans !


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