skip to Main Content
Menu

Chapitre 6 : Troisième Frère ?


Source : Version anglaise

Traduit par : Zareik
Edité par : Kayorko & MissX
Checké par : MissZareik


PANLONG – LIVRE 10 CHAPITRE 6


        Dans un pré, non loin du village de montagne.

Monica avait renvoyé sa domestique au village, et tenait maintenant la main de Reynolds.

– Grand frère Reynolds, ces gens vont trop loin. Et ce n’est pas la première fois non plus. Je vais le dire à Oncle Miller et il leur donnera une bonne leçon. Monica était tellement en colère que son visage avait légèrement rosi.

En la regardant, Reynolds se contenta de sourire.

– Monica, ça va. Ne le dis pas à ton Oncle Miller.

– Mais grand frère Reynolds, ils… s’exclama frénétiquement Monica.

Reynolds secoua la tête.

– Ces personnes sont juste énervées parce que tu es tout le temps avec moi. Ils sont jaloux, tu comprends ?

Le visage de Monica devint instantanément rouge.

En voyant l’air embarrassé de Monica, Reynolds eut rapidement l’impression que le petit désagrément qu’il venait de subir juste auparavant n’était rien par rapport à cela.

– Monica, pour toi, j’ai décidé de rester dans le village. Je savais que ces choses allaient arriver. Monica… ne t’inquiète pas. Je suis encore faible. Lorsque je deviendrai plus fort, ils n’oseront plus faire ces choses.

– Mais cela prendra longtemps, dit Monica en fronçant les sourcils.

Reynolds répondit avec confiance,

– Aie confiance en ton grand frère Reynolds. Ça va aller.

Monica ne put qu’acquiescer sagement.

Reynolds était naturellement extrêmement doué pour faire la cour aux femmes. Et bien qu’elle ne le connaisse que depuis quelques mois, Monica était très rapidement tombée amoureuse de cet homme, expérimenté, drôle, et attentif.

Toujours main dans la main, ils marchaient silencieusement dans l’herbe.

– Si nous pouvions toujours être comme ça et marcher ensemble durant l’éternité, ce serait merveilleux, n’est-ce pas ? Dit doucement Monica en se penchant vers Reynolds.

Ce dernier dit alors doucement : – Monica, marrions-nous.

– AH !

Monica rejeta soudainement la tête en arrière, comme si elle venait de se faire frapper par un éclair. Complètement stupéfaite, son visage prit une jolie couleur rouge pivoine. Reynolds rit, et baissa la tête vers elle pour demander,

– Qu’est-ce qu’il y a Monica ? Tu ne veux pas ?

Monica bégaya pendant quelques instants, avant de dire en fronçant les sourcils,

– Ma mère n’acceptera jamais.

– Pourquoi est-ce que ta mère ne voudrait pas ? demanda Reynolds.

Monica secoua la tête.

– Ma mère a des conditions très strictes. Elle m’a déjà dit que seule une personne de niveau Saint pourrait se marier avec moi. Après que mon père l’ait beaucoup cajolée et ait un peu insisté, elle a tout de même dit… que mon mari devrait au minimum être au neuvième rang. Ma mère dénigre les faibles.

Reynolds fut stupéfait.

– Comment ta mère… il ne savait plus quoi dire.

Monica réduisit sa voix à un murmure.

– Grand frère Reynolds, ma mère est très froide. Ce n’est que devant moi qu’elle sourit de temps en temps. D’habitude… même Oncle Miller est terrifié devant elle.

Reynolds fut choqué. Il avait une idée vague de la puissance de Miller. Sa vitesse terrifiante était quelque chose que même des guerriers du neuvième rang devaient trouver compliqué à atteindre, voire impossible. En d’autres termes… Oncle Miller était soit au neuvième rang, soit était un Saint.

Ils continuèrent de discuter dans l’herbe pendant un long moment.

– Il commence à se faire tard, dit Monica en levant le regard vers le ciel. – Je dois rentrer pour aller dîner. Si je rentre tard, ma mère me réprimandera encore.

Reynolds hocha la tête, et regarda Monica partir.

La résidence de Monica était située dans l’une des zones interdites de ce mystérieux village. À part quelques personnes comme Miller qui avaient le droit d’y rentrer, la plupart des habitants n’étaient pas autorisés à s’en approcher. Naturellement… Reynolds ne le pouvait pas non plus, et il n’avait encore jamais rencontré les parents de Monica.

Peu de temps après que Monica fut partie.

– Reynolds, tu sembles bien content, dirent cinq jeunes en s’approchant de lui. Leur chef possédait une belle crinière blonde, et un beau visage anguleux. En voyant ces personnes, Reynolds sut qu’aujourd’hui n’allait pas être un bon jour.

Le nom de ce jeune était Vidèle [Vi’de’li]. C’était l’un des chefs de la jeune génération. Malgré ses quarante ans, c’était déjà un guerrier du huitième rang.

Pour ces puissants guerriers et mages, leur espérance de vie était habituellement assez grande, d’au moins trois à quatre siècles. Quarante ans était donc assez jeune.

– Reynolds, je t’ai déjà averti la dernière fois d’arrêter d’embêter Monica. Vidèle regarda froidement Reynolds. – Un homme devrait connaître ses limites. Gamin, comment pourrais-tu être digne de Monica ? Les parents de Monica sont tous les deux des Saints. Et toi, tu es quoi ?

Reynolds fut surpris. Il savait que le père de Monica était un Saint, mais c’était la première fois qu’il entendait dire que la mère de Monica était elle aussi une personne de niveau Saint.

– Le père de grand-frère Vidèle est un Saint lui aussi. Monica et lui forment une belle paire. Toi, le gamin étranger, qu’est-ce que tu es ? Les autres jeunes se mirent à se moquer de lui à leur tour. Ils ne pouvaient tout simplement pas supporter de voir un étranger leur prendre « leur » princesse.

– Frères, aidez ce gamin à retenir sa leçon, dit froidement Vidèle.

Les quatre autres jeunes chargèrent immédiatement ensemble, tandis que Reynolds battait en retraite… avant de se retourner et de se mettre à courir vers le village. Mais c’était un mage ; comment pourrait-il se mesurer à la vitesse que possédaient des guerriers ? En quelques instants, il fut rattrapé.

Instantanément, des coups de pieds et de poings se mirent à pleuvoir partout sur son corps. Son visage, en revanche, fut totalement épargné. Ils étaient assez malins, et réservaient leurs attaques pour le corps de Reynolds. Car les lois du village étaient strictes : les villageois ne pouvaient pas s’entre-tuer mutuellement. Se battre était autorisé, mais si quelqu’un venait à se faire tuer, alors ces jeunes seraient exclus.

C’était la raison pour laquelle Reynolds avait encaissé jusque-là.

Il savait que ces personnes n’oseraient pas le tuer.

…….

*Craaaaac* Reynolds ouvrit sa porte. À ce moment, un voisin trapu l’interpella en riant,

– Reynolds, tu es de retour ? Hum ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu as l’air d’avoir du mal à marcher. Ces gamins t’ont encore frappé ?

Reynolds se força à sourire.

– Grand frère Field [Fei’er’de], je vais bien.

– Reynolds, à l’avenir, ne sors pas trop. Peut-être que tu peux m’aider, dans mon armurerie. Tant que tu es avec moi, je voudrais bien voir qui oserait abuser de toi, proposa Field.

– Merci. Reynolds se força à garder son sourire, en entrant dans sa chambre.

Dans sa chambre silencieuse, il s’assit en tailleur, et se dit intérieurement, Ces bâtards ! Mais dans le village, je suis un étranger après tout. Tout ce que je peux faire, c’est encaisser. Un jour… lorsque mes pouvoirs augmenteront, je n’aurai plus peur d’eux.

Sa vie dans le village était très dure.

Mais Reynolds n’avait jamais pensé à abandonner. À chaque fois qu’il était humilié, il repensait à Monica. C’était la seule raison pour laquelle il avait été capable de toujours encaisser.

– Boss… Deuxième frère… Troisième frère… qui sait quand je pourrais vous revoir de nouveau ? Reynolds ne put s’empêcher de repenser à ses chers amis. Puis, il ferma les yeux, et se mit à méditer. Dans le passé, il ne s’était jamais entraîné aussi intensément, mais il savait que le seul moyen de pouvoir quitter le village était d’obtenir une place parmi les dix meilleurs du tournoi annuel.

…….

Le ciel était clair et bleu. Linley fendait agilement les cieux, avec Bébé à ses côtés. Sous eux se trouvait l’infinie terre et des villes qui semblaient n’être que de la taille d’un poing. Ils étaient partis à midi. Grâce au sort de Pas d’Ombre, Linley arriva rapidement dans la partie Sud des Terres Chaotiques.

Il trouva ensuite aisément la grande montagne qui se trouvait à un millier de kilomètres plus au Sud de la ville de Sumont.

– Ce petit village de montagne est vraiment mystérieux. En volant dans les airs au-dessus de la vallée, Linley contempla le calme petit village qui se trouvait sous ses pieds. Il dit ensuite à Bébé,

– Bébé, n’utilise pas ton énergie spirituelle pour les scanner. Descendons juste.

Bébé ricana,

– Boss, j’ai compris. C’est très impoli d’utiliser son énergie spirituelle pour scanner d’autres Saints, c’est ça ?

Linley acquiesça doucement.

En réalité, ce n’était pas si grave si un puissant Saint utilisait son énergie spirituelle pour scanner une personne de niveau Saint plus faible que lui, mais Linley avait intéragi avec Miller auparavant. Et d’après ce dernier… il y avait de nombreux Saints dans ce mystérieux village, et en particulier, ils avaient ce « Seigneur » parmi eux.

Quelqu’un que même Miller appelait « Seigneur » devait définitivement être bien plus puissant que Linley.

Dans un endroit comme celui-ci, il valait mieux être humble.

Avant même que Linley ait la chance de descendre, soudainement, une silhouette humaine s’élança dans les airs à toute vitesse. C’était Miller. Son visage était fendu d’un grand sourire.

– Haha, frère Linley. Tu es venu. C’est magnifique. Depuis que je suis rentré, je me suis demandé quand est-ce que tu allais venir, frère Linley.

– Miller, tu es vraiment puissant. Dès que je suis arrivé, tu m’as remarqué, dit Linley avec surprise.

Ni lui ni Bébé n’avaient utilisé leur énergie spirituelle, et pourtant ils avaient été découverts si rapidement. C’était en effet terrifiant. Miller rit en se moquant de lui-même.

– Linley, je ne suis pas aussi formidable que ça. Lorsque tu es arrivé, mon Seigneur t’a découvert et m’en a informé mentalement.

– Il t’a parlé mentalement ? Linley regarda Miller avec stupéfaction.

Ils n’avaient pas de lien de maître et de compagnon magique. Comment pouvaient-ils communiquer mentalement ? Au mieux, les Saints pouvaient atteindre un certain niveau et utiliser leur énergie spirituelle pour envoyer à tout le monde leur position ou pour scanner des personnes. Mais il n’y avait aucun moyen pour qu’ils puissent utiliser leur énergie spirituelle pour communiquer.

– Toi et moi n’en sommes pas capables, mais ça ne veut pas dire que mon Seigneur n’en est pas capable non plus, dit Miller en riant.

Linley devint encore plus curieux du mystérieux expert.

Soudain, une autre silhouette humaine vola vers eux à grande vitesse. C’était une personne aux cheveux roux flamboyant, avec une aura si dominatrice qu’elle surprit même Linley. Cette personne devait être extrêmement puissante.

– Miller, c’est lui le génie « Linley », dont tu parlais ? L’homme aux cheveux flamboyants regarda Linley, comme s’il regardait un spécimen de foire.

Miller fit immédiatement les présentations.

– Linley, je te présente un très bon ami à moi, Livingston [Li’wen’si’dun]. Il s’entraîne dans les Lois du Feu, et est du même niveau que moi. L’homme qui venait d’être présenté s’exclama immédiatement, – Qu’est-ce que tu veux dire, de même niveau que toi ? Miller… lorsque tu te bats contre moi, tu n’arrêtes pas d’esquiver par-ci, par-là. Si tu es si fort, affronte-moi de front !

Linley se mit à rire.

– Voilà Livingston pour toi, dit Miller en riant lui aussi.

Livingston le regarda, puis rit en regardant Linley.

– Linley, bien que je quitte rarement le village, j’ai entendu parler de toi depuis longtemps. Tu n’as que vingt-sept… oh, vingt-huit ans maintenant, c’est bien ça ?

Linley acquiesça.

– J’ai tellement honte que je pourrais mourir. J’ai plus d’un millénaire, dit Livingston avec un rire moqueur.

– Inutile. Tellement inutile, s’exclama la petite voix de Bébé.

Livingston et Miller regardèrent tous les deux le petit « Bébé » qui se trouvait sur les épaules de Linley. Le visage de Miller changea soudainement et il dit avec surprise,

– Linley, c’est cette créature magique de niveau Saint qui a battu Haydson ?

– C’tait bien moi, Bébé ! dit Bébé en levant bien haut sa petite tête avec arrogance.

Miller rit et hocha la tête, avant de dire à Linley,

– Tu es venu juste au bon moment. Aujourd’hui, nous allons organiser notre tournoi annuel du village. Livingston et moi sommes responsables de l’organisation. Cela va bientôt commencer. Linley, viens voir avec nous.

– Un tournoi de village ? Linley fut intéressé.

Linley, Livingston et Miller descendirent tous, tandis que Miller expliquait quelques détails du tournoi. En écoutant, Linley fut assez stupéfait. Ce village de montagne était vraiment très strict, pour que ce soit si difficile pour les gens de quitter le village.

Dans une zone dégagée à l’Est du village, quasiment tous les villageois s’étaient rassemblés. Des milliers de personnes étaient là, remplissant au maximum la zone du tournoi.

À l’intérieur du village, ce tournoi annuel était l’un des plus grands événements de l’année. Vu qu’autant de personnes participaient, chaque tournoi prenait assez longtemps. En général… des personnes de niveau Saint faisaient offices de juges pour le premier jour de la compétition.

– Les Seigneurs Miller et Livingston sont arrivés.

Les milliers de personnes levèrent la tête pour regarder le ciel et aperçurent les deux silhouettes humaines qui fendaient les cieux dans leur direction. Ils reconnurent immédiatement Livingston et Miller. Bien que le village possède de nombreux experts, dont un certain nombre étaient du neuvième rang, produire un Saint restait extrêmement difficile. Des siècles pouvaient passer sans qu’un seul nouveau Saint n’apparaisse. C’est pourquoi toutes les personnes du village étaient en admiration devant Miller et Livingston.

– Hé, c’est qui ce seigneur qui vole à côté des Seigneurs Miller et Livingston ? Se demandèrent de nombreux villageois.

Reynolds, debout au milieu de la foule, se tenait là, stupéfait, les yeux fixés sur cette silhouette si familière. Cette personne qui discutait et riait avec Miller et Livingston…

– Trois… Troisième frère ? Les yeux de Reynolds s’emplirent d’incrédulité.

Mais Linley était occupé à discuter avec Miller et Livingston. Comment pourrait-il remarquer qu’au milieu de cette foule de plusieurs milliers de personnes, Reynolds se trouvait là ?


Cet article comporte 9 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Do NOT follow this link or you will be banned from the site! Back To Top