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LMDAM Chapitre 55

Traduction : Vilipendeur
 Édition : à pourvoir
Révision : Noxvae, Zoro, Tic

Combat

Lin Ming ouvrit alors la bouche pour répondre :

« Tu n’as pas besoin de me provoquer, il n’y a pas d’intérêt à envenimer la situation. Je veux juste savoir, quel genre de mise allons-nous parier ? »

« Jeune cousin, ne lui promet rien ! » intervint également Ling Fengyuan.

Mais ses mots semblaient faibles face à Zhang Cang.

Lin Ming fit un geste de la main ; il savait ce qu’il en était.

« Nous allons bien évidemment parier des pierres de véritable énergie. Si tu perds, alors tu me donnes ces dix pierres de véritable énergie que tu as reçues. Si je perds, heh heh, alors je t’en donnerai vingt ! »

« Bien. Tu viens de dire que je pouvais choisir le lieu et l’heure. Je veux que ça soit sur le terrain de tournoi, et nous nous y affronterons dans un mois, à midi. »

« Un mois ? » demanda Zhang Cang, l’air surpris.

Il ne s’attendait pas à ce que Lin Ming décide d’un tel moment. Peu importe le temps dont il disposait, c’était inutile. Avec son talent de grade 3 insignifiant, plus le temps s’écoulerait, plus l’écart entre eux grandirait.

« Bien. Si tu veux un mois ce sera un mois. Je vais te laisser vivre un peu plus longtemps », dit Zhang Cang en regardant Lin Ming, l’air un peu hésitant.

Il était aussi jeune, et impatient de pouvoir s’approprier les pierres de véritable énergie.

Zhang Cang et Liu Mingxiang s’en allèrent avec des sourires auto-satisfaits, laissant Lin Wu derrière secouer la tête et soupirer :

« Jeune Cousin, tu as été un peu trop impulsif. Les nouveaux disciples qui viennent à la Maison Martiale des Sept Véritables sont toujours très sûrs d’eux, mais tous ces disciples aînés sont aussi des génies, tous autant qu’ils sont. Ils ont également étudiés à la Maison Martiale des Sept Véritables depuis un long moment, en particulier ce Zhang Cang… Ouais, je ne veux pas dire, mais ces dix pierres de véritable énergie te serviront de précieuse leçon. »

Lin Ming rit joyeusement avant de rétorquer avec un sourire radieux :

« Merci Frère Wu, tu as gardé la tête haute et m’a défendu aujourd’hui. Mais je ne peux pas éviter ce combat ; autrement quoi ma volonté en pâtirait et mon cœur en serait troublé, perturbant ainsi ma cultivation future. »

Lin Ming avait décidé qu’il appellerait ce cousin plus âgé Frère Wu, car il avait reconnu Lin Wu. Lin Wu était une bonne personne ; face à la difficulté, il avait gardé la tête haute et l’avait défendu avec courage.

Alors qu’il disait cela, Lin Ming remarqua que Wang Yanfeng se trouvait non loin et que ce dernier le regardait.

« Je te souhaite bonne chance », lui dit Wang Yanfeng en voyant que Lin Ming le regardait en retour.

« Haha, toi aussi. »

L’animosité et la tension qui envenimaient leur relation étaient amoindries par le fait qu’ils se retrouvaient dans la même situation et qu’ils avaient à faire face à un ennemi commun.

« Je ne perdrai pas. Mais même si je perds, je gagnerai dans le futur ! Peu importe que ce soit Liu Mingxiang ou toi ! »

Wang Yanfeng prononça ces mots puis se retourna et disparut au loin. Lin Wu entendit également les mots de Wang Yanfeng. Il réalisa alors que Wang Yanfeng savait également qu’il lui était quasiment impossible de vaincre Liu Mingxiang.

Mais c’était la voie des arts martiaux de Wang Yanfeng. Il pouvait bien être battu, il ne laisserait pas son cœur se perdre. Ce n’était pas dans sa nature que de s’enfuir.

« Ce Wang Yanfeng a un cœur qui ne cède pas, et son talent est également bon. Il parviendra peut-être à faire quelque chose de lui-même à l’avenir. Mais s’il souhaite rejoindre une secte, il n’est pas au niveau… »

Le Continent du Grand Dévers était vaste et incommensurable, et il y existait d’innombrables créatures vivantes. C’était au-delà de toutes difficultés que de souhaiter poursuivre le pinacle des arts martiaux.

A cet instant, Lin Ming se remémora soudainement quelque chose :

« Au fait, Frère Wu, est-ce que ces combats avec un pari sont fréquents ? Ce genre de chose, il semblerait que les nouveaux disciples sont généralement ceux qui perdent ? La Maison Martiale des Sept Véritables n’a-t-elle pas un système de régulation ? »

« Non, les règles de la Maison Martiale stipulent simplement qu’il est interdit de rendre l’opposant infirme, ou encore de le tuer. Quant au reste, rien n’est précisé. Par conséquent, il arrive fréquemment que des batailles féroces et mémorables aient lieu à la Maison Martiale des Sept Véritables, et la Maison Martiale s’en réjouit. Quelqu’un qui s’en prend aux nouveaux disciples pour leur prendre leurs pierres de véritable énergie est toutefois assez rare. Cela nuit gravement à l’image et diminue le prestige. Ceux qui ont le soucis de leur réputation et de leur famille ne font pas ce genre de choses », dit Lin Wu.

« Oh ? Est-ce que ce le caractère de Liu Mingxiang et celui de Zhang Cang sont si déplorables ? »

« Liu Mingxiang a toujours été un vaurien, mais Zhang Cang… est véritablement sans pitié. Il est resté quelques temps dans l’armée et a tué de nombreuses personnes. C’est difficile de cerner sa personnalité, mais il agit dangereusement. Faire un pari avec toi n’a rien d’étrange. »

« Entendu… est-ce que ce Zhang Cang connaît Zhu Yan ? »

« Zhu Yan ? Aussi loin que je le sache, ce sont des alliés. Ils avaient rejoint l’armée ensembles1. Pourquoi demandes-tu ça ? »

Lin Wu ne connaissait pas les rapports qu’avaient Zhu Yan et Lin Ming, d’où sa question.

« Ce n’est rien… » dit doucement Lin Ming. Il ne souhaitait pas discuter de ces sujets personnels avec Lin Wu.

Lin Ming avait pensé qu’il était étrange que Zhu Yan n’ait pas encore agit. Mais il semblait finalement que ce Zhang Cang était l’un des hommes de Zhu Yan. Il n’y avait pas moyen que Zhu Yan ne le laisse entrer dans la Maison Martiale des Sept véritables sans encombre. Il avait d’ailleurs tenté de l’en empêcher, mais la Maison Martiale des Sept Véritables était subordonnée à la secte des Sept Profondes Vallées, dont le territoire s’étendait sur des centaines de milliers de kilomètres et à travers de nombreux royaumes. La Maison Martiale des Sept Véritables était une existence suprême au sein du Royaume du Grand Avenir, et même la Famille Royale ne pouvait se permettre de ne serait-ce que bouger le petit doigt.

Aussi longtemps qu’ils étaient à l’intérieur de la maison Martiale des Sept Véritables, quand bien même il serait un maître Houtian, Zhu Yan n’oserait pas commettre un meurtre ; pas sous l’épée de Damoclès, ce tigre accroupi, ce dragon caché qu’incarnait la Maison Martiale des Sept Véritables. Il ne pouvait par conséquent qu’avoir recours à la seule action qui respectait les règles de la Maison Martiale des Sept Véritables, trouver quelqu’un pour faire un combat avec un pari. Et alors, profiter de ce prétexte pour blesser sévèrement Lin Ming par le biais de cette personne, ruinant ainsi son cœur des arts martiaux.

La force de cette personne devait naturellement être à des kilomètres de celle de Lin Ming. Zhang Cang du Hall de la Terre était le candidat le plus approprié pour le briser.

Cependant, Lin Ming avait décidé que c’était plutôt lui qui allait le briser !

Lin Ming inspira profondément et serra doucement les poings. Il n’avait pas imaginé que Zhu Yan avait déjà été dans l’armée. Rien d’étonnant à ce qu’il ait pu rejoindre le Domaine Céleste avec une force au sommet de la quatrième étape de la Transformation du Corps. Sa force était, sans aucun doute, supérieure à celle de Zhang Cang !

Bien ! C’était seulement comme cela que ça pouvait être intéressant.

Lin Wu remarqua un léger changement dans l’apparence de Lin Ming et l’interpella :

« Frère, as-tu des problèmes avec Zhu Yan ? »

« J’en ai », acquiesça Lin Ming.

« Ah ça… » écouta Lin Wu avec inquiétude.

« Frère, je connais un peu la réputation des gens ici. Ce Zhu Yan était au sommet de la troisième étape de la Transformation du Corps lorsqu’il a vaincu un disciple du Domaine Céleste classé soixante-douzième, pour justement entrer à son tour au Domaine Céleste. Mais la force de ce disciple en était déjà à la Quatrième Etape ! »

Lin Ming fut légèrement surpris. Les artistes martiaux à la Quatrième Etape de la Maison Martiale des Sept Véritables n’étaient pas comparables à ceux de l’extérieur. Leur force était définitivement supérieure, mais Zhu Yan était quand même parvenu à gagner avec son sommet de troisième étape de la Transformation du Corps. Zhu Yan était de toute évidence puissant.

« Il y a toujours eu soixante-douze disciples au sein du Domain Céleste. De manière générale, ceux qui ont une force à la quatrième étape de la Transformation du Corps se qualifient pour y entrer. La seule condition est qu’ils parviennent à défaire un disciple du Domaine Céleste, après quoi ils peuvent entrer en prenant la place du disciple vaincu. Qui, des élèves du Domaine Céleste, n’est pas un génie hors-pair ? Pour être capable d’en battre un avec seulement la force de la Troisième Etape, ce Zhu Yan est un dragon sous forme humaine. C’est vraiment inimaginable. Frère, si tu t’opposes à lui… »

« Merci du conseil, Frère Wu », répondit Lin Ming en souriant.

« Mm. Tu devrais mettre fin à ce conflit aussitôt que possible. Ce Zhu Yan a également un statut élevé au sein de la Famille Zhu. Bien qu’il ne soit pas le fils aîné de la première femme, sa force est hors du commun et il pourrait hériter de la position de leader de la famille. Tu ne le sais peut-être pas, mais la fille de leur leader actuel s’est mariée au sein du Palace Royal. Un vrai homme peut s’adapter à la situation. Pour un artiste martial, le fait d’endurer un peu de honte est également très important. Lorsque c’est nécessaire, céder un peu de terrain et s’excuser ne fait pas perdre de face. Tendre une branche d’olivier2 peut aussi amener à une résolution heureuse », dit Lin Wu.

« Mm. Je comprends. »

Lin Ming sourit tout en écoutant. Il savait pertinemment quel statut avait Zhu Yan, statut sans lequel il n’aurait jamais pu permettre à Lan Yunyue de rejoindre la Maison Martiale des Sept Véritables. Ce genre de chose ne pouvait qu’être le fruit des actions de sa tante.

« Bien, s’il n’y a rien d’autre je vais m’en aller. »

Bien qu’ils ne se connaissaient que depuis très peu de temps, Lin Ming avait assez bien cerné la personnalité de Lin Wu. Il était excessivement précautionneux et légèrement hésitant, et il considérait tous les angles inimaginables avant de prendre une décision. Ce genre de disposition n’était pas très adapté à la cultivation des arts martiaux, car ça affaiblissait l’esprit et la résolution, rendant difficile le fait de parvenir à réaliser de grands accomplissements dans le futur. Il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’il ait été affublé d’un tel surnom.

En revanche Lin Wu avait un bon et gentil caractère ; ça valait la peine de le connaître.

« Je dois le redire une dernière fois mon Frère, soit prudent. Ne t’inquiète pas à propos de ces dix pierres de véritable énergie ; notre Famille Lin ne manque pas d’argent. Bien qu’il n’y en ait que très peu, elles peuvent aussi s’acheter. Frère, la famille va placer de grands espoirs en toi pour le futur et va bien t’accueillir, ce n’est rien de perdre quelques pierres de véritable énergie. »

« Je sais », acquiesça Lin Ming avec un sourire alors qu’il riait intérieurement.

  1. Cela ne paraît pas très cohérent, mais bon… passons.
  2. C’est une expression, l’olivier est un symbole de paix.
Cet article comporte 7 commentaires

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