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LMDAM Chapitre 30

Traduction : Vilipendeur
 Édition : à pourvoir
Révision : Albo

Battre le fils du Général

Wang Yigao sortit de ses gonds en entendant Lin Ming mentionner « trois mois ». C’était la plus grande humiliation qui lui avait été donné de vivre au cours de sa vie.

« Qu’est-ce que vous attendez ? Allez ! Sinon vous aurez affaire à moi », tempêta-t-il.

Il y avait toute sorte de crapules parmi les sbires de Wang Yigao, de ceux qui harcelaient les femmes et brutalisaient les hommes. Wang Yigao, de par son statut, les protégeait. Si ce dernier décidait de les abandonner à leur sort, en plus de perdre sa protection, un grand nombre de personnes saisiraient l’occasion pour prendre leur revanche, et ce en n’omettant pas le moindre petit méfait qu’ils auraient commis. Ils n’auraient plus nulle part où aller dans la Ville du Grand Avenir.

Ils décidèrent donc de prendre sur eux-mêmes et se tinrent prêts. Ils n’osèrent pas l’attaquer directement et ne firent qu’accourir pour prendre un coup.

Lin Ming avait le regard froid. Il utilisa son pied droit pour ramasser la lance. Il saisit fermement la lance dans sa main et la brandit en direction du groupe de sbires. Il donnait l’impression de passer le balai avec ses coups. Cinq à six personnes étaient envoyées dans les airs à chaque fois qu’il dessinait une vague avec sa lance.

L’atmosphère s’emplit de leurs gémissements de peine et de regret. Ces mauviettes étaient vraiment pathétiques ; ils commençaient à geindre dès lors qu’ils s’écrasaient au sol.

Lin Ming ne savait pas quoi dire. Il les avait juste balayés, légèrement, sans même utiliser le quart de sa force. Ça n’aurait pas dû les blesser autant.

Ces petits idiots avaient beau n’être que des abrutis qui simulaient, Lin Ming en faisait virevolter sept ou huit à chaque fois. C »était suffisant pour choquer les témoins de la scène qui commencèrent à s’agglutiner autour de lui.

En l’espace d’un instant, il ne resta plus que Wang Yigao, qui paniquait déjà et avait entrepris de se replier. Son apparence extérieure semblait féroce, mais voyant Lin Ming s’approcher, il était plus proche de s’évanouir qu’autre chose.

« Qu’est-ce que tu veux Lin Ming ? Je te conseil de ne pas agir trop imprudemment si tu ne veux pas avoir une mort misérable », dit-il.

Lin Ming le regard comme s’il n’était rien d’autre qu’un insecte :

« Les veines apparaissent clairement, même sur les feuilles pourries. En tant que pratiquant des arts martiaux, comment peux-tu perdre tout ton courage et agir comme un lâche ? Tu m’importunes encore et encore, c’est déjà la deuxième fois que j’ai à le supporter. A quoi bon pratiquer les arts martiaux si je dois continuer à courber l’échine ? » dit-il froidement.

Lin Ming apparut instantanément devant Wang Yigao. Les poils de celui-ci s’hérissèrent, il tremblait de peur. Wang Yigao n’avait qu’une pensée à l’esprit ; ce Lin Ming, était-il complètement fou ? Allait-il oser le frapper ?

« Tu oses !? Mon père est……… ! »

Wang Yigao cria pitoyablement alors que Lin Ming venait de le frapper au ventre. Ce poing contenait une énergie cachée. Bien qu’il n’ait pas achevé « Fluidité de la Soie », Lin Ming était capable de réaliser un mouvement fort et léger. L’énergie du poing se déversa dans les organes de Wang Yigao et il cracha une gorgée de sang.

Lin Ming utilisa son autre main, il visa et l’abattit sur la joue droite de Wang Yigao.

« Pa »

Wang Yigao tourna sur lui-même comme une toupie avant de tomber au sol, des étoiles plein les yeux.

Un côté de ses lèvres avait été ouvert par la paume de Lin Ming et il avait perdu une dent.

« Toi… toi… » dit Wang Yigao en se couvrant la bouche.

Ses yeux devinrent rouges de rage en voyant ses mains couvertes de sang. Il avait grandi derrière le nom du général depuis son enfance, personne n’avait jamais osé le frapper. Il tendit un doigt tremblant et recouvert de sang vers Lin Ming :

« Je… je vais te tuer ! »

« Me tuer ? Tu n’en auras peut-être pas l’opportunité. »

Lin Ming fit un pas en avant, la lance dans une main. Une intention meurtrière commença à émaner de son corps.

La grande confidence et la colère de Wang Yigao s’effondrèrent lorsqu’il ressentit cette intention de meurtre et qu’il prit conscience du fait que la lance n’était plus qu’à une quinzaine de centimètres de son cou. Il perdit ses moyens et se mit à ramper au loin aussi vite qu’il pouvait, tout en criant :

« Assassin ! »

Lin Ming savait qu’il ne pouvait pas tuer le fils du général à la vue de tous et en plein jour. Son poing avait beau avoir contenu une énergie dissimulée, c’était une attaque lente et non létale qui n’avait fait que ressentir de la douleur à Wang Yigao. Quant à l’ouverture des lèvres, bien que ça soit douloureux, ça pouvait parfaitement être guéri avec des remèdes.

Mais de nouveaux bruits de sabots se firent entendre sur la route principale. Lin Ming regarda dans la direction de ces bruits et vit arriver un homme d’une trentaine d’années. Il avait une moustache et portait les habits d’un capitaine, avec une épée accrochée à la ceinture. Il était apparu rapidement, précédant un groupe de policiers.

Wang Yigao semblait avoir vu la lumière au bout du tunnel.

« Sauvez-moi, il veut me tuer ! » cria-t-il bruyamment en courant dans leur direction.

Lin Ming vit les policiers et fronça les sourcils. Il avait soudainement compris l’objectif des actions de Wang Yigao. Le but de ce dernier avait été de mettre Lin Ming dans l’embarras. Il n’avait en réalité placé aucun espoir dans l’homme à cheval ou ses minions pour blesser Lin Ming. Il avait cherché à créer un attroupement afin de faire venir les agents du gouvernement en charge de la sécurité de l’examen d’entrée de la Maison Martiale des Sept Véritables afin que ceux-ci arrêtent Lin Ming.

Une fois arrêté, il ne pourrait pas prendre part à l’examen d’entrée. Il risquait même d’être condamnée et emprisonné.

« Que se passe-t-il ici ? » dit le capitaine Zhao Mingshan.

Il avait trente-cinq ans et était à la quatrième étape de la Transformation du Corps, c’était le capitaine de la Force de Police de la Ville du Grand Avenir.

Zhao Mingshan avait demandé à ceux qui étaient au sol, rampant tels de pitoyables insectes. Les blessés marchèrent vers lui à quatre pattes, l’air revigoré. Lin Ming avait déjà deviné tout ça plus tôt. Ils le pointèrent tous du doigt en même temps :

« Il nous a roué de coups ! Il prévoyait de tuer notre jeune maître ! »

« Votre honneur, veuillez regarder toutes ces blessures sur nos corps. Ce type se battait avec une lance, j’ai eu la chance d’avoir de bon réflexes et je m’en suis sorti avec seulement une côte cassée », dit un homme en soulevant sa tunique, révélant une large ligne bleue le long de sa poitrine.

Lin Ming tenait encore la lance, la preuve était évidente.

« Grand frère Zhao, vous devez exercer votre autorité pour moi, ah. »

Du sang s’écoula de la bouche de Wang Yigao à l’instant où il l’ouvrit. Il était vraiment pitoyable, son apparence n’était définitivement pas digne.

Zhao Mingshan tendit rapidement un remède à Wang Yigao. Il en avait toujours avec lui en tant que capitaine. Ça n’était naturellement pas d’une petite valeur. Wang Yigao avait beau hurler et sangloter, il appliqua l’onguent sur sa bouche. L’effet se fit rapidement sentir et sa douleur s’estompa un petit peu.

« Grand frère Zhao, vous devez rendre justice pour moi ! » Wang Yigao jeta un regard plein de haine à Lin Ming. Il n’avait pas prévu que Lin Ming le frappe. Il était désormais décidé à le tuer. Il avait juste besoin de faire en sorte qu’il se retrouve dans une cellule, après quoi il trouvait une façon de se débarrasser de lui. Le tuer, l’estropier, il n’aura aucun moyen de s’échapper !

Non, le tuer était trop simple. C’était mieux de lui laisser une vie de souffrance.

Le père de Wang Yigao ne s’intéressait pas à ce genre de choses. Il avait perdu son pari face à un jeune garçon à la Première Etape, et n’avait eu que son nom inversé. Wang Junzhu était évidemment furieux à ce sujet.

Tant que cette manœuvre d’intimidation, qui avait blessé de nombreux civils, ne faisait pas perdre la face à sa famille, alors Wang Junzhu n’y paierait pas attention. Il n’était pas nécessaire d’envisager qu’il pourrait éventuellement réagir à cette affaire1

Wang Yigao sentit son cœur s’apaiser en pensant à tout cela. Il avait beau avoir été frappé, la douleur ne serait que temporaire. Ce qui importait était qu’il parvienne à se libérer de la colère qui brûlait dans sa poitrine. Tout se déroulait comme frère Zhu avait prévu. Ils seraient à même d’utiliser la main de l’autorité pour opprimer les autres aussi longtemps qu’ils étaient capables de dicter ‘la vérité’ des faits et de l’incident.

Zhao Mingshan n’était pas un idiot. Ça faisait de nombreuses années qu’il était dans les Forces de Police. Il avait été promu capitaine de par son intelligence et la vivacité de son esprit. Il n’eut besoin que d’un coup d’œil pour saisir la majorité de la situation avec précision. Ce jeune garçon devait avoir offensé la maison du général. Pour avoir blessé à ce point quelqu’un de la maison du général, Zhao Mingshan estima que sa vie était terminée, peu importe qu’il n’ait peut-être fait qu’infliger un moment désagréable à Wang Yigao.

Il se devait, en tant que capitaine, d’être au fait de l’influence des différents personnages majeurs de la Ville du Grand Avenir. Sa propre position n’était pas élevée au sein du gouvernement ; il ne pouvait définitivement pas provoquer ces pouvoirs, c’est ainsi qu’il avait appris à survivre en se faufilant à travers les mailles du filet. Avec une affaire pareille à trancher, entre qui était dans son droit et qui ne l’était pas, il ne s’attardait pas aux faits mais plutôt au statut des individus.

Sans compter le fait qu’il avait été promu par le père de Wang Yigao, un général des Forces Armées, il se devait de prendre en compte le grand nom du Général Wang.

Wang Yigao n’était peut-être pas promis à quoi que ce soit dans la maison principale, il aurait peut-être était discipliné s’il avait été à l’intérieur, mais il était dehors pour le moment et il y avait donc les considérations pour la face. Si Zhao Mingshan donnait l’ordre juste, alors ça suggérerait qu’il n’était pas l’un des hommes du General Wang.

Il comprenait parfaitement tout cela et était donc résolu dans sa décision. Il fit un signe de la main et un policier entreprit d’inspecter les blessures des hommes au sol. Il prit ensuite le temps de regarder la lance de Lin Ming et il la compara aux blessures.

« Oui, ces blessures ont été causées par cette lance », dit-il.

Zhao Mingshan acquiesça :

« Nom ? » demanda-t-il à Lin Ming.

Lin Ming avait déjà compris ce que Zhao Mingshan s’apprêtait à faire. Il le défia du regard :

« Lin Ming ! »répondit-il franchement.

Zhao Mingshan ressentit une légère trace de mépris dans le regard de Lin Ming qui le rendit mal à l’aise.

« Les indices sont probants, qu’as-tu à dire pour ta défense ? » dit-il avec un manque d’aplomb.

« Les indices sont probants ? » se moqua Lin Ming.

« Avez-vous seulement essayé de savoir ce qu’il s’était passé en interrogeant les spectateurs ? Vous n’avez fait qu’écouter la déclaration de Wang Yigao et de son groupe. »

Zhao Mingshan fronça les sourcils, il se dit que ce type ne devait pas être sain d’esprit. Il s’était attendu à ce que les évènements se déroulent de la sorte, mais il semblait désormais que ce jeune garçon continuait de plaisanter alors que la mort planait au-dessus de lui. Ce garçon, pourquoi avait-il eu à frapper Wang Yigao ? Ne s’avait-il pas que son père était le général des Forces Armées de la Ville du Grand Avenir ?

Le Général Wang avait beau ne pas tolérer l’idiotie de son fils, et bien qu’il lui arrivait fréquemment de le punir, ça ne signifiait pas pour autant qu’il permettait à qui que ce soit de lever la main sur son fils. En cela que ça correspondrait à se laisser frapper en plein visage.

Ce Lin Ming ne devait pas avoir un statut particulier… un coup d’œil à ses vêtements permettait de le confirmer. Il devait s’agir d’une affaire personnelle.

Zhao Mingshan soupira :

« Je ne manquerai pas d’interroger ceux qui ont assistés à la scène, mais j’exige au préalable que tu me suives afin d’aller enregistrer te confession orale. Je laisserai quelqu’un ici afin de recueillir les témoignages. Tu resteras emprisonné jusqu’à la fin de l’enquête », dit-il.

Il fallait être stupide pour s’opposer au gouvernement ou parler mal à propos en face d’un de ses représentants, tout le monde savait cela. Faire la grande gueule ne pouvait qu’engendrer des complications.

« Allez ! »

Deux policiers se mirent à marcher, de la corde torsadée dans les mains, aussitôt que Zhao Mingshan en donna l’ordre. Wang Yigao révéla un sourire diabolique :

Te battre avec moi ? Haha, voyons comment tu meurs, désormais !

Dès lors qu’il vit les deux policiers s’approcher avec des cordes, Lin Ming secoua ses manches :

« Vous voulez m’attacher, mais si vous le faites, les conséquences ne seront définitivement pas à votre avantage», dit-il froidement.

  1. Ces deux paragraphes quant au père de Wang Yigao ne sont pas clairs en anglais (ou, si vous préférez, pas plus qu’ils ne le sont en français. Ils n’ont, de toute manière, pas vraiment d’importance. J’ai donc décidé de ne pas trop m’arracher les cheveux à essayer d’en comprendre quelque chose, j’ai simplement traduit les phrases.
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