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🌀 JSLC Chapitre 4 🌀


Trad : Daolateur
Edité : Mme Daolateur
Checké : Ptit Lu et Wilden


Chapitre 4 : Un Miroir en Cuivre

En effet, le Pavillon du Trésor en était rempli. En rentrant, vos yeux étaient éblouis par des lumières brillantes. Sur les étagères en jade, il y était soigneusement rangé des bouteilles, épées, ornements et bijoux. Meng Hao commença à respirer fortement, et son cœur battait de plus en plus fort. Comme si tout le sang dans son corps partait dans son cerveau. Il se tenait debout, sidéré.

Dans sa courte vie, Meng Hao n’avait jamais vu autant de richesses. Il se sentait submergé par la vue de tout cela. Son esprit tournoyait, inconsciemment il voulait toutes les prendre et partir en courant.

« La valeur de tous ces trésors… » Murmura Meng Hao, « … ils sont inestimables. Le salaire en travaillant pour les Immortels, est incroyable ! » Il passa devant une des étagères de jade, avec enthousiasme, sans s’en rendre compte il avança sa tête. Il se demandait si le troisième étage du Pavillon du Trésor était comme le premier, ou peut-être y avait-il des trésors ayant encore plus de valeur.

« Les Immortels… Ils sont trop riches ! » Meng Hao poussa un soupir. Soudainement, ses yeux tombèrent sur quelque chose d’étrange. Sur une des étagères de jade, il remarqua un Miroir en Cuivre.

Il y avait des traces de corrosions dessus. Il ne semblait pas être très spécial et ne scintillait pas non plus. Il n’était pas comparable aux autres trésors qui l’entouraient.

Surpris, Meng Hao le ramassa et le regarda de près. Il semblait être plutôt ordinaire, comme quelque chose qui appartenait au monde des Mortels. Aucune partie ne paraissait unique. Pourtant, il était ici dans le Pavillon du Trésor, il devait donc avoir un peu de valeur.

« Frère Cadet est vraiment perspicace, » dit une voix derrière lui. Il ne savait pas quand l’homme avisé était rentré, mais il se tenait là en regardant le Miroir en Cuivre. Avec une voix élogieuse, il continua. « Le fait que tu as ramassé ce Miroir en Cuivre montre que tu étais prédestiné à le faire. Il y a beaucoup de légendes concernant ceci. La chose la plus étrange est que seuls ceux ayant la bonne fortune et ayant accumulé des bonnes actions dans leurs vies antérieures peuvent l’acquérir. Il semble que Frère Cadet est une telle personne. Avec ce Miroir, tu pourrais régner sur les cieux et les terres.

« Ce Miroir… » Meng Hao le regarda encore avec une étrange expression sur son visage. Il n’était pas couvert de gravures compliquées, mais plutôt de la rouille, rendant la surface du Miroir très floue.

« Frère Cadet, ne regarde pas le côté flou du Miroir. Tu devrais savoir que les vrais trésors de nature spirituelle se cachent souvent dans des objets très ordinaires. Plus ils paraissent simples, plus ils sont précieux. » Meng Hao allait reposer le Miroir en Cuivre sur l’étagère quand l’homme avisé se précipita pour l’en empêcher avec un air sérieux.

« Frère Cadet, le fait que tu aies ramassé cet objet montre que tu étais prédestiné à le ramasser. Est-ce que tu vas vraiment le reposer parce qu’il a une apparence ordinaire ? Je suis responsable du Pavillon du Trésor depuis plusieurs années, et je connais les origines de tous les objets ici. Il y a plusieurs années, ce Miroir en Cuivre a causé un émoi dans tout l’état de Zhao. Il a été créé par un rayon de lumière, qui est tombé des cieux. Après que le Patriarche Reliance l’a acquis, il l’a étudié en secret en croyant que c’était vraiment un trésor des cieux. Finalement, il n’a pas pu révéler ses mystères et en est venu aux conclusions que c’était prédestiné à tomber dans les mains d’un autre qui l’utilisera pour piétiner les cieux et terre. »

En entendant le nom de Patriarche Reliance, Meng Hao était surpris. Il venait d’entrer dans la Secte Extérieure, et il y avait encore beaucoup des choses avec lesquelles il n’était pas familier. Il commençait à hésiter.

« Le Patriarche Reliance l’a étudié, mais n’a pas pu le comprendre. Je… »

« Vos derniers mots sont incorrects, Frère Cadet. Permettez-moi d’expliquer : le manque de succès de la part du Patriarche Reliance durant son étude a démontré qu’il y a quelque chose d’unique et rare sur ce trésor. Avant toi, il y a eu une dizaine de personnes qui l’ont pris pour l’étudier, et même si aucun n’a pu le comprendre, aucun n’a regretté sa décision.

« Et si par hasard… TU es cette personne prédestinée à posséder ce Miroir…? Dans tous les cas, si tu le prends, ne t’inquiète pas. De vos condisciples qui ont pris le miroir dans le passé, la plupart sont revenus au bout de trois mois, et je les ai laissés l’échanger contre autre chose. Après avoir fait quelques transactions avec moi, tu verras que je suis très facile. Je ne veux pas rendre les choses plus difficiles pour mes condisciples. »

« Si tu le prends, et que tu n’as pas pu révéler ses mystères, tu pourrais l’échanger à n’importe quel moment pour autre chose. Mais si tu l’abandonnes, et qu’il s’avère que tu étais prédestiné à le prendre, alors tu le regretteras toute ta vie. » L’homme avisé fixa intensément Meng Hao. Quand il vit que Meng Hao hésitait toujours, il se mit à rire au fond de soi. C’était toujours facile de jouer avec les nouveaux disciples.

« Mais… » Meng Hao étudiait et lisait depuis son enfance, il était donc assez intelligent. Par rapport à l’expression semblant sincère de l’homme avisé, il pouvait conjecturer que le Miroir n’était pas exactement comme il l’avait décrit. Mais l’homme se tenait devant lui, clairement très déterminé à l’empêcher de reposer le Miroir. Il commençait à regretter de l’avoir ramassé.

« Frère Cadet, » dit-il, son visage strict, et sa voix basse, « n’enfreins pas les règles dès ton premier jour. Une fois que quelque chose est sélectionné dans le Pavillon du Trésor, tu n’as pas le droit de le reposer. » L’homme avisé se dit que ça devrait suffire. C’était sa méthode habituelle de forcer les personnes à prendre le Miroir. Il agita sa large manche, et un souffle de vent ramassa Meng Hao, et l’envoya en dehors du Pavillon du Trésor.

Il y eut un son de craquement au moment où la porte principale du Pavillon de Trésor fut claquée.

La voix de l’homme avisé résonna dehors : « Je suis un cœur tendre quand mes condisciples sont concernés. Si tu n’es vraiment pas prédestiné à avoir le Miroir, tu pourras le retourner dans quelques jours. »

Rageusement, Meng Hao regarda la porte fermée. Il poussa ensuite un soupir et retourna son regard sur le Miroir en Cuivre dans ses mains. Il réfléchit aux premiers mots dans le premier chapitre du Manuel de Condensation de Qi et hésita. Si c’était vraiment quelque chose que le Patriarche Reliance a étudié, alors le Miroir devrait avoir un peu de valeur. En secouant sa tête, il mit le miroir dans sa robe. Puis, avec un dernier regard de rage vers le Pavillon du Trésor, il se retourna et partit.

En utilisant l’information de la pièce de jade comme guide, il marcha sur les routes vertes de la Secte Extérieure. Vers midi, il trouva sa maison. C’était sur la frontière du nord de la Secte, dans une partie très isolée de la Secte Extérieure. Autour il y avait plusieurs maisons collées les unes aux autres.

Il poussa la porte qui claqua contre le mur. À l’intérieur il y avait un lit et un bureau. Meng Hao se tenait là assez satisfait. Cet endroit était beaucoup mieux que sa chambre dans les Quartiers des serviteurs.

Il s’assit sur le lit, les jambes croisées, prit une grande respiration puis sortit le Miroir en Cuivre de sa robe. Il l’étudia attentivement jusqu’au coucher du soleil dans les montagnes de l’ouest. Il alluma ensuite une lampe et continua de l’étudier, en vain. Il n’avait aucune idée sur l’utilité du miroir.

Peu importe de quelle manière il le regardait, le Miroir en Cuivre semblait être complètement ordinaire.

Tard dans la nuit, Meng Hao rangea finalement le Miroir en Cuivre sur le côté et regarda la lune par la fenêtre. Il pensa au gros adolescent et ses ronflements. Ça lui manquait un peu.

La lune brillait dehors, les rayons touchaient les bords de la fenêtre. Tout était silencieux à l’exception du bruit du vent entre les feuilles des arbres. Meng Hao prit une grosse respiration, en pensant à la lune, il se sentait très ému, comme s’il était entré dans une nouvelle ère.

Il murmura : « Je ne serais plus jamais un érudit du Comté de Yunjie. Maintenant je suis devenu un disciple de la Secte Extérieure de la Secte Reliance !… »

Meng Hao rassembla ses pensées, en fermant ses yeux il s’assit en méditation, et commença à diffuser la mèche d’énergie spirituelle dans son corps. Après avoir vécu de cette manière depuis plusieurs mois, il était habitué.

Une des différences entre la Secte Extérieure et les Quartiers de serviteurs était qu’ici personne ne préparait à manger pour toi. Il fallait que tu t’occupes de tes propres besoins en nourritures. Si tu mourais de faim, tout le monde s’en foutrait. Bien que depuis toutes ces années dans La Secte Extérieure de la Secte Reliance personne n’était mort de faim.

Une fois que le premier niveau de Condensation de Qi était atteint, tu pouvais absorber et diffuser l’énergie spirituelle des cieux et la terre dans ton corps. Même si ça ne pouvait pas soulager la faim, ça pouvait au moins vous maintenir en vie.

Après plusieurs jours. Un après-midi, pendant que Meng Hao était assis en méditation avec ses jambes croisées, il entendit soudain un cri misérable venant de dehors. Immédiatement, il ouvrit ses yeux, et s’approcha de la fenêtre pour regarder dehors. Il vit un disciple de la Secte Extérieure par terre, en train d’être piétiné encore et encore par un autre. Le sang coulait sur sa poitrine, mais il n’était pas mort, juste blessé. La personne qui était en train de le piétiner prit sa sacoche, et est ensuite partie avec un harrumph froid.

Le disciple qui était en train de se faire piétiner se remit sur ses pieds, ses yeux étaient remplis d’une violence impitoyable. Les spectateurs autour de lui le regardèrent froidement. Tous avaient un sourire moqueur.

Meng Hao observa en silence. Il avait vu à plusieurs reprises des cas similaires depuis quelques jours. Il comprenait maintenant comment fonctionnait la Secte Extérieure.

En un clin d’œil, sept jours passèrent. Pendant ce temps, Meng Hao vit de nombreux cas dans lesquels des disciples se sont fait voler. Dû aux nombreuses bagarres entre les disciples de la Secte Extérieure, Meng Hao devint de plus en plus taciturne. Il fut particulièrement troublé quand un disciple de niveau deux ou trois de la condensation de Qi fut tué par une autre dans la Zone Publique. De ce fait, Meng Hao était particulièrement prudent et vigilant quand il partait dehors.

Heureusement, sa base de Cultivation était basse, et il n’avait rien de valeur, donc la plupart l’ignoraient.

En fait, Meng Hao stagnait dans sa cultivation. Le niveau deux de la Condensation de Qi était différent du premier. Il avait toujours besoin d’énergie spirituelle, mais selon le Manuel de Condensation de Qi, comme son corps de Mortel commençait déjà à changer, il avait besoin d’une quantité d’énergie spirituelle beaucoup plus importante que pour le premier niveau pour atteindre le deuxième niveau de Condensation de Qi.

De même, Meng Hao comprit maintenant ce qu’était le talent latent : la capacité naturelle du corps à absorber l’énergie spirituelle des cieux et la terre, c’était du talent latent. Plus il en avait, plus ils pouvaient absorber d’énergie. Quelqu’un avec moins de talent latent en absorbait moins. Pour quelqu’un avec un bon talent, plus il passait de temps sur des exercices de respiration, plus il pouvait absorber d’énergie spirituelle.

Selon ses calculs, pour atteindre le deuxième niveau de la Condensation de Qi, ça prendrait à peu près un ou deux ans, et pour atteindre le troisième ça prendrait encore beaucoup plus de temps.

Bien sûr, s’il pouvait acquérir quelques pilules médicales ou des Pierres Spirituelles, il pourrait les utiliser pour amplifier l’énergie spirituelle, gagnant beaucoup de temps. C’était pour cela qu’il y avait autant de vols terrifiants dans la Secte Extérieure ; chaque mois, des pilules médicinales étaient distribuées ouvertement.

« Les forts deviennent plus forts, les faibles plus faibles, » dit Meng Hao doucement. « C’est comme cela que la Secte Reliance formait ses disciples pour la Secte Intérieure. »

Un matin, tôt, quand le ciel montrait ses premiers rayons de soleil, Meng Hao était assis en méditation comme d’habitude. Il n’avait pas de ressources spéciales, sauf sa détermination. Par conséquent, il n’avait pas renoncé à ses méditations de nuit et ses exercices de respiration. Soudainement, des cloches commencèrent à résonner partout dans la Secte, et les yeux de Meng Hao commencèrent à s’ouvrir lentement.

« Ces cloches… » Les yeux de Meng Hao s’agrandirent lorsqu’il réalisa ce que ça voulait dire. De l’excitation apparut sur son visage. Il partit en courant de la chambre et vit d’autres disciples, tous partants à toute vitesse dans la même direction.

« Ces cloches sonnent quand ils distribuent des Pierres Spirituelles et Pilules Médicinales. Ça doit être aujourd’hui. » De plus en plus de personnes commencèrent à courir dans la direction de ces cloches. Il semblait que tout le monde dans la Secte Extérieure était présent.

« Le jour de distribution des pilules, » dit Meng Hao en respirant fortement. Il courut avec tout le monde jusqu’au centre de la Secte Extérieure. Le centre était énorme, autour il y avait neuf tours de pierre gravées avec des dragons. Sur la tour principale, il y avait une plate-forme de plus de quatre-vingt-dix mètres de diamètre avec un nuage multicolore qui tourbillonna au-dessus. À l’intérieur du nuage, on pouvait voir des figures sans formes.

Plus d’une centaine de disciples de la Secte Extérieure se tenaient là dans leurs robes vertes, ils parlaient entre eux et jetaient fréquemment des coups d’œil au nuage multicolore.

Puis le nuage se dissipa lentement, révélant un vieil homme boutonneux portant une robe dorée. Son visage était calme et émettait un pouvoir naturel de tranquillité et dignité. Ses yeux brillaient comme des éclairs. Deux personnes se tenaient à côté de lui, un homme et une femme, les deux portaient des robes argentées. L’homme était extrêmement séduisant, avec une allure honnête, mais sur son visage il y avait une expression d’indifférence. Pour la femme, dès que Meng Hao la vit, ses pupilles se contractèrent dues au choc.

Cette femme était celle qui l’avait pris au Mont Daqing trois mois auparavant.

 


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