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🌀 JSLC Chapitre 2 🌀


Trad : Daolateur
Edité : Mme Daolateur
Checké : Wilden


Chapitre 2 : La secte Reliance

La secte Reliance, se trouvait sur le côté sud du Continent, à l’intérieur de la frontière de l’état de Zhao. A l’époque, elle était considérée comme le leader des Quatre Grandes Sectes. Toujours célèbre dans le domaine du Sud, elle avait connu un fort déclin durant ces dernières années et n’avait pu conserver sa position glorieuse d’avant. Comparée aux autres sectes de l’état de Zhao, elle peut être considérée de qualité inférieure.

Le nom de la secte n’a pas toujours été La secte Reliance. Il y a mille ans, il y eut l’apparition d’un cultivateur qui causa un grand tremblement dans le domaine du Sud. Il s’est autoproclamé Patriarche Reliance, c’est pourquoi la secte a changé de nom. Il se moqua totalement des autres sectes de l’Etat de Zhao et pilla tous leurs trésors, il resta inégalé pendant longtemps.

Le Patriarch Reliance ayant disparu il y a presque 400 ans, les choses étaient différentes. Si le fait que personne ne savait s’il était vivant ou mort, la secte aurait sûrement était avalé par une autre secte. Avec les jours de gloire passés, les manques de ressources et la pression des autres sectes dans l’Etat de Zhao, ils ne pouvaient pas ouvrir leurs portes et recruter des personnes ouvertement. Leur unique solution pour “recruter” était les enlèvements afin de créer des serviteurs.

Meng Hao suit l’homme à la longue robe verte sur un petit chemin qui s’enroulait entre les pics des montagnes. L’environnement était comme un grand jardin, avec des drôles de roches et arbres partout. Parmi le beau paysage, des bâtiments décorés avec des toits en tuiles de jade perçaient les nuages et le brouillard. Meng Hao soupirait en continu. Malheureusement, le gros adolescent à côté de lui gémissait constamment, ce qui a en quelque sorte cassé l’ambiance.

« Je suis fini, vraiment fini… je veux rentrer chez moi, » sanglotait le gros adolescent, les larmes coulant sur son visage. « Il y a de la mantou et du poisson qui m’attend à la maison. Merde, merde. Je voulais hériter les terres de ma famille et devenir un vieil homme riche, avec quelques concubines. Je ne veux pas être un serviteur ici. »

Il grommela pour un temps équivalent à celui qu’il faudrait pour boire une tasse de thé, jusqu’à ce que l’homme à la robe verte lui dise froidement. « Si tu continues de raconter des absurdités, je te coupe la langue. »

Soudainement, le gros adolescent se mit à trembler violemment, ses yeux remplis de peur. Mais il ferma sa bouche.

Quand Meng Hao vit cela, il reconsidéra si la situation était aussi merveilleuse qu’il pensait. Mais avec son caractère tenace, il prit une grande respiration et resta silencieux !

Au bout d’un moment, arrivé à mi-hauteur de la montagne, Meng Hao vit une rangée des bâtiments plats émergeant du brouillard.

A l’extérieur des bâtiments, il y avait sept ou huit jeunes qui portaient des robes de chanvre. Ils avaient l’air épuisé. Quand Meng Hao et les autres se sont approchés, les jeunes les remarquèrent, sans les saluer.

Plus loin, un jeune homme qui portait une robe bleue claire était assis sur un rocher. Son visage était long, presque comme un cheval, la robe de l’homme était visiblement plus onéreuse que celles des autres jeunes. Bien que son visage était froid, quand l’homme à la robe verte s’approcha, le jeune homme se leva et le salua en s’inclinant en avant, les poings en coupe.

« Salutation, Frère aîné. »

« Ces deux-là sont les nouveaux serviteurs, » dit l’homme à la robe verte impatient. « Organisez des logements pour eux s’il vous plait. » Avec ça, il se retourna et partit sans un regard pour Meng Hao et l’autre jeune.

Une fois parti, l’homme au visage de cheval s’assit de nouveau en croisant les jambes et regarda froidement Meng Hao et le gros adolescent.

« Ceci est le Quartier Nord pour les serviteurs, » dit-il dépourvu d’émotion. « La secte Reliance ne soutient pas les fainéants. Maintenant que vous êtes là, vous allez travailler pendant trente ans, ensuite vous pourrez partir. Si vous essayez de vous échapper, eh bien, avec toutes les bêtes sauvages dans les montagnes isolées, vous mourrez certainement ! Allez récupérer vos uniformes de travail. A partir de maintenant, vous êtes isolés du monde des mortels. Et travaillerez paisiblement comme un serviteur.

Le visage du gros adolescent tremblait de plus en plus de désespoir. Quant à Meng Hao, il gardait son calme. En fait, profondément dans ses yeux il y avait une étincelle indescriptible. L’homme au visage de cheval la remarqua. Il est en ce fonction depuis plusieurs années et a vu de nombreuses personnes capturées pour être des serviteurs, mais il n’avait jamais vu quelqu’un d’aussi calme que Meng Hao.

« Si vous avez un bon tempérament, » dit-il doucement, « Vous n’aurez peut-être pas besoin de travailler durant ces trente années. Vous pouvez vous entraîner pendant votre temps libre et cultiver. Si vous arrivez au premier niveau de Condensation de Qi, vous serez promu dans la Secte Extérieure. » Il agita sa large manche et deux robes de chanvre apparurent devant Meng Hao et le gros adolescent. Sur le devant de chaque robe se trouvait un badge en bois de la taille d’un pouce sur lequel était gravé « Serviteur ».

En plus de la robe, il y avait un petit livre, sur la couverture il était inscrit trois lettres : « Manuel de Condensation de Qi. »

Dès que Meng Hao posa ses yeux sur les lettres, sa respiration était devenue plus forte. Il fixa le livret en se rappelant comment, en parlant de la femme au visage froid, l’homme à la robe verte avaient mentionné le septième niveau de Condensation de Qi.

« Nous pouvons devenir des disciples lorsque nous atteindrons le premier niveau, mais cette femme était déjà au niveau sept… Qu’est-ce que c’est la Condensation de Qi? C’est peut être une manière de devenir un Immortel, comme dans les histoires. »

Si c’était cela le salaire reçu pour son travail, eh bien ça ne serait peut-être pas de l’argent, mais sa valeur dans le monde extérieur correspondrait à des centaines de pièces d’or. L’excitation montait en lui. Il attrapa la robe et enveloppa le badge et le livret avec.

« Vous vivrez dans la septième maison à l’est. A partir de demain, votre travail est de couper du bois. Dix bûches par jour, tous les jours. Vous aurez l’autorisation de manger que lorsque les bûches seront coupées, » Il ferma les yeux.

Après une grande respiration Meng Hao imitait le jeune homme et le salua en s’inclinant en avant, les poings serrés, il marcha ensuite vers la maison, suivi par le gros adolescent. Le bâtiment ressemblait à un logement de Siheyuan, mais en plus grand. En suivant les directions, ils localisèrent le septième, ouvrirent la porte puis entrèrent dans la maison.

La pièce n’était pas grande. Il y avait une table et deux petits lits, toutefois simple, c’était propre et bien rangé. Le gros adolescent s’assit sur un des lits, puis, incapable de se retenir, commença à pleurer.

Il avait environ 12, 13 ans. Il pleura à chaudes larmes et si fort que ça résonnait sûrement dehors.

« Mon père est un Lord, je suis supposé être un Lord également. Je ne suis pas supposé être un serviteur. » Il semblait être complètement bouleversé et son petit et gros corps tremblait.

« Arrête de pleurer, » dit Meng Hao pour le réconforter. « Réfléchis, ce n’est pas si mauvais ici. Nous travaillons pour des Immortels. Combien de personnes nous envieraient s’ils savaient ? » Il ferma rapidement la porte.

« Je ne veux pas travailler pour d’autres personnes, » répond-il. « Mon mariage était déjà arrangé et les cadeaux de fiançailles envoyés. Ma pauvre belle femme n’a même pas pu se marier avec moi, qu’elle est déjà veuve. » Plus il pleurait, plus il s’enfonçait.

Une étrange expression apparut sur le visage de Meng Hao. Il pensait que ce gros adolescent était toujours jeune. Je n’arrive pas à croire qu’il est déjà fiancé à une femme, mais n’a jamais senti la main d’une femme. Il soupirait sentimentalement, en pensant à quel point ça serait génial d’être riche. La famille de ce gros adolescent était si riche qu’il n’avait jamais eu à se soucier de se nourrir ni s’habiller. Et moi je n’ai rien. Même si j’avais vendu le foyer ancestral l’année dernière, je dois toujours beaucoup d’argent à Steward Zhou.

En pensant à l’argent qu’il devait, il se mit à rire. Maintenant qu’il était ici, si Zhou voulait son argent, il pourrait venir le chercher, s’il était assez fort. Sinon, il serait mort de vieillesse avant que Meng Hao ne revienne.

Plus il pensait à cet endroit, plus il s’y sentait bien. Il n’avait pas de souci d’argent, de logement ni de nourriture. Même son salaire était l’équivalent à des centaines de pièces d’or, même avant de commencer à travailler. Comme cet endroit était là où demeure des Immortels, il pourrait vraiment dire qu’il a été sauvé de manière inattendue d’une situation désespérée.

Les pleurs du gros ado commençait à l’énerver. L’ignorant, il sortit le Manuel de sa robe de chanvre et commença à le lire. Après avoir lu la première ligne, il était choqué.

« Une personne doit avoir quelque chose sur quoi compter. Si un mortel désire avoir des titres et des richesses, si vous êtes un cultivateur voulant une vie sans souci, rejoignez ma Secte Reliance. Vous pouvez compter sur moi. » C’était l’introduction du manuel, signée par le Patriarche Reliance.

Même s’il n’y avait que quelques mots, ils étaient remplis d’un pouvoir indescriptible. C’était en même temps une invitation et une description de la Secte Reliance. Meng Hao se sentait engourdi, puis, tout à coup tout avait un sens.

« La secte Reliance. Est-ce que c’est le sens de la secte ? Les gens doivent trouver quelque chose sur quoi compter. Quand ils trouvent la secte Reliance, ils deviennent riches, puissants et libres de tout souci. » Cela avait de plus en plus de sens. Il réalisa que s’il avait eu un haut fonctionnaire sur qui compter, il n’aurait jamais échoué à ses examens trois fois de suite. Il soupira, son respect grandissait pour le Patriarche Reliance, alors qu’il ne l’avait jamais vu. Avec cette seule phrase, une grande porte dans sa vie s’ouvrait soudainement.

« En d’autres termes, Je dois trouver quelqu’un sur qui compter pendant que je suis ici. Si je le trouve, je n’aurais aucun souci à me faire. » Pendant qu’il continuait à lire le manuel, ses yeux brillaient. Au fur et à mesure, il perdit le sens du temps, ne remarquant même plus le gros ado en train de pleurer à côté de lui.

Finalement le gros adolescent s’endormit en pleurant vers minuit, après quoi, ses ronflements ont vibré comme de la foudre dans la pièce. A contrecœur, Meng Hao ferma le manuel. Même s’il se sentait très fatigué, ses yeux étaient remplis d’énergie et de vigueur.

« Ce livre ne vaut pas 100 pièces d’or, mais en fait 1,000 ! » se dit-il. Pour quelqu’un qui a toujours rêvé de devenir un riche haut fonctionnaire, quelque chose qui valait 1,000 pièces d’or, valait bien plus que n’importe quoi à l’exception de sa vie.

Pendant son excitation, il remarqua que les ronflements du gros adolescent avaient cessé. Il le regarda, et vit que le jeune homme était assis dans son lit en train d’agiter ses bras en murmurant.

« Je vais te battre jusqu’à la mort ! Comment oses-tu voler mon mantou ! Je vais te mordre jusqu’à la mort ! Comment oses-tu voler ma femme ! » Pendant qu’il parlait, il descend de son lit, avec ses yeux fermés, en train d’agiter rageusement ses poings. Puis incroyablement, il attrapa la table et mordit le coin avec sa bouche, laissant des marques profondes. Ensuite il retourna se coucher puis recommença à ronfler.

Meng Hao continua de le regarder pendant un certain temps, pour confirmer qu’il était bien somnambule. Puis en regardant les marques de morsures, il réalisa qu’il ne devait jamais provoquer ce gros adolescent quand il était endormi. Il s’écarta de lui, et continua de lire le manuel, tout excité.

« Le neuvième niveau de Condensation de Qi est la voie pour être un Immortel. En travaillant pour eux, j’ai une chance de devenir moi-même un Immortel. Ceci est le plus grand paiement possible. Si je deviens un Immortel, je devrais avoir la chance de devenir riche. » Meng hao saisit le manuel, ses yeux brillant brièvement. Il avait enfin trouvé une autre voie que celle des études.

Tout à coup, Bang! La porte s’ouvrit avec un coup de pied, et un fort « harumph » résonna.

 

 


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