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🌀 JSLC Chapitre 1 🌀

 


Trad : Daolateur
Edité : Mme Daolateur
Checké : Wilden


 

Chapitre 1: L’Erudit Meng Hao

L’Etat de Zhao1 était un petit état, parmi d’autres petits états dans le continent de Nanshan. Le peuple admirait le grand Tang2 dans les terres de l’est, ils admiraient également Xi’an3. Non seulement le roi, mais aussi tous les érudits de l’état de Zhao admiraient le grand Tang. Ils pouvaient presque le voir comme s’ils étaient debout sur la tour de Tang, dans la capitale, très éloignée.

Cet avril n’était ni extrêmement froid, ni extrêmement chaud. Un vent léger caressait la terre, et passa via les dunes du désert nordique, et continuait de souffler sur les terres du Grand Tang. Sous le ciel rempli d’étoiles, le vent soulevait la poussière comme si c’était du brouillard et continuait à tourner comme un tourbillon, jusqu’à ce qu’il atteignît le Mont Daqing dans l’état de Zhao. Il tombait ensuite sur un jeune homme qui était assis au sommet.

Ce maigre jeune homme tenait une gourde et portait une robe d’érudit bleue. Il avait l’air d’avoir seize – dix-sept ans. Il n’était pas grand et avait une peau assez mâte, mais avec des yeux qui brillaient d’intelligence. Pourtant, toute cette intelligence était cachée par un froncement sur son visage. Il avait l’air perdu.

« Encore échoué… » soupira-t-il. Son nom était Meng Hao4, un étudiant modeste du comté de Yunjie, lequel était situé au pied de la montagne. Ses parents ont disparu il y a des années et n’ont laissé que peu de ressources. L’éducation étant chère, il était quasiment fauché.

« J’ai passé l’examen impérial trois fois de suite. Pendant tout ce temps, j’ai lu les livres écrits par les sages jusqu’à en baver. Peut-être que cette voie n’est pas pour moi après tout. » Déprimé, il regarda la gourde dans ses mains, ses yeux dans le vague.

« Mon rêve de devenir un riche fonctionnaire s’éloigne de plus en plus. Je n’ai qu’à oublier d’atteindre le Grand Tang… Ça ne sert à rien d’être un étudiant. » Il rigole amèrement. Assis sur le sommet de la montagne silencieuse, il regarda de nouveau la gourde dans ses mains, son regard de plus en plus perdu. Il commença à sentir la peur monter en lui. Qu’est-ce qu’il fera dans l’avenir ? Où est ce qu’il ira ?

Peut-être qu’un haut fonctionnaire le remarquera, ou une jeune jolie demoiselle. Au contraire, peut-être continuera-t-il à passer les examens, années après années ?

Meng hao n’avait aucune réponse à ses questions. Il n’était qu’un adolescent, il était tellement perdu qu’il étouffait ! Comme une impression d’être avalé par un géant. Il avait vraiment peur.

« Même les enseignants ne gagnent que quelques pièces d’argent. C’est encore pire que le magasin de charpentier qu’oncle Wang possédait. Si j’avais su, je lui aurais demandé de m’apprendre quelques techniques de son métier. Au moins je ne serai pas mort de faim comme maintenant. » Il resta silencieux un certain temps.

« Je n’ai plus beaucoup de nourriture ni d’argent à la maison. Je dois trois pièces d’argent à Steward Zhou. Qu’est que je vais faire ? » Il leva sa tête et regarda le ciel, bleu et vaste. C’était si vaste qu’on ne pouvait pas en voir la fin. Comme lui qui ne pouvait pas voir son avenir.

Après un certain temps, Meng Hao secoua sa tête et sortit un bout de papier de sa robe. Il le lut soigneusement, le plaça dans sa gourde puis la balança vers le bas de la montagne.

Au bas de la montagne, il y avait une large rivière qui ne gelait jamais en hiver. Tout le monde disait qu’elle s’étendait jusqu’à Grand Tang.

Meng Hao se tenait sur le sommet de la montagne, en regardant la gourde dériver de plus en plus loin dans la rivière. En regardant dans le vide, pendant un moment il visualisa sa mère, et la joie de son enfance. La gourde portait ses rêves, ses souhaits, et ses espoirs pour l’avenir. Peut-être qu’un jour quelqu’un la ramassera, l’ouvrira et lira la note.

« Peu importe ce que je fais, les études ou travailler, je continuerai à vivre. » C’était sa personnalité : intelligent et déterminé. S’il n’était pas comme cela, il n’aurait pas pu survivre après la disparition de ses parents.

Il leva sa tête vers le ciel, un éclair de détermination envahit ses yeux : il allait descendre de la montagne.

A ce moment-là, il entendit une faible voix qui venait de la paroi de la falaise. Le son semblait être porté par le vent. Quand le son arrivait vers les oreilles de Meng Hao, c’était presque trop faible pour le discerner.

« A l’aide … A l’aide… »

Meng Hao s’arrêta d’un coup, stupéfait il écouta attentivement. Alors qu’il se concentrait, il entendit la voix appeler au secours de plus en plus fort.

« A l’aide… »

Il s’avança de quelques pas jusqu’au bord de la falaise. Quand il jeta un coup d’œil en bas, il aperçut une personne. Son corps sortait d’une crevasse au milieu de la falaise. Son visage était pâle, envahi par la peur et le désespoir, il criait à l’aide.

« Toi… tu es Meng Hao, non ? Aide-moi, Erudit Meng ! À l’aide ! » C’était un adolescent. Au moment où il vit Meng Hao, il exprima son bonheur, dans une situation désespérée où il a enfin trouvé une lueur d’espoir.

« Wang Youcai5 ? » Au moment où il vit le jeune homme, Meng Hao eut un regard stupéfié. C’était le fils d’Oncle Wang, qui possédait le magasin de charpentier en ville. « Comment es-tu arrivé là ? »

Meng Hao regarda la crevasse. La falaise était assez raide, et semblait impossible à descendre. La moindre faute d’inattention le ferait chuter dans la rivière.

Le courant de la rivière était tellement fort, que les risques de mourir atteignaient 90%.

« Il n’y a pas que moi, il y a d’autres personnes de villes voisines, » l’informa Wang Youcai. « Nous sommes tous coincés ici. Frère Meng, s’il te plaît, aide-nous à sortir sans tarder. » A cause du temps qu’il était resté penché au-dessus de la fissure, ses mains commençaient à lâcher prise, si ses compagnons n’étaient pas là pour le retenir, il aurait chuté dans la rivière. Son visage était rempli de peur.

En réalisant le danger, Meng Hao voulait les sauver, mais comment ? Il était monté sur la montagne seul et sans corde. A ce moment-là, il se retourna et découvrit que la montagne était couverte de vignes de rotin.

Fragile comme il était, il lui fallut deux heures pour trouver une vigne de rotin assez longue. Essoufflé, il traînait le rotin vers le bord de la falaise. Il se pencha pour descendre le rotin et appella Wang.

« Vous ne m’avez toujours pas dit comment vous êtes descendu là en bas? » Dit Meng Hao en descendant la Vigne.

« En volant! » Ce n’était pas Wang Youcai qui parlait, mais un autre jeune homme qui sortit son corps en dehors de la fissure a côté lui. Ce jeune homme paressait futé et intelligent, et parlait avec une forte voix.

« Arrêtez vos conneries, vous pouvez voler ? » Se moqua Meng hao, en remontant la vigne de rotin un peu plus haut. « Si vous pouvez voler, pourquoi vous ne volez pas pour remonter ? »

« N’écoutez pas ses conneries, » dit Wang Youcai, qui s’inquiéta que Meng Hao ne redescende pas la vigne de rotin. « Nous avons été capturés par une femme qui volait. Elle nous a dit qu’elle nous amènera dans sa secte pour devenir des serviteurs. »

« Encore des conneries ? » dit Meng Hao dédaigneusement. « Seuls les Immortels de légende peuvent faire cela. Qui croirait cela ? » Dans les livres qu’il avait lus, il y avait des personnes dans les histoires qui devinrent riches après avoir rencontré des immortels, mais ce n’était que des mensonges.

A l’instant où le rotin atteignit la fissure, Wang l’attrapa. Soudainement Meng Hao sentit un vent froid derrière son dos. Dû à la température, il se mit à frissonner comme si l’hiver était revenu. Tout en douceur, il se retourna pour regarder, il cria de surprise tout en reculant et commença à tomber dans le vide.

Il avait vu une femme avec une longue robe argentée et un visage pâle en train de le fixer. C’était impossible de prédire son âge. Elle était extrêmement belle, mais rayonnait avec une froideur qui donnait la sensation qu’elle sortait d’une tombe.

« Parfois quand on trouve certaines choses avec certaines qualités, c’est le destin. »

Au moment où il entendit la voix de la femme, c’était comme si des os se frottaient ensemble. Cette femme semblait avoir un mystérieux pouvoir, quand Meng Hao a croisé ses yeux, son corps s’est entièrement glacé, comme si elle pouvait voir à travers lui. Au point où il ne pouvait rien lui cacher.

Soudainement, elle secoua sa manche et une rafale de vent verdâtre entoura et porta Meng Hao pendant que ses mots flottaient toujours à travers l’air. Les deux s’envolèrent en bas de la falaise. Son esprit eut un blanc.

Quand ils sont arrivés à la fissure, d’un geste de la main, la femme le jeta dedans. A ce moment, elle s’arrêta et le vent verdâtre se dissipa. Apeuré, Wang et ses trois amis se précipitèrent en arrière.

La femme resta immobile, sans dire un mot. Elle leva sa tête et jeta un coup d’œil à la vigne de rotin.

Très nerveux, Meng Hao se mit à trembler. Il se leva et regarda autour de lui, l’intérieur de la crevasse n’était pas très spacieux voir très étroit. Même avec peu de personne, il y avait peu d’espace.

Ses yeux tombent sur Wang et les deux autres jeunes hommes. L’un était le malin de tout à l’heure et l’autre était propre et rondouillard. Les deux frissonnaient, comme s’ils allaient commencer à pleurer de terreur à n’importe quel moment.

« Il me manquait une personne, » dit la femme au visage pâle. Maintenant elle regarda Meng Hao au lieu de la Vigne de rotin. « Je te mets avec eux. »

« Vous êtes qui vous? » demande Meng Hao en cachant sa peur. Il était une personne éduquée avec un fort caractère. Malgré sa peur, il n’avait pas paniqué et contrôla sa peur.

La femme ne dit rien. Elle leva sa main droite et l’agita, le vent verdâtre apparut encore, et souleva tous les jeunes hommes, ils s’envolèrent tous ensemble avec la femme et disparurent comme un éclair dans le ciel. Lentement le Mont Daqing s’éloignait, Il était debout, droit et grand, l’obscurité de la nuit prenait le dessus sur lui.

Le sang drainait du visage de Meng Hao. Il se vit lui-même dans le vent verdâtre en train de traverser le ciel. Lorsqu’il volait au-dessus de la terre, le vent soufflait tellement dans sa bouche que ça l’empêchait de respirer. Un mot apparut dans son esprit.

« Immortels? » Il retint sa respiration pendant l’espace de dix respirations, jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus. Ensuite il s’évanouit.

Quand il ouvrit ses yeux, il se retrouva à mi-hauteur d’une montagne sur une plate-forme pavée avec des cailloux verts. Autour d’eux il y avait des nuages et du brouillard qui dérivaient autour d’une chaîne de montagnes ; ceci n’était clairement pas le monde des mortels. Les beaux pics des chaînes de montagnes parurent très étranges.

Wang et les autres jeunes hommes se réveillèrent terrifiés et tremblants. Ils regardèrent fixement le dos de la femme.

Debout devant elle, il y avait deux Cultivateurs qui portaient de longues robes vertes. Ils paraissaient avoir la vingtaine. Leurs yeux, creux avec des pupilles, inspiraient la crainte.

« Excellent travail, Sœur Aînée Xu, » dit un des Hommes avec une voix flatteuse. « Vous avez trouvé quatre Jeunes Bébés talentueux. »

« Amenez-les aux quartiers des serviteurs, » dit la femme, son visage froid ne regardait même plus Meng Hao et les autres. Instantanément son corps se transformait en arc-en-ciel et disparut entre les montagnes.

A ce moment-là, Meng Hao a rétabli son calme. Il fixa stupéfié l’endroit où la femme disparut. D’un coup, une expression qui n’était pas apparue sur son visage depuis seize ans s’est manifestée. Son sang commença à bouillir.

« Serviteur ? » Il pensa. « Si le travail est pour les immortels, le salaire doit être bon. » Maintenant qu’il savait qu’ils ne voulaient pas les tuer, il fit un pas en avant.

« Soeur Aînée Xu a atteint le niveau sept de Condensation de QI, » déplore le deuxième cultivateur. « Le prêtre de la secte lui a offert un Fanion du vent, c’est pour cela qu’elle pouvait voler sans être à l’étape d’Etablissement des Fondations. »

Il regarda ensuite Meng Hao et les autres d’une manière arrogante.

« Toi et toi, » dit-il en pointant à Wang et le jeune homme malin. « Suivez-moi vers les Quartiers Sud des serviteurs. »

« Quel est cet endroit ? » Wang demanda, sa voix et son corps tremblaient pendant que l’immortel pointait du doigt vers lui.

“La secte Reliance.”


 

  1. L’Etat de Zhao est nommé d’après l’état historique du Zhao
  2. Le Grand Tang est le nom Historique de la Dynastie Tang
  3. Xi’an est nommé d’après la Ville historique Xi’an
  4. Le nom Meng Hao est un nom chinois 孟浩 (mèng hào) – Meng est un nom de famille. Hao veut dire soit « Grand » ou « Beaucoup »
  5. Le nom Wang Youcai’s en chinois est 王有才 (wáng yǒu cái) – Wang est un nom famille commun. Youcai veut dire « d’avoir du talent » ou « capacité »

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