[Skyfire Avenue] Proposition de trad

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    Voilà le dernier chapitre de la semaine,

    Bonne lecture !

    Arpak



    Chapitre 78 : Le palais Moonfiend

    « Lâchez vos armes, à terre, les mains sur la tête ! »

    S'en suivit le son des armes tombant au sol, juste avant que chacun des hommes en capuche cyan ne joignent ses mains sur sa tête et ne s'agenouille. Les habitants de la ville qui passaient par là regardaient tous abasourdis, incapables de comprendre ce qui se passait.

    « Tu ne peux pas t'en empêcher, n'est-ce pas Guoguo, » marmonna Lan Jue désespérément.

    « Et qui a dit qu'ils avaient le droit de pointer des armes sur mon boss ? » Lin Guoguo lui lança un regard aigri.

    Ke'er ricana. « Guoguo a bien fait ! Elle a juste été plus rapide que nous. »

    Il regarda découragé vers l'intérieur de la ville. « Au départ, j'espérais pouvoir éviter de faire autant de bruit. »

    Les notes perçantes d'une alarme leur parvinrent, et des canons s'abaissèrent du haut des portes du palais. Plusieurs verti-cars se dirigeaient déjà vers eux depuis l'extérieur de la ville.

    Les élégants sourcils de Ke'er se redressèrent, mais avant qu'elle ne puisse faire un mouvement, elle sentit la main de Lan Jue sur son épaule. L'instant d'après, un nuage électrique se leva, les entourant lui et les trois femmes. Le temps qu'il se dissipe, l'espace qu'ils avaient occupé était vide.

    Il ne fallut que quelques secondes aux patrouilles de pirates motorisées pour être sur place. Le temps qu'ils arrivent, les gardes à genoux avaient repris leurs esprits, mais aucun d'eux n'avait une quelconque idée de ce qui s'était passé. Cela n'avait pas d'importance, car il n'y avait aucune de trace de Lan Jue ou de ses amazones pour prouver qu'ils avaient été là.

    Quelque part d'autre, des filaments d'électricité multicolores passèrent en hauteur. Ke'er parla au petit groupe qui venait d'apparaître. « Boss, ton électro-portation n'a jamais été aussi bien ! N'étais-tu pas en train de déprimer maladivement ces trois dernières années ? »

    Lin Guoguo la châtia d'un doigt dans les côtes, alors que Mika s'efforçait vaillamment de cacher un rictus ironique. « Ça c'est notre Ke'er, aussi franche et honnête que possible. »

    Lan Jue frappa doucement Mika sur le dos du crâne. « Ouais, parce que tu ne parles jamais trop, toi. »

    Mika lui tira la langue. « Favoritisme ! »

    Alors que les résidus de l'électro-portation se dissipaient, ils se trouvèrent devant les portes de la vieille ville.

    « Et vous êtes qui vous ? »

    La voix clairement confuse d'un garde en capuche argentée leur parvint, lui et son partenaire regardaient les quatre silhouettes qui étaient soudainement apparues dans un nuage d'étincelles et de couleur.

    Lan Jue leva la tête et un éclat de lumière bleue emplit l'endroit. Les hommes en capuche argentée s'effondrèrent. « Petite Yue, si tu pouvais te donner la peine. » En parlant, le son fut emporté par une étrange lumière bleue, qui s'éloigna dans les airs.

    Un éclair était, évidemment, de la lumière. Avec la bonne implémentation et réception, c'était un meilleur conducteur phonique qu'un mégaphone.

    Un grand cri comme celui d'un oiseau sortit de l'intérieur du palais, et juste après, une silhouette dorée apparut devant eux.

    « Qui êtes-vous ? »

    C'était une fille en robe dorée, pas plus de dix-huit ou dix-neuf ans. Elle avait une allure étrangement imposante, avec ses bras étirés sur ses côtés. Mais ce n'était pas sa pose qui était surprenante – au lieu, c'était la paire d'ailes qui sortaient de son dos. Elles se déployaient derrière elle, émanant une apaisante lumière blanche. Une épée en bronze, qui semblait très ancienne, était fermement tenue dans sa main droite. Malgré son apparence, elle n'émanait aucun sentiment de force ou de violence.

    Lan Jue regarda la jeune femme, comme absorbé. « Je ne crois que nous ayons eu le plaisir de nous rencontrer. Tu as probablement rejoint le clan les quelques dernières années. Quelle est ta Discipline ? »

    « Assez ! » La voix de la jeune fille était dure et froide. L'épée en bronze serrée dans sa main jaillit. Au même instant, la lumière blanche autour de ses ailes devint plus forte, et commença à se solidifier autour d'elles. En bougeant, la lame aussi brillait d'une lumière blanche incandescente. Un certain sens de sainteté et de droiture les enveloppa. De grands reflux de pouvoir passèrent sur Lan Jue et ses camarades.

    « Angélisme. Acquis, pas génétique ? Quelque chose que tu as obtenu du Château Pontifical, je suppose. » Lan Jue regarda la jeune femme attentivement.

    Elle s'arrêta, étonnée, mais l'hésitation fut rapidement rattrapée par un regard meurtrier. Elle se leva sur la pointe des pieds, et fonça sur Lan Jue en un instant. Sa lame pointée comme une lumière blanche et perçante, prête à séparer sa tête de son corps.

    « Stop ! Luo Shang ! » La commande régale résonna, mais avait malheureusement une seconde de retard. La lumière blanche avait déjà atteint Lan Jue.

    « Stop ! » Lin Guoguo éleva la voix, froide comme de la glace. Ses yeux verts étaient devenus aussi dorés que la robe de la jeune femme.

    Le corps de la jeune femme trembla aux yeux de tous. Elle s'arrêta en l'air, alors qu'au même moment, un feu surgit à côté de Lan Jue. Le mur de feu était comme un bouclier, empêchant la fille d'avancer plus loin.

    Les lumières blanches et rouges se fracassèrent. Rien ne pouvait pénétrer le flash qui en résulta. La fille en doré avait déjà reculé, et flottait dans les airs, les ailes grandes ouvertes.

    Une silhouette descendit vers eux, vêtue d'une robe noire voluptueuse. Elle était fine, et ses longs cheveux noirs flottaient librement derrière elle comme une ombre vivante, lui arrivant jusqu'aux mollets. Sa peau était aussi blanche que de la crème. En fait, il n'y avait que ses pâles yeux rouges qui avaient un peu de couleur. Alors qu'elle flottait vers le sol, elle devint le centre d'attention de tous.

    De troupes entières d'homme en capuche argentée se déversèrent des portes du palais alors que la femme aux yeux rouges fit son apparition. Parmi eux, deux hommes en or vinrent se tenir derrière la jeune femme. L'un d'eux, en voyant Lan Jue, eut un mouvement de recul. De la peur passa derrière ses yeux.

    « Impératrice. » La fille se retourna vers la femme et l'appela respectueusement.

    « Luo Shang, je vais m'en occuper. » Sa voix était dure, son expression encore pire, et elle émanait un sentiment palpable de majesté. Avec sa seule présence, l'air autour d'elle semblait se figer de son aura.

    « Comme vous le voulez. » Elle recula derrière sa reine. Elle prit position aux côtés de ses deux autres compatriotes dorés.

    La femme en noir se rapprocha sensuellement de Lan Jue. Chacun de ses pas augmenta la sensation oppressante de son aura, emplissant l'air jusqu'à saturation.

    Elle s'arrêta à cinq mètres de lui.

    L'instant d'après, son expression glaciale fondit comme neige au soleil. Et un charmant sourire apparut de sous le givre. Elle lui lança une légère remontrance. « Qu'est-ce que tu fais là à jouer à qui est le plus fort ? »

    Lan Jue eut un rire d'excuse. « Ça fait longtemps, Petite Yue. Je n'avais pas l'intention que ça se passe ainsi. Malheureusement, les codes com que tu m'avais donné pour Crescent City ont expiré. »

    L'Impératrice se dirigea à nouveau vers Lan Jue, continuant son grognement coquet. « Ça fait longtemps, et même pas un mot. » Sa main se leva en parlant, et se posa sur le bras de Lan Jue. Si les pirates d'élite présents ne regardaient pas déjà dans un silence étonné, ils le feraient maintenant. Leur noble et majestueuse Impératrice, réduite à une gamine qui drague ?

    « Pas si près. » Mika se jeta entre les deux, face à face avec l'impératrice.

    « Mika ... toujours si pleine de haine, » gazouilla la femme, des plis apparaissant sur son front.

    Mika remonta ses lunettes sur son nez, et secoua doucement la tête. Le mouvement fit tomber ses cheveux qui étaient retenus en un chignon sur sa tête. En tombant, ses cheveux se mirent à changer, devenant rouge grenat de la plante à la pointe.

    Un pouvoir palpable et horrible jaillit telle une marée. Les hommes en capuche argentée ne purent s'empêcher de faire un pas en arrière en appréhension. C'était une aura monstrueuse et pas moins étouffante que celle de l'Impératrice.

    Tel était le pouvoir de l'une des Amazones de Zeus : Mika, la Succube Stygienne* !


    *[1. Stygienne veut dire qui vient du Styx, le mythique fleuve Romain des Enfers]
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    Premier chapitre de la semaine,

    Bonne lecture ;)

    Arpak




    Chapitre 79 : La Fille de Satan

    De longues boucles de cheveux bordeaux étaient sublimées par une paire d'yeux rouge sang. Des flammes montèrent, aussi sombres que les feux de l'enfer – et au milieu, cette terrible et étouffante aura ! La totalité de l'endroit devint fade et morose.

    Telle était Mika – la Succube Stygienne.

    « La Tour Noire. Tu pues Satan ? » La jeune femme qui avait précédemment reculé à la demande de sa maîtresse s'avança à nouveau. Les ailes déployées dans son dos réagirent à la scène, brillant d'une faible lumière blanche. Elle pulsa et trembla en rencontrant l'aura démoniaque de Mika.

    L'Impératrice Moonfiend la regarda les sourcils froncés, et une lumière dorée scintilla derrière ses yeux. Sa propre présence – précédemment majestueuse et dominatrice – changea. Elle devint claire, et émanait un sentiment de sainteté pure.

    « Mika … es-tu sûre de vouloir te mesurer à moi ? »

    La Succube renifla dédaigneusement. « Si tu oses t'approcher une nouvelle fois de mon boss, je raserais ton palais. »

    « Très bien Mika … détends-toi. » Lan Jue leva sa main droite et la plaça sur l'épaule de Mika pour l'apaiser. Les flammes dansantes et éthérées qui l'entouraient commencèrent à grimper le long de son bras comme un cancer.

    Mika eut un cri de surpris. La lumière meurtrière de ses yeux et la couleur feu de ses cheveux s'effacèrent peu à peu. Le sentiment qui avait gagné la région – l'oppression démoniaque – se dissipa aussi.

    L'expression de l'Impératrice montrait clairement son mécontentement, et elle fusilla Lan Jue du regard. « Imbécile. Tu viens jusqu'ici, tu fais face à tous les cahots, et tu amènes trois jalouses petites filles avec toi. Cela m'ennuie. Entrez, si c'est nécessaire. » En parlant, elle tourna paresseusement les belles courbes de sa silhouette vers le palais. Elle s'y dirigea, se déhanchant sensuellement. C'était suffisant à pousser n'importe quel homme à faire des choses irrationnelles.

    Les flammes qui léchaient la main de Lan Jue s'amenuisèrent avant de disparaître complètement. Il tapota l'épaule de Mika à nouveau.

    Mika baissa la tête de quelques degrés. « Je suis désolée boss, » dit-elle simplement. « J'ai vu le sous-fifre du pontife et … je n'ai pas pu m'empêcher. »

    Lan Jue prit un ton plus sérieux. « Ces quelques dernières années, tu as fait des merveilles en refoulant les ténèbres. Ne gâche pas tous ces efforts. »

    « Oui boss, » dit-elle consciencieusement. Il n'y avait plus de traces de ce mal débridé d'avant.

    Lin Guoguo et Ke'er étaient à côté d'elle. Chacune lui prit une main pour la réconforter.

    Lin Guoguo se pencha un peu vers elle. « Sœurette, il n'y avait pas besoin de ça, » lui chuchota-t-elle. « Tu sais que Ke'er et moi sommes là. Ensemble, on peut très bien protéger le boss. »

    Ke'er hocha son accord. « Exactement ! Sœurette, ne te laisse emporter par tes pulsions. Je me souviens de comment tu étais avant. Violente et imprévisible. »

    Lan Jue leur sourit amèrement. « La dernière fois que j'ai vérifié, j'avais encore mes mains et mes jambes, mesdames. Je suis parfaitement capable de me défendre. Allons-y. » Il se frotta le nez et se dirigea vers l'entrée du palais.

    Luo Shang les regarda partir tous les quatre, en marchant vers le palais. Elle prit particulièrement attention à Mika qui suivait son boss. Ses yeux clairs et aiguisés n'avaient pas quitté leur forme de Succube, même une fois entrée dans le palais.

    « Tant de malfaisance endormie, » marmonna-t-elle à elle-même. « Comment est-ce possible ? Même au cœur de la Tour Noire il n'y a en a que très peu qui sont capables d'une telle vilainie. Pourrait-elle être proche du vil Satan ? Qui diable peut-elle être ? Et comment est-elle arrivée au service de cet homme ? »

    « Luo Shang. » La voix venait d'à côté d'elle, et la sortit de sa rêverie.

    « Hm ? » Elle releva la tête, regardant l'homme en or à ses côtés.

    « Il y a certaines choses dans lesquelles il vaut mieux éviter de mettre son nez, » prévint-il. « Tu n'en tireras aucun bénéfice – juste du risque. Tout ce que je peux te dire, c'est qu'aussi dangereuse soit cette femme – son patron est pire. »

    Luo Sang regarda vers là où ils avaient disparu. Qui était-il ?

    ζ

    Le palais n'avait ni ascenseur ni moyen de transport. Le seul moyen de monter était de prendre les vieux escaliers en pierre, qu'ils prirent tous les quatre à la suite de l'Impératrice. Finalement, ils arrivèrent au sommet du château.

    Ici, il n'y avait pas d'entourage d'homme en capuche argentée. Pas de garde ni de serviteur. Que l'Impératrice et ses invités.

    Le point le plus haut n'était pas large, et après avoir ouvert une porte en bois, ils se retrouvèrent dans une pièce de seulement deux cent mètres carrés environ.

    Le sol était recouvert 'un tapis de pure fourrure blanche. Des meubles antiques étaient disposés tout autour. Sur les murs, les yeux de nombreux portraits suivirent leur entrée.

    Mika tressaillit sous leur regard, et la plus petite étincelle brilla derrière ses yeux.

    « Mika, » prévint Lan Jue.

    Mika serra les dents, et remonta se lunettes sur son nez. Ses yeux s'éclaircirent.

    Lan Jue regarda l'impératrice. « Ça fait tellement longtemps que tu as quitté le service du pape. Pourquoi gardes-tu ces gribouillis accrochés aux murs ? »

    Leur hôte leur répondit doucement. « Il ne faut pas oublier d'où l'on vient. Ils n'ont peut-être plus foi en moi, mais ma foi dans le Seigneur n'a pas changé. S'il n'y avait pas eu cette foi, après tant d'années, je suis sûre que je serais tombée dans la corruption. »

    Les sourcils de Lan Jue se rapprochèrent. « Et qu'en est-il de cette fille, Luo Shang ? Si je ne m'abuse, c'est une Talent acquis, dernière génération. Et son Angélisme est celui d'un Archange, pas moins. Comment est-elle arrivée ici ? N'as-tu pas peur que le Château Pontifical ne vienne te poser des problèmes ? Je ne serais pas surpris s'ils savaient déjà que tu étais ici. »

    Le ton de l'Impératrice prit une note sombre de violence et de dédain. « Même s'ils osaient quitter leurs augustes tours, il y aurait peu de chances que j'y retourne. En fait, même si tu ne m'avais pas avertie sur leur vraie nature – ouvert les yeux quant à leurs véritables intentions – j'aurais probablement quand même quitté leurs rangs. Mais voilà ce qu'il en est. J'ai vu Luo Shang grandir, et l'ai convaincue de me rejoindre. En gros c'est ça. Le Château Pontifical n'en a aucune idée. Tu devrais savoir que mon contrôle sur cet endroit est absolu. Tu es le premier à l'avoir vue et à avoir vécu assez longtemps pour le raconter. »

    « Hmph. » Mika renifla énervée.

    L'Impératrice lui jeta un regard. « Et pourquoi grognes-tu ? J'ai quitté le Château Pontifical à la demande de cet homme – n'as-tu pas fait la même chose avec la Tour Noire ? Nous ne sommes certainement pas pareilles toutes les deux – tu es la fille de Satan, héritière de la Tour Noire. Mais tu lui as quand même tourné le dos, et tu es partie. Si la Tour Noire devait le trouver lui, je ne peux qu'imaginer les problèmes. Tu ne comprends même pas combien la tour était enragée le jour où tu es partie. Mais je suis curieuse quant à la manière dont vous avez réussi à cacher toute trace de votre présence aussi longtemps. Et à contrôler cette nature démoniaque si bien. »

    « Ça ne te regarde pas. » Cracha Mika.

    Quatre yeux se croisèrent, se défiant, et à nouveau, ce dangereux feu s'embrasa au fond des yeux de Mika.

    Désespéré, Lan Jue intervint. « D'accord, vous deux ne vous entendez pas quand vous vous voyez, ok ? Vous avez peut-être des croyances très différentes, mais vous avez toutes les deux changé. »

    L'Impératrice roula ses yeux vers Lan Jue, mais même cette action-là avait une note de séduction.

    « Alors qu'est-ce que vous attendez de moi cette fois ? Il y a forcément quelque chose, sinon vous ne seriez pas venus. Peureux. »

    Lan Jue répondit comme s'il n'avait pas entendu l'insulte. « J'ai besoin d'une carte des Champs d’Étoiles Brisées la plus à jour possible. Quel est ton prix ? »

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    C'est le milieu de la semaine, alors voilà le prochain chap !

    Bonne lecture ;)

    Arpak



    Chapitre 80 : Le Clash des Sept Étoiles

    « Tu es là pour cette gemme de pouvoir, n'est-ce pas ? Il semblerait que tu aies fini par découvrir ce qu'elle fait. Dis-moi donc, quel prix penses-tu que je devrais demander ? » L'Impératrice sourit malicieusement à Lan Jue, une lumière de connivence dans ses yeux.

    « En voilà une bien belle avare, » marmonna Lan Jue.

    L'Impératrice rit simplement, se tournant vers ses invités. « Aww, qui a dit que j'étais avare ? Vous ne voulez qu'une carte des étoiles ? Elle est à vous. »

    Elle leva sa main droite en parlant. Vide, une lumière apparut dans sa main – faible au début, mais grandissante jusqu'à couvrir toute sa main. Quand elle disparut, elle contenait un disque argenté, qu'elle donna à Lan Jue.

    Lan Jue ne fit aucun mouvement de courtoisie, prenant le disque et le donnant à Ke'er, qui était à côté de lui.

    « Merci. Je t'en dois une. On va y aller. » Disant cela, il se retourna et prit le chemin de la sortie. Il n'avait aucunement l'intention de rester plus longtemps que nécessaire.

    « Arrêtez-vous là ! » Interrompit la charmante voix de l'Impératrice.

    Lan Jue s'arrêta, et se retourna pour voir un visage qui était devenu agité.

    « Inconcevable. On finit de faire affaire, et tu t'en vas comme un voleur ! » Elle sonnait rancunière.

    « Hey, » commença Ke'er, le visage amer, « fais attention à ce que tu dis. Notre boss est quelqu'un de bien, personne ne profite de qui que ce soit ici. »

    L'Expression de l'Impératrice s'assombrit. « Cesse de te moquer de moi, petite fille. D'une certaine manière, j'imagine que vous espérez toutes qu'il ne soit pas aussi bien. Les Amazones de Zeus... est-ce que l'une d'entre vous oserait avouer ne pas être intéressée ? Vous savez qu'il fait semblant de ne pas remarquer. »

    Ce fut au tour du visage de Lan Jue de s'assombrir. « Ke'er, rends-lui les cartes. On s'en va. »

    Ke'er resta choquée sur place. Lin Guoguo et Mika étaient toutes aussi surprises, leur visages portant d'étranges expressions. Elles connaissaient très bien leur boss. Cette fois-ci, il était très en colère.

    L'Impératrice elle-même fut surprise, mais elle ne fit aucun mouvement pour prendre le disque des mains de Ke'er. Les coins de ses yeux rougirent, et une boule se mit à grandir dans sa gorge alors qu'elle parlait. « Tu les protèges donc, elles. Sois franc, Zeus – si je me soumettais, est-ce que tu me prendrais sous tes ordres aussi ? Deviendrais-je ta cinquième servante ? »

    Les sourcils de Lan Jue se levèrent, et il soupira alors que la douceur revenait dans ses yeux. « Petite Yue, tu sais que c'est impossible. Avec ton caractère, comment pourrais-tu ne pas ? Et même si, ma protection n'est pas sans limite. »

    L'Impératrice Moonfiend baissa la tête. « Je sais. Tes trois années d'isolement n'étaient pas que pour Héra. Mais aussi pour les trois filles avec toi. Le savais-tu Mika ? Je vous envie vraiment vous toutes – d'avoir un homme comme lui comme gardien. Parfois, le Seigneur dur et sévère dans son château, et parfois l'ange au grand cœur. Partez donc, je n'ai plus rien à vous dire. »

    Mika, Guoguo et Ke'er tournèrent leurs yeux vers Lan Jue.

    Lan Jue sourit indifféremment, comme si rien ne s'était passé. « On y va. » Les mots flottaient encore dans les airs alors qu'il se retourna pour partir.

    A ce moment-là une silhouette apparut, montant rapidement des étages en dessous. C'était l'homme en capuche dorée de tout à l'heure qui avait prévenu Luo Shang – et qui se révéla être Gao Yong.

    « Votre Majesté. Ils en ont amené un autre. »

    L'Impératrice avait retrouvé sa noble façade en un instant, et était à nouveau la majestueuse reine des pirates Moonfiend. « Amène-les à la salle de réception. J'y serais dans un instant. »

    Gao Yong regarda furtivement Lan Jue et ses servantes avant de continuer. « Votre Majesté, leurs intentions cette fois … J'ai bien peur que nous ne puissions les faire attendre plus longtemps. »

    L'Impératrice renifla dédaigneusement. « Ils attendront que les poules aient des dents si c'est ce que je veux. Mais très bien, j'irais les voir. »

    Ke'er tripotait le disque entre ses mains en marmonnant, surtout à elle-même. « Je savais que ça ne serait pas facile. »

    Lan Jue ricana. « C'est pour le mieux, en fait. Comme ça je n'aurais pas besoin de m'en occuper plus tard. »

    Se retournant, il prit note de l'expression sur le visage de l'Impératrice. « Alors, quel est le problème, Petite Yue? »

    Mais elle était devenue têtue, et lui fit signe de s'en aller. « Ça ne te regarde pas. Vas-t-en. »

    Lan Jue se tourna alors vers Gao Yong. « Peut-être que tu seras plus avenant. »

    Gao Yong regarda sa maîtresse, puis Lan Jue, de l'incertitude plein les yeux. Il répondit doucement. « Monsieur Lan, c'est le clan des pirates du Purgatoire. Nous ne savons pas comment ils ont fait pour gagner en pouvoir aussi rapidement … ils veulent une redistribution des territoires. Ils ont prévu d'utiliser les anciennes méthodes pirates - »

    « Un duel. » dit Lan Jue.

    Gao Yong hocha.

    « Quelle sorte de duel, » poursuivit-il.

    Gao Yong répondit. « Trois combats d'adeptes. Quatre de méchas. Sept au total, le premier à quatre victoires a gagné. Ici, on l'appelle le 'Clash de Sept Étoiles'. »

    « Ça m'étonne, » dit Lan Jue. « Avec la puissance de la Moonfiend, j'aurais pensé que vous n'auriez pas eu ce genre de problèmes. »

    Le sourire de Gao Yong était amer. « Au départ, notre pouvoir était absolu, mais depuis peu, le Purgatoire a recruté quelques adeptes particulièrement puissants dans leurs rangs. Nous soupçonnons qu'ils aient été pris des Trois Alliances, amenés avec six vaisseaux de guerre. Avant, le clan était déjà proche de nous en terme de pouvoir, mais à présent, l'écart est considérablement réduit. »

    Lan Jue se tourna vers l'Impératrice. « Petite Yue, je peux t'aider avec ça. Disons que c'est ton prix, que les dettes sont réglées. Et pas juste pour la carte des étoiles – compris ? »

    Elle regarda Lan Jue silencieusement. Les émotions dans ses yeux étaient nombreuses et compliquées, mais contrôlées. Finalement, elle ouvrit la bouche. « C'est toi qui vois. »

    Ke'er fronça les sourcils à ce qui se passait. « Boss, allons-y. On dirait que tu veux absolument l'aider. Qu'est-ce qu'on fait encore là ? »

    Lan Jue ne répondit pas, au lieu de ça, il parla à Gao Yong. « Quand commence le Clash ? »

    « Si ça ne tenait qu'à eux, dans trois jours, » répondit Gao Yong. « Si Monsieur Lan accepte de nous aider, nous leurs répondrons ainsi. »

    Lan Jue hocha. « Très bien. Dans trois jours, nous reviendrons à Moonfiend. Entre-temps nous avons nos propres affaires gérer. Attendez notre retour, puis nous nous battrons au nom des pirates Moonfiend »

    Le visage de Gao Yong était ravi. « Mille mercis, Monsieur Lan ! » Depuis qu'il avait appris l'identité de Lan Jue, Gao Yong était encore plus reconnaissant pour la magnanimité et la retenue dont il avait fait preuve ce jour-là sur l'Avenue.

    Il prit le chemin hors du château, un petit sourire toujours présent comme une ombre sur son beau visage. Ses trois amazones le suivirent.

    « Boss ! » Appela Mika.

    Lan Jue ne lui prêta aucune attention, même s'ils marchaient côte à côte. Son bras se pressa contre elle pendant un court instant.

    Elle ne dit rien de plus, et marcha avec lui en silence. Doucement, elle tapa quelques boutons dans le communicateur sur son poignet.

    Alors que les quatre quittèrent la ville, Lan Jue ne dit pas un mot. La verti-car qu'ils avaient loué les attendait patiemment non loin, prête à partir.

    « Un instant, Zeus. » L'exclamation brisa le silence de leur marche.

    Lan Jue s'arrêta net, et ses traits se changèrent, laissant tomber ce petit sourire. Doucement, il s'adressa à la voix. « Allez-vous m'obliger à tuer quelqu'un ? »

    « On dirait que mes estimations sont exactes. Si je te laisse partir aujourd'hui, j'ai bien peur que tu ne reviennes pas. L'Impératrice a toujours autant d'affection pour toi, et même si je ne sais pas ce qu'elle a insinué, on dirait que tu as compris. »

    Une grande silhouette se dirigeait lentement vers eux. La réalité semblait tourbillonner et se tordre autour d'eux. Les quelques marchants et piétons sur la rue disparurent silencieusement. Les protectrices de Lan Jue ressentirent clairement qu'elles étaient entrées dans une autre réalité.

  • merci pour le chapitre
  • merci pour le chapitre
  • Bonjour tout le monde !

    Une fois n'est pas coutume, je poste le chap tôt le matin. (oui je sais, y a plus tôt que 9h du mat)

    Désolé de vous avoir fait attendre 2 jours sur le suspens aussi horrible que de savoir qui peut bien s'en prendre à Lan Jue, ne vous inquiétez pas, tout est expliqué dans ce chap ;)

    Sur ce, bonne lecture, et à la semaine prochaine !

    Arpak




    Chapitre 81 : Le Château Pontifical

    L'imposante silhouette se rapprocha de plus en plus, et avec chaque pas, ses traits devinrent de plus en plus clairs. Au moins deux mètres de haut, et vêtu d'une armure de plaques digne du Moyen-Âge. Dans sa main gauche, un bouclier. Dans sa main droite, une épée.

    A chaque pas, son aura imposante grandissait. C'était comme s'il était le centre de l'univers, le maître de cette réalité.

    Le visage de Lan Jue était calme quand il lui fit face. « Ça faisait longtemps, Raphaël. »

    « En effet. Ça faisait longtemps, Zeus. On t'a cherché partout pendant … des années. » La marche incessante de Raphaël vers Lan Jue ne s'arrêta pas. Étrangement, malgré sa lourde armure de plaques, il ne faisait aucun bruit en avançant vers le petit groupe.

    Mika avait déjà changé ; ses yeux s'étaient plissés, leur rouge devenant plus foncé à chaque seconde qui passait. « L'Archange du Soin … Raphaël, du Château Pontifical. »

    Lan Jue se retourna alors pour faire face à Mika, et plaça délicatement ses mains sur ses épaules. « Mika, promets-moi. Sauf s'il n'y a vraiment aucune autre possibilité, n'utilise pas tes pouvoirs. Compris ? »

    Elle le regarda dans les yeux en silence, quelques gouttes commencèrent à s'agglutiner dans les coins de ses yeux. « Boss ... »

    Il laissa doucement courir une main dans ses cheveux. « Tu m'appelles boss, il est de ma responsabilité de te protéger. Fais-moi confiance. »

    Mika prit une grande inspiration, et redressa ses épaules. « Bien ! » Le rouge qui s'était glissé dans ses yeux s'était dissout.

    « Zeus. Vraiment, il n'y a aucune raison d'être comme ça. Si tu veux partir, il n'y a aucun d'entre nous qui ne t'en empêchera. Tout ce qu'on veut, c'est la Succube Stygienne. Nous n'avons jamais voulu nous battre avec toi. Donne-la nous, et tu pourras partir. Le Château Pontifical t'en revaudra une. »

    Lan Jue rit, presque comme si l'échange le rendait joyeux. « Raphaël, tu ne cesses de m'appeler Zeus. Tu sais donc quelle sorte de personne je suis. »

    « Mais tu n'es pas un être suprême. » Cette phrase venait d'une autre voix, claire et mélodieuse. Une autre figure imposante apparut, celle-ci non pas en armure, mais en robe blanche impeccablement lavée. De longs cheveux d'or volaient dans son dos, et des yeux saphir incrustés dans son beau visage. Il avait l'air royal, élégant, comme un artiste.

    Lan Jue leur offrit un sourire en coin. « Nous sommes tous de vieux amis. Je me disais bien qu'avec Raphaël dans le coin, tu ne serais pas loin. Gabriel, tu n'as pas changé. »

    Gabriel lui sourit en retour. « Oh ? Et comment me décrirais-tu ? »

    « En toc, » répondit Lan Jue sans aucune hésitation.

    La figure de Gabriel se figea, mais il s'en remit vite. « Ah Zeus, tu n'as que des mots ? Je suis curieux, cependant, de savoir comment tu as su que c'était un piège. En contrepartie, je te dirais comment nous l'avons tendu. »

    Lan Jue parla, presque comme s'il s'ennuyait. « Votre piège n'avait aucun défaut, en vrai. Mais, vous n'auriez pas dû m'envoyer ce petit ange. Je sais quel genre de personne est Petite Yue, aussi bien que je connais sa relation avec vous autres. Mais je connais aussi son cœur – et elle ne laisserait jamais l'un d'entre vous près d'elle. Si je ne m'abuse, vous lui avez probablement offert quelque chose qu'elle ne pouvait refuser en échange de cette petite embuscade. Ce Clash des Sept Étoiles était de votre fait, et vous étiez certains que je tomberai dans ce piège. »

    Gabriel soupira. « Tu es vraiment d'une race particulière. Là, tu ressembles au vrai Zeus. Même maintenant, tu essaies de protéger ta Petite Yue. Tu as vu juste sur un point, mais il y avait aussi Gao Yong. Mais ce n'était même pas le plus important. Ce qui a tout changé à la fin, c'est quand Yue a vu le regard dans tes yeux. Nous pensions au départ que tu avais été berné, mais elle s'est rendue compte de la manière dont tu parlais à Gao Yong ; détendue, à l'aise. On a donc décidé de nous en occuper aujourd'hui. »

    « Bien sûr, tu peux encore choisir de partir. Tu n'as qu'à choisir de nous laisser la Succube. Tu peux garder les autres et t'en aller, » ajouta sincèrement Raphaël.

    Lan Jue sortit paisiblement son cigare de la poche de sa poitrine, sortant également un coupe-cigare. Il coupa le bout, et parla à Mika par-dessus son épaule. « Je peux avoir du feu ? »

    Mika eut un rictus malicieux. Elle joint le bout de son pouce et de son index, et une flamme apparut devant le visage de Lan Jue.

    Lan Jue se pencha en avant et tira sur son cigare, y aspirant les flammes. Les lourds arômes de l'excellent cigare commencèrent à se répandre autour de lui.

    « Qui d'autre, hm ? Sors de là. Dans cette Lumière Sainte, c'est difficile de savoir exactement où tu es. Que deux d'entre vous ne sont pas suffisant pour ce que vous voulez, à mon avis. »

    Il regarda autour de lui avec une expression d'ennui, son humeur presque condescendante. Mais ses manières étaient clairement pleines d'arrogance.

    « Tu souhaites donc être notre ennemi, Zeus ? » Une voix magnétique et grondante emplit l'air. La voix changea quelque chose dans Lan Jue, l'arrogance disparut, laissant la place à de la dignité.

    Une figure rouge feu apparut peu à peu entre Gabriel et Raphaël. Elle marcha vers eux d'un pas moyen, presque tranquille mais, à chaque pas qu'il prenait, sa présence inondait un peu plus l'espace d'une grande lumière.

    Le visage de Mika pâlit. « Michel – l'Ange de la Guerre ! »

    Lan Jue rit à gorge déployée, et tira longuement sur son cigare. Une volute de fumée s'extirpa lentement de ses lèvres. « Vous me tenez tous en si haute estime ! Trois des Sept Archanges du Pape. Quelqu'un d'autre ? »

    Michel était vêtu d'un armure rouge feu. Bien que brillante et divine, ses traits étaient durs et sculptés dans la roche. Une grande cape pourpre flottait dans son dos, et il ne portait pas de casque, ce qui laissait ses cheveux d'or briller vaillamment dans la sainte lumière.

    « Uriel. Il est à votre vaisseau. Tu dois savoir que la Demoiselle des Lames ne fait pas le poids face à lui, » dit Michel posément.

    « Donc seulement vous quatre, » demanda Lan Jue.

    Michel continua. « La Succube nous est importante. Elle héritera la Tour Noire. »

    Lan Jue se tourna vers Gabriel. « Vous m'avez trouvé après ce que j'ai fait sur Skyfire j'imagine. Puis vous avez découvert que j'étais sur l'Avenue. Puis, après la dispute avec Gao Yong, vous vous êtes dits que j'irai aux Champs d’Étoiles Brisées. Vous comptez donc en finir ici. Ai-je raison ? »
  • merci pour le chapitre
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  • Bonjour tout le monde !

    Il n'y aura plus de chapitres sur le forum dorénavant, en effet, je passe enfin sur le site !!! B) :)

    Je vous demande à tous pardon de ne pas avoir publié de chapitre cette semaine. J'étais malade et j'avais mes derniers exams :( , du coup je voulais concentrer les quelques forces qui me restait sur les révisions. Mais ça va mieux maintenant, et j'ai fini mes exams :)

    Tant qu'on est sur les mauvaises nouvelles, j'en profite pour vous annoncer que je pars en vacances cette semaine et peut-être aussi la semaine prochaine, et sans internet, donc sans possibilité de passer de chapitres à Ptit Lu pour qu'il vous les publie. Cependant, je me prévois une méga quantité de chapitre de la mort (qui tue) à traduire dans mes valises !! Ce qui veux dire pleins de chaps de SA à mon retour !!

    D'ailleurs, Ptit Lu est en plein checks des derniers chaps du forum, donc vous devriez bientôt pouvoir les lire sur le site, avec les fautes corrigées.

    Bon, je résiste pas à vous mettre un dernier petit chapitre ;)

    Bonne lecture, et à bientôt sur le site !

    Arpak




    Chapitre 82 : Ascension

    Gabriel fixa Lan Jue des yeux. « Zeus, je vais le souligner une nouvelle fois – nous n'avons pas besoin d'être ennemis. »

    Lan Jue rit doucement en guise de réponse. « Mais je le suis déjà, n'est-ce pas. Je n'ai pas vraiment le choix, et vous non plus. La seule chose qui nous reste à dire ne peut se dire que par le pouvoir. Si vous voulez prendre Mika, vous n'avez qu'un chemin – et c'est en me passant sur le corps. »

    La réponse de Michel était calme. « Si c'est le cas, il n'y a plus rien à dire. Gabriel, tu t'occupes de celles-là. Zeus est à moi. »

    De brillants piliers de lumière jaillirent des trois anges. Leurs pures ailes blanches se déployèrent sur de magnifiques longueurs. Chacun avait six splendides ailes. Chacun était un Séraphin à Six Ailes !

    Un Angélisme résultant en un séraphin à six ailes voulait dire qu'ils étaient des Talents de niveau neuf, au moins de rang sept. Et Michel, l'Ange de la Guerre, chef des Sept Archanges un maître au neuvième rang du neuvième niveau. Il avait atteint le sommet de la cultivation.

    Gabriel, le Messager de la Mort était au huitième rang du neuvième niveau. Raphaël, l'Ange du Soin, septième rang du neuvième niveau.

    De grands rayons de lumière rouge-doré sortirent méchamment du dos de Michel. « Zeus et sa grande renommée. Cela fait longtemps que j'attendais ce combat. »

    Lan Jue tira paresseusement sur son cigare. « Tu y as pensé, Michel ? Tu me connais, tu sais que je ne laisse pas un affront impuni. Que ce soit la fin, si j'en sors vivant, le Château Pontifical ne connaîtra plus un jour de répit. »

    Les yeux de Michel brillèrent dangereusement. « Et tu me menaces quand même. »

    La réponse de Lan Jue était tranquille, sereine. « Je te dis ce qui va se passer. Si je meurs ici, vous inventerez une scène pour perturber tous ceux qui viendront enquêter. Mais sinon, si je sors d'ici, tu sais quelles en seront les conséquences. Si ce n'était pas le cas, vous seriez venu me chercher sur Skyfire Avenue depuis longtemps. »

    Michel souffla. « Depuis quand est-ce que Zeus résout ses problèmes en parlant ? »

    Lan Jue rit, même si l'expression n'atteint jamais ses yeux. « Tu sais ? En fait, j'ai envie d'éteindre mon cigare sur ce désagréable truc qui te sert de visage. Malheureusement, cette méthode ne convient pas à mon noble décorum. Mais ça me ferait tellement plaisir. »

    « Guoguo, Ke'er. Protégez Mika. Lassez-moi ces trois-là ! » En parlant, il fit un seul pas en avant vers ses assaillants.

    Le temps de ce pas, l'expression paresseuse et indifférente de Lan Jue se transforma dramatiquement.

    Un masque doré apparut de nul part, recouvrant ses traits. Au même instant, une resplendissante cape dorée apparut. Ses cheveux poussèrent, comme de l'or filé. Une fois de plus, il parut comme il l'avait fait ce jour-là au sommet de la montagne, 'sauvant' Zhou Qianlin de son mariage.

    Cet homme n'était pas Lan Jue. A ce moment-là, il était véritablement – Zeus !

    Mais les anges ne regardèrent pas sans bouger. Pendant ces quelques instants, ils s'étaient mis, eux aussi, en mouvement.

    Un éclat de lumière rouge-doré comme un soleil levant éclot devant le visage de Lan Jue. L'explosion laissa échapper une incomparable quantité de lumière et de chaleur.

    Le feu saint se réfléchit sur le masque doré de Zeus. Sa main droite jaillit, et une terrible explosion bleue fonça vers ses adversaires. Elle chargea comme une lance, perçant vers les profondeurs de l'orbe dorée de lumière et de feu.

    De terribles reflux d'énergies jaillirent du point de contact. Les énergies électriques de Lan Jue semblèrent dévorer l'orbe. Il fit un nouveau pas en avant alors que l'air était encore saturé d'énergie. Entouré des restes de la première salve, son approche semblait encore plus menaçante.

    Le Messager de la Mort esquiva adroitement l'explosion, flottant dans les airs sans efforts, comme s'il était parti faire une balade. Soudain, une sainte lumière sortit de son corps, pure et brillante, elle courut vers les trois femmes. Un chœur angélique résonnait de ses profondeurs.

    Mika n'avait pas bougé de son emplacement de départ. Ses cheveux rouges étaient détachés, encadrant son joli visage. La tête légèrement penchée, elle se tenait debout sans bouger et en silence – comme si les événements autour d'elle n'existaient pas.

    Lin Guoguo marcha en avant jusqu'à se tenir entre Gabriel et Mika. Sa main droite pressée contre son front, une lumière dorée et tranchante jaillit de ses yeux. Derrière elle apparut une silhouette dorée sans visage, entourée d'un brûlant anneau de lumière. En un clin d’œil, le halo éclata en d'innombrables éclairs dorés, qui se précipitèrent violemment vers l'ange qui les assaillait.

    L'aura autour de Gabriel changea perceptiblement, créant un vide noir entre eux. Les flèches de lumière de Guoguo rentrèrent sans effort à l'intérieur et disparurent.

    Il ne prit qu'une seconde à la réalité pour se briser entre eux, et des profondeurs de la fissure, une brillante main azure se dirigea vers le halo de lumière de Gabriel. L'attaque atterrit sur le côté, parvenant à le déchirer en morceaux.

    « J'ai dit laissez-moi ces trois-là, » tonna la voix de Zeus.

    Boooom ! Des coups de tonnerre à vous casser les oreilles tonnèrent dans les cieux. De longs éclairs bleus prirent une couche de lumière dorée, et vinrent exploser furieusement entre Zeus et l'Ange de la Guerre.

    La silhouette rouge feu de Michel tituba en arrière.

    Un pas de plus en avant, et la main de Zeus se tendit vers un endroit vide dans l'espace. Quand elle se rétracta, une grande lance d'éclairs dorés grésillait dans sa main. Avec l'arme, il frappa en direction de l'ange rouge.

    L'air frémit et se fendit comme de l'eau face à la pointe de lance. Michel grogna et, exposé par l'assaut, recula de quelques pas.

    Zeus ne perdit pas de temps. L'ouverture lui permit de tourner sa lance d'éclair vers Gabriel.

    Soudain, deux rayons de lumière sainte descendirent d'en haut, entourant Michel et Gabriel. La lumière servait de bouclier, l'intervention divine augmenta aussi les énergies de leurs corps.

    « Que les cieux s'ouvrent ! » Le rugissement pénétrant de Zeus résonna autour d'eux.

    A son appel, un terrible grondement de tonnerre suivit, et l'air au-dessus d'eux se constella de nombreuses fissures dorées.

    Le bouclier blanc de lumière devant Gabriel se déchira comme du papier face à la lance dorée de Zeus. L'éclair crépitant cria véritablement en fonçant vers sa tête.

    Les yeux de Gabriel s'écarquillèrent, et son visage pâlit de terreur. Instinctivement, il referma ses six ailes devant lui, comme une barrière, et son corps se consuma d'une sainte lumière blanche.

    Un cri strident emplit l'air alors que l'aveuglante lumière se dissipait. Le corps de Gabriel tomba de sa coque brillante, s'effondrant au sol. Deux de ses six ailes étaient horriblement mutilées. Des rivières de sang dorées coulaient de la bouche de l'ange.

    « Ascension... ? » L'Ange du Soin, Raphaël, était figé de stupeur face à cette scène.

    Lentement, Zeus se tourna vers Raphaël. Lentement, sa main droite se leva pour pointer les cieux roulants et brisés.

    « Les cieux se fendront ! »

    Le monde devint aussi clair que le jour. Avec Zeus au centre, de multiples éclairs dorés jaillirent des cieux et anéantirent tout ce qu'ils touchèrent. Face à cette tempête abominable, même les trois grands anges du Château Pontifical durent concentrer tout leur pouvoir sur la survie.

    Les cieux se fendirent en effet, du ciel bleu et des nuages blancs sortit un grand rayon de lumière.

    « Hmph ! » Le grognement était froid et énervé. Michel, l'Ange de la Guerre, était debout au même endroit, ses six ailes le tenant en l'air.

    Chaque battement d'aile émettait une puissante et sainte lumière. La lueur scintillante s'étala le long de ses pures ailes blanches jusqu'à ce que, elles aussi, brillent d'une lumière dorée pleine de pouvoir.

    Quand la dernière plume de ses ailes absorba la lumière dorée, elles se séparèrent. Douze ailes glorieuses battirent furieusement l'air dans le dos de Michel. Mais, plus que cela, derrière le puissant guerrier flottait une figure éthérée aux douze ailes.

    L'ange véritable était apparu. Adventus.
  • merci pour le chapitre
  • merci pour le chapitre
  • Ca y est, après un mois d'attente, la suite est enfin publiée, allez voir sur le site ;)
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