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Exemple : [Panlong] Quand est-ce que Linley va mourir dans l'histoire ?

[Panlong] Chapitre du Winner

Spoiler:
Chapitre 11 : L’Homme qui Tirait les Ficelles

Tout son corps était recouvert de ses écailles noires, tandis que des pics pointaient au niveau de ses coudes et ses genoux. De toute sa colonne vertébrale surgissaient une ligne de pointes. Et ses yeux étaient devenus d’une couleur noire dorée. Juste en voyant cette paire d’yeux glacés de cette couleur qui le fixait le Duc Patterson était terrifié.

– Qui est… qui es-tu ? Le Duc était si terrifié que son visage était devenu blanchâtre. Sa bouche resta béante pendant un long moment avant qu’il n’arrive à prononcer ces quelques mots.

Quelle était cette monstruosité en face de lui ?

– Qui je suis ? Le regard glacé de Linley ne lâchait pas Patterson un seul instant.

*Crac, crac* Le son des os qui se brisent peu à peu émana de tout le corps de Patterson, car Linley continuait de le comprimer de plus en plus fort avec sa queue aussi solide que de l’acier. Quelle que soit la résistance que Patterson opposait, il ne pouvait rien faire.

La douleur commença à se répandre depuis ses bras jusqu’au reste de son corps.

– Viens-tu d’un autre plan ? Les yeux de Patterson étaient emplis de terreur. Selon lui, d’après l’apparence actuelle de Linley, seule une autre espèce, venant d’un autre plan pouvait faire ce que Linley venait juste de réaliser.

– Linley, je t’en supplie, épargne-moi, épargne ma vie. Je garderais définitivement ton secret. Définitivement.

Pétrifié par le regard sombre et doré de Linley, Patterson avait perdu toute trace de sang-froid.

– Épargner ta vie ? Un soupçon de sourire froid apparut sur le visage de Linley. Ce n’est pas impossible. Je veux te demander quelque chose. Il y a environ douze ou treize ans, as-tu envoyé des hommes kidnapper une femme.

Patterson était surpris.

Il essaya immédiatement de se remémorer les affaires d’il y a douze ou treize ans, mais c’était une période de temps extrêmement longue. Plus important…
– Linley, non, Seigneur Linley, je… je ne m’en rappelle plus, dit frénétiquement Patterson.

– C’était il y a si longtemps, et il y a souvent eu des femmes que j’appréciais que je faisais capturer et amener chez moi. Je ne sais pas exactement de laquelle tu parles. [mais quel….]

L’envie meurtrière dans le cœur de Linley se mit à grandir.

En réalité, ce Patterson enlevait fréquemment des femmes ?

D’après le visage de Linley, Patterson n’avait aucune idée de la transformation qui était en train de s’effectuer dans le cœur de Linley. Ayant complètement adopté sa forme de Corps de Dragon, Linley apparaissait totalement froid, et impassible, terriblement sinistre.

– Une femme qui venait de donner naissance peu de temps avant, et qui revenait juste d’un pèlerinage au Temple de Lumière, avant de rentrer dans son hôtel. Linley regardait le Duc Patterson toujours aussi glacialement. Sa voix restait d’un ton égal.

En entendant Linley préciser ces choses-là, le corps entier de Patterson se raidit. Puis il fixa Linley, abasourdi.

– Tu te souviens, maintenant ? Demanda froidement Linley.

Bien sûr que Patterson se souvenait. Durant toutes ces années, il n’avait kidnappé des femmes qui venait juste de donner naissance qu’à deux occasions. Ses souvenirs de ses deux affaires étaient assez précis. Tout particulièrement cette fois-là, treize ans auparavant. Cette fois-là, la personne qui lui avait ordonné d’agir l’avait sévèrement prévenu de garder le secret le plus absolu en ce qui concernait cette affaire.

– Je ne me souviens vraiment de rien, dit Patterson, terrifié. Seigneur Linley, je vous en supplie, épargnez-moi. Je ne sais vraiment pas. Vous devez vous tromper.

Les yeux sombres et dorés de Linley émirent un flash.

– Tu veux mourir ? Sa voix devint encore plus glaciale.

– Ahhhh ! Patterson cria de terreur alors que la queue de Linley augmentait la pression qui l’enserrait. Cette pression encore plus forte firent gémir de protestation tous les os du corps du Duc.

*Crac* *Crac* Le son des os qui étaient près de se briser était suffisant pour faire trembler le cœur de n’importe qui.

Mais Linley continua seulement de regarder froidement Patterson.

*Crunch !*

– Ahhhhh !

Le claquement sec d’un os qui se brise, couplé aux cris torturés de Patterson. L’humérus de son bras droit venait d’être brisé proprement sous cette pression terrifiante.

– Pas mal. Les lèvres de Linley frémirent légèrement. Comme s’il souriait.

Mais Patterson ne vit pas cela comme un sourire. Sous sa forme de Corps de Dragon, la légère courbure des lèvres de Linley ne fit que le remplir d’encore plus d’effroi.

– Tu sais ce qui est important, et ce qui ne l’est pas. La grande majorité de ton Dou Qi a été utilisé pour protéger tes organes vitaux. Seule une petite partie de ton Dou Qi protégeait ton bras. C’est vrai. Un bras cassé ne menace pas ta survie. Mais si tes organes venaient à se rompre, alors tu perdrais pour de bon ta vie. La voix de Linley était très calme.

Patterson sentit sa gorge s’assécher.

Il n’avait jamais osé imaginer que Linley posséderait un côté si terrifiant.

– Et maintenant, t’en rappelles-tu ? Demanda de nouveau Linley.

Le Duc voulait vraiment lui répondre, mais lorsqu’il pensa au châtiment qui l’attendait s’il parlait, il ne put s’empêcher de trembler. Son visage devenant de plus en plus lamentable, il pleurait misérablement,
– Seigneur Linley, je vous en supplie, ne me torturez pas. Je ne sais vraiment pas. Même si vous me tuez, je ne saurais pas plus.

Patterson croyait fermement que parce que cette affaire remontait à treize ans, et avec le fait que Linley soit si jeune, il n’y avait aucun moyen pour que celui-ci soit absolument certain de ce qu’il s’était vraiment passé ce jour-là.

Plus probablement, Linley avait dû recevoir quelques détails et ne devait pas être absolument certain. Du moment qu’il endurait et refusait de parler, peut-être que Linley le croirait finalement.

– Seigneur Linley, si je le savais, je vous l’aurais dit depuis longtemps, pour m’épargner toute cette souffrance. Seigneur Linley, je vous en prie, recherchez avec soin ce qu’il s’est vraiment passé. Les larmes coulaient le long des joues de Patterson, et son visage était l’image même de la sincérité. S’il n’avait pas lu la lettre de son père, Linley aurait peut-être hésité.

Regardant Patterson droit dans les yeux, les lèvres de Linley se relevèrent encore plus.

Le cœur du Duc eut soudain un mauvais pressentiment.

– Bien. Merveilleux. La queue de Linley était toujours autour de Patterson. Soudain, elle envoya Patterson s’écraser directement, et violemment contre le sol en pierre. Heureusement, par contre, il le fit s’écraser les pieds en premiers, plutôt que directement sur son crâne.

Linley laissa libre cours au pouvoir de sa queue draconique !

Les deux jambes de Patterson s’écrasèrent contre le sol en pierre.

*Crash !*

Le son des os se fragmentant instantanément, mêlé aux terrifiants cris haut perchés d’agonie du Duc Patterson.

Sur le genou gauche de Patterson, l’os blanchâtre brisé était visible à l’œil nu, perçant à travers sa jambe et son pantalon. Sa jambe droite, encore pire, reposait mollement au sol, tandis que du sang tachait son pantalon, en particulier autour de ses chevilles.

– Ahhh ! Ahhhhh ! Ahhhhh ! Patterson hurlait sans s’arrêter.

Ce niveau de douleur le tuait. Heureusement pour lui, ses organes étaient toujours protégés par son Dou Qi, et ainsi sa vie n’était pas encore en danger.

– Démon. Démon. Patterson le maudissait en continu dans son cœur. Il connaissait la quantité de force phénoménale qu’utilisait Linley. Avec sa force de guerrier du septième rang, il était tout juste capable de protéger ses organes internes avec son Dou Qi, et ne pouvait protéger le reste de son corps.

Patterson ne voulait pas mourir.

Des jambes estropiées ?

Ce n’était pas un problème. Avec suffisamment d’argent, il pourrait définitivement inviter un Grand Mage du neuvième rang de l’Église de Lumière pour qu’il use du « Chant de Vie » sur lui. Tant qu’il ne mourrait pas, n’importe quelle blessure, qu’importe sa gravité, pouvait être guérie !

– Te rappelles-tu maintenant ? Cette femme que tu as kidnappée ? La voix de Linley était toujours aussi calme, pas plus forte qu’avant.

Mais la terreur présente dans le cœur de Patterson augmentait de plus en plus.

– Je m’en souviens. Je m’en souviens. Des perles de sueur ruisselaient sur le visage de Patterson. Non pas de douleur. De peur.

Il savait très bien quand dans cette pièce souterraine fermée dans laquelle il se trouvait avec Linley, personne de l’extérieur ne pouvait entendre quoi que ce soit, quelle que soit la puissance de ses cris. Peut-être que seulement quelqu’un directement collé à la porte en pierre pourrait alors entendre tout juste quelque chose.

Mais qui pourrait bien se trouver à l’extérieur de cette petite pièce secrète, avec l’oreille collée à la porte en pierre ?

Qu’importait la force de ses cris, personne n’en saurait rien.

– Si tu l’avais dit avant, n’aurais-tu pas moins souffert ? Les yeux sombres et dorés de Linley fixaient calmement Patterson. Parle, dans ce cas. Explique-moi ce qu’il s’est passé.

Patterson acquiesça avec empressement.

– Seigneur Linley, cette année-là, cette femme était extrêmement magnifique. J’étais ensorcelé, et j’ai conçu un plan maléfique pour kidnapper cette femme pour la ramener chez moi. Je voulais que cette femme couche avec moi, mais elle fut trop tenace. Elle s’est suicidée en se jetant la tête la première contre un mur en pierre.

Bégayant tout en parlant, Patterson regarda Linley.

D’après son opinion, il y avait très peu de personnes qui savait ce qu’il était réellement advenu de cette femme. Linley n’en avait sûrement aucune idée non plus.

– Tu continues de me mentir !!!

Linley se mit finalement en colère. Ses yeux sombres et dorés semblèrent devenir lentement rouge. Utilisant sa queue draconique, il amena Patterson directement face à lui. Linley ne contenta de presser son visage directement contre celui de Patterson, en le fixant froidement droit dans les yeux.

Tout contre Linley, en voyant ses écailles noires et la corne noire qui pointait sur son front, Patterson n’en fut qu’encore plus terrifié.

– Je ne mens pas ! Je ne mens pas ! S’exclama Patterson avec précipitation.

Les mains de Linley, déjà transformées en griffes sous l’effet du Corps de Dragon, délivrèrent soudain une puissante claque au visage de Patterson.

*CLAC !* Cinq morceaux de chair furent arrachés du visage de Patterson, et le sang se mit à ruisseler en continu. Heureusement, Linley n’essayait pas de le tuer. Autrement, il aurait réduit en bouillie le cerveau du Duc avec ce coup.

*Sanglots...* *Sanglots...* *Sanglots...* Patterson souffrait tant que même sa voix changea.

Linley fixait froidement le Duc.

– Patterson, écoute attentivement. Je sais déjà très bien ce qu’il s’est passé. C’est pourquoi il vaut mieux pour toi que tu ne me mentes pas. Autrement, les tourments que tu vas souffrir ne se limiteront définitivement pas à juste cela. Laisse-moi te dire ceci. La femme que tu as enlevée était ma mère !

– Mère ? Patterson était stupéfait, oubliant même sa douleur sur l’instant.

– Je sais très bien ce qu’il s’est passé ce jour-là avec ma mère, et j’ai enquêté durant tout ce temps. Donc il serait mieux pour toi que tu me dises tout ce qui est arrivé à ma mère. Autrement… tu mourras définitivement. La voix de Linley se fit encore plus glaciale.

En réalité, quoi que Patterson allait dire, il allait tout de même mourir.

Parce que le père de Linley avait été poursuivi et sévèrement blessé par les hommes du Duc, causant sa mort. Patterson ne savait pas encore que les hommes qu’il avait dépêchés pour chasser et tuer avaient pour cible le père de Linley. S’il avait sut… peut-être que Patterson aurait réagit d’une toute autre manière.

– Dis-moi. À qui as-tu donné ma mère ? Linley fixa Patterson.

– Tu savais ? Le visage de ce dernier devint encore plus pâle.

Linley savait déjà qu’il avait donné sa mère à quelqu’un d’autre ?

– Donne-moi son nom, et tu ferais mieux de ne pas me mentir. Si je découvre que tu m’as menti, je ferais ta vie un enfer, si douloureux que tu souhaiteras mourir. La voix de Linley était de nouveau très calme.

Patterson hésita un moment.

– Cela ne sert à rien que je te le dise. Tu ne peux pas le tuer, dit Patterson d’une voix sourde.

– Je ne peux pas le tuer ? Linley fixa froidement Patterson. Patterson, écoute-moi. Tout ce que tu as à faire, c’est de me dire qui est cette personne. En ce qui concerne mes capacités à le tuer ou non, cela ne concerne en rien. Tu penses que tu connais mes vraies capacités ?

En entendant ces mots, Patterson acquiesça intérieurement.

Le « Linley » qui se trouvait en face de lui était trop terrifiant. Le pouvoir dont il avait fait preuve avant l’avait déjà fait connaître du monde entier comme un génie absolu. Mais apparemment, le véritable pouvoir de Linley était bien plus haut que celui d’un guerrier du septième rang. Face à lui, le Duc n’avait pas eut la moindre chance de résister.

Patterson commença à furieusement calculer dans sa tête.

Linley ne le pressa pas, se contentant de le fixer de son regard sombre et doré.

Après avoir réfléchi pendant un long moment, Patterson grinça des dents puis regarda Linley.

– Linley, je vais te dire de qui il s’agit, mais tu dois me garantir que tu ne laisseras définitivement personne savoir qui t’a révélé cette personne ! Et tu dois me promettre de ne pas me tuer.

Le visage de Linley était toujours aussi froid.

– Bien. Je te garantis que je ne dirais à personne que tu es celui qui me l’a dit. Et je te garantis que je ne te tuerais pas.

Seulement maintenant, Patterson laissa échapper un soupir de soulagement.

– Il y a environ douze ans, lors d’une occasion, nous autres, du clan royal de Fenlai sommes allés rendre visite au Temple de Lumière. À l’intérieur du Temple de Lumière, nous avons vu ta mère. Après cela, j’ai envoyé des personnes kidnapper ta mère. Patterson ajouta immédiatement, mais ce n’était pas de ma propre volonté. J’obéissais aux ordres d’un autre.

– Qui ? Demanda Linley.

Patterson le regarda. Il dit lentement,
– Les ordres venaient de mon frère aîné. Le souverain actuel du royaume de Fenlai. Le Roi Clayde.

– Clayde ? Linley était étonné.

La fierté du royaume de Fenlai, le « Lion Doré », Clayde ? Le guerrier du neuvième rang, Clayde ?

– Oui. C’était Clayde, dit Patterson avec certitude. Mais je sais que Clayde attachait beaucoup d’importance à ta mère. Il m’a même dit que quoi qu’il arrive, je ne pouvais absolument pas divulguer cette information, et que si je le faisais, je mourrais définitivement.

Linley le regarda.

– Il devrait dire la vérité. La voix de Doehring Cowart résonna dans l’esprit de Linley. Je peux sentir les vibrations de son âme.

Linley se décida.

Patterson regarda Linley d’un air suppliant.

– Linley, peux-tu m’épargner ? Je te garantis que je ne dirais définitivement pas un seul mot de ce qu’il s’est passé aujourd’hui à quiconque.

Les yeux de Patterson étaient remplis d’espoir.

– Bien. Je tiendrais ma promesse. La queue draconique de Linley se détendit.

Le corps de Patterson tomba au sol. Un air de pur joie apparut sur le visage de Patterson, et il regarda Linley avec des yeux emplis de gratitude.

Juste à ce moment, une ombre noire apparut en un flash.

*Crunch.*

La petite Souris Fantôme, Bébé, mordit la nuque de Patterson. Celui-ci regarda Bébé avec horreur. Il venait juste d’échapper à la mort, mais maintenant il pouvait déjà sentir son appel. Le Duc Patterson pouvait dire que cette petite Souris Fantôme était celle qui se trouvait toujours sur les épaules de Linley.

Incrédule, Patterson contempla Linley.

– J’ai dit que je ne te tuerais pas. Mais je n’ai jamais dit que ma créature magique ne le ferait pas. Linley le regarda froidement, lui dont le sang jaillissait à flots de sa gorge. Laisse-moi te dire quelque chose d’autre. Il y a quelques moi, il y a eut un homme qui s’est infiltré dans ton manoir de Duc. Après avoir découvert cela, tu as envoyé des hommes à sa poursuite pour le tuer. Et cet homme... était mon père !

Commentaires

  • mai 2016 modifié
    Hum... c'est marrant ça ! ^^
    Pour la fin, Celt avait déjà eu le même problème...
    Alors que pourtant nous (toute la team EdeN) voyons bien la dernière phrase dans le fichier que l'on t'a envoyé.
    D'ailleurs, dans ton mail, la phrase est complète, du coup, c'est pour ça que je n'ai pas compris.
    Du coup, je complète la phrase directement dans ton message ! ^^
    Edit : d'ailleurs, tu avais oublié de refermer la balise de spoil... (on démarre le spoil avec [s ] et on le termine toujours avec [/ s] sans l'espace, bien entendu)
  • mai 2016 modifié
    D'accord merci je savais pas :D
  • je t aime letyure je ferai une statue a ton effigie j en pouvais plus d attendre ça a faillit me tuer
  • Spoiler:
    Chapitre 12 : L’Enquête

    Finalement, juste avant de mourir, Patterson comprit.

    Il avait, après tout, participé aux funérailles du père de Linley. Il savait que celui-ci était déjà mort.

    Jusqu’à maintenant, il avait espéré pouvoir s’échapper avec la vie sauve. Mais à présent, il comprenait parfaitement pourquoi Linley avait fait ce qu’il avait fait. Au plus profond du cœur de Patterson, il était réticent à l’idée de mourir comme ça. Avec son niveau de guerrier du septième rang, il n’aurait pas été dur pour lui de vivre encore deux cents ou trois cents ans.

    Sa vie aurait dû encore être longue.

    – Je meurs, mais Clayde, ta vie ne sera pas bien mieux. Alors que l’âme de Patterson était entraînée vers le royaume des Ténèbres, elle contenait un filet de haine, une haine envers son frère, Clayde.

    ……

    Après avoir regardé Patterson mourir, Linley retourna à sa forme habituelle.

    – Clayde. Ainsi, l’homme derrière ces événements, c’était Clayde. Linley fronça profondément les sourcils.

    Clayde était un combattant du neuvième rang. Linley, quant à lui, même dans sa forme de Corps de Dragon, était au mieux un combattant du début du huitième rang.

    Clayde était d’un niveau totalement différent comparé à lui. Même si Linley le prenait par surprise, il ne pouvait tout simplement pas blesser un guerrier du neuvième rang. Le fossé les séparant était trop important.

    Et Clayde avait un pouvoir colossal à sa disposition aussi.

    En tant que souverain révéré de Fenlai, comment ne pouvait-il pas avoir de nombreux guerriers prêts à se battre sous sa bannière ? Et ayant été le régent du royaume de Fenlai, le royaume principal parmi ceux de l’Union Sacrée, pendant de nombreuses années, il avait une relation très solide avec l’Église de Lumière. Ses racines étaient ancrées extrêmement profondément.

    À la fois en termes de puissance ainsi qu’en termes de puissance disponible, Linley ne pouvait absolument pas se comparer à Clayde.

    – Peut-être que mon seul avantage pour l’instant est le fait que j’opère toujours caché dans l’ombre. Linley réfléchissait aux différentes manières de s’occuper de Clayde.

    Doehring Cowart apparut depuis l’intérieur de l’anneau Panlong. Il exhorta immédiatement Linley à s’enfuir.

    – Linley, ne perd plus de temps ici. Ce que tu dois faire maintenant, c’est de détruire tout ce qui pourrait révéler ta présence ici. Retourne immédiatement dans ton manoir, autrement, si tu retournes trop tard, lorsqu’ils commenceront à enquêter sur la mort de Patterson, ils pourront te suspecter.

    Linley fut brutalement sortit de sa torpeur.

    Effectivement !

    Son seul avantage était qu’il opérait depuis les ombres. Quoi qu’il arrive, il ne pouvait pas laisser Clayde se méfier de lui.

    – Il est temps de réduire en cendre les preuves. Linley généra immédiatement plusieurs douzaines de boules de feu qui entourèrent le corps de Patterson. Avec son énergie spirituelle actuelle, la température de ses boules de feu était assez élevée.

    Le corps de Patterson se mit rapidement à brûler, tandis qu’en même temps, une odeur extrêmement affreuse emplit l’air. Après un instant, seuls quelques os jaunis et des cendres restait du Duc Patterson.

    L’odeur nauséabonde fit froncer les sourcils de Linley.

    – Linley, tes vêtements, lui rappela son mentor.

    Linley regarda ses vêtements. En effet. Après avoir s’être transformé en Corps de Dragon, ses vêtements étaient déchirés de partout. Il récupéra ses affaires, puis retira son veston et son pantalon sans la moindre hésitation. Instantanément, il les réduit aussi en cendre.

    Linley activa ensuite le mécanisme de la porte.

    *Rumble* *Rumble* La porte en pierre s’ouvrit de nouveau et Linley sortit rapidement de la pièce secrète avant de fermer la porte derrière lui.

    Il valait mieux laisser la porte fermée. Autrement, avec la porte ouverte, cette odeur de chair brûlée attirerait rapidement l’attention des personnes.

    – Il devrait y avoir des vêtements dans cette pièce. Linley baissa les yeux vers ses sous-vêtements. Clairement, il ne pouvait pas sortir d’ici avec juste ses sous-vêtements déchirés comme cela. S’il faisait ça, cela attirerait forcément la suspicion des gens. Il alla tout de suite dans une autre pièce et ouvrit une commode.

    Celle-ci était pleine de vêtements.

    Linley choisit un ensemble de vêtements noirs, assez similaires à celui qu’il portait lors de la cérémonie de fiançailles. S’habillant, Linley utilisa une fois de plus ses sorts de magie du vent pour balayer les quelques taches de sang ainsi que l’odeur nauséabonde de chair brûlée.

    – Il vaut mieux que je rentre tôt. Je ne peux laisser personne remarquer quoi que ce soit. Se déplaçant à grande vitesse, Linley sauta directement à travers la cour, et arriva en quelques minutes devant l’entrée du manoir.

    À ce moment-là, il restait encore quelques nobles qui discutaient nonchalamment.

    – Oh, Seigneur Linley. Vous n’êtes pas encore parti ? Le comte Juneau s’en allait aussi. Voyant Linley non loin, il le salua chaleureusement.

    Linley sourit.

    – En effet. Juste à l’instant, mon estomac ne se sentait pas très bien, donc je suis allé me soulager.

    Le comte Juneau marcha côte-à-côte avec Linley.

    – Seigneur Linley, je dois vous dire que je suis un grand fan de vos sculptures. Je suis celui qui a acheté les trois premières sculptures que vous avez exposé dans le hall principal de la Galerie Proulx, dit fièrement le comte Juneau à Linley. Il avait été le premier à acheter les trois premières sculptures que Linley avait présentées et c’était quelque chose dont il était très fier.

    Ces trois sculptures, juste avec leur aspect extérieur, valaient peut-être six ou sept mille pièces d’or.

    Cependant… le statut de Linley était maintenant très différent. Il était le maître sculpteur qui avait produit « l’Éveil du Rêve ». En termes de statut, il n’était pas si loin de Proulx et Hope Jensen. Comment le prix des trois premières sculptures d’une telle personne pouvait-il être faible ?

    Selon ses calculs et leur valeur officieuse, ces trois sculptures que le Comte Juneau avait récupérées devaient maintenant valoir chacune au moins une centaine de milliers de pièces d’or.

    C’était peut-être la collection dont le Comte Juneau était le plus ravi. Il avait décidé que ces trois objets devaient être gardés dans sa collection. Il croyait… qu’en même temps que les réussites futures de Linley deviendraient de plus en plus grandes, la valeur de ces sculptures grandirait en même temps.

    – Seigneur Linley, rentrez bien, dit respectueusement l’intendant du clan Debs, à la porte du manoir.

    Linley hocha la tête. Souhaitant bon retour au Comte Juneau, il rentra dans son propre carrosse.

    – Rentrons. Linley donna l’ordre calmement en rentrant dans le carrosse.

    – Bien, monseigneur.

    Le guerrier du septième rang de l’Église de Lumière qui lui servait de chauffeur inclina la tête pour acquiescer, avant de se mettre immédiatement à diriger le carrosse vers le manoir de Linley.

    – J’ai probablement passé une quinzaine de minutes avec Patterson. Linley sortit sa montre à gousset et y jeta un regard.

    C’était l’un des cadeaux qu’un de ses nombreux supporteurs lui avait offert lors de sa remise du titre de Marquis.

    – Une quinzaine de minutes. Le Comte Juneau et le reste étaient parmi le dernier groupe d’invités à partir. S’ils n’enquêtent pas extrêmement attentivement, il ne devrait pas être possible pour eux de me suspecter, se dit Linley. L’autre problème, c’est que Patterson a dit que son intendant savait qu’il allait rencontrer quelqu’un, mais qu’il ne savait pas exactement qui.

    Linley avait considéré cette possibilité.

    L’intendant de Patterson.

    C’était définitivement une faille.

    De plus… s’il y avait réellement une enquête, les personnes pourraient découvrir que Linley avait disparu pendant quinze minutes vers la fin. Mais durant cette période, tous les nobles étaient engagés dans des conversations banales et quittaient les lieux à n’importe quel moment. Il serait très probablement extrêmement difficile de suivre les déplacements d’une seule personne dans ces circonstances.

    – Au moins, personne ne m’a vu rencontrer Patterson. Le seul qui aurait pu le savoir a été tué par Patterson, se dit intérieurement Linley.

    Au mieux, les autres pouvaient le suspecter. Mais il n’y avait aucune preuve concrète contre lui.

    – Boss, à quoi penses-tu ? Bébé était allongé sur les jambes de Linley. Levant sa petite tête, il regarda Linley.

    – À rien. Linley caressa la petite tête de Bébé, s’étant totalement calmé.

    – Monseigneur, nous sommes arrivés.

    Linley ouvrit les rideaux du carrosse, puis leva la tête et contempla le ciel infini. À ce moment, le ciel était rempli d’étoiles. Linley ne put s’empêcher de sentir une joie insouciante dans son cœur, tandis qu’en même temps, sa détermination de tuer Clayde devenait de plus en plus ferme.

    – Patterson est mort aujourd’hui. Le prochain est Clayde.

    ….

    Patterson avait disparu depuis un jour ou deux. Hormis l’intendant de Patterson, personne n’avait remarqué que quelque chose n’allait pas.

    À l’intérieur du manoir du clan Debs, il n’y avait que Bernard et un homme d’âge mûr, aux cheveux de jade.

    – Bernard, lors de la nuit des fiançailles de Kalan, est-ce que le Seigneur Duc est parti de votre manoir ? Demanda l’homme aux cheveux de jade. Cet homme était l’intendant du Duc Patterson, appelé Lodi [Luo’di].

    Bernard se força à retenir son sentiment de colère et ne répliqua pas : Votre Duc a disparu, et vous me demandez à MOI ? Cette nuit-là, Patterson n’avait même pas dit à Bernard qui il allait rencontrer, ni ne lui avait pas non plus dit un mot lorsqu’il était partit. Comment pouvait-il savoir quoi que ce soit ?

    – Le Seigneur Duc est partit. Le Seigneur Duc n’est pas dans mon manoir, répondit directement Bernard.

    Le jour-même de la cérémonie de fiançailles, Bernard avait envoyé quelqu’un disposer du corps du serviteur. Ses serviteurs n’avaient trouvé aucune trace de Patterson à l’intérieur du petit bâtiment.

    – Oh. Lodi fronça les sourcils, puis fixa Bernard. Bernard, si vous trouvez une trace de mon Duc, prévenez-moi immédiatement. Cette affaire peut être mineure, mais elle pourrait aussi être d’une importance majeure. Si cela devenait une affaire majeure, même les affaires de contrebande de votre clan Debs pourraient se retrouver exposées.

    Le visage de Bernard changea.

    – Bien, je vais rentrer maintenant. Lodi partit avec l’esprit lourd.

    Voyant le dos de Lodi qui s’éloignait, Bernard fut quelque peu perturbé et prit la décision d’aller visiter immédiatement le bâtiment qu’avait utilisé Patterson.

    À l’intérieur de ce bâtiment secret du domaine du clan Debs.

    Bernard était entré seul. Le corps du serviteur mort avait, depuis longtemps, été enlevé par les hommes qu’avait envoyé Bernard. Regardant le bâtiment, Bernard fronça les sourcils.

    – Le Duc Patterson a dit qu’il allait rencontrer un invité, mais à la fin, il n’est pas rentré chez lui. Se pourrait-il que…

    Bernard pensa soudain à une possibilité.

    Très peu de personnes, même à l’intérieur du clan Debs, étaient au courant de l’existence de cette pièce secrète souterraine. Naturellement, les personnes qu’il avait envoyées pour disposer du corps n’étaient pas au courant non plus, et n’auraient pas cherchées à enquêter.

    Mais Bernard avait informé le Duc Patterson de l’existence de cette pièce secrète souterraine. Il lui avait aussi dit qu’il n’y avait définitivement aucun moyen que quelqu’un espionne les conversations qui se déroulaient à l’intérieur.

    – Impossible. Il n’y a pas moyen que quelque chose comme cela soit arrivé. Bernard courut précipitamment dans le hall principal, puis alla directement jusqu’au mécanisme avant de l’activer.

    *Rumble* *Rumble*

    Cette porte en pierre, semblable à un mur s’ouvrit lentement. Au même moment, une odeur nauséabonde et sanglante de chairs brûlées sortit de la pièce.

    L’expression du visage de Bernard se fit sombre.

    Entrant rapidement dans la pièce secrète, il vit sur le sol de granite des traces de sang et de griffures. Sur le côté, il y avait une pile d’os humains brûlés ainsi que des cendres.

    – Quelqu’un est mort ici. Bernard en était absolument certain.

    Et la personne qui était morte avait été ensuite réduite en cendre. Mais il n’y avait aucun moyen pour Bernard d’en être sûr.

    – Un anneau ! Bernard vit soudain parmi la pile de cendre un anneau sale, de couleur grisâtre. En voyant l’anneau, Bernard eut l’impression qu’il était extrêmement similaire à celui qu’aimait porter le Duc Patterson.

    Instantanément, le visage de Bernard se vida de tout son sang.

    – Patterson est très probablement mort. Les pensées de Bernard étaient en plein chaos.

    Le clan Debs avait dépensé plus de la moitié de leur fortune et une grande quantité de main d’œuvre pour pouvoir réaliser cette opération de contrebande d’eau de jade avec l’aide du Duc Patterson. C’était une opération commerciale extrêmement importante pour leur clan. Mais si leur activité de contrebande venait à être exposée… cela ne serait pas juste un problème de perte d’argent. Très probablement, tout le clan Debs serait exterminé par la fureur du Roi Clayde !

    Tout le clan Debs… était très probablement fini.

    – Non, ce n’est pas possible. Le Duc Patterson était un guerrier du septième rang. Comment pourrait-il mourir aussi facilement ? Avec sa personnalité prudente, il n’y a aucune chance qu’il ait rencontré en privé quelqu’un qui était plus puissant que lui. Bernard ne pouvait pas accepter ce qu’il voyait.

    C’était véridique. Patterson était un homme extrêmement prudent. Malheureusement, Patterson s’était trompé en pensant connaitre l’étendue du pouvoir de Linley.

    …….

    La ville entière de Fenlai était paisible. Linley continuait de s’entraîner silencieusement dans son manoir tous les jours. Mais, alors que le Duc Patterson avait disparu depuis deux semaines, le Roi Clayde, précédemment calme et posé, commença finalement à donner des ordres. Le premier était de capturer l’intendant du Duc, Lodi. Le suivant était d’enquêter sur les déplacements du Duc sur une grande échelle.

    À l’intérieur du hall principal du manoir de Linley.

    – Seigneur Linley, par le décret de sa Majesté, je vous invite, Seigneur Linley, à venir lui rendre visite au palais.

    Regardant le décret royal amené par le domestique royal, Linley fut un peu déstabilisé. Pourquoi donc le Roi Clayde le convoquait-il ?

    – Attendez un instant, je vous prie. Permettez-moi de me changer, et je me rendrais directement au palais après cela, répondit Linley en souriant.
  • Merci Lucky Letyure Luck xD
  • letyure tu représente l espoir et le rêve de tout ce qui sont trop occupé a réviser mais qui meurt d envie de chasser le trone alors nous te transmettons notre dou qi maintenant c est la victoire ou la mort pour toi
  • Spoiler:

    Chapitre 13 : Secrets Révélés

    Il faisait nuit noire.

    Le son d’un carrosse qui cahotait pouvait se faire entendre le long de la tranquille route qui menait au palais. Linley était assis, seul, dans le carrosse, avec Bébé sur ses genoux. À côté du carrosse se trouvait dix chevaliers chevauchant de beaux étalons, qui suivaient le domestique royal venu chercher Linley.

    À l’intérieur du carrosse.

    Linley fronçait les sourcils tout en réfléchissant.

    – Il se fait déjà bien tard. Mais le Roi Clayde m’a soudainement convoqué au palais. Pour quelle raison ? Comme dit le proverbe, seuls ceux qui sont innocents sont toujours détendus. [C’est un proverbe ça??]

    Linley avait tué Patterson, et maintenant, il était bien conscient que dans le passé, c’était Clayde qui avait ordonné à Patterson d’envoyer des personnes pour kidnapper sa mère. En d’autres mots, il y avait maintenant une profonde hostilité entre Clayde et lui.

    Naturellement, Linley était très prudent autour de Clayde.

    – J’ai entendu dire qu’il y a deux jours, Clayde a fait saisir l’intendant du Duc, et qu’il a commencé une enquête à propos des affaires de Patterson. Celui-ci avait dit qu’il n’avait informé personne de notre rendez-vous. Mais puis-je lui faire confiance ? Linley était incertain.

    Peut-être que cet intendant était déjà au courant de la rencontre entre Patterson et Linley.

    Si l’intendant du Duc informait le Roi Clayde de cette rencontre, alors naturellement, Linley serait au bord du gouffre.

    – Linley, ne t’inquiète pas.

    La voix de Doehring Cowart résonna dans l’esprit de Linley, pour le rassurer.

    – Linley, même si ce Duc Patterson avait informé son intendant de son rendez-vous avec toi, tu devrais t’en sortir.

    – M’en sortir ? Linley regarda le vieux sage d’un air interrogatif.

    Ce dernier acquiesça avec confiance.

    – Naturellement. Même si Clayde suspectait ou savait que c’est toi qui as tué Patterson, il n’en parlerait pas ouvertement pour autant.

    – Car… Clayde ne connaît pas la raison pour laquelle tu as tué son frère. Le visage du vieillard était empli de confiance.

    Linley était surpris. Même si Clayde ne savait pas pourquoi il avait tué Patterson… il saurait tout de même que Linley était le meurtrier, n’est-ce pas ?

    – C’est simple. D’après la conversation que tu as eue avec Patterson dans cette pièce souterraine, sa relation avec Clayde n’était pas très bonne. Lorsqu’il était le Ministre des Finances, il s’est engagé dans de la corruption à tous les niveaux. Dans son cœur, Clayde n’avait probablement plus beaucoup d’affection pour Patterson. De plus… Clayde ne sait pas qu’il y avait de l’hostilité entre vous deux. C’est pour cela qu’il n’agira pas contre toi sans raison. Car s’il veut te punir, ou te tuer, il devrait alors demander d’abord la permission à l’Église de Lumière. Les yeux brillants, Doehring Cowart regardait Linley.

    – Humph, est-ce que ce Clayde peut vraiment être considéré comme un roi ? L’Église de Lumière possède l’autorité nécessaire pour le destituer à n’importe quel moment. Mais tu es quelqu’un qui compte beaucoup pour l’Église de Lumière. Oserait-il agir sans réfléchir contre toi ? Le consola son mentor.

    Linley acquiesça.

    Il comprenait bien cette logique.

    Cependant…

    Il ne souhaitait vraiment pas que Clayde soit sur ses gardes à son encontre. Si le Roi devenait méfiant à son égard, comment pourrait-il enquêter sur ce qu’il était advenu de sa mère, ou même comment pourrait-il la venger ?

    – Ouvrez les portes ! C’est moi ! Cria le domestique royal d’une voix stridente.

    Entendant cela, Linley sut immédiatement qu’ils avaient déjà atteint les portes du palais. Telles des créatures gigantesques, les portes se tenaient là, massives. En seulement l’espace d’une demi-heure, d’innombrables carrosses étaient entrés ou avaient quitté le palais.

    L’un de ces carrosses était celui de Linley. Un autre appartenait à Bernard. Et d’autres transportaient des nobles.

    Dans le salon des discussions d’affaire du palais. [Cabinet du roi ?]

    Mis à part les deux gardes de chaque côté des portes du salon, toutes les personnes présentes dans la pièce étaient des nobles de haut rang. Au total, il y avait huit personnes. Celles-ci étaient Bernard, le chef du clan Debs. Le Premier Mage de la Cour, Linley. La Main Gauche du Roi, le Duc Bonalt. L’inspecteur Général, Hampton [Han’pu’dun]… [euh… the Left Premier ?? des idées?][main gauche !]

    – Linley, tu es venu, le salua chaleureusement Bernard.

    De même, tous les nobles déjà présents le saluèrent instantanément. Voyant tous ces nobles, Linley ne put s’empêcher de se calmer soudainement. Il semblerait qu’il n’ait pas été le seul après tout.

    – Messeigneurs, je me demande si l’un d’entre vous saurait pourquoi sa Majesté nous a convoqué ici ? Demanda immédiatement Linley.

    Le Duc Bonalt, en tant que Main Gauche du Roi, était au courant de toutes les informations du royaume.

    – Il est très probable que cette convocation soit en rapport avec la disparition du Duc Patterson, répondit le Duc avec un léger rire.

    Bernard, sur le côté, demanda immédiatement,
    – Seigneur Duc, qu’est-ce que la disparition du Duc Patterson a à voir avec moi ? Je n’ai aucune responsabilité importante à la cour.

    – Aujourd’hui, sa Majesté n’a pas convoqué toute la cour, mais ne fait qu’enquêter sur une affaire. Autrement, pourquoi serais-je ici ainsi qu’un seul Inspecteur Général, mais pas la Main Droite du Roi ? Le Duc Bonalt avait clairement analysé la situation.

    Bernard hocha la tête.

    Mais il était tout de même très mal à l’aise.

    Depuis que Patterson avait disparu, Bernard avait été rempli d’inquiétudes. Il craignait que l’implication entre son clan et le Duc Patterson dans l’affaire de contrebande d’eau de jade ne soit révélée. Si cette affaire était révélée au grand jour, alors le clan Debs serait véritablement fini.

    – Sa Majesté est arrivée !

    Soudain, la voix stridente du domestique royal résonna. Le Roi Clayde entra dans la pièce depuis une porte secondaire avant de s’asseoir directement dans un siège. Deux serviteurs royaux se postèrent à ses côtés.

    – Salutation à sa Majesté ! [All hail his Majesty ! C’est pas un peu nazi, ça??]

    Tous les nobles présents s’exclamèrent ceci en s’inclinant.

    Clayde contempla l’ensemble des nobles d’un regard. Il hocha calmement la tête, et dit,
    – Il se fait déjà tard. À l’origine, je ne voulais pas vous déranger à cette heure-ci, mais cette affaire concernant la disparition de mon second frère, Patterson, est trop importante. J’ai été forcé de tous vous convoquer à venir ici.

    – Puis-je vous demander, votre Majesté, ce que la disparition du Duc Patterson a à voir avec notre convocation ici-même ? Demanda immédiatement Linley.

    Des huit personnes présentes devant Clayde, peut-être seulement Linley osait s’adresser à lui de cette manière, aussi cavalière. Car si toutes les personnes présentes étaient des subordonnées de Clayde, en réalité, Linley était subordonné à l’Église de Lumière, et n’était un serviteur du royaume de Fenlai que sur le papier.

    – Linley, je veux seulement enquêter clairement sur cette affaire, sourit Clayde, avant de dire d’une voix puissante, amenez l’intendant du Duc, Lodi.

    Lodi ? L’intendant du Duc ?

    Linley et le chef du clan Debs eurent tout de suite le cœur qui se mit à battre violemment.

    Tout le salon était silencieux. Ils attendaient tous que Lodi soit amené devant eux pour témoigner. Linley se tenait toujours là, avec la Souris Fantôme sur les épaules.

    Après un court instant…

    Sous la surveillance de deux gardes royaux, un homme d’âge mûr aux cheveux de jade entra dans la pièce. Cet homme semblait très fragile, avec ses cheveux ébouriffés et un air ahuri sur le visage.

    Bernard reconnu l’homme en face de lui d’un seul regard. C’était en effet Lodi, l’intendant du Duc Patterson.

    – Lodi, explique tout en détail, demanda Clayde d’une voix imposante.

    Il avait déjà tout expliqué une fois à Clayde. L’explication demandée par le Roi était clairement pour que Linley et les autres l’entendent. L’intendant dit très honnêtement,
    – Votre Majesté, le 18 juin, lorsque le clan Debs a organisé cette cérémonie de fiançailles, le Seigneur Duc y est aussi allé. Mais après la cérémonie, le Seigneur Duc n’est jamais rentré.

    – Lodi, éloigne-toi un peu, dit froidement Clayde.

    – Bien, votre Majesté. Lodi était clairement terrifié. Il se dépêcha de détaler dans un coin.

    Clayde balaya les huit nobles de son regard.

    – D’après les informations récupérées par mon enquête, durant la nuit de la cérémonie de fiançailles du clan Debs, vous tous étiez parmi les derniers à partir. Ce que je vous demande est très simple : est-ce que l’un d’entre vous a rencontré le Duc Patterson ? La question de Clayde était en effet très simple.

    – Juste après le banquet, Patterson est parti, dit le Seigneur Bonalt, d’une voix forte.

    Linley hocha aussi la tête,
    – Moi aussi, j’ai vu Patterson s’en aller assez tôt.

    Les autres dirent soit qu’ils ne l’avaient pas vu, soit que Patterson était parti très tôt.

    Après avoir entendu toutes les personnes parler, Clayde sourit et hocha la tête, puis se tourna de nouveau vers Lodi.

    – Lodi, continue.

    – Cette nuit, avant d’aller au manoir des Debs, le Duc Patterson m’a dit qu’il allait retrouver une personne extrêmement importante, mais que personne n’était autorisé à connaître l’importance du sujet de la discussion qu’il allait avoir avec cette personne. C’est pourquoi il m’a donné l’ordre de préparer une doublure pour qu’il donne l’impression de quitter le manoir. Mais en réalité, le Seigneur Duc est resté à l’intérieur du manoir.

    – Le Seigneur Duc a aussi dit que le clan Debs allait arranger un endroit sûr et secret pour cette rencontre, ajouta Lodi.

    En entendant ces mots, le visage de Bernard pâlit instantanément.

    – Votre Majesté ! Votre Majesté !

    Bernard s’exclama précipitamment,
    – Cela n’a rien à voir avec moi. Le Seigneur Duc m’a dit qu’il voulait rencontrer quelqu’un, donc j’ai préparé un endroit pour l’accommoder. Je ne pouvais pas lui refuser.

    – Bernard. Ne sois pas trop hâtif. Je ne veux accuser faussement personne, dit Clayde en souriant.

    – Merci, votre Majesté. Bernard recula rapidement de quelques pas, mais son visage était encore pâle.

    Clayde se tourna pour regarder Linley et les autres.

    – Si Patterson allait rencontrer quelqu’un, cette personne devait avoir un certain statut. Qui pourrait être cette personne ? Je pense… que cela doit être l’un des derniers invités à partir.

    Le cœur de Linley trembla.

    Le Duc Bonalt, le Comte Juneau, le Marquis Hampton, et les autres regardèrent tous Clayde avec stupéfaction. À présent, ils pouvaient deviner pourquoi le roi les avait convoqués ici à cette heure-ci.

    Sa Majesté les suspectait !

    – Votre Majesté, je ne l’ai définitivement pas rencontré, dirent immédiatement Le comte Juneau, le Marquis Hampton, et les autres.

    Clayde sourit.

    – Je n’ai que des suppositions. Si aucun d’entre vous n’est coupable de quoi que ce soit, pourquoi tant de nervosité ? Regardez, Linley est celui qui est le plus calme, ici.

    Linley sourit, mais ne fit pas un bruit.

    Clayde contempla le groupe de nobles, riant froidement dans son cœur. Cela ne m’intéresse tellement pas de savoir lequel d’entre vous a fait disparaître Patterson. En vérité, je devrais plutôt remercier cette personne pour m’avoir donné une occasion aussi merveilleuse pour éradiquer toutes les connections secrètes que Patterson s’était construit au fil des années.

    En tant que Ministre des Finances depuis un long moment, Patterson avait créé un énorme, et dense réseau de relations. Son influence était extrêmement grande. Clayde n’osait pas enquêter trop sérieusement sur Patterson, car il ne voulait pas causer trop de problème au royaume.

    C’était aussi la raison pour laquelle le clan Debs avait décidé de travailler avec Patterson.

    Mais maintenant, il avait disparu. Ce grand dragon et son groupe n’avait plus de tête.

    Agissant aussi rapidement que l’éclair, Clayde avait usé de différentes techniques impitoyables pour rapidement arracher les ailes de Patterson et briser le réseau d’influence que son frère avait passé de si longues années à construire.

    Ses collaborateurs seraient naturellement en situation périlleuse s’ils essayaient de résister. Il n’y avait aucun moyen pour eux de résister à la pression qu’exerçait le Roi Clayde.

    Celui-ci regarda Linley et les autres. Riant, il dit,
    – La disparition de mon frère puîné est quelque chose que je me dois d’enquêter. Mais ce qui m’a surpris, c’est que j’ai finit par découvrir quelques petites choses. Lodi, en particulier, a révélé de nombreux secrets.

    Linley ne put s’empêcher de regarder celui-ci.

    – Lodi, dit leur. Clayde lui sourit.

    À ce moment, Clayde était extrêmement satisfait. La mort d’un frère n’était absolument pas importante, aux yeux de Clayde. Plus important… tous les pouvoirs du royaume résidaient de nouveau dans ses mains.

    Lodi dit respectueusement,
    – Votre Majesté, ce jour-là, lorsque le Duc Patterson s’est rendu à la cérémonie de fiançailles du clan Debs, la raison pour laquelle il avait besoin de rencontrer cette mystérieuse personne était dans le but d’obtenir une relation avec le Conglomérat Dawson. Ainsi… la personne qu’il a dû aller voir devait absolument avoir une quelconque relation avec le Conglomérat Dawson.

    – Le Conglomérat Dawson ?

    Linley sentit son cœur trembler violemment.

    – Est-ce que tout le monde veut savoir pourquoi mon frère voulait obtenir l’aide du Conglomérat Dawson ? Clayde s’esclaffa en regardant les personnes présentes. Continue, Lodi.

    – Oui, durant ces dernières années, le Duc Patterson a trahi son pays de nombreuses fois pour son propre profit et pour ses propres intérêts. Les derniers mois tout particulièrement, il a commencé un programme à grande envergure de contrebande d’eau de jade avec le clan Debs. Dans toute l’histoire de notre royaume, c’est le plus grand programme de contrebande d’eau de jade qui n’ait jamais existé. Lodi avait clairement été totalement intimidé par Clayde, et était maintenant prêt à révéler tout ce qu’on lui demandait.

    *Paf !*

    Le chef du clan Debs, Bernard s’agenouilla immédiatement, ses genoux s’écrasant au sol. Il s’exclama immédiatement,
    – Votre Majesté, je suis victime d’un coup monté ! Notre clan Debs a toujours agi de manière ouverte et correcte. Nous n’avons jamais agi de manière contraire aux meilleurs intérêts du royaume. Notre clan Debs est victime d’un coup monté !

    – Un coup monté ? Clayde jeta un regard froid à Bernard.

    – Amenez les frères Lanseer !

    En entendant les mots « frères Lanseer », le visage de Bernard, le chef du clan Debs, se vida de tout son sang.

    J'crois être le seul à poster ici x)
  • En même temps, Leyture tu es le champion des chapitres remportés :)
    Je n'ai pas un niveau suiffisant et ai la flemme de lire le novel en anglais. Par conséquent, pour ma part je n'ai aucun spoil à raconter.
  • La section spoil sert si vous vous posez des questions sur la suite de l'histoire et que vous aimeriez avoir les réponses. (en gros si vous aimeriez vous faire spoiler la suite ^^)
  • je t aime letyure tu me permet de décompresser de façon légale et surtout gratuite tu est la marejuana du light novel ( je fume pas je suis asthmatique c'était pour la punchline)
  • Ouais mais on peux discuter du chapitre du winner ça reste un spoil x)
  • mai 2016 modifié
    oui c'est vrai mais vraiment letyure tu gères t'as encore gagné et selon moi les frère laseer sont des assassins de l'alliance de l'ombre
  • Tu vas pouvoir découvrir ça sur le prochain chapitre ^^
  • Sur celui ci ? x)

    Spoiler:

    Chapitre 14 : Emprisonné


    Pour le bon déroulement de leur opération de contrebande d’eau de jade, le clan Debs avait payé un très haut prix. Bernard avait mis son troisième frère en charge de l’affaire ainsi que les frères Lanseer, les bras droits et gauches de son troisième frère.

    Debout au milieu de la salle de réception, Linley était calme. La petite Souris Fantôme, Bébé, se tenait aussi silencieusement sur son épaule.

    L’homme et la créature magique, se tenaient juste là, immobiles, comme si rien ne s’était passé. Ils regardaient silencieusement les événements. Linley n’eut pas de réaction, même face au regard suppliant que lui portait Bernard.

    Après quelques minutes…

    Le bruit de lourdes chaînes put se faire entendre. Deux hommes blonds, enchaînés, entrèrent dans la salle, escortés par des gardes du palais. Les deux hommes avaient les pieds et les mains attachés. D’après l’épaisseur de leurs entraves, celles-ci devaient peser au moins cent kilos. [je me rappelle plus trop de la conversion pound->kilo mais j’ai fait 2 pound = 1 kilo]

    Les entraves de ce type étaient utilisées en exclusivité pour les guerriers puissants.

    – Monseigneur, Patriarche.

    En entrant dans la salle de réception et en voyant Bernard à genou sur le sol, un étrange sourire apparut sur leurs visages. Ils appelèrent respectueusement Bernard.

    Debout sur le côté, Linley comprit.

    Ces deux frères, Lanseer, étaient probablement deux des acteurs majeurs de l’opération de contrebande et avaient très probablement une certaine connexion secrète avec le clan Debs.

    – Le clan Debs va avoir des problèmes maintenant. Linley se contentait de regarder en silence.

    En voyant les deux hommes enchaînés, Bernard réagit avec confusion,
    – Hein ? Lanseer et Langmuir [Lan’mu’er], pourquoi avez-vous été emprisonnés par sa Majesté ? Ne vous avais-je pas donné à chacun 100,000 pièces d’or quelques mois plus tôt et vous avais dit de partir pour profiter de la vie ?

    Les deux hommes blonds furent brièvement surprit, puis se mirent à rire.

    – Monseigneur patriarche, êtes-vous en train de plaisanter ? Rit Lanseer.

    À côté de lui, Langmuir renifla aussi.
    – Quoi, Seigneur Patriarche, vous croyez encore que vous pouvez encore mentir et vous cacher ? Abandonnez ces rêves. Vous feriez mieux d’admettre directement votre culpabilité.

    Une lueur de rage apparut sur le visage de Bernard. Il se leva soudainement et les fixa avec rage.
    – Lanseer, Langmuir, mon clan Debs vous a élevé et nourrit depuis que vous êtes tout petits. Vous deux, vous savez très bien comment je vous ai traité.

    – C’est vrai que vous nous avez très bien traité. Mais c’est aussi nous deux qui avons dû risquer nos vies pour le clan pendant de si longues années, répondit froidement, l’aîné des deux frères, Lanseer.

    La rage de Bernard augmenta. D’une voix tremblante, il pointa les deux frères.
    – Vous deux, vous oubliez réellement les faveurs et vous violez la justice. C’est vrai que vous avez travaillé en notre nom pendant de nombreuses années, mais pendant tout ce temps, vous avez agi de manière corrompue afin de gagner de l’argent qui nous appartenait. Après les événements de l’année dernière, j’ai épargné vos vies à cause de tout le temps que nous avons passé à travailler ensemble et je vous ai même donné 100,000 pièces d’or avant de vous dire de rentrer chez vous et de profiter de vos vies. Mais… mais vous… non seulement vous n’avez pas été reconnaissant mais vous avez maintenant participé à de la contrebande ? Et après avoir été arrêté, vous voulez entraîner le clan Debs avec vous ?

    Lanseer et Langmuir avaient été totalement pris par surprise et ils regardaient Bernard avec incrédulité.

    – Nous… nous étions corrompus ? Vous… vous nous aviez donné 100,000 pièces d’or ? Lanseer et Langmuir étaient stupéfaits.

    Bernard explosa de rage et il se tourna soudainement et s’agenouilla devant Clayde. Ses larmes tombaient sur le sol tandis qu’il disait,
    – Votre Majesté, ces deux ne sont rien de plus qu’une paire de loups insatiables. Quand ils étaient jeunes, j’ai vu en eux une paire d’orphelin et je les ai pris sous ma protection avant de leur donner plus tard des positions importantes. Mais ils n’ont agi que pour mettre la richesse du clan dans leurs propres poches. Malgré celà, après avoir considéré l’affection que j’avais pour eux, je les ai épargnés et leur ai donné 100,000 pièces d’or. Cela pouvait être considéré comme extrêmement généreux et clément de ma part. Et maintenant ? Ils osent traîner la réputation de notre clan Debs dans la boue ? Ils veulent détruire notre clan ! Si vicieux ! Votre Majesté, mon cœur saigne. Mon cœur saigne !

    En voyant les cris misérables de Bernard, de nombreux nobles présents dans le hall commencèrent en effet à se demander si les deux frères n’avaient pas réellement essayé de mettre toute la responsabilité sur le clan Debs.

    – Bernard, vous… vous… Lanseer et Langmuir étaient si enragés que leurs visages étaient devenus rouge, mais ils n’étaient pas capables de dire un seul mot.

    Combien de choses ces deux frères avaient-ils sacrifiés pour le clan Debs ?

    Ils avaient même été d’accord pour s’engager dans la contrebande, précisément parce que les deux n’avaient pas peur de la mort. Si l’offre de Roi Clayde n’avait pas été aussi attirante, ils n’auraient même pas trahis le clan Debs.

    Mais tout ce que disait Bernard maintenant était faux !

    – Oh ? Il y a eu de telles choses ? Clayde regarda Bernard.

    Clayde pouvait sentir que Bernard était venu préparé parce que sinon, il n’aurait pas pu inventer aussi soudainement tous ces mensonges. S’il prenait le temps d’enquêter, il ne trouverait très probablement aucune faille.

    – Hrmph. C’est vraiment malheureux que le troisième frère de Bernard ait sauté dans la rivière. Nous n’avons même pas été capables de retrouver son corps. Dans le cas contraire, si Bernard avait eu son troisième frère face à lui, il n’aurait rien pu à dire. Clayde était furieux.

    La contrebande d’eau de jade.

    Les mines d’eau de jade faisaient partie des ressources et de la richesse du royaume. Cela revenait à dire que c’était une partie des richesses de Clayde.

    Mais le troisième frère de Bernard avait sauté dans la rivière pour se suicider tandis que Bernard s’était préparé pour accuser Lanseer et Langmuir.

    – Bernard, je n’accuserai pas injustement un homme innocent, dit solennellement Clayde.

    – Je vous remercie votre Majesté ! Je vous remercie votre Majesté ! Le visage de Bernard était couvert de larmes.

    Mais Clayde annonça froidement,
    – Cependant, je ne pardonnerai pas non plus à une personne qui a trahi les intérêts de notre royaume. D’après les rapports d’enquêtes que j’ai reçus, il semblerait que la personne qui ait été responsable de l’opération de contrebande était votre troisième frère.

    – Mon troisième frère ? Bernard fixa Clayde, un air interrogateur sur le visage.

    Clayde le regarda froidement.
    – Quoi, avez-vous quelque chose à dire ?

    Une lueur blessée sur le visage, Bernard dit,
    – En effet votre Majesté. Je ne sais pas du tout pourquoi vous venez de dire ça. Mon troisième frère a quitté le Royaume de Fenlai, il y a un an, et a commencé un parcours d’entraînement à travers plusieurs royaumes. Nous avons d’ailleurs reçu une lettre de sa part quelques jours plus tôt.

    Le regard de Clayde devint encore plus glacé.

    Ses hommes lui avaient personnellement dit que lorsqu’ils s’apprêtaient à attraper le troisième frère de Bernard, qui était lourdement blessé, celui-ci s’était jeté dans la rivière. Ils n’avaient pas pu trouver de trace de lui après celà.

    – Votre Majesté ! Votre Majesté ! Vous devez rendre justice !

    Bernard jeta un regard furieux à Lanseer et Langmuir.
    – Vous ne pouvez simplement pas croire les mensonges de ces deux abominables hommes et porter des accusations sur un clan qui a toujours été loyal à votre royaume.

    – Bernard, vous ! Vous ! Les deux frères Lanseer, furieux et anxieux, ne savaient plus quoi dire.

    Clayde se leva soudainement avant de regarder froidement Bernard.
    – J’ai déjà dit que je ne suis pas prêt à accuser injustement un homme innocent ni à pardonner un homme qui a trahi les intérêts de la couronne. D’après les preuves que j’ai en main, il y a au moins des suspicions que votre clan Debs a trahi la couronne. Gardes !

    Le visage de Bernard changea instantanément.
    – Votre Majesté ! Votre Majesté ! Je suis loyal et fidèle à notre royaume !

    Deux gardes du palais s’avancèrent dans le hall.

    – Bernard. Clayde sourit à Bernard.

    Celui-ci leva la tête et regard, suppliant, Clayde, comme un enfant regardant ses parents.

    – Que votre clan soit loyal ou non est une question qui ne pourra être résolu qu’après avoir examiné toutes les preuves. Je vous donne une chance. Je n’exterminerai pas votre clan immédiatement.

    Intérieurement, Bernard laissa échapper un soupir de soulagement. Sa plus grande peur était que son clan se fasse instantanément exterminé.
    – Heureusement que j’ai trouvé ces cendres et ces restes dans la pièce secrète. Depuis ce jour, Bernard s’était préparé. Il avait, en fait, fait de multiples niveaux de préparation.

    – Garde, emportez Bernard ainsi que le successeur du clan Debs dans la prison Sombre-Eaux. Quant à cette affaire de contrebande, laissons la Main Droite du Roi, Merritt [Mei’li’te], investiguer, ordonna Clayde.

    Immédiatement, les deux gardes attrapèrent Bernard sous les aisselles avant de le soulever.

    – Votre Majesté ! Je crois en votre sagesse ! Annonça Bernard tandis qu’il était emporté au loin.

    ….

    Cette nuit-là, dans la rue Feuille Verte.

    De nombreux cris et hennissements retentissaient. Une centaine de chevaliers avait entouré le manoir du clan Debs, terrifiant tous les membres présents du clan.

    – Que faites-vous ? Mais que faites-vous ? Savez-vous où vous êtes ? Le second grand-oncle de Kalan, le second oncle de Bernard, se mit immédiatement à crier en direction des gardes.

    Le chef des chevaliers dit froidement,
    – Oses-tu résister aux ordres de sa Majesté ?

    Le second oncle ne fit que lever la tête fièrement.
    – Les ordres de sa Majesté ? Qui sait si vous n’avez pas falsifié un ordre pour prétendre parler au nom de sa Majesté ? Parle ! Que voulez-vous ?

    – Second grand-oncle, que se passe-t-il dehors ?

    À cet instant, de nombreux membres du clan Debs avaient déjà commencé à se rassembler pour discuter de ce qui se passait.

    Même Alice et Rowling s’étaient habillé et s’étaient dépêchés de venir. Sur le continent Yulan, après la cérémonie de fiançailles, la fiancée était autorisée à vivre chez le fiancé. Mais habituellement, ce n’était qu’après la cérémonie officielle du mariage que les deux pouvaient entrer ensemble dans la chambre de noce.

    Naturellement…

    Il y avait des situations où les personnes, d’un accord mutuel, partageaient une chambre avant le mariage aussi.

    – Grande-sœur Alice, que se passe-t-il dehors ? Rowling tenait la main d’Alice.

    Alice hésita.
    – Je ne suis pas sûre.

    La centaine de personnes du manoir du clan Debs semblait être debout dans la cour et la plupart d’entre eux ne semblaient pas savoir ce qu’il se passait. Seuls les quelques membres privilégiés du clan qui connaissaient la vérité à propos de l’opération de contrebande se mirent à avoir peur.

    Leur opération de contrebande en cours était une opération de très grande envergure.

    Ils avaient dépensé plusieurs millions de pièces d’or rien que pour la lancer. Si tout se passait bien et qu’ils réussissaient, leurs profils s’élèveraient à plusieurs centaines de millions de pièces d’or. Le clan Debs avait prévu qu’une fois l’opération terminée, ils n’auraient plus besoin d’y recourir une nouvelle fois.

    Mais il semblait maintenant que cette seule opération était déjà devenue problématique.

    – Grand-frère Kalan, que se passe-t-il ? Demanda Rowling.

    Kalan secoua la tête, indiquant qu’il ne savait rien.

    La troupe de chevaliers royaux s’était assemblée à l’extérieur du manoir. Leur chef, en voyant les nombreux membres du clan Debs, sortit un parchemin de sous ses vêtements avant de crier d’une voix forte,
    – Sa Majesté soupçonne le clan Debs de s’être engagé dans de la contrebande d’eau de jade et ordonne donc que le patriarche du clan ainsi que son successeur soient immédiatement emprisonnés dans la prison de Sombre-Eaux

    Le visage de tous les membres du clan Debs changea instantanément.

    Le visage des membres au courant des activités secrètes du clan devint encore plus pâle. Alice, Rowling et les autres membres du clan, quant à eux, se sentirent seulement abasourdis et perplexes.

    Plusieurs gardes s’avancèrent et attrapèrent Kalan.

    – Emmenez-le ! Cria le chef des chevaliers.

    À ce moment-là, Kalan eut l’impression que ses membres étaient sans force. Il laissa les gardes l’emmener jusqu’aux portes du manoir. Mais en les atteignant, il sembla soudainement se réveiller et il tourna sa tête avant de dire frénétiquement,
    – Second grand-oncle, Alice, vous devez me sauver, vous devez me libérer !

    Laissant Kalan crier autant qu’il le souhaitait, les gardes royaux l’escortèrent vers la prison.

    Alice, Rowling et les autres membres du clan ne purent que regarder Kalan être emmené au loin sans pouvoir aider. Leur clan était puissant, il est vrai, mais comment pouvaient-ils espérer résister face au roi ?

    Le matin suivant, la nouvelle que le clan Debs était suspecté de s’être engagé dans de la contrebande d’eau de jade s’était répandue parmi tous les nobles de la ville de Fenlai. De nombreux nobles s’intéressèrent de près à cette affaire.

    Cette affaire était, en plus, personnellement menée par la Main Droite du Royaume de Fenlai, le Duc Merritt.

    ….

    Dans le manoir du Duc Merritt.

    Le Seigneur Duc Merritt avait déjà plus de soixante-dix ans mais, comme il était un guerrier relativement puissant, il semblait n’en avait qu’une quarantaine. Ses cheveux blonds étaient fins et brillants.

    À ce moment-là, le Duc Merritt était assis sur sa chaise. Il regardait nonchalamment son visiteur du clan Debs – le second grand-oncle de Kalan, Nimitz [Ni’mi’si].

    – Seigneur Merritt, notre clan a définitivement été injustement accusé. J’espère que votre Seigneur sera juste envers notre clan.

    Tandis qu’il parlait, Nimitz sortit un livre de sa sacoche.
    – Seigneur Merritt, je sais que vous adorez collectionner les écrits sacrés. Ce livre sacré a été écrit par l’Église de Lumière il y a plus de trois mille ans. C’est un écrit d’une certaine rareté.

    – Oh, un écrit sacré ?

    Merritt l’accepta nonchalamment mais, lorsqu’il le parcourra rapidement, il remarqua à ce moment qu’il y avait une carte plate au milieu des pages. Une carte plate produite par la Banque Dorée des Quatre Empires. Une magycarte !

    La pointe d’un sourire apparut sur le visage de Merritt.

    Nimitz observait attentivement les réactions de Merritt. Celui-ci ferma l’écrit sacré avant de le poser à côté de lui et de sourire.
    – Nimitz, tu devrais aussi savoir qu’en plus de beaucoup aimer les écris sacrés, je suis aussi un grand adepte de sculptures. Il y a quelque temps, j’ai vu « l’Éveil du Rêve » que j’ai particulièrement aimé. Durant votre cérémonie de fiançailles, j’ai vu cette Alice. Oh, elle semblait si similaire à la personne de la sculpture. Je me demandais… si ce serait possible d’avoir une
  • Les gens vous devrez attendre un jour pasque j'veux garder le trésor qu'est le dernier chapitre en rab pour moua tout seul (j'suis méchant hein)
  • nan stp du coup moi je suis décaler
  • je vient de passer mon test de validation niveau B1 en anglais j ai besoins de décompresser stp
  • Raa suis-je gentil ?
  • bien sur j ai meme fait une statue a ton effigie car tu es mon dieu d un autre plan
  • Prie moi comme un Dieu
    Spoiler:

    Chapitre 15 : Avoir tort

    Avoir une discussion privée avec Alice ? Que le clan Debs se soit engagé dans la contrebande d’eau de Jade ou non, quel était l’intérêt d’avoir une discussion privée avec Alice pour déterminer ça ? Clairement, ce Merritt avait un autre objectif. Nimitz était une personne avec une grande expérience du monde. Il comprit naturellement ce qu’il se tramait.

    Les yeux de Nimitz se rétrécirent tandis qu’il regardait Merritt.

    Mais Merritt se reposa simplement contre le dossier de son fauteuil et ferma même les yeux comme pour se reposer. Il ne regarda même pas Nimitz. L’attitude de Merritt parlait d’elle-même : « si tu veux que les bavures de ta famille soit nettoyées, alors amène-moi Alice ».

    Nimitz resta silencieux un instant puis il se mit à rire.
    – Seigneur Merritt est donc un grand amateur de l’œuvre de Maître Linley. C’est compréhensible que vous vouliez discuter avec Alice. Bien, je vais rentrer et parler avec elle.

    En entendant ces mots, Merritt ouvrit les yeux et sourit à Nimitz.
    – Haha, dans ce cas Nimitz, vous pouvez vous en aller maintenant. Si Alice est d’accord pour avoir une bonne discussion avec moi, je pense que j’aurais une meilleure compréhension des affaires de votre clan Debs.

    Nimitz se leva immédiatement avant de s’incliner avec modestie.
    – Seigneur Merritt, je m’en vais donc. Je vous fais confiance pour vous occuper des affaires de notre clan Debs.

    Merritt acquiesça légèrement.

    Nimitz partit immédiatement, laissant le Duc Merritt seule dans la pièce.

    Celui-ci murmura à voix basse tout en jouant avec son verre de vin,
    – Ma déesse… Alice… Il y avait une lueur de satisfaction et d’anticipation sur son visage.

    En tant que Main Droite du Royaume de Fenlai et en tant que Duc, Merritt avait un statut extrêmement élevé. Le nombre de personne ayant un statut plus haut que le sien dans le royaume pouvait être compté sur les doigts d’une main.

    Une personne telle que lui pouvait quasiment profiter de n’importe quelle femme qu’il désirait.

    Merritt, malgré ses soixante-dix ans, était un pervers. Il avait publiquement douze femmes à son nom, mais il était commun de dire parmi les nobles : « ses propres femmes ne sont jamais aussi intéressantes que d’avoir des maîtresses à l’extérieur ; et avoir des maîtresses n’est jamais aussi intéressant que d’avoir des femmes normalement impossible à avoir ». Celles qu’il ne pouvait pas avoir étaient les meilleures.

    Mais, avec son statut, il y avait très peu de femmes qu’il ne pouvait pas obtenir. Et en même temps, il y avait aussi très peu de femmes qui le touchaient réellement.

    Alice était définitivement l’une d’entre elles.

    Depuis que la sculpture, « l’Éveil du Rêve » était devenue connue, dans le cœur de beaucoup, la femme de la sculpture était devenue une déesse intouchable. Pour quelqu’un du statut de Merritt, il désirait naturellement obtenir une déesse comme Alice, à ses pieds. Mais c’était réellement trop difficile.

    Mais maintenant. Une opportunité s’était présentée.

    – Alice. La déesse ? Merritt était incapable de réprimer son sourire. Il but une autre gorgée de vin rouge.

    Assit dans sa calèche pour rentrer chez eux, Nimitz réfléchissait profondément, les sourcils froncés.

    Alice était la fiancée de Kalan !

    S’il demandait à Alice d’avoir une discussion privée avec Merritt, cela reviendrait définitivement au même que de l’envoyer vers un désastre. Dans le futur, s’il devait répondre aux questions de Kalan, ce ne serait pas trop grave. Mais si ceci venait à se faire savoir, l’impact que cela aurait sur le clan Debs serait énorme.

    – Ugh. Si le clan est fini, à quoi sert encore la réputation ? Nimitz secoua la tête tout en soupirant.

    Le clan Debs avait atteint un point critique. Si leur clan était jugé responsable de la contrebande, alors leur clan complet serait exterminé et toutes leurs possessions seraient récupérées par le roi de Fenlai. Bien que leur clan ait gardé quelques réserves hors du royaume, quasiment toutes leurs possessions se trouvaient dans le Royaume de Fenlai.

    Si tout était perdu, qui sait combien d’années il faudrait avant que le clan Debs ne retrouve sa gloire passée ?

    Comparé au futur du clan, qu’est-ce qu’un peu de moquerie et d’humiliation ? Ce n’était pas grand-chose. Après tout, depuis le cercle des nobles manquait-il de telles histoires ?

    – Mais cela doit être de son plein gré. Nimitz était légèrement inquiet. Je ne peux pas la délivrer de force au manoir de la Main Droite après tout.

    Nimitz s’en fichait de la chasteté d’Alice. C’était juste une femme après tout ! [euh…merci l’auteur… merci la vision de la femme ici…]

    Mais Nimitz savait…

    – Cette Alice a une relation spéciale avec Linley. Si je la forçais et que Linley le découvrait… Rien que le fait d’y penser effraya Nimitz. Linley avait un statut tout particulier dans le Royaume de Fenlai.

    Bien qu’il n’ait que le rang de Marquis, en réalité, il appartenait à l’Église de Lumière. Dans le passé, quand Clayde avait invité Linley à devenir un noble du royaume, il avait même dit qu’entre eux deux, il n’y avait pas besoin d’observer le protocole normal qu’un sujet se devait de suivre face à son roi.

    Clairement, Clayde désirait garder Linley près de lui.

    Et tous les nobles du royaume savaient aussi que si Linley le souhaitait, il pourrait probablement devenir un Vicaire de l’Église de Lumière. Dans quelques dizaines d’années, il serait aussi naturel qu’il devienne un Cardinal.

    Le statut de Cardinal était même au-dessus de celui d’un roi !

    – Je ne peux pas la forcer ! Nimitz sentit une migraine pointer. Il était inquiet à l’idée qu’Alice refuse. Il réfléchissait aux choses en s’imaginant le point de vue de Linley.

    Alice avait été, après tout, le premier amour de Linley ! Si lui, Nimitz la forçait et qu’elle perdait sa chasteté, comment Linley pourrait-il ne pas exploser de rage ?

    À l’intérieur du manoir du clan Debs.

    La salle du clan était remplie par la plupart des membres du clan Debs. Alice et Rowling étaient là aussi. Tous attendaient le retour de Nimitz.

    Ils étaient inquiets pour le futur du clan !

    – Second oncle est de retour ! Second oncle est de retour ! Un homme qui se trouvait sur le palier vit Nimitz et se mit à crier.

    Instantanément, tous les membres du clan se précipitèrent pour aller entourer Nimitz. Alice et Rowling échangèrent un regard puis se levèrent avant d’aller elles aussi l’accueillir.

    – Second oncle, quelle est la situation ?

    Nimitz regarda le groupe de personne face à lui. Avec un léger sourire, il dit,
    – La situation n’est pas trop mauvaise pour l’instant. Tout le monde, rentrez dans vos résidences. Alice, reste. Je dois parler de quelque chose avec toi.

    À l’intérieur du clan, Nimitz avait une grande autorité. En entendant ses mots, tout le monde partit.

    Alice était quelque peu confuse, confuse de savoir pourquoi Nimitz voulait parler avec elle.

    – Grande-sœur Alice, je vais retourner à ma chambre maintenant. Rowling salua Alice d’une voix douce. Après quelques minutes, la seule personne restante dans la pièce était Alice.

    Nimitz s’avança dans la pièce.

    – Second grand-oncle, qu’est-ce qui ne va pas ? Bégaya Alice.

    Nimitz regarda Alice. Soudain, il sourit chaleureusement dans sa direction.
    – Alice, ne soit pas nerveuse. Assieds-toi d’abord. Discutons. Tout en parlant, Nimitz s’assit aussi.

    Pourquoi Nimitz, qui était habituellement si froid à son égard et qui la regardait toujours de haut, était-il devenu si chaleureux envers elle maintenant ?

    Alice ne put s’empêcher de commencer à se sentir suspicieuse.

    – Viens, assieds-toi. Le sourire de Nimitz était aimable et chaleureux.

    Alice s’assit nerveusement.

    Nimitz laissa échapper une longue expiration. Des rides d’inquiétudes apparurent entre ses sourcils.
    – Alice, nous ne nous étions pas attendu à ce que cela arrive si tôt après vos fiançailles, entre Kalan et toi. Je ne sais pas qui complote dans l’ombre contre notre clan Debs. Si je le savais, je le tuerais. Une aura effrayante apparut sur son visage avant de se transformer en impuissance. Mais pour l’instant, la chose la plus importante est de restaurer notre nom et de libérer Kalan et Bernard.

    Alice acquiesça.

    Mais intérieurement, Alice restait suspicieuse.
    – Pourquoi est-ce que second grand-oncle me dit ces choses à moi ?

    Les yeux fixés sur Alice, Nimitz dit sincèrement,
    – Alice, il y a quelque chose dont je dois te supplier.

    – Me supplier ? Alice était si stupéfaite qu’elle se leva.

    Le statut de Nimitz au sein du clan était tel que même le patriarche était respectueux envers lui. Et maintenant, Nimitz était en train de dire qu’il allait la suppliait de faire quelque chose. Comment Alice aurait-elle pu ne pas être choquée ?

    – Alice, le Seigneur Merritt est en charge d’enquêter sur les charges qui pèsent sur notre clan. Il est intrigué par toi et a demandé à te rencontrer en privée.

    Nimitz dit précipitamment,
    – Alice, c’est une rare et merveilleuse opportunité d’améliorer notre relation avec lui. Ce n’est qu’en réussissant à établir une bonne relation avec lui que tu pourras aider le clan. Alice, tu as grandi avec Kalan. Tu ne veux pas non plus qu’il reste en prison, n’est-ce pas ?

    Alice était abasourdie.

    Une rencontre privée ?

    Alice était quelqu’un qui avait aussi vécue dans un clan noble et elle savait très bien les choses honteuses qu’il se passait parfois au sein de la noblesse. Elle devina instantanément que cette rencontre avec le Seigneur Merritt serait très probablement bien plus qu’une simple rencontre.

    – Je… je… Alice bégaya.

    Nimitz supplia,
    – Alice, les espoirs de notre clan entier reposent sur toi. Je peux même te garantir que tant que tu arrives à mettre le Seigneur Merritt de notre côté, tu pourras être la femme principale de Kalan.

    Alice eut l’impression qu’une tempête faisait rage dans son esprit.

    Elle était encore pure et chaste.

    Elle avait refusé de franchir cette dernière barrière que ce soit avec Linley ou Kalan. Même après s’être fiancée avec Kalan, Alice avait continué d’insister pour attendre d’entrer dans le lit de noce avec lui et de se donner.

    Mais maintenant, elle devait s’occuper du Seigneur Merritt…

    – Alice, je t’en supplie. Nimitz grinça des dents avant de quitter sa chaise et de mettre à genoux devant elle. Alice, la vie de Kalan est entre tes mains. [c’est pas ce que j’appelle laisser le choix ça…]

    – La vie de Kalan ? Alice trembla.

    Kalan avait grandi à ses côtés. Ces derniers mois, face au ridicule et au dédain des autres membres du clan Debs, Kalan avait été toujours là pour la protéger.

    – Bien. J’accepte. Les mâchoires d’Alice se contractèrent.

    Une lueur de surprise et de joie apparut sur le visage de Nimitz et il dit précipitamment,
    – Merveilleux. Que dis-tu de ça ? Demain à la tombée de la nuit, je m’arrangerai pour que tu sois amenée au manoir du Seigneur Merritt.

    Mais à ce moment-là, le visage d’Alice était extrêmement pâle. Elle ne répondit pas.



    L’après-midi suivante. Un carrosse, escorté par douze chevaliers, sortit du manoir du clan Debs avant de commencer à rouler doucement en direction du manoir du Seigneur Merritt. À l’intérieur du carrosse, il n’y avait qu’une personne, Alice.

    Elle était assise en silence dans le carrosse et mordillait ses lèvres. Ses mains nerveuses étaient agrippées fermement sur sa robe.

    Le carrosse continuait d’avancer. Rapidement, il arriva devant les portes du manoir du Seigneur Merritt.

    – Mademoiselle Alice, nous sommes arrivés. La voix du conducteur retentit depuis l’extérieur.

    En entendant ces mots, le cœur d’Alice se mit à trembler. Sa main droite se déplaça jusqu’à sa taille. La fermeté de la dague d’acier qui était accrochée à sa taille, l’aida à se calmer légèrement.

    Après avoir pris une profonde inspiration, Alice ouvrit la porte du carrosse avant de sortir.

    À l’intérieur de la salle de réception du manoir du Seigneur Merritt.

    Alice s’était habillée de manière relativement conservatrice/traditionnelle, avec une veste par-dessus sa robe. Pas à pas, Alice réussi à entrer calmement dans la salle. Elle se tourna pour regarder autour d’elle, mais elle ne vit personne à l’intérieur.

    – Hrm ? Alice ne put s’empêcher de froncer les sourcils.

    À ce moment-là, une servante arriva. Respectueusement, elle dit,
    – Mademoiselle Alice, le Seigneur Duc est dans son étude et voudrait vous inviter à venir l’y rejoindre.

    – Son étude ? Alice trembla légèrement.

    Mais, sous le regard de la servante, elle s’avança tout de même pour la suivre.

    L’étude était un endroit silencieux et reclus. Il y avait très peu de personnes dans cette zone du manoir. En arrivant à la porte de l’étude, Alice vit un homme d’âge mûr, blond, qui était assis derrière son bureau et qui regardait des papiers.

    – C’est Merritt ? En voyant Merritt, la première impression qu’eut d’Alice était une impression de férocité. Même en étant assis à son bureau, son dos était droit et ses yeux étaient perçants.

    – Seigneur Duc, Mademoiselle Alice est arrivée, dit respectueusement la domestique.

    Ce n’est qu’à ce moment que Merritt leva la tête. En voyant Alice, il se leva, tout excité,
    – Haha, Mademoiselle Alice, vous êtes venue ? J’ai attendu pendant un certain temps. Venez Mademoiselle Alice, je vous prie, asseyez-vous. Tout en parlant, il quitta son siège et s’avança vers Alice.

    Alice fit un pas à l’intérieur de l’étude.

    Elle regarda autour d’elle. Sur la droite, il y avait de nombreuses étagères couvertes de livres. Sur la gauche, il y avait un lit.

    – Souvent, quand je lis ou quand je m’occupe des affaires du gouvernement, je deviens fatigué et je me repose ici, dit le Duc Merritt d’un sourire. En même temps, il marcha jusqu’à la porte de l’étude et la ferma.

    En voyant la porte se fermer, ne laissant qu’elle et Merritt dans la pièce, Alice devint nerveuse.

    – Seigneur Merritt, c’est mieux si nous laissons la porte de cette étude ouverte. Je ne suis pas trop habituée aux environnements sombres, dit précipitamment Alice.



  • mai 2016 modifié
    merci ah ouai je sens qu'une nouvelle personne va mourir
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