Agartha

À quel point l’homme est-il stupide ? À quel point peut-il se détruire lui-même ainsi que ses frères pour arriver à ses fins égoïstes ? Combien de mort a il fallut pour en arriver à un monde sans guerre ? Bien trop. Un monde sans guerre n’est pas un monde en paix, Efren l’a appris bien jeune.
C’est après des années cloîtrées dans une pièce, que le jeune homme reçoit la mission d’escorter et de protéger un groupe d’individu trier sur le volet pour rencontrer les différentes races humanoïdes présentes sous terre et que l’ont avaient toujours cru fantaisiste avant l’intraguerre.

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Je viens en espérant donné un léger souffle de vie au forum qui est en pleine agonie en postant une quatrième histoire xD Elle m'inspire bien, et je me permet de prendre et retaper à ma guise quelques clichées.

Commentaires

  • Prologue :
    Le soleil commençait à disparaître derrière l’horizon, donnant une teinte orangée au ciel démuni de nuage ; le vent qui soufflait était quant à lui monstrueux ; la neige pourtant fermement accrochée au sol à cause de la température glaciale arrivait à être arraché et virevoltait à une trentaine de centimètres au-dessus du sol.
    Aucun oiseau, aucun signe de vie animal.
    Deux silhouettes étaient debout face à un immense trou, on ne pouvait pas en voir le bout même en regardant l’horizon ; on ne voyait juste qu’un creux qui s’enfonçait à perte de vue vers les entrailles de la Terre. Ce trou arrivait comme ça, d’un coup, dans le paysage plat de l’Antarctique et était visible à l’œil nu à presque dix kilomètres. Une des silhouettes bougea et montra du doigt le trou.

    — C’est donc ici que je vais devoir accompagner les fameux élus ?
    — Ne parle pas d’eux comme s’ils étaient des privilégiés, on ne sait toujours pas vraiment ce que nous réserve ce Nouveau Monde… répliqua une voix féminine. Mais sinon oui, on vous fait passer par là, nous avons prévenu leur dirigeant de notre venue depuis que nous avons signé l’armistice.
    — Alors c’était prévu depuis si longtemps ?
    — Oui, nous leur avions dit ça pour éviter que nos relations s’enveniment encore plus, promettre notre venue pacifique sous peu était probablement le meilleur moyen pour cela.
    — Hahaha ! Sous peu ? Cinq ans après on y va enfin ! Nos préparations auront juste pris un peu de temps.
    — Efren, arrête ton sarcasme tu veux.
    — Gnagnagna.

    Le jeune homme se reçut une tape derrière la tête, mais il n’y prêta pas attention.

    — Bon, bah en tout cas j’ai hâte de voir s’ils vont résister à la pression et à la chaleur en descendant sous terre.
    — Je vais tout faire pour qu’ils soient prêt à résister à ces phénomènes, il va juste me falloir encore deux bonnes semaines, je pense.
    — J’espère, il fit une pause ou il regarda le ciel. En arrivant là-bas, la pression et la chaleur vont redescendre c’est bien ça ?
    — Oui, c’est comme chez nous… enfin… elle fit à son tour une pause. C’est ce que nous avons reçu comme info de leur part.
    — Bien.

    Le vent soufflait encore plus faisant avancer la femme vers le trou, celle-ci bascula en avant. Ses yeux noirs s’écarquillèrent sous la terreur, sa capuche s’enleva laissant ses longs cheveux auburn suivre les mouvements du vent. Elle pivota sur le côté et tenta de rattraper le bord, en vain.
    Une main rattrapa la sienne avec fermeté, les yeux gris du garçon fixaient ceux de la femme avec un certain amusement. Il était simplement accroupi, son corps ne bougeant d’un cil, comme figé dans le sol, alors que le poids de la fille aurait dû l’attirer avec elle.

    — Tiens, c’est cocasse, Jane, commença sur un ton amusé le jeune homme. On est bien là quand même, près d’un précipice d’une quarantaine de kilomètres, vous ne trouvez pas ?
    — Re-Remonte-moi !
    — Bien, bien.

    Efen s’exécuta sans attendre et la remonta d’une seule main. La femme essuya rapidement une larme et renfila sa capuche.

    — Merci, j’ai cru que j’allais mourir.
    — Ce n’est rien ; plus important, commença Efren en marchant dans le sens opposé du trou suivi de la femme. On sait combien il y a de races à peu près ? Ce serait un bon début de savoir à qui et à quoi on a à faire.
    — Hmm… et bien, déjà les vampires. Ennemi numéro un durant la guerre, c’est avec eux que les relations sont les plus compliqués, les elfes aussi, idem pour les relations. Les elfes noirs, démons, des demi-animaux aussi, et d’autres humains plus évolués que nous. Plus évoluer non pas technologiquement, mais sur les connaissances occultes, magiques, etc. C’est eux les précurseurs de la magie et c’est donc grâce à eux que l’armé Intra à prit le dessus ; il y en a pleins d'autres mais on va commencer par eux.
    — Merci pour le rappel, mais je me souvenais de mes leçons.
    — Je te le répète une seconde fois, arrête ton sarcasme. Il n’y aura pas de troisièmes fois.
    — Je vous ai sauvé la vie.

    Jane ne sachant quoi répondre accéléra le pas et fila à travers le plateau neigeux suivi d’Efren. Les deux marchèrent bien cinq minutes avant de voir au loin plusieurs installations. Une multitude de cubes anthracite d’une quarantaine de mètre étaient posés à même le sol et semblaient abriter de nombreuses personnes. Des installations et matériels militaires étaient disposés tout autour. Des centaines d’hommes et de femmes circulaient autour de ses cubes, sur un sol non plus fais de glace, mais en une sorte de céramique, cependant le matériau résistait au passage des chars et à d’autres véhicules lourds.
    Les soldats quant à eux était recouvert de tout un équipement sophistiqué, des vêtements fins, mais gardant au chaud et qui de plus avait des protections contre les balles, des sacs à dos magnétiques enlevant toute la contrainte du poids de l’équipement, des casques faits d’un alliage entre plusieurs métaux et matériaux rares trouver sur des astéroïdes, permettant qu’aucune balle ou arme blanche ne puissent la traverser. Des lunettes de visions nocturnes et toute une armada d’armes à feu, ou d’armes à impulsion, c’est à dire des armes chargées à l’électricité.
    Enfin… les soldats présents étaient pour la plupart démunis de leurs attirails, ne voyant pas l’utilité de la porter sur le moment.

    Nos deux compères saluèrent quelques soldats et partirent en direction d’un des cubes. Jane mit un de ses yeux en évidence devant un petit objet métallique qui sortait du cube. Après que l’objet ai scanné l’œil de la femme, une voix féminine, mais robotique se fit entendre.

    [Ravis de vous revoir, Madame Dasher]
    — Alala, quelle hypocrite, je suis sûr qu’elle ne le pense même pas.
    — Je le pense aussi, affirma-t-elle avec un sourire amusé aux lèvres.

    L’intérieur était tout le contraire de ce que l’on pouvait penser.
    De l’extérieur on aurait pu penser à des bureaux, mais ce gros cube, contenait en fait, quatre grands appartements en duplex. Celle sur les niveaux supérieurs était accessible grâce à des ascenseurs qui s’activaient de la même manière que Jane était rentrée dans son appartement avec Efren.
    L’intérieur de l’appartement était simple, mais Jane et Efren l’avait personnalisé, une décoration sobre, mais colorée arborait les murs, donnant une impression de dynamisme, ce qui était le complet opposé du cube vu de l’extérieur. L’entrée était donc décorée par une simple sculpture bleue, qui changeait de forme de temps à autre, comme une sorte de liquide non newtonien qui appartenait au mouvement artistique des nouveaux contemporains. Le salon quant à lui était spacieux, peut-être trop pour simplement deux personnes, un canapé d’angle panoramique était installé devant une télé avec au sol un tapis en velours et une table basse grise. Juste derrière se situait une autre une table. Des tableaux étaient mis au mur, certains plus vieux et plus coûteux que d’autres. Plus loin on pouvait voir une porte coulissante qui amenait à la cuisine, celle de salle de bain plus à droite. Et enfin, à droite de l’entrée ce situait un escalier qui montait aux chambres.
    La plupart des éléments de la maison en dehors de la décoration étaient blancs.

    Efren et Jane s’entendaient bien, surtout sur l’art.
    L’art était revenu en force après la Religionuclé, la violence et l’horreur créée par cette guerre avaient fait renaître un art étouffé par la société de consommation et les réseaux sociaux. Les artistes dénonçaient la guerre et ces enjeux égoïstes qui avaient amené la mort de quatre milliards de personnes de la même manière qu’Otto Dix ou Picasso le dénonçait trois siècles auparavant avec les joueurs de Skat et Guernica. D’autres artistes montraient à travers leurs œuvres un espoir, celui de vivre non pas en paix, mais sans guerre, car à force de guerre, l’homme avait appris une bien triste leçon : la paix n’existe pas. La paix est un phénomène d’entre-deux guerres ou les pays ont simplement besoin de se reconstruire pour se refaire la guerre.

    — Efren, je crois qu’on a reçu le nouveau tableau.
    — Celui de Heüler ?
    — Oui. Tiens, regarde.

    Efren posa ses yeux sur le tableau, il montrait un énorme trou vu d’en dessous, des arbres gigantesques étaient peints et montaient avec un effet de perspective. On pouvait apercevoir sur le tableau, un cercle minuscule où on voyait apparaître le ciel. Le trou de l’antarctique vu par un artiste se mettant à la place d’une personne vivant dans le monde intra-terrestre. La signature de l’auteur apportait le fin mot de l’œuvre.

    — Et bien, on va vite savoir si ça ressemble à ça, dis Efren en déposant le tableau sur la table basse après avoir enlevé ses chaussures. Il ne me reste plus qu’à faire mon boulot de garde du corps.
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