Génération ­­­­– Créez vos personnages !

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Commentaires

  • Joli, tes deux cycles d'écritures sont vraiment de qualité. Ils n'ont rien à envier à la majorité des novels "officiels". Je regardais ce qu'il en état de la qualité des écrits "amateurs" et les tiens sont clairement au sommet.
    Evidemment, ça serait super d'aller au bout de ton histoire ^^ (je ne te lancerai pas la pierre, combien de fois j'ai eu envie d'écrire ma propre nouvelle pour m'arrêter à ses prémices avant même d'en avoir dévoilé un bout à qui que ce soit...).

    Mais réussir à écrire un récit de qualité avec des personnages qui ne sont pas les tient, à imaginer une histoire (en partie) en fonction des personnages à introduire plutôt que l'inverse, c'est pas simple... D'autant plus bravo !
  • Je ne serait pas sincère si je ne disais pas que vos commentaires m'ont fait plaisir :blush: @Borghan déjà merci d'avoir lu mes 2 chapitres, et surtout merci pour le soutient î_î Je dois dire que ça remonte le moral :) J'espère que tu continueras à lire !
    Bon maintenant, en mettant l'égo de côté, je compte allez jusqu'aux bout de cette histoire, donc pas d’inquiétude !
    Voici une vidéo qui vous explique mon concept et le travail que je fais :)

    Bon maintenant, j'hésite à mettre un autre chapitre... à voir dans les jours qui suivent :)
    Sur ce !
  • Quelle voie sensuelle :p plus sérieusement ton projet est très ambitieux et j'espère que tu le mèneras a bien, tu as tout mes encouragements. Bisous ;)
  • J'ai eu un faux espoir :c

    J'ai cru ne pas être le seul partisan du, j'écris totalement en impro sans aucun note ou fil narrateur, mais non :c

    Plus sérieusement, je suis jaloux de ton écriture xD, tu dis faire des fautes, mais pour réussir à écrire comme toi, je tuerai tu sais :P
  • Carrément tuer xD nan, mais en vrai, j'écrit depuis 1 an et demi sans (presque) aucun arrêt (pas que cette histoire, mais aussi Arca), donc avec le temps tu vas surement réussir à faire pareille ou mieux que moi x)

    Et oui je fais des fautes '-' c'est juste que je me corrige pas mal se fois avant de publier :)
    Bref :smiley:
  • Tu parles de deux heures pour écrire un chapitre... De combien de pages ? C'est ça qui m’impressionnes le plus en fait. Perso pour écrire un chapitre je mets 3-4h (mes chapitres faisant 5-6 pages word), la relecture venant encore après.
  • Je parle d'un chapitre d'en moyenne 7 pages, mais bon, c'est assez aléatoire x) ca peut être plus, comme moins :) + relecture/correction ca prend encore une petite heure je pense î_î
  • octobre 2017 modifié
    Bon... Voila le chapitre 3 avec un jour d'avance :smiley: Peut être que du coup vous en aurez un demain î_î Ce chapitre à été posté depuis mon téléphone, donc il y a des soucis... Î_Î Comme les italiques et les gras qui ne veulent pas s'appliquer '-'
    Dans tout les cas j'espère que vous aurez eut une bonne lecture :smile:
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    Chapitre 3 : Dans le besoin.

    — Jade, tu penses pouvoir marcher ? demanda Saul même s’il connaissait la réponse.
    — Non… Aie…
    — Je vais te porter, accroche toi. Faut qu’on parte, commenta t-il sur un ton pressé.

    Clara se leva, le regard noir.

    — Tu comptais le cacher combien de temps, Saul ? commença t-elle avec colère. Tu te foutais de ma gueule depuis le début, hein ? T’as bien dû rire quand je t'ai expliqué pour mes parents. T’es celui qui me dégoûte le plus !

    Saul comme Jade ne répondirent rien, ils savaient très bien que cette haine existait pour une raison, d’autant plus pour cette fille. Elle avait perdu toute sa famille dans un incendie dut au pouvoir d’un Pian. Saul était celui qui avait le moins à ouvrir sa bouche, il était son ami et qui plus est, elle était amoureuse de lui. Martin intervint immédiatement.

    — Hey ! Ils nous ont sauvés ! Peut-être que certains Pian on fait du mal à ta famille, mais ce ne sont pas eux ! De plus, il y a pas si longtemps que ça, t‘étais amoureuse de Saul, non ?!
    — Oui et alors ?! Pour moi c’est juste une trahison. Et comment on peut savoir que c’est pas eux qui les ont tués !?
    — Tout simplement en utilisant tes yeux, abrutie ! Jade fait apparaître des armures et des armes blanches, tandis que Saul a un pouvoir qui semble affecter sa force physique—

    Martin allait continuer à s’expliquer, mais des coups de feu se firent entendre.
    Le GIGN venait sûrement d’entrer en action, avec pas mal de retard cela dit. Il ne restait plus que deux terroristes, un dans le self et celui dans le hall.
    Celui du hall avait probablement pas mal de protection. Dont des armes dernier cri. Après tout, il devait ralentir à lui seul une armée de policier. Sans oublier que les autres terroristes devaient avoir confiance en lui pour le laisser seul se charger des policiers.

    Les coups de feu s’arrêtèrent, mais le présentateur ne dit rien par rapport au assaillant malgré son regard inquiet.
    On voyait sur la télé, les policiers avancer doucement. Une fois près de la voiture des démineurs s’arrêtèrent et les autres continuèrent d’avancer. Mais quelques secondes plus tard, une grosse déflagration cassa les vitres pourtant protégés par les volets et fit trembler les murs. De la poussière tomba du faux plafond, démontrant la puissance de l'événement qui venait de se produire.

    La voiture bélier venait d’exploser.

    — Hey ! Saul ! Allez-vous-en ! Vite ! Profitez du grabuge pour partir, je ne vais pas pouvoir vous couvrir étant donné qu’il y a des caméras, mais je trouverais un moyen de t’aider. Tu restes mon pote, déclara Martin.

    Saul lui sourit, et lui répondit : merci. Le jeune homme avait l’impression que son ami avait deviné son secret depuis déjà longtemps, mais il écarta cette idée de sa tête, au moins pour le moment. Bien que pensé que certaines personnes n’étaient pas hostile envers les Pian le rendait un peu heureux.
    Il s’échappa avec Jade sur le dos par la sortie de secours.
    Une fois dehors, fuir devenait compliqué.

    — Aie aie aie…
    — On va pas pouvoir se soigner ici ! Va falloir trouver un endroit... quelques choses…
    — En plus, t’as laissé ton sac sur tes épaules… c’est pas du tout confortable, et la position m’oblige à serrer les jambes… Et ça fait mal…
    — Ah… Désolé.

    Saul s’accroupit pour la posé au sol et la prit dans ses bras. Il regarda partout, mais ne vit pas d’échappatoire. La police entrait par toutes les entrés possible pour pouvoir contrer les deux terroristes restant. Saul voulut commencer à courir, mais une main se posa sur son épaule.

    — Excuse-moi.

    C’était l’adulte qui avait sollicité Saul auparavant, il semblait serein malgré la poigne tremblante de sa main.

    — J’ai un moyen pour que vous vous échapperez d’ici, pour ça, vous avez juste à me suivre.
    — Hein ? On peut vous faire confiance ? demanda Jade à moitié dans les vapes.
    — Oui, je ne suis pas un ennemi. Venez, on va parler rapidement dans la cage d’escalier, allez.

    Une fois arrivez à la cage d’escalier qui se situait devant la sortie de secours, il monta les marches et commença à s’expliquer, mais Saul fut alerté par autre chose.

    — WA ! Il sort d’où ce gosse ?! s’exclama t-il sous la surprise.
    — Hein ? Quelle gosse ? demanda l’homme. Ah ! Et bien, c’est mon fils. Allez, dépêchez vous.
    — Mais il est apparu comme ça ! Pouf ! s’exclama Jade.
    — Et bien, mon fils est comme vous, c’est un Pian, il peut rendre invisible ce qu’il souhaite. Il était avec nous depuis le début, je lui ai demandé de se cacher tout le long, expliqua-t-il calmement. J’étais venu ici, pour vous rencontrer aujourd’hui, tous les deux. Mais avec tout ce qui s’est passé… c’est un concours de circonstances.

    « Il a l’air de bien aimer l'expression : Et bien. Le toc de phrase agaçant à la longue… »

    Le fils de l’homme devait avoir au maximum neuf ans et semblait être muet étant donné qu’il utilisait le langage des signes.

    — Venir nous rencontrer… Me dite pas que vous saviez qu’on était des Pian ? demanda Saul intrigué.
    — Si, je savais que tout les deux vous étiez des PIAN, ainsi qu’une autre personne dans ce lycée.
    — Mais c’est impossible de le savoir… en tout cas pas avec nos connaissances actuelles.
    — Ma femme a trouvé le moyen de détecter les Pians, vous lui demanderez comment, je ne suis pas fort pour les explications.
    — Oh… Et à quoi ça sert de monter toutes ces marches ? Ça sert aussi à détecter les Pians peut-être ?! On est dans la merde là !
    — Je sais, c’est pour ça que je vous amène au dernier étage.

    Après avoir monté, tous les étages, ils se retrouvèrent dans les bureaux de l’administration — qui étaient vide —. Ils entrèrent dans l’infirmerie.
    L’infirmière était une femme faisant la quarantaine encore assez bien faite pour son âge, les cheveux blonds mi-courts mi-longs, des yeux vert en amandes et avec un caractère bien trempé. Le plus marquant chez elle c’est son rire, qui donne un air monstrueux à sa personne.

    « Ah… Pas l’infirmière… »
    — Salut chérie, lâcha l’homme.
    « Chérie ?… Donc ça veut dire que c’est sa femme ?! Ils ne vont pas du tout ensemble ! »
    — Salut ! Oh voilà nos deux Pians ! elle marqua une pause après avoir vu l’état des deux adolescents. Venez je vais vous apporter les premiers soins ! Faut se dépêcher ! Vous vous êtes battu contre les terroristes ?!
    — Ouais… répondit Jade à moitié endormie pendant que Saul la posait sur un des lits.
    — Je ne vais pas enlever les balles maintenant, j’ai pas le matériel pour. Et on n’a pas le temps non plus. Excuse-moi, Adrien, tu pourrais rendre la pièce invisible, s’il te plaît ?

    Le petit garçon acquiesça avec sourire stressé et se concentra après s’être mis en tailleur. Ses cheveux blonds étaient les mêmes que sa mère, sinon pour le reste il ressemblait à son père. Une petite bouche et un nez assez fin ; des yeux marrons et un air distrait. La pièce commença à devenir transparente, mais pas invisible. On pouvait toujours voir les gens et les objets, mais on voyait à travers. Comme quand on regarde à travers une bulle de savon.
    Après quelques instants, le jeune garçon fit des mouvements avec ses mains.

    — Chérie, Adrien vient de dire que c’était bon. Il a fait disparaître la porte, et la pièce en elle-même,déclara le mari de l’infirmière.
    — Parfait, merci Adrien. Même si je sais que c’est pas facile, essaye de tenir le plus longtemps possible, s’il te plaît.

    Jade et Saul ne dirent plus rien.
    Pendant qu’ils recevaient leurs traitements, ils ne firent que regarder autour d’eux ce qu’il se passait sans rien comprendre. Tout se passait trop vite. Et qu’elle était le but de l’infirmière ? Après tout, elles les soignaient, les cachaient et semblaient vouloir faire quelques choses d’eux, en plus d’avoir découvert leur véritable nature de Pian avant tout le monde. Saul décida de s’arrêter de se questionner pour le moment. Après avoir appliqué des bandages sur les plaies et les endroits où les balles avaient pénétré, elle partit en direction d’un tiroir duquel elle sortit un paquet de médicaments.

    — Tenez, c’est de la codéine, ça va calmer la douleur pendant un moment.
    — Merci, répondirent-ils tous les deux.

    Des bruits se firent entendre de l’autre côté du mur, la police devait inspecter les lieux, d’où l’utilité de faire disparaître la porte. Et même s’il cassait le mur il ne verrait rien, étant donné que la pièce est invisible. L’infirmière vint à côté des deux Pians et chuchota pour éviter de se faire repérer, car invisible ne veut pas dire inaudible.

    — Vous deux, j’ai une proposition à vous faire.

    Saul et Jade se regardèrent interloqués. Il était toujours habitué à voir cette femme s’adresser à eux d’une manière grossière et cynique. C’est d’ailleurs pour ça qu’elle était une figure charismatique de ce lycée.

    — On vous écoute, répondit Saul en s’asseyant sur le lit en face de celui de Jade.
    — Très bien, on va faire vite alors. Je vous propose donc, de nous accompagner dans le centre Kriger qui se trouve quelque part sur Terre.
    « C’est tout ?! »

    Saul resta muet, comme transformé en pierre devant la réponse de l’infirmière, ce fut Jade qui posa une question d’un air sérieux.

    — C’est un endroit où l’on sera en sécurité ?
    — Là n’est pas la question, répondit Saul d’une voix agacée. Même si là-bas on sera en sécurité, il va se passer quoi pour nos familles ? Elles vont juste être placées en détention pour refus d’obtempérer…
    — Vos familles sont déjà prévenues depuis plus de deux mois, annonça-t-elle avec un grand sourire.

    Saul fut surpris d’apprendre cela et apparemment Jade aussi. Leurs parents les mettaient la plupart du temps au courant de tout.

    — Hein ? Donc juste avant la rentrée scolaire ? Ils nous auraient prévenus…
    — Non, je leur ai demandé de ne rien dire pour éviter que vous ne vous affoliez. Donc vos familles seront envoyées dans le même complexe que vous. Ne vous inquiétez pas pour ça et pour ce qui est de leur prise en charge pour le déplacement, il seront transportés en voiture par des gardes du corps.

    « Tout avait l’air d’être préparé depuis longtemps, c’est vraiment juste qu’un concours de circonstance, ou c’est relié avec les terroristes… ? »
    — Ils sont déjà partis, j’imagine ? demanda Jade avec un ton inquiet.
    — Non, nous avions prévu de les faire partir en même temps que vous, la date prévue au départ était le six, soit demain. J’ai déjà prévenu les gardes d’aller chercher vos familles pour les protéger, mais pour ton frère ça va être compliqué, Saul. De plus beaucoup de routes sont fermées à cause de ce qu’il s’est passé, alors on va être complètement hors-la-loi si on y allait maintenant, ce serait trop risqué. Ils vont devoir attendre demain.
    — Vous ne croyez pas qu’ils vont se faire chopper peut-être ?! cria involontairement Saul.

    Les policiers qui inspectait les lieux commencèrent à s'agiter et essayèrent de trouver la source du crie.

    — Putain… ta gueule... tu veux qu’on se fasse repérer ? Je te rappelle qu’en vous gardant ici, je suis hors-la-loi moi aussi ! répondit l’infirmière en essayant de se retenir de frapper Saul. Tu crois qu’on a juste envoyé des tas de muscle protéger vos familles? Il y a des anciens types du GIGN et du KGB ainsi que plusieurs mafias qui se sont ralliés à notre cause et qui nous prêtent leurs forces. De plus, il y a des jeunes comme vous, des Pians qui sont là pour cacher vos familles. Désolé que ça ne te plaise pas, mais c’est ça où tu finis en rat de laboratoire, les tripes à l’air en état d’agonie pendant que les scientifiques siroteront une petite limonade pépère sur leur chaise, finit-elle avec un grand sourire.

    « Son putain de cynisme m’a toujours cassé les couilles... »

    Cela fit apparemment sourire Jade, qui en voyant le visage de Saul, se retourna pour mettre sa tête dans un oreiller et étouffer son rire. Puis ce fut le calme. Dehors, la police semblait toujours inspecter l’étage et certains même grattaient le mur où se situait en temps normal la porte. Ils étaient probablement en train d’écouter ce qu’il se passait grâce à un appareil.

    Cela faisait plus de cinq minutes que le groupe était enfermé et les objets semblaient de moins en moins transparents. Le pouvoir d’Adrien commençait à faiblir. Pas étonnant, étant donné son âge et la surface que son pouvoir affectait. De plus, il l’avait déjà utilisé auparavant pour se faire disparaître. L’infirmière secouait la tête vers son fils, comme pour lui dire : Allez ! Juste encore un peu !
    Malgré les efforts du jeune garçon, la pièce était de plus en plus visible, et la porte commençait à apparaître. La situation commençait à devenir critique, les policiers commençaient à se douter de quelques choses.

    Étant dans une impasse, l’infirmière décida d’utiliser son atout. Elle sortit une sorte de talkie-walkie et appuya sur un bouton.

    — Yan, on a besoin de toi. Maintenant.
  • Hey! Merci pour ces merveilleux chapitres, je voulais savoir si il y avais toujours la possibilité de créer un personnage a base des trois mots ? A PART ça merci pour cette histoire j'aime beaucoup
  • octobre 2017 modifié
    @adra Yep, tu peux toujours créer les persos :) De toute façon, quand on ne pourra plus créer de persos (parce que j'en aurai trop '-'), j’enlèverai le : "Créez vos personnages !" du titre de l'histoire :smile:
    Sinon, de rien pour les chapitres !
  • octobre 2017 modifié
    ....AAAAAAAAAAAAAAAH J'arrive pas a faire le spoil



  • octobre 2017 modifié
    Hum... Testons...

    Spoiler:
    spoil !


    Oui c'est ça, donc les balises à ouvrir et fermer sont des "s" (entre crochets donc). Marrant, ailleurs ça soulignerai le texte.

    Bon chapitre sinon :)
  • octobre 2017 modifié
    Pour les spoils ca a été dit plus tot a la page 1 pour savoir comment les faire
  • Vymarel a dit :

    [s.] [/s.] en enlevant les points

  • Spoiler:
    1er mots : créations ou dessins (du genre les dessinateur dans la quete d'ewilan de pierre bottero ou procell dans un ln
    2eme mots: le fou ou le mat (je parle de la carte de tarot tu vois ce que la carte t'inspire comme personnalité
    .3eme mots : indiscipliné

  • ahahaha.... j'ai reussis !
  • Je suis gentil :wink: voici le chapitre 4 (ce sera pas tout les week-ends comme ça). A partir de ce chapitre ça s’accélère, et on est presque à la fin de l'arc d'introduction (qui ne porte pas de nom), parce que oui ! Tout ça nous amène à l'arc n°1 nommé : Nouvelle Génération !
    Je m'occuperai de ton perso un peu plus tard @adra :) Juste pour vous montrer les persos que j'ai fait (il n'y sont pas tous) voici une image qui apparaîtra dans une prochaine vidéo :
    zupimages.net/viewer.php?id=17/40/nhsa.jpg
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    Chapitre 4 : Échappatoire.
    L’homme qui répondit à l’infirmière avait un accent que Saul ne put déterminer.
    La partie arrière de la pièce où se situaient les fenêtres commençait à être complètement apparente. Et les policiers se rendirent compte qu’il y avait quelque chose d’étrange.
    Leurs voix se firent entendre.

    — Hey ! Venez par là ! Il y a un truc étrange, ça apparaît progressivement.
    — Ouais, j’ai vu ça… Que certains pointent leurs armes par ici.
    — On dirait une porte… je vais attendre un peu avant de l’ouvrir, ça m’a tout l’air d’un pouvoir de Pian.
    — Oui, tu ferais mieux d’attendre avant de la toucher, on sait jamais ce que ça pourrait te faire.

    L’inquiétude sur le visage de l’infirmière lui faisait apparaître des rides qui trahissaient son âge. Elle s’assit sur le lit où était installée Jade et essaya de se détendre, comme si elle voulait avoir une discussion avec la police. Elle chuchota à l’oreille de son fils et lui dit de garder un tout petit peu de force pour faire disparaître Jade et Saul quand ils sortiront de la pièce. La porte était quasiment réapparue et semblait vouloir s’ouvrir.
    Quand une voix avec un accent russe retentit de l’autre côté.

    — Excusez-moi Messieurs, sauriez-vous où sont toilettes ?
    « Hein ? »

    Des bruits de chute se firent entendre. Comme-ci plusieurs personnes s’écroulaient de fatigue. L’infirmière cria à tout le monde de sortir au plus vite et ouvrit la porte de toutes ses forces. Les deux policiers au sol furent assommés.
    Le père d’Adrien prit Jade dans ses bras, pendant que le petit lui-même faisait disparaître Jade et Saul.
    Une fois sorti, Saul vit six policiers au sol avec un air exténué. En levant les yeux, il vit un adolescent de son âge encapuchonné, portant un masque anti-poussière et un taser à la main. Il avait des cheveux verts mi-courts mi-longs en pétard, tandis que ses yeux reflétaient une grande fatigue. Son allure laissait elle aussi transparaître une fatigue. Le policier le plus proche de cet individu dormait à poings fermés. L’infirmière avança vers lui avec assurance et lui tapota l’épaule.

    — Merci Yan. Sans toi on était mort !
    — Je suis là pour ça. Et désolé pour retard.
    — T’en fais pas pour ça, maintenant faut juste se casser. T’as vu d’autres policiers ?
    — Oui, je les est mit… hum… Or Data de nuit… Hum…
    — Tu les as mis hors d’état de nuire, j’ai compris, t’inquiètes pas.

    Ils se mirent à courir dans les couloirs pour descendre par une sortie de secours qui amenait au parking du lycée. Yan reprit la parole.

    — Où sont les deux Pians ?
    — Adrien les a fait disparaître. Il ne faut pas qu’on les voie, si la police les identifie, ils vont tout de suite se douter de quelque chose et nous poursuivre, expliqua-t-elle tout en descendant rapidement les marches de l’escalier.
    — Oh… Je vois. Bonjour cher Pian invisible.
    — Bonjour, répondirent Jade et Saul.

    Il eut une expression compliquée à décrypter.

    — C’est bizarre… d’écouter des voix, dont on ne voit pas la provenance.

    Malgré son fort accent russe, il se débrouillait bien avec le français. Même s’il butait sur certains mots ça restait compréhensible. Une fois arrivé en bas de la cage d’escalier, Yan décida de sortir en éclaireur, une fois après avoir bien vérifié qu’il n’y avait personne, il fit un signe pour que tout le monde vienne auprès d’une voiture. C’était celle de l’infirmière, elle était assez belle, grise chromée, mais passe-partout à la fois. Par chance il n’y avait pas d’hélicoptère qui survolait la zone.
    Le petit commençait à avoir des maux de tête, sûrement dus à l’utilisation répétée de son Pian.

    — Allez dans la voiture ! Dépêchez-vous !

    Tout le monde s’exécuta, sauf l’homme qui arracha les deux plaques d’immatriculation avant de rentrer sur une des places arrière. C’est Yan qui prit la place de devant et Saul qui alla dans le coffre. Cette option le rendait nostalgique, ça lui rappelait le bon vieux temps avec sa famille.
    Dans le coffre il y avait des objets médicinaux et des trousses de soins.
    Adrien avait arrêté d’utiliser son pouvoir, faisant réapparaître les deux Pians, Yan les salua en agitant sa main gauche.
    Le reste de l’équipe se mit sur la banquette arrière. Jade semblait moins souffrir qu’avant, mais il fallait se dépêcher d’enlever les balles, autant dans son corps que dans celui de Saul. Elle ne pouvait plus marcher et quant à lui, lever son bras gauche était impossible.

    — On va foncer dès qu’on sera sortit, il n’y aura personne sur les routes donc on sera visible. On file vers la forêt la plus proche et on s’y cache en attendant qu’Adrien se repose… elle marqua une pause en regardant son fils et lui caressa la tête avec un sourire rassurant. Bravo et merci mon cœur, tu as été un vrai héros.

    Elle démarra la voiture et avança doucement jusqu’à la sortie, il n’y avait étrangement personne, mais cela les arrangeaient. Puis le moteur s’emballa. La voiture avança, détruisant le barrage qui bloquait la sortit et le compteur passa de trente kilomètres par heures, à soixante-dix, puis à quatre-vingt-dix. Une grande ligne droite ou tout le monde pouvait vous voir, voilà pourquoi ils roulaient vite.
    Assis dans le coffre, Saul vit que certains policiers avaient montré du doigt la voiture, il en prévint tout le monde, ce sur quoi l’infirmière accéléra encore plus.

    Elle finit par arriver sur un second barrage, où cette fois-ci, il y avait des grandes barrières anti-émeutes. Elle garda la même vitesse et fonça en plein dedans, les policiers gardant le barrage s’écartèrent sous la surprise. Une des barrières frappa le pare-brise de plein fouet, ce qui le fissura sur tout le côté droit.

    — Saul dit moi si tu les vois nous poursuivre, ils avaient des voitures et vu comment on agit, ils vont clairement nous prendre pour des terroristes en fuite.
    — Je vois une voiture de police assez loin... Elle vient juste de commencer à démarrer !

    L’infirmière acquiesça en regardant le rétroviseur.

    — Très bien, on arrive sur les routes où il y a du mouvement, on va pouvoir se cacher un peu—
    — Madame Éva, un des policiers nous a collé un… hum… traceur. Il a été intelligent, déclara Yan en regardant par la fenêtre.
    — Sérieusement !? Et je t’ai dit de juste m’appeler Éva.
    — D’accord. Eh oui, on a un traceur, il est sur l’arrière de la voiture.

    Éva grinça des dents. Tout le monde commençait à stresser.
    Elle accéléra encore alors qu’ils étaient toujours en ville, l’infirmière conduisait extrêmement bien, même à cette vitesse. Elle avait dû s’entraîner avec quelqu’un de très expérimenté.
    Elle prit un virage qui amenait à un petit pont.

    — On va sur la départementale. C’est par là qu’est la forêt. Et Saul, tu pourrais essayer d’enlever la puce ? Sinon on va jamais s’en sortir !
    — Hein ?! Mais... elle est à l’arrière !
    — Bah justement ! Toi aussi t’es à l’arrière, alors tu devrais bien t’entendre avec elle. Alors, fais-le, sinon on l’a dans le cul !
    — Oui… Je sais, mais on va me reconnaître si je sors ma tête.
    — Tiens, prends ça, dit l’homme en lui tendant le même masque que Yan. Et met ta capuche, ne t’inquiètes pas je te retiens pour que tu ne tombes pas.

    Saul fit ce qu’on lui dit, il n’avait pas vraiment le choix. La voiture rebondit un peu après avoir passé le pont. Et le bruit des autres voitures se faisait entendre. Il arrêta de réfléchir et ouvrit le coffre. Le jeune homme vit les autres automobilistes ralentir et le regarder comme s’il était un extraterrestre.

    « Bonjour à vous, je suis juste de passage… »

    Le bruit d’un autre style de voiture se fit entendre, deux voitures de police les suivaient d’une centaine de mètres. Il décrocha son attention de cela et se concentra sur la puce. Il se pencha au-dessus du vide ce qui lui fit avoir un haut-le-cœur, heureusement pour lui, il était retenu par les pieds. Après avoir cherché un bon bout de temps sans rien trouver, il vit une toute petite puce noire, juste au-dessus de la roue arrière gauche. Il essaya de l’enlever avec les ongles, de la pousser, ou même de taper dessus avec un des outils à l’arrière de la voiture, mais la puce ne bougea pas.

    — Je l’ai trouvé, mais elle ne veut pas partir !
    — T’as essayer de la faire partir avec un de mes outils, genre un scalpel.
    — Oui, mais ça ne veut pas—

    Saul se fit arrêter par un bruit de métal. Une balle venait de frapper juste à côté de l’entrée du coffre.

    — Saul, c’est ça… ? demanda Yan en attendant que Saul acquiesce. Ne… pas d’inquiétude pour eux, je me charge de les occupés, finit-il en sortant un revolver de la boîte à gants et en baissant la fenêtre.
    — Très bien, je te fais confiance !

    La confiance que Saul et Yan se donnaient fit sourire Éva. Alors que Saul allait demander quelque chose à Jade, la deuxième voiture de police qui les suivait tira à son tour et avec un haut-parleur, le policier demanda aux conducteurs de s’arrêter. Ils pensaient bien sûr que toutes les personnes dans la voiture étaient des hommes. Un préjugé sur les terroristes. En réponse à leur demande, Éva accéléra encore plus. La police semblait avoir du mal à suivre. Puis ce fut au tour de Yan d’entrer en jeu, il sortit une partie de son corps par la fenêtre et pointa son arme vers les roues d’une des voitures de police. Il tira et toucha miraculeusement un des pneus. La voiture ralentie doucement, doublé par l’autre voiture de police qui n’hésita pas à tirer. Yan riposta, mais il dut vite changer de chargeur étant donné la capacité de son pistolet.
    Saul revint à ce qu’il devait faire.

    — Jade, tu es encore capable de créer une épée ?
    — Bah oui… héhé, j’en ai créé que deux aujourd’hui, donc c’est pas en refaire une autre qui va me tuer ! s’exclama-t-elle en faisant apparaître une épée courte dans les mains de Saul.

    Il la remercia et se pencha de nouveau alors que les tirs continuaient. Saul essaya de glisser la lame en dessous et poussa la puce en faisant levier avec le châssis de la voiture. Une balle frôla son oreille, ce qui lui fit lâcher un petit cri, mais il continua sa mission. Après une grande lutte, Saul arriva à décrocher la puce, qui partit s’écraser au sol. Il ferma le coffre au plus vite, mais en profita juste avant, pour jeter l’épée vers le policier qui essayait de lui tirer dessus depuis déjà pas mal de temps. L’épée courte vint se loger dans le bras de celui-ci qui bascula de la voiture et tomba sur la route.

    « Oh... merde... »

    Le policier qui conduisait ne s’arrêta pas, mais accéléra comme pour essayer de venger son camarade. Mais sa voiture perdit très vite de la vitesse et quelques secondes plus tard, le moteur commença à fumer. Yan rentra son corps dans la voiture.

    — T’as utilisé ton Pian, Yan ? demanda l’infirmière.
    — Oui, j’ai fatigué le moteur de sa voiture.
    — Ahah ! Excellent ! Je vais te faire mousser devant ton père toi !
    — Hein… commença Saul. Pourquoi tu l’as pas utilisé avant ?
    — Les voitures derrière.
    « Pour éviter les accidents, en gros. »

    Ils avaient clairement distancé les deux voitures de police. Ce sur quoi Éva accéléra de nouveau, jusqu’à atteindre les deux cents kilomètres-heure. Après cinq minutes, elle reprit la parole.

    — J’ai pris cette route parce que je savais qu’il y avait très peu de radars, mais du coup on est allez assez loin… Et maintenant on est assez proche du prochain radar… donc on va tourner ici.
    — QUOI !? crièrent toutes les personnes présentent dans la voiture.

    Éva tourna d’un coup en prenant le temps de ralentir avant, et fonça vers la gauche où il y avait une grande forêt. La voiture sauta plusieurs fois avant de se calmer. Éva continua sa route entre les arbres en roulant encore assez vite. Puis après plus d’une demi-heure de fuite dans les bois, elle s’arrêta enfin.

    — C’est bon. Ont leurs a échappés.
  • Heu... La voiture qui roule dans les bois pendant une demi-heure... Il y a un chemin forestier ou un truc du genre ? :dizzy:

    Bon chapitre :)
  • octobre 2017 modifié
    Borghan a dit :

    Heu... La voiture qui roule dans les bois pendant une demi-heure... Il y a un chemin forestier ou un truc du genre ? :dizzy:

    Bon chapitre :)

    @Borghan Pas spécialement x) mais je sais plus si je l'ai précisé, c'est une forêt plantée par l'homme (donc artificiel, comme pas mal de petite forêt dans le Maine et Loire), donc la forêt est assez quadrillée. Bon, après c'est sur que la voiture aurait du morfler, mais bon '_ ' j'avoue ne pas y avoir trop pensé, et tu es le seul à l'avoir remarqué î_î gg à toi du coup !
  • Je m'efforce de rendre le plus crédible possible les histoires que j'écris (compte tenu du côté fantastique c'est pas toujours évident) et donc je tique sur ce genre de "détails" désolé ^^

    Je commencerai à poster mon essai dès que j'aurai dix chapitres de côté (j'en suis à quatre), tu verras... même si ce n'est pas du tout le même univers que le tiens.
  • C'est la diversité de tous nos univers qui fais la richesse de la section écriture (je pense qu'on peut le dire xD)

    Merci pour le chapitre xD :P
  • @Borghan - Pour la crédibilité je suis parfaitement d'accord, mais là, j'avoue que j'avais pas du tout remarqué, va falloir que je retape ça :# Et t'inquiète, je sais ce que c'est de faire dans la crédibilité avec un monde fantastique/fantasy, ma première histoire (Arca) peux le prouver î_î
    Bon courage pour les quelques chapitre qu'il te reste à écrire ; je lirais ton novel quand il sortira (et quand j'en aurait l'envie :* ) !

    Après, ouais, on à quand même pas mal d'univers différent dans la section écriture, ça permet de « voyager » un peu x) mais je sais que ça ne plaît pas à certain ' _' pourquoi je ne sais pas, mais on m'as déjà dit qu'il y avait trop de truc différent... J'ai pas chercher à comprendre, hein '-' donc me demander pas pourquoi '-'
  • ah ? c'est leur avis, je juge pas(pas trop du moins)
  • Dans les novels chinoises, qui sont bien la base de ce site, on trouve des univers différents allant du médiéval-fantastique au futuriste. Normal qu'on trouve la même dans nos écrits à nous !

    (note : mon univers est justement un médiéval-fantastique)
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