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EoC – Chapitre 55 – Je Tuerai Sept Fois

Traducteur Français : Hellteach

Checkeur : Zhexiel

EoC - Chapitre 55 - Je Tuerai Sept Fois

Ding Dong !

Une heure plus tard.

Le contrôle du secteur commercial avait été envoyé. « N’a pas passé le contrôle. La personne qui signe n’a pas passé l’examen pour un certificat d’hypnotiseur. Nous ne pouvons poursuivre l’accord. Espérons qu’il se présentera l’examen dès que possible. »

Chu Shan fut confus pendant un moment, puis se mit à rire. « J’ai oublié ça. Tu dois signer un certificat pour devenir un hypnotiseur. C’est illégal sans ça. En se basant sur ton niveau, tu peux facilement obtenir le certificat pour être Hypnotiseur Élémentaire. »

« J’ai aussi oublié ce problème. » Jiang Li se tapa la tête. « Alors, je vais aller me présenter à l’examen demain, mais parlons dès maintenant des termes et des conditions. J’espère obtenir le Fruit de la Vie. »

« Que dis-tu de payer d’abord 3,5 millions avec ta carte de crédit, et ensuite faire que la compagnie te prête 500 mille. Je prendrai la décision et tu pourras en prendre un. » Chu Shan détenait une part de l’autorité.

Jiang Li passa rapidement sa carte, puis signa un contrat de prêt.

Après que tout soit arrangé, Chu Shan ordonna à des gens d’aller chercher le Fruit de la Vie.

Il était dans une bouteille en verre. À l’intérieur de la bouteille, il y avait un fruit rouge qui gouttait, de la taille d’un pouce. Un éclat ravissant brillait à l’intérieur. Si l’on regardait avec attention, on pouvait voir beaucoup de petites particules comme des codes génétiques qui subissaient constamment des permutations et des combinaisons.

C’était un fruit très petit, de quelques grammes seulement, mais il contenait des choses étonnantes.

« La production du Fruit de la Vie est la science et la technologie que nous, humains, avons obtenu du grand vaisseau tombé de l’espace. Les soldats du district des élites l’utilisent pour traiter leurs blessures après avoir combattu sur une planète extraterrestre. » Chu Shan regrettait. « Prends-le d’abord. Voyons jusqu’à quel point il peut te réparer ? Ensuite, reviens pour faire un examen physique. Présente l’examen de qualification d’Hypnotiseur Élémentaire demain, et après reviens travailler. Ton travail principal sera d’hypnotiser les clients. Nous faisons payer 1000 stars à chaque fois, et nous t’en donnerons 800. »

800 à chaque fois, je peux hypnotiser dix personnes par jour, donc ça fait 8000 stars. Je peux rembourser le prêt en deux mois.  Jiang Li calculait. Non, je dois payer 20 % d’impôt sur le revenu sur les 800 stars. Je n’en gagnerai que 640.

Le groupe de sécurité de Xing Hua City était dans le secteur officiel. Ils avaient aussi engagé des hypnotiseurs, mais il y avait bien trop peu d’Hypnotiseurs Élémentaires. Tous les clients devaient prendre rendez-vous, et le coût se montait à des milliers de stars à chaque fois. C’était déjà considéré comme très généreux de la part du groupe de sécurité de donner à Jiang Li 800 stars.

Puisque le nombre d’Hypnotiseurs Élémentaires était peu élevé, les clients devaient faire la queue. Donc le groupe ne pouvait pas réduire le partage, ou sinon les gens changeraient souvent d’emploi, ce qui ferait plus de mal que de bien au groupe.

Jiang Li ouvrit la bouteille et ingurgita directement le ‘Fruit de la Vie’. Il devait être consommé oralement.

Après que Jiang Li eut consommé le médicament, il sentit rapidement que tout son corps était confortablement plongé dans de l’eau chaude. Toute la fatigue avait été balayée. Cela continua pendant trois heures entières avant que cela ne s’arrête.

Lorsqu’il ouvrit les yeux, il découvrit que son corps était devenu plus détendu, et ses pensées, en particulier, étaient plus perspicaces.

Si je dois faire examiner mon espérance de vie maintenant, quel chiffre peut-elle atteindre ? Elle devrait s’être beaucoup remise ?  Jiang Li ne pouvait plus attendre de rentrer et de faire un bilan à l’hôpital.

« Voici une carte. Le groupe de sécurité l’utilisera pour te contacter à l’avenir. » Chu Shan donna une carte à puce à Jiang Li. « Passe l’examen pour obtenir un certificat, puis signe le contrat. »

Jiang Li prit la carte à puce. Il ne pouvait plus attendre d’aller à l’hôpital pour un bilan.

« C’est réellement difficile à croire, vos cellules se sont remises si rapidement ! Après inspection, vous pouvez maintenant vivre jusqu’à 70-80 ans, mais cela augmente aussi à un rythme lent. »

À l’hôpital, le docteur de service observait les résultats du bilan de Jiang Li avec un regard surpris.

« J’ai consommé le Fruit de la Vie. » Jiang Li hocha la tête.

« Le Fruit de la Vie ? » Le docteur réalisa soudain. « Pas étonnant. C’est l’un des secrets de la technologie humaine, la zone des élites a synthétisé la science et la technologie en un fruit, mais le prix en est très élevé. Il ne peut pas être acheté à Xing Hua City, et c’est aussi très rare au marché noir. »

« Docteur, environ combien de Fruits de la Vie je dois consommer de manière à ce que mes cellules puissent complètement se remettre ? » s’enquit Jiang Li. Il savait que ses connaissances sur la médecine n’étaient certainement pas aussi bonnes que celles des docteurs. Il devait questionner les professionnels, donc il ne cacha pas sa condition.

« Le Fruit de la Vie est le médicament des soldats dans le district des élites, après avoir combattu l’ennemi, ils pouvaient rapidement se remettre de leur blessure. Ce n’est pas génial pour l’amélioration de la condition physique, mais ce genre de chose est aussi rare dans le district des élites, donc le gouvernement ne permet pas qu’il soit transporté dans le district commun. » Le docteur de service secoua la tête. « Vous devriez avoir besoin d’un Fruit de la Vie de plus pour vous remettre. »

Il m’en faut encore un, ça fait 4 millions… » Jiang Li était sous le choc. Son corps était maintenant nettoyé, mais il devait encore 500 mille stars à la compagnie. Il ne pouvait pas débourser encore 4 millions même s’il mourrait pour en acheter un.

Tôt le matin suivant, Jiang Li se rendit à ‘L’Institut de Recherche Spirituelle’ à Xing Hua City centre.

C’était une organisation utilisée pour la recherche et l’étude sur l’esprit et l’âme, et la science de l’esprit. Elle faisait partie du département gouvernemental. On pouvait aussi faire le test pour obtenir un certificat d’hypnotiseur ici.

En premier, on était soumis à une variété d’examens théoriques, et ensuite il fallait réaliser des hypnoses en utilisant les animaux comme sujets. Finalement, il fallait confirmer que votre théorie et votre technique étaient réussies, et enfin réaliser une hypnose sur un humain.

L’examen était très strict et il n’y avait aucune faille.

Mais Jiang Li surmonta toutes les difficultés tout du long et obtint le certificat d’Hypnotiseur Élémentaire. En se basant sur son niveau actuel, il avait pu facilement l’obtenir.

Toutefois, l’Institut de Recherche Spirituelle de Xing Hua City ne pouvait faire passer que le test d’Hypnotiseur Élémentaire. Si quelqu’un voulait être promu au rang d’Hypnotiseur Secondaire, il devait aller dans une ville capitale plus grande.

Jiang Li se rendit à nouveau au « Groupe de Sécurité » et rencontra Chu Shan une fois qu’il avait obtenu un certificat.

Cette fois, la signature du contrat fut instantanément réussie. Le secteur commercial du gouvernement était d’une très haute efficacité.

À l’intérieur du bureau.

Après que Jiang Li eut terminé de signer le contrat, il se mit à rechercher des connaissances. « Directeur Chu, puisque vous êtes un Hypnotiseur Secondaire, que pensez-vous de me donner un cours ? N’avez-vous pas dit que je pouvait obtenir l’entraînement d’un Hypnotiseur Secondaire une fois que j’aurais rejoint le Groupe Sécurité ? »

Chu Shan n’aimait pas que les gens l’appellent maître, donc Jiang Li l’appelait directement Directeur Chu.

« Un cours ? Sais-tu combien ça coûte lorsque je donne un cours à des Hypnotiseurs Élémentaires ? » dit Chu Shan en souriant. « Je n’apparaîtrait même pas s’il n’y a pas 100 mille stars. »

« Vous pouvez faire une exception pour moi. » Jiang Li était sans vergogne. « Il n’y en a pas beaucoup qui sont des génies comme moi. Ne voulez-vous pas entraîner un maître exceptionnel ? »

« Tu as vraiment la peau dure. » Chu Shan éclata de rire, l’air heureux. « Très bien, je suis de bonne humeur aujourd’hui. Je vais juste t’expliquer les mystères de la pratique. »

« J’aimerai entendre les détails. »

Jiang Li se tenait respectueusement bien droit, révélant son respect pour l’entraînement spirituel.

En voyant son attitude, Chu Shan approuva silencieusement. « Ton cœur est très fervent, très bien. Tu es un bon jeune successeur, mais c’est tout. Sais-tu que tu manques des qualités d’un véritable meneur d’hommes puissant ? »

« Quelles sont les qualités d’un meneur d’hommes ? » Jiang Li fut surpris pendant un moment.

Chu Shan se leva férocement. Un étourdissement soudain apparut devant les yeux de Jiang Li, juste comme une sensation oppressante d’une grosse montagne qui tombait. Tout son corps ne pouvait plus bouger. C’était purement de la répression spirituelle, le rendant incapable de contrôler son propre corps et incapable de bouger.

« Un vrai meneur d’homme déambulera et surmontera tous les obstacles, même si les épées et les lances étaient comme des arbres dans la forêt, et n’aura pas de regrets même s’il échappait d’un cheveu à la mort. » Chu Shan se promenait alentours avec l’élégance saisissante et l’allure gracieuse d’un dragon.

« Ceux qui énervent mon cœur, je les tuerai ! »

« Ceux qui inquiètent mon cœur, je les tuerai ! »

« Ceux qui trompent mon cœur, je les tuerai ! »

« Ceux qui rendent mon cœur confus, je les tuerai ! »

« Ceux qui veulent diriger mon cœur, je les tuerai ! »

« Ceux qui veulent émouvoir mon cœur, je les tuerai ! »

« Ceux qui cherchent à m’arrêter, je les tuerai ! »

Le mot ‘tuerai’ avait été craché sept fois de la bouche de Chu Shan. Jiang Li était tellement choqué que son visage en devint pâle. Il semblait réellement voir l’esprit d’un meneur. L’épée nue du cœur montrait la capacité de quelqu’un et qui avance avec une volonté invincible.

Ceux qui cherchent à m’arrêter, je les tuerai !

« Jiang Li, bien que tu aies du talent, à mon avis, ton esprit est encore faible, confus et ignorant. Un tel état d’esprit aura des réussites limitées, même si l’on te donne des ressources illimitées et des élixirs. » D’un seul coup d’œil, Chu Shan avait vu que l’esprit de Jiang Li n’était pas si ferme. « Cependant, la plupart des gens sont comme toi. Pour expérimenter les vicissitudes humaines, ce monde doit changer de manière à ce que tu sois capable de comprendre et de nettoyer l’âme de la couardise. Tu es confus, et c’est aussi raisonnable que tu ne sois pas si déterminé. Tu veux simplement être fort là maintenant, mais tu n’as pas l’esprit qui recherche le Dao. »

« L’esprit qui recherche le Dao… » Jiang Li remâcha pour ainsi dire de façon répétée ces cinq mots et se remémora les sept tueries, son esprit était sévèrement sous le choc.

« La volonté d’une personne est une épée aiguisée qui continue à s’aiguiser de manière à ce que leurs capacités deviennent visibles. » Chu Shan soupira doucement. « Jiang Li, tu as encore beaucoup de lacunes et tu as long chemin à parcourir. Personne ne peut t’aider à chercher le bon chemin. Il n’y a que toi qui puisse t’aider. Bien, si tu as des questions, pose-les moi. Je vais maintenant t’expliquer les connaissances actuelles. »

« Maître, qu’est-ce que la méditation ? » Jiang Li secoua la tête et commença à poser des questions.

Chu Shan s’assit et prépara un thé. « En fait, le domaine de la méditation dans les temps anciens était très rare, car l’interprétation la plus profonde de la méditation est la ‘Plateforme du Sutra’. Parmi certains moines Bouddhistes, un moine nommé Zhi Huang s’était assis pendant deux décennies en pensant qu’il pourrait s’asseoir et méditer pour obtenir la véritable signification du Zen. L’un des disciples du Sixième Patriarche Xuan Ce lui rendit visite et le vit en train de s’entraîner. Il lui demanda à quoi s’entraînait-il ? Il répondit qu’il était en méditation. »

Chu Shan marqua une pause et but un peu de thé. « Xuan Ce dit : ‘La méditation dont vous parlez, contient-elle des pensées dans l’esprit ? S’il n’y a pas de pensée, alors même les pierres peuvent méditer. S’il y a des pensées, alors tous les êtres conscients peuvent méditer.’ Le moine Bouddhiste Zhi Huang dit : ‘Lorsque je méditais, il n’importait pas qu’il y ait des pensées ou non dans l’esprit.’ Donc Xuan Ce demanda à nouveau : ‘De toute façon, qu’il y ait ou non des pensées, c’est souvent évident. Puisque c’est souvent évident, d’où viennent-elles ?’ Sur ce, le moine Bouddhiste Zhi Huang qui s’était entraîné à la spiritualité pendant deux décennies savait que sa pratique n’avait pas atteint un très haut niveau et questionna le Sixième Patriarche Hui Neng. Hui Neng dit : ‘Le cœur est épuré des pensées, mais ne se repose pas sur le vide non plus. Utilise les vraies intentions avec aise, mais ne sois pas indifférent à tout. Élimine la différence entre les saints et les mortels, et la nature et le phénomène s’unissent. C’est cela la méditation.’ »

Après avoir entendu Chu Shan l’expliquer de cette manière, Jiang Li avait à demi compris. « Le Sixième Patriarche ne l’a pas non plus expliqué clairement. Qu’est ce que cela signifie, spécifiquement ? »

Chu Shan hocha la tête. « Le Sixième Patriarche expliqua ces paroles au moine Bouddhiste qui avait une grande capacité de compréhension. En fait, ma compréhension de cette phrase est de reprendre ton esprit et de trouver ce qu’il y a à l’intérieur. Crois que l’esprit est la partie principale et que le corps est une illusion, de cette manière, le corps mortel est comme une armure. Il ne peut pas y avoir de dommage au corps lorsqu’une épée et une hache attaquent l’armure, donc le Mont Tai s’effondrera dans le précédent sans même cligner de l’œil. C’est le soi-disant Avalokitesvara de Bouddha 1

, tout et chacun des Cinq Ensembles sont vides. Comprends de très près ton propre esprit, et toutes sortes de douleurs et sensations du corps dans le monde physique seront comme un rêve, donc tu n’auras aucune douleur et aucun trouble. »

« Je comprends quelques paroles. » Jiang Li semblait avoir réalisé. « Pas étonnant que le Sutra du Cœur dit ‘Restez au loin des rêves dérangés, après tout, c’est le Nirvana’. »

« Oui, restez au loin des rêves dérangés, après tout, c’est le Nirvana ! » dit Chu Shan férocement. « À l’origine, la chair est réelle et l’esprit est illusoire. Mais de manière à méditer, nous devons inverser le rêve et se débarrasser des impuretés. Considère l’illusion comme réelle, et le réel comme une illusion. »

« Inverse ta propre vue du monde ! Alors, tu peux atteindre le Nirvana. »

« La méditation est en fait un type de compréhension de la perspective du monde. Cela émet l’hypothèse que le principal est l’esprit et que le corps mortel est vide. Toutes sortes de douleurs sur le corps dans le monde matériel sont toutes vides. »

« Lorsque tu rêve que tu te fais tuer, tu n’es pas réellement tué. »

« Lorsque tu change ta vue sur le monde, toutes les douleurs et troubles disparaissent et alors tu peux atteindre le domaine de la méditation. Pourquoi est-ce que Bouddha a coupé sa chair pour nourrir les aigles, et s’est sacrifié pour le tigre ? Parce qu’il savait que tout n’était que rêve. Lorsque tu sais que tu es aussi dans un rêve, tu peux aussi couper ta chair pour nourrir les aigles et te sacrifier pour le tigre. »

Jiang Li réalisa soudain. « Donc le Bouddhisme traitait le corps comme une chair mortelle, considérant que le cœur était le dictateur et que le cœur était réel, le soi-disant tout avait des méthodes prometteuses, comme un rêve. » Mais il doutait encore. « L’école Taoïste ne disait-elle pas ‘contentez-vous de réparer la nature, ne réparez pas la vie. C’est très difficile pour les esprits perdus de devenir saints !’ Cela signifie de réparer à la fois le corps et l’âme. C’est aussi l’opposé de la pratique Bouddhiste. Laquelle est la vérité ? »

Les esprits perdus sont les âmes.

Lorsque l’un devenait saint, il faisait ressentir sa présence et apparaissait dans le monde matériel.

La théorie des trois mondes, il n’y a pas de corps, et il est impossible à l’esprit de faire ressentir sa présence. Il manque le pont de communication entre le réel et l’illusion !

Et ce que le Sixième Patriarche avait dit précédemment ne se souciait pas du corps.

C’était en fait le contraire, lequel était en fait la vérité ?

    • Bodhisattva : Pour les bouddhistes, celui qui aspire à la bodhi (Dans le bouddhisme, illumination ou éveil obtenu par la méditation et l’ascèse. Celui qui a atteint la bodhi est bouddha), mais qui a différé son entrée dans le nirvana, car il a fait le vœu de sauver précédemment tous les êtres.
    • Avalokitesvara : Bodhistava incarnant la compassion ultime, la compassion de tous les bouddhas.
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