skip to Main Content
Menu

Douluo Dalu – Chapitre 5

 


Chapitre 5 : Grand maître ? Professeur?

Partie 1

Ayant entendu un Maître Spirituel s’excuser auprès de lui, vieux Jack devint tout de suite plus vaniteux et agita ses mains en disant : « Ne vous excusez pas, ne vous excusez pas. Grand maître, je vais me permettre de vous confier cet enfant. Tang San, tu vas suivre le Grand maître à l’intérieur, mais tu dois rester sage. »

Tang San acquiesça mais ne dit pas un mot.

Juste avant, sa main gauche était déjà en place afin qu’il puisse, au cas où, utiliser son dard caché, quand ce Grand maître l’avait stoppé. Et s’il avait parlé un instant plus tard, le gardien aurait pu se faire transpercer la gorge.

【Troisième point des Précieux Écrits Célestes Mystérieux de la Secte Tang : détermine si l’adversaire est un ennemi ou non. Si oui, essaie de tuer à tout prix. Sinon ait pitié. Autrement tes ennuis ne feront que s’intensifier avec le temps】
Pour Tang San, le gardien semblait vouloir frapper un vieil homme. En rajoutant son impolitesse, ces charges étaient déjà suffisantes pour le condamner. De plus, il était certain qu’absolument personne, y compris vieux Jack, ne pourrait voir qu’il avait utilisé une fléchette cachée. Sans preuve, qui pourrait l’accuser de meurtre ? Les fléchettes cachées silencieuses de la Secte Tang partaient extrêmement vite, telles des ombres. Surtout que le gardien n’aurait jamais pu l’éviter avec sa piètre aptitude.

Vieux Jack ne partit finalement qu’après avoir mis en garde Tang San plusieurs fois.

Grand maître regarda froidement le gardien et dit : « C’est la première et la dernière fois. Si tu recommences une seule fois, tu pourras remballer tes affaires en même temps. » Sa voix rauque était calme, mais donnait l’impression d’être impossible à réfuter.

Le gardien sentit une sueur froide couler le long de son dos et il acquiesça urgemment de nombreuses fois, avant de se pousser du chemin.

Grand maître baissa la tête pour regarder Tang San, un léger sourire apparaissant sur son visage. Comme ses traits semblaient crispés, son sourire n’était pas quelque chose que tout le monde oserait commenter. Tenant Tang San par la main, il dit : « Rentrons. »

La main du Grand maître était douce et sèche, sa poigne très confortable, apportant inconsciemment à Tang San un sentiment de confiance. Le suivant, Tang San pénétra enfin dans l’académie.

« Professeur, merci » Dit Tang San au Grand maître.

« Professeur ? Je ne suis pas professeur à cette académie. » Grand maître tourna sa tête vers Tang San et dit nonchalamment.

« Vous n’êtes pas un professeur ? Ne venez-vous pas de parler au nom de l’académie ? »

Grand maître secoua la tête. Aujourd’hui, il avait été extraordinairement patient et, remontrant son sourire disgracieux, dit : « Qui a dit que l’on devait être un professeur de l’académie pour la représenter ? »

Tang San s ‘exclama dans un éclair de compréhension, « J’ai compris. Vous êtes un directeur ou une personne importante, n’est-ce-pas ? »

Grand maître ne réussit pas à retenir un rire et dit : « Pour un enfant de six ans, tu es très intelligent. Cependant, ce n’est toujours pas la bonne réponse. »

Hésitant, Tang San dit : « Alors qu’êtes-vous ? »

Grand maître dit : « Je ne suis qu’un invité ici, c’est tout. Toi et toutes les autres personnes dans l’académie m’appellent Grand maître, non ? C’est normal, tout le monde m’appelle comme ça, depuis tellement longtemps que j’en ai oublié mon prénom. Hum… Voilà, c’est écrit sur la certification fournie par le Hall Spirituel, tu t’appelles Tang San. Tang San, tu dois bien comprendre la différence entre professeur et Grand maître et ne pas m’appeler de manière incorrecte. À moins que… »

Hésitant un instant, il reprit, ses yeux brillants : « À moins que tu ne souhaites m’accepter pleinement comme professeur. »

« Vous voulez m’apprendre à cultiver mon Esprit ? »

Grand maître s’arrêta et se tenant droit devant Tang San, dit : « Serais-tu prêt à faire ça ? »

Tang San s’arrêta également, levant la tête pour regarder Grand maître devant lui, l’observant pour la première fois de près. Il découvrit que sa bouche était un peu large et ses lèvres épaisses. Après ses observations, Tang San ne dit rien, ne voulant ni accepter, ni refuser la proposition.

Grand maître remarqua que Tang San le fixait le regard vide et ce sourire déplaisant refit surface : « Bien, tu es vraiment malin. »

Ne rien dire avait un second sens. Premièrement il montrait qu’il n’était pas pressé de refuser, afin de ne pas offenser Grand maître. Et secondement lui demandait silencieusement, « Pourquoi devrais-je vous accepter comme professeur ? »

Grand maître, à la manière de vieux Jack, passa sa main dans les cheveux de Tang San : « Naturellement talentueux et si intelligent. Il semblerait que je doive te persuader. Comment pourrais-je réussir cela ? Peut-être en disant que tu es la troisième personne a posséder un double Esprit durant ces cent dernières années ? »

Entendant les mots de Grand maître, Tang San fut gravement surpris. Le regard qu’il portait sur Grand maître avait changé, il était maintenant méfiant et surpris, alors que son poignet était déjà levé.

Grand maître le regardait calmement et d’une façon décontractée. Souriant, il dit : « Ne veux-tu pas savoir comment j’ai pu savoir aussi vite que tu avais un Esprit double ? »

En parlant, il ouvrit le certificat qui était dans sa main : « Ce certificat en est la raison. Peut-être que quelqu’un d’autre regardant cette attestation ne pourrait pas relever la faute, mais si je ne la voyais pas, je ne pourrai pas me faire appeler Grand maître. »

« J’ai étudié six-cent-quarante-sept personnes ayant éveillé une Herbe Bleu-Argentée. Parmi eux, seize possédait du pouvoir spirituel, soit moins de trois pour-cent. De plus, le pouvoir spirituel inné de ces seize personnes n’a jamais dépassé le niveau 1 et te voilà avec un pouvoir spirituel inné de niveau 10. Selon mes recherches sur les dix piliers de la cultivation spirituelle, le niveau du pouvoir spirituel inné est en relation directe avec la qualité de l’esprit. Ton Herbe Bleu-Argentée est évidement incapable de remplir cette condition, j’en ai donc conclu que tu cachait ton deuxième Esprit, qui devrait être extrêmement puissant. »

Le regard de Tang San se calma graduellement et il rétorqua : « Il y a des exceptions à tout, pourquoi ne pourrais-je pas être spécial ? »

Grand maître hocha sérieusement la tête et dit : « Effectivement, tout a des exceptions, mais ton Esprit est une Herbe Bleu-Argentée, tu n’es donc clairement pas cette exception. Dans les cent dernières années, en étudiant les deux grands empires : Dou Céleste et Luo Étoilé, un double Esprit n’est apparu que deux fois, le pouvoir spirituel inné maximum, quant à lui, est apparu dix-neuf fois. J’ai étudié en profondeur ces dix-neuf Esprits et pas un n’était pas surpuissant. Le plus jeune cultivateur a déjà atteint le rang de Grand Maître Spirituel. Sur les dix-neuf, si on ne compte pas les quatorze qui viennent de clans familiaux déjà puissants, il y a cinq exceptions. »

Partie 2

« Ces cinq ne venaient pas d’un milieu social privilégié, mais ils possédaient pourtant un pouvoir spirituel inné maximum. Ce genre d’élément inattendu peut être également appelé ‘mutation spirituelle’. D’après mes nombreuses années de recherche sur les mutations spirituelles, l’Herbe Bleu-argentée n’a jamais montré une quelconque variation. Prenant en compte que ton Herbe Bleu-argentée est la plus basique des herbes bleu-argentées existantes, je peux dire en toute confiance que mon hypothèse est vraie. »

« Pouvez-vous expliquer ce qu’est une mutation spirituelle ? » Demanda Tang San.

Grand maître expliqua patiemment : « J’ai mentionné plus tôt la façon dont une personne obtient son esprit : les esprits sont des traits héréditaires et en temps normal, l’enfant hérite l’esprit d’un de ses deux parents. C’est un trait facilement identifiable. Malgré cette héritabilité, il existe des exceptions, appelées mutation spirituelle. Elles sont toujours héréditaires, mais parce que l’esprit hérité n’est pas pur, il peut muter en un nouvel Esprit. Il existe deux types de variations, la plus commune où l’Esprit devient faible et inutile et la rare où l’Esprit devient surpuissant et peut permettre d’obtenir un pouvoir spirituel inné maximum. En résumé c’est comme l’inceste, une très grande chance d’obtenir un enfant attardé pour une faible chance d’obtenir un génie. »

Tang San hocha la tête, montrant sa compréhension, puis fit un pas en arrière, laissant un espace plus grand entre eux. Il se prosterna immédiatement après, et frappa son front contre le sol trois fois.

Cette fois, c’était au tour du Grand maître d’être stupéfait : « Qu’est-ce-que tu fais ? »

Tang San dit alors respectueusement : « Professeur. Je vous demande de m’accepter comme élève. »

Satisfait, grand maître sourit et s’abaissa pour relever Tang San, « Jeune sot, pourquoi t’es-tu prosterné alors que tu n’es que devenu mon disciple ? Ne sais-tu pas qu’il n’est nécessaire de se prosterner que devant ses parents ou l’empereur ? Ce n’est nécessaire nul part ailleurs. »

Les coutumes du Continent de Combat était bien sûr différentes de celles de la première vie de Tang San, mais Tang San ne pensait pas qu’il en avait trop fait, et dit solennellement : « Un professeur d’un jour est un père pour toujours. Je dois me prosterner. »

L’enseignement regardant la politesse était plus que strict. Ayant reçu ce genre d’éducation pendant sa première enfance, elle s’était ancrée profondément dans son subconscient.

Ému, Grand maître regarda Tang San, « Un professeur d’un jour est un père pour toujours, il semblerait, que comme je m’y attendais, je ne me sois pas trompé en te choisissant. » L’expression « La tendance générale peut être devinée grâce à de simples détails » était utilisée pour déterminer le succès ou l’échec de quelque chose. Même si le professeur et l’élève ne se connaissaient pas depuis longtemps, Grand maître avait amplement compris la façon d’être de l’enfant devant lui.

« Bref, allons au bureau du doyen. » Grand maître tira de nouveau Tang San par la main. Ses mains à l’origine sèches étaient légèrement moites à cause de ses émotions.

L’académie primaire de Nuoding n’était pas aussi grande qu’elle semblait depuis l’extérieur et était divisée en quelques zones principales : le bâtiment principal de l’école, un terrain de sport et un dortoir à l’est du terrain de sport.

Même si ce n’était qu’une académie primaire, les règles que les étudiants devaient suivre étaient très strictes ; qu’ils habitent près de l’académie ou non, tous les élèves devaient vivre dans le dortoir.

Au premier étage du bâtiment principal, chez le doyen, se trouvaient un professeur de soixante ans responsable des inscriptions et deux professeurs d’une trentaine d’années, qui l’assistaient.

Grand maître plaça le certificat sur le bureau et dit au vieux professeur : « Directeur Su, voici l’étudiant-ouvrier du village de l’Esprit Sacré, je me vois obligé de vous demander de vous occuper de son inscription. »

Le directeur dit avec un sourire sur le visage : « Quel rare visiteur ! Grand maître, venez, asseyez vous. »

Grand maître secoua la tête et dit à Tang San ; « Termine ton inscription tout seul, les professeurs ici présents vont t’aider. J’ai des choses à faire, je passerai te chercher plus tard. »

Tang San hocha la tête et dit respectueusement : « Au revoir, professeur. »

Grand maître laissa apparaître un sourire, et lui caressa la tête avant de se retourner et de partir.

Entendant la manière dont Tang San avait appelé Grand maître, Su sembla intéressé : « Mon enfant, viens-tu d’appeler Grand maître professeur ? Il n’est pourtant pas un professeur de l’académie. »

Tang San dit : « Non, mais il est mon professeur. »

Le directeur répondit le regard ahuri : « Tu as accepté Grand maître comme professeur? » Son expression était curieuse, il semblait se retenir de rire.

Tang San continua : « Quelque chose ne va pas professeur ? »

Le directeur secoua la tête répétitivement et dit en souriant : « Non, rien du tout, vraiment. Je ne pensais pas que Grand maître pouvait lui aussi accepter des élèves. Souviens toi juste que tu restes un élève de l’académie et qu’il te faut donc aussi respecter les règles de l’académie.

Tang San hocha la tête.

Les deux professeurs sur le côté ne pouvaient clairement pas se retenir aussi bien que Su. Un d’eux saisit le certificat du Hall Spirituel. Souriant, il dit : « Tang San, n’est-ce-pas. En tant que professeur de l’académie, je me dois de t’apprendre quelque chose immédiatement. Tu ne peux pas choisir un maître de manière irréfléchie. Tout Maître Spirituel ne peut ni mentir sur son académie d’origine, ni changer de professeur après en avoir choisi un, ne pas respecter ces règles t’exilerais du commun des mortels. Est-ce-que tu penses que Grand maître est un bon choix ? Mon dieu, tu as un pouvoir spirituel innée maximum. Quel dommage que ton esprit soit l’Herbe Bleu-argentée. »

Lire les mots « pouvoir spirituel inné maximum » avait grandement choqué les professeurs, cependant l’Herbe Bleu-argentée transforma leur émerveillement en déception.

Dérouté, Tang San fixa les trois professeurs devant lui : « Y-a-t-il un problème ? »

Le directeur lança un regard noir aux deux autres professeurs à ses côtés et dit : « Même si Grand maître possède une personnalité plutôt spéciale, il est, d’un certain point de vue, une existence sans égal, surtout lorsqu’il s’agit d’Esprits. Que ton Esprit soit l’Herbe Bleu-argentée ou non, le reconnaître comme ton professeur ne pose aucun problème. Bien, tout est prêt. Voilà tes affaires, fournies gratuitement par l’académie. Tu vivras dans la chambre sept du dortoir. Le professeur responsable de ta chambre s’occupera de gérer ton emploi. Va. »

« Merci monsieur. » Prenant les affaires que le directeur lui tendait, Tang San sortit du bureau après une dernière forme de politesse.

Ce que le directeur lui avait donné était l’uniforme blanc et propre de l’académie de Maîtres Spirituels de Nuoding. En sortant de la pièce, il entendit vaguement la discussion des trois professeurs.

Partie 3

« Grand maître est vraiment « sans égal », seulement, il est sans égal en théorie. Il doit encore les mettre en pratique. Directeur, je crois me souvenir que Grand maître a appelé ses études « Dix théories centrales concernant les techniques spirituelles », non ? C’est tout simplement ridicule. »

« Il suffit, Grand maître est un ami du doyen. Tu dois t’abstenir de faire ce genre de réflexions. De plus, bien qu’il n’existe pas de preuves à ses théories, personne n’a prouvé qu’elles étaient fausses pour autant. Dans le monde des Maîtres Spirituels, Grand maître est une personne brillante et reconnue. »

« Faux, vous auriez dû dire un clown brillant et reconnu. Personne ne le traite sérieusement. »

Entendant leur conversation, Tang San s’arrêta un instant, avant de s’en aller. Son visage exprimait un dédain absolu ; bien sûr, il n’était pas dirigé vers son nouveau professeur, mais plutôt vers les trois professeurs dans le bureau.

À partir d’un simple certificat, il avait pu déterminer que Tang San possédait un double Esprit et même que le second Esprit était puissant, était-ce du hasard ?

Sans égal en théorie ? En ce moment, Tang San avait besoin de théorie. De plus un professeur ne transmettait pas sa force physique à son élève, mais ses connaissances. Ces personnes ne comprenait même pas cela, alors qu’ils étaient des professeurs d’académie.

L’unique dortoir, où tous les étudiants et professeurs vivaient, était facilement retrouvable. Comme le vieux Jack lui avait expliqué, le nombre de Maîtres Spirituels était très faible et d’autant plus faible dans une petite ville comme Nuoding. Le nombre total d’étudiants et de professeurs n’était absolument pas élevé et de ce fait, un seul dortoir suffisait à accommoder tout le monde.

Le dortoir n’avait que sept chambres. Parce que les étudiants de l’académie étaient assez jeunes et afin de mieux les gérer, ils n’étaient séparés qu’en fonction de leur âge , la scolarité ne durant que six ans. Chaque année n’avait qu’une quarantaine d’étudiants.

Les trois premiers étages étaient occupés par ses grandes chambres et chaque chambre était gérée par un professeur.

La chambre sept cependant était relativement spécial. La situation là-bas était différente : elle n’était occupé que par des étudiant-ouvriers. Après tout, l’académie n’était pas un lieu tout public et même si les frais d’inscription étaient réduits pour ces étudiants, leur traitement n’était évidement pas égal aux étudiants normaux.

Comme tous les étudiant-ouvriers vivaient dans la chambre sept, elle était la seule chambre où tous les âges étaient mélangés.

Au moment où Tang San atteignit la porte de la chambre sept, il pouvait déjà entendre de forts bruits en provenance de la pièce. La porte étant ouverte, il rentra et observa l’intérieur.

Il s’agissait d’une pièce gigantesque, sa surface dépassant les trois cent mètres carrés. Dedans, cinquante lits étaient alignés mais seulement onze étaient faits. En ce moment, il y avait des enfants, qui avaient entre sept et douze ans, qui se chamaillaient.

Toquant à la porte pour se faire remarquer, il fit se tourner le regard des enfants se disputant dans la pièce vers lui. Parmi eux, un enfant légèrement plus vieux que le reste fixa Tang San, qui portait des haillons, et commença à se rapprocher de lui.

L’enfant faisait presque deux têtes de plus que Tang San et son corps était particulièrement grand et fort pour son âge. S’arrêtant devant Tang San, il semblait le dominer du haut de sa taille et dit: « Un nouvel étudiant-ouvrier ? »

Un sourire bienveillant apparu sur le visage de Tang San: « Bonjour, je suis un étudiant-ouvrier du village de l’Esprit Sacré. »

« Je m’appelle Wang Shen, mon esprit est un Tigre de Guerre. Je suis aussi le chef du dortoir. Petit, dis moi ton nom et ton esprit. »

« Je m’appelle Tang San, mon Esprit est l’Herbe Bleu-argentée. »

« Herbe Bleu-argentée ? Depuis quand ce genre d’esprit peut cultiver? » Wang Shen apparaissait grandement surpris et les enfants du dortoir explosèrent tous d’un rire tonitruant, alors qu’ils regardaient Tang San comme s’il était un idiot.

Tang San souriait toujours, « Laisse moi passer d’accord ? »

Wang Shen ne prêta aucune attention aux mots de Tang San, « Petit San, je suis le chef ici, tu dois donc faire ce que je dis, compris ? »

Le sourire de Tang San disparu graduellement, « Je m’appelle Tang San, pas Petit San. » Si un aîné appelait Tang San Petit San, il n’y prêterait pas attention, de la même manière que si la personne n’avait que de bonnes intentions à son égard, mais ce soi-disant chef devant lui l’appelait ainsi afin de montrer sa supériorité.

Wang Shen se prépara à pousser fortement Tang San, « Je t’ai appelé Petit San et alors ? Tu n’aimes pas ça ? »

Tang San sourit, secouant légèrement la tête. Il plaça l’uniforme de l’académie sur un lit proche et alors que Wang Shen était stupéfait par cette action insensée, Tang San disparut de manière inattendue.

Les autres étudiants virent clairement Tang San faire un pas très rapide et arriver presque instantanément derrière Wang Shen. Sans regarder derrière lui, il replia son bras droit et frappa la hanche de Wang Shen avec son coude tandis que son pied droit se trouva comme par miracle devant celui de Wang Shen.

Wang Shen ne put même pas réagir, valdinguant directement à travers la porte ouverte de la pièce. Heureusement, son sens de l’équilibre était bon et de ce fait il ne chuta pas.

« Sale gosse, tu oses me frapper ? » Indigné, Wang Shen s’élança vers Tang San en un clin d’œil tel un tigre.

Tang San espérait qu’en arrivant à l’académie, personne ne viendrait lui créer de problèmes ou au moins qu’il pourrait vivre normalement sans être trop dérangé. Cependant, il était certain qu’il devait corriger quelque peu les manières du pseudo-chef. En d’autre mot « Tuer le poulet pour avertir le singe ».

Regardant sans le moindre geste alors que Wang Shen s’élança, visant à le frapper dans l’estomac, Tang San ne recula pas et au contraire avança, faisant un pas en avant pour aller à la rencontre de Wang Shen. Son pas était juste assez grand pour l’amener devant Wang Shen, tandis qu’il étendait sa main gauche, puis sa main droite, exécutant un geste simple mais efficace.

Wang Shen ne sentit que son poing droit se faire pousser par une force titanesque et de manière inattendue, le cours du combat changea. Pendant que Tang San exerçait sa force avec sa main droite et qu’un pied apparut une nouvelle fois miraculeusement, un second corps fut éjecté au travers de la même porte. Cette fois, Wang Shen ne réussit pas à retrouver l’équilibre. Tang San avait utilisé la technique secrète de la Secte Tang, Contrôle de la grue Capture du dragon, afin d’exploiter la force physique de Wang Shen en plus de la sienne. Et de cette manière, Wang Shen finit son vol plané face contre terre.

Partie 4

Si la première fois pouvait être un coup de chance, alors la deuxième fois n’était clairement pas dû au hasard. La façon dont les enfants regardaient Tang San avait rapidement changé.

Un son ne pouvant clairement pas provenir d’un enfant sortit de la bouche de Wang Shen tel un rugissement et il était possible de voir que son corps produisait une couche distincte de lumière jaune pâle. Le corps au sol sauta et se releva en un éclair ; que ce soit sa force ou sa vitesse, elles avaient clairement atteint un autre niveau.

Esprit. Wang Shen avait utilisé sa force spirituelle. Cette réalisation passa au travers de la tête de Tang San comme la foudre.

Mais, quel Esprit avait-il déjà ?

Voyant que Wang Shen voulait attraper ses épaules à deux mains, Tang San commença un mouvement identique, ses mains prenant la forme de serre alors qu’elles entraient en collision avec celles de Wang Shen. Leurs pieds avaient les orteils qui se faisaient face, leurs genoux étaient légèrement pliés, alors qu’ils se mettaient en position du cavalier.

Les quatre mains se touchèrent finalement. Si l’échange précédent comparait leur technique, celui-ci était basé uniquement sur la force physique pure. Les mains de taille différente se serraient entre elles.

Wang Shen était absolument furieux et son expression était celle d’une bête sauvage. En ce moment, il utilisait la force de son Esprit du Tigre de Guerre et même s’il savait qu’il n’avait pas le droit de gravement blesser Tang San, il voulait au moins le faire tomber par terre afin de récupérer la face qu’il avait perdu.

Utilisant toute sa force, il trouvait ses actions justifiées. De plus, s’il utilisait la force qu’il avait obtenue au bout de cinq ans d’études à l’académie, dominer le gosse devant lui devrait être quelque chose de simple.

Mais, était-ce vraiment le cas ?

Bien que Tang San soit petit et maigre, il pouvait frapper un morceau de fer presque mille fois par jour avec son marteau. Comment sa force physique aurait-elle pu ordinaire.

Alors qu’il mettait toute sa force dans ses mains, il pouvait clairement sentir que les deux mains qu’il serrait étaient dures comme l’acier. En un instant, le duel de force physique trouva un vainqueur. Tang San utilisa simultanément la force de ses pouces. Wang Shen ne sentit que l’endroit entre ses pouces et ses index s’engourdir tandis que sa force spirituelle était neutralisée par son adversaire. Immédiatement, Tang San retira ses mains d’un saut vers l’arrière.

Avec Wang Shen chargeant vers l’avant de base, le saut de Tang San lui fit tout de suite perdre l’équilibre. Il ne pouvait que regarder sans rien faire le genou de Tang San apparaître devant son visage, son cœur criant au danger.

Le genou de Tang San s’approchait de son nez. Wang Shen savait que même s’il ne prenait pas en compte la force de Tang San, juste le poids de son corps suffirait à lui casser le nez. Durant cet instant, Wang Shen ne put pas s’empêcher de regretter ses actions.

Mais alors qu’il était sur le point de blesser son adversaire, Tang San détendit ses bras et la force qui tirait Wang Shen disparue naturellement. De plus, son coup de genou se transforma en coup de pied qui se logea dans l’estomac de Wang Shen.

Ce genre de coup de pied, bien que lent à lancer, n’était certainement pas un coup faible ; surtout si Tang San mettait de la force dans son coup, cela serait encore plus vrai.

Les étudiants dans le dortoir ne pouvaient que rester spectateur alors que Wang Shen réalisait un salto arrière remarquable et atterrissait avec un lourd peng, son corps déjà recroquevillé.

Les armes secrètes de la Secte Tang n’était pas la seule chose qui avait rendu la Secte Tang connue, en vérité, les techniques de saisie étaient tout aussi violentes. Elles étaient juste dissimulées par le halo trop brillant des armes secrètes. Contrôle de la Grue Capture du Dragon était, en plus d’une technique de déplacements de masse, une excellente technique de saisie. Il existait des techniques si extrêmes qu’elles se basaient sur les déplacements de muscles ou la fracture d’os afin de pouvoir être réalisées. Bien sûr, Tang San ne pouvait pas utiliser ce genre de techniques dans cette situation.

Cette fois, Wang Shen chuta beaucoup plus lourdement et il mit un certain temps à pouvoir se relever. Son regard envers Tang San était à la fois effrayé et furieux. Mais il n’était finalement qu’un enfant de douze ans ; faisant face à une personne plus forte que lui, la peur était plus forte que l’envie de se battre.

Tang San ramassa son uniforme et dit « Peux-tu te pousser maintenant ? »

Fixant Tang San qui marchait vers lui, Wang Shen s’écarta inconsciemment de son chemin. Tang San choisit un lit n’étant pas trop éloigné de la porte et posa ses affaires dessus.

« Petit… Non pardon, Tang San, est-ce que ce que tu viens d’utiliser était une technique spirituelle ? »

« Technique spirituelle ? » Il ne s’agissait pas de la première fois que Tang San entendait ce terme. « De quoi s’agit-il ? »

Wang Shen se gratta la tête et dit : « Il s’agit d’une technique réalisée grâce à l’Esprit. Mais du coup, ton Esprit est-il vraiment l’Herbe Bleu-argentée ? »

Levant sa main droite, une froide lumière bleue apparut de sa paume et Tang San montra aux étudiants du dortoir qu’il n’avait pas menti.

Entendant les deux mots technique spirituelle, les autres étudiants s’approchèrent de Tang San, bien qu’ils soient toujours apeurés par sa férocité. « Il s’agissait vraiment d’une technique spirituelle ? Tellement fort, même Wang Shen dage(1) ne faisait pas le poids. »

Tang San secoua la tête, « Ce n’était pas une technique spirituelle, juste une simple technique de combat, rien de plus. Il n’y a pas de draps au passage ? »

Un étudiant, qui avait au mieux quelques années de plus que Tang San, dit l’air maussade : « Nous sommes juste des étudiant-ouvriers, nous sommes déjà exemptés de frais d’inscription, pourquoi y aurait-il des draps en plus ? Nous les avons tous ramenés de chez nous. Si jamais, tu peux utiliser le mien pour l’instant. »

Tang San secoua la tête et répondit : « Non merci, je peux faire sans. »

Wang Shen marcha jusqu’à Tang San, « Pourquoi as-tu changé ton coup à la fin ? » Il avait déjà étudié pendant cinq ans à l’académie mais ne pouvait pourtant pas comprendre pourquoi Tang San avait transformé son coup de genou en coup de pied, pour ne pas le blesser gravement.

Tang San dit indifféremment : « Nous sommes camarades, pas ennemis. »

Le regard de Wang Shen devint complexe lorsqu’il répondit : « Je suis désolé pour ce qu’il vient de se passer. Tous les étudiant-ouvriers qui arrivent doivent subir ça. Tous les autres étudiants nous regarde de haut, on se doit donc d’être solidaire. Nous espérons juste qu’en tant que nouveau, tu pourras nous rejoindre. »

Tang San sourit et dit : « Tu voulais me montrer qui est le patron ? »

Wang Shen rougit, révélant un sourire simple et honnête, « À la fin, c’est toi qui nous as montré qui est le patron. Mais tu es vraiment fort, tu n’as que six ans non ? »

Tang San hocha la tête.

– – – – – – – – – – – – – – – – –
1- Dage : frère aîné en chinois, mais ça fait plus cool de pas traduire.

 


Cet article comporte 2 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Contenu protégé
Back To Top