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Douluo Dalu – Chapitre 22



Chapitre 22 : Flender, la Chouette à Lunettes

Partie 1

Tang San et Xiao Wu étaient tous deux hébétés, l’expression de leurs yeux devenant étrange. Bien que Tang San en sache beaucoup sur les Esprits Variants, c’est tout de même la première fois qu’il entendait parler d’un tel Esprit. Si l’âge de ce Bouboule n’était pas si différent du leur, il devrait avoir à peu près douze ans. Il était choquant de penser qu’un jeune de douze ans soit obligé de trouver une femme pour que son Esprit ne se retourne pas contre lui.

Dai Mubai continua :
« Ainsi, il brûle souvent de désir, et s’il ne le satisfaisait pas, il serait mort depuis longtemps. Bien que son Esprit soit puissant, son désir ardent n’est pas bon pour la cultivation. »

Xiao Wu dit en fronçant les sourcils :
« Ce n’est pas une excuse pour blesser les filles. C’est le comportement d’un voyou. »

Ma Hongjun rétorqua avec ressentiment :
« Comment ça blesser, nous sommes naturellement consentant tous les deux. Bien que je sois gros, mon appétit est un peu fort. Mais je n’ai jamais forcé qui que ce soit auparavant, nous sommes tous deux mutuellement consentant. Je ne peux pas être un voyou. »

Tang San regarda en direction de Dai Mubai.

Celui-ci acquiesça :
« C’est vrai, Bouboule ne force jamais les autres. Cette Miss Cui Hua à l’instant était vraiment sa copine. »

Xiao Wu était choquée,
« Il ne force pas les autres ? Alors pourquoi veulent-elles le quitter ? »

Bouboule rougit et l’expression de Dai Mubai devint également gênée.

Dai Mubai toussa, et dit d’un air embarrassé :
« Parce que la pression de son Feu Malfaisant arrive trop souvent. Y résister trois ou quatre fois par jours n’est pas une chose qu’une fille ordinaire peut accomplir. Depuis son arrivée ici il y a un an, il a déjà changé plusieurs fois de copine, et à chaque fois le résultat était toujours le même, elles l’ont plaqué. S’il n’était pas un Maître Spirituel, peut-être bien que trouver une copine serait même trop ardu. Pour vous dire, dans ce domaine, il n’y a pas grand monde qui rivalise avec Bouboule. Son surnom de Volaille au Feu Malfaisant vient précisément de là. »

Ma Hongjun le corrigea avec agacement :
« C’est le Phénix au Feu Malfaisant. »

Hébété, Tang San dit :
« Vraiment digne d’être appelée « l’académie pour monstres ». Il y a même ce genre d’Esprit Variant. »

Xiao Wu, le visage quelque peu rougit, lâcha à voix basse,
« Vraiment, il existe tout type de personne. »

Ma Hongjun jeta un regard noir à Dai Mubai :
« Si j’étais comme toi et petit Ao, avec un visage féminin, je pourrais sortir avec plusieurs filles d’un coup, qu’est-ce que t’en dis ? Ne sois pas humble, ne crois pas que j’ignore comment tu rencontres trois filles dans la même journée. »

Les yeux maléfiques de Dai Mubai étincelèrent et jetant un regard furtif derrière lui, il baissa la voix :
« Bouboule, la nourriture peut-être mangée sans discrimination, mais les mots ne peuvent être dit de manière irresponsable. Baisse la voix. »

Ma Hongjun sourit sinistrement :
« Tu n’es pas comme d’habitude opposé à l’idée que la honte est le contraire de la gloire ? Qu’est-ce qu’il y a ? T’as pris un mauvais médicament ? »

Dai Mubai le foudroya du regard,
« Assez avec ça, certains mots ne peuvent être dit à la légère. Mine encore une fois ma réputation comme ça et tu ne pourras pas me reprocher d’être impoli. »

Tang San ne put s’empêcher de demander :
« Ma Hongjun, puisque tu n’as pas de copine actuellement, qu’est-ce que tu va faire ? Arrêter la cultivation ? »

Ma Hongjun rentra sa tête dans ses épaules :
« Que puis-je faire ? Vivre est plus important, je demanderai au doyen s’il a un moyen. »

Xiao Wu dit :
« Où peut-on manger dans cette académie ? Je meurs de faim. »

Dai Mubai lui répondit :
« Suivez-moi. »

Les quatre retournèrent avec Dai Mubai dans l’enceinte de l’Académie, le suivant jusqu’au réfectoire.

Le soi-disant réfectoire étant en réalité un accord avec le village, rien de plus, ils avaient engagés plusieurs villageois pour s’occuper du repas de tout le monde. Bien que le petit-déjeuné soit léger et simple, il gagnait en quantité, permettant à chacun de manger à sa faim.

Lorsqu’ils atteignirent le réfectoire, Ning Rongrong et la jeune femme de glace, Zhu Zhuqing étaient déjà là. À part une mine un peu pâle, Zhu Zhuqing paraissait déjà complètement rétablie.

Peut-être en raison de leur coopération la veille, Ning Rongrong et Zhu Zhuqing firent un signe de tête vers Tang San et Xiao Wu. Zhu Zhuqing était toujours un peu froide mais l’expression de Ning Rongrong exprimait clairement leur intimité croissante, son visage souriant paré de deux fossettes, exceptionnellement ravissante.

Ma Hongjun fixa la paire, ne cachant pas le moins du monde sa déglutition.

Dai Mubai lui donna un coup de coude, disant à voix basse :
« T’es pas discret, tu ferais mieux de contrôler ton Feu Malfaisant. »

Ma Hongjun dit avec colère :
« Pourquoi ? Toi d’abord. Je ne veux pas dire boss Dai, mais même si t’es le boss, tu dois quand même laisser de la soupe à boire à tes petits frères. »

Dai Mubai le frappa encore une fois, lançant un regard furtif à Zhu Zhuqing. Celle-ci ne prêtait apparemment pas attention à eux, mangeant lentement son petit-déjeuner, son expression de glace inchangée.

Xiao Wu s’assit à côté de Ning Rongrong, parlant de quelque chose avec elle tout en riant sous cape. Du regard ébahi que Ning Rongrong porta sur Ma Hongjun, celui-ci comprit qu’elles parlaient de lui. Il s’assit immédiatement en désespoir de cause, se vengeant sur la nourriture sur la table.

Dai Mubai toussa :
« Petit Ao fait la grasse matinée. Il est toujours si peu productif. À part petit Ao, je vois que tout le monde est présent. À partir de maintenant nous devons tous vivre et étudier ensemble pendant quelques années, alors mieux vaut apprendre à se connaître. Je vais faire les présentations, Bouboule juste ici est l’autre étudiant de notre Académie, son nom est Ma Hongjun et son Esprit est un pou-, euh, non, un Phénix. »

En entendant le mot Phénix, Zhu Zhuqing releva la tête mais ne jeta qu’un rapide regard à Ma Hongjun et lorsque son regard glissa sur Dai Mubai, il sembla se refroidir d’avantage.

Ma Hongjun dit :
« C’est vrai boss Dai, j’ai entendu dire que l’un des étudiants nouvellement arrivé avait fait ravaler sa fierté à professeur Zhao hier, qui était-ce ? »

Dai Mubai lui répondit :
« Tu viens juste de le rencontrer il y a peu. Cependant, tu es chanceux de ne pas avoir subi le même sort que professeur Zhao. »

Ma Hongjun regarda Tang San comme incapable de le croire :
« Impossible, même si ton pouvoir spirituel est un peu plus élevé que le mien, il n’était pas beaucoup plus élevé, il ne devrait pas avoir atteint le niveau trente. Comment serait-il possible que professeur Zhao ressorte perdant, il est un Sage Spirituel de niveau soixante-seize, je ne le crois pas. »

Partie 2

Tang San dit avec un léger sourire :
« Ce n’était que de la chance, c’est tout. »
Sa force était la sienne, il n’avait pas besoin de convaincre les autres de quoi que ce soit.

Dai Mubai présenta les quatre nouveaux étudiants à Ma Hongjun par leur nom et Esprit. Quant à la véritable force de Tang San, il n’expliqua pas grand-chose, conseillant simplement à Ma Hongjun de ne pas le provoquer.

Ayant fini les présentations, Dai Mubai continua :
« Tout le monde doit dorénavant vivre et cultiver ensemble. Les appellations formelles ne sont pas nécessaires. En comptant les quatre nouveaux arrivant, l’Académie a en tout seulement sept étudiants. Petit Ao et Bouboule m’appellent tous les deux boss Dai parce que je suis un peu plus âgé qu’eux. Vous pouvez juste m’appeler Mubai, pour Hongjun, Bouboule convient très bien et quant a Oscar, vous pouvez l’appeler petit Ao ou peut-être que Oncle à la Grosse Saucisse fera l’affaire. Tang San, puis-je t’appeler petit San à partir de maintenant ? »

Tang San acquiesça, montrant qu’il n’avait pas d’objection. En ce qui concernait cette Académie Shrek, bien qu’il n’ait pas encore eu de vrai contact, il s’en sentait déjà membre. Dai Mubai, Oscar, Ma Hongjun, ces trois étudiants avaient chacun leurs particularités mais aucun ne provoquait son aversion.

N’attendant pas qu’Oscar parle, Ning Rongrong lança de manière directe :
« M’appeler Rongrong ne me pose pas de problème. Ma famille proche et mes amis m’appellent comme ça. »

Son expression souriante toujours sur son visage, accompagnée de mots simples, resserra les liens entre tous.

La manière de s’adresser à Xiao Wu n’avait aucune raison de changer et alors que Dai Mubai tournait son regard vers Zhu Zhuqing, celle-ci se leva,
« J’ai suffisamment mangé. »
Sur ces mots, elle se tourna et sortit.

Ma Hongjun, étonné, demanda à Dai Mubai :
« Boss Dai, n’es-tu pas connu pour ne pas être particulièrement malchanceux avec les femmes, en plus d’être un Don Juan réputé ? Comment cela se fait-il qu’une jolie fille qui vient juste d’arriver ne veuille même pas te regarder ? »

Dai Mubai émit un rire ironique, secouant la tête, mais il n’expliqua pas plus.

Tang San enchaîna :
« Mubai, nous sommes tous nouveaux à cette Académie, explique nous les règles de l’Académie ainsi que les cours. »

Dai Mubai parvint à détacher ses pensées de Zhu Zhuqing et dit :
« L’Académie n’a pas de règles particulières. Pour faire simple, ne violez personne et ne pillez rien. Cependant les paris et les combats sont encouragés. »

Tang San révéla un sourire, l’Académie de Monstre était vraiment digne de son nom, même les méthodes d’enseignement étaient substantiellement différentes de l’Académie de Nuoding.

Dai Mubai expliqua :
« Les professeurs croient fermement que de se battre est le meilleur raccourci pour maîtriser son Esprit, et donc renforcer son expérience de combat est très important. Mais les paris sont des jeux d’esprit qui sont très efficaces pour renforcer les qualités mentales telles que le pouvoir de perception et le jugement. Bien sûr, tout doit s’arrêter avant d’aller trop loin. Pour faire simple, si vous ne tuez pas votre adversaire en combat et ne perdez pas votre pantalon en pariant, tout ira bien. »

« Pour ce qui est des cours, je ne sais pas pour plus tard, parce que le moment où nos cours arrivent change tout le temps ; après tout, nous avons tant de gens que le nombre de professeur est largement supérieur à celui des élèves. Ainsi, l’Académie adapte nos cours individuellement en fonction de nos disponibilités. Mais je suis sûr des cours d’aujourd’hui, et le plus important est de recevoir de l’argent. Les frais d’inscription de l’Académie sont de cent pièces d’or spirituel par an. Pour vous autre Grand Maître Spirituel, cela ne devrait pas être un problème. »

Écoutant les mots de Dai Mubai jusque là, Xiao Wu ne pu s’empêcher de l’interrompre :
« Boss Dai, hier tu as dis que l’école était très pauvre. Mais pourquoi l’Académie est-elle pauvre ? Nous avons rencontré plusieurs professeurs d’un niveau supérieur à soixante, même au-delà de soixante-dix. Par leur niveau, le salaire qu’ils reçoivent chaque mois du Hall Spirituel doit être astronomique, et soutenir une si petite Académie ne doit pas être grand-chose. »

Selon la spéculation de Xiao Wu, le salaire de Maître Spirituel était une pièce d’or spirituel par mois, celui de Grand Maître Spirituel de dix pièces d’or par mois. En atteignant le rang d’Ancien Spirituel, il devrait être de cents pièces par mois, mille pour les Ancêtres Spirituels, dix-mille pour les Rois Spirituels, cent-mille par mois pour les Empereurs Spirituels. Rien que le salaire de Zhao Wuji, en tant que Sage Spirituel devrait être de un million de pièces d’or spirituel chaque mois, rien que d’y penser était fou.

Dai Mubai secoua ma tête :
« Si la situation était telle que tu la décris, l’Académie n’aurait pas a s’inquiéter des problèmes de revenu. Mais la réalité est bien différente. Le salaire du Hall Spirituel est un fond alloué par l’Empire et réparti en son nom par le Hall Spirituel. Il n’est donné que jusqu’aux Anciens Spirituels, qui touchent cents pièces d’or spirituel par mois, comme moi en ce moment. Mais après avoir dépassé le niveau d’Ancien Spirituel, non seulement le revenu n’augmente pas, il disparaît. Ainsi, les Ancêtres Spirituels et les Maîtres Spirituels plus haut gradés ne touchent pas de salaire du Hall Spirituel. Chaque mois lorsque l’on va retirer son revenu, tous subiront un test de pouvoir spirituel. C’est pour s’assurer qu’il ne dépasse pas le niveau quarante : lorsque le pouvoir spirituel dépasse le niveau quarante, le revenu n’est automatiquement plus versé. »

Cette fois, même Tang San ne put refréner sa curiosité,
« Pourquoi est-ce ainsi ? En général, plus la force d’un Maître Spirituel est grande et plus grande est la valeur de son talent. »
Dai Mubai répondit :
« Cela doit rester réaliste. Bien que Maître Spirituel soit une vocation noble, le nombre de véritable Maîtres Spirituels n’est pas très élevé. Mais ils sont tout de même considérés comme une communauté de taille moyenne. Il faut aussi comprendre qu’en se basant sur le l’échelle de progression du salaire, en atteignant le niveau de Sage Spirituel, le salaire que l’on pourrait retirer serait d’un million de pièces d’or spirituel chaque mois, soit douze millions en un an. Si nos professeurs de l’Académie allaient retirer un tel salaire, leur salaire total sur un an serait équivalent à un dixième du revenu de la population de Suotuo. Quel genre de somme énorme est-ce là ? Dans tout l’Empire, même si les Maîtres Spirituels de haut niveau sont rares, ce genre de revenu serait suffisant pour faire sombrer tout l’Empire. »

« En conséquence, l’Empire stipule que le salaire est uniquement donné pour encourager et aider les Maîtres Spirituels de bas niveau à progresser dans leur cultivation, afin qu’ils développent leur force le plus rapidement possible. Mais en ayant dépassé le niveau quarante, même si le Maître Spirituel est particulièrement fort, il devra prêter allégeance à l’Empire ou rejoindre l’armée. Ainsi, l’Empire pourra lui verser le salaire correspondant. Bien sûr, les Maîtres Spirituels peuvent choisir librement et en s’engageant avec certains clans, on peut y recevoir des revenus considérables. »

Partie 3

Le visage de Dai Mubai révéla une expression respectueuse.
« Mais aucun de ces professeurs de notre Académie ne veut avoir l’aide d’une force en-dessous de Maître Spirituel. En d’autre terme, avant que l’Académie ne soit établie, il voyageaient tous seuls pour aider les autres. Ils aiment avoir de la liberté, haïssent tout type de restriction et dédaignent même les titres de noblesse comme s’ils ne valaient même pas la peine d’être méprisés. Penses-tu que dans ces circonstances, ils auraient le moindre revenu ? »

Xiao Wu demanda :
« Pourquoi ne veulent-ils pas prendre le titre de noblesse offert par l’Empire ? Il me semble que les nobles ont un certain revenu. Je me rappelle qu’au-dessus du niveau trente, on peut obtenir immédiatement le titre Impérial de baron, et après le niveau quarante celui de vicomte, et là aussi ça s’arrête là. »

Ning Rongrong répondit à la place de Dai Mubai :
« En acceptant la position Impériale on accepte également l’obligation de se dévouer à l’Empire. Quand une guerre est déclarée sous la bannière de l’Empire, en tant qu’aristocratie impériale, tu dois obéir aux ordres impériaux lorsque ceux-ci te demandent de partir au front. Bien qu’une position de noble soit bonne, ils sont également étroitement limités. Les Maîtres Spirituels les plus redoutables n’acceptent pas de titre de noblesse, car ils ne veulent pas échanger leur vie contre du pouvoir.»

À ce moment, il entendirent un dang dang dang venant de l’extérieur.

Dai Mubai se leva précipitamment et dit :
« C’est le bruit du Doyen nous appelant. Bouboule, amène-les au grand terrain, j’appelle Zhuqing. »
Avec ça, il quitta le réfectoire à pas rapide.

Ma Hongjun regarda son dos, marmonnant dans sa barbe :
« Boss Dai semble être différent, je ne l’ai jamais vu se préoccuper autant d’une femme. »

Ning Rongrong gloussa :
« Quel âge as-tu pour ne penser qu’aux femmes tout le temps ? »

Ma Hongjun renifla, disant fièrement :
« Bien que mon âge ne soit pas grand, comment pourrais-je ne pas déjà avoir eu de femme ? Partons vite le doyen n’aime pas qu’on arrive en retard. »
En disant cela, son corps frissonna, indiquant clairement qu’il en avait fait les frais.

Lorsqu’ils atteignirent le grand terrain, Oscar, les yeux brumeux, était déjà là, mangeant une de ses saucisses.

L’apparence d’Oscar avait énormément changé. Principalement parce que la barbe couvrant son visage avait cessé d’exister.

En le voyant, Tang San peina à le reconnaître. En rasant sa barbe, Oscar avait complètement changé son apparence.

Précédemment, Ma Hongjun avait dit que Dai Mubai et Oscar avaient tous deux des visages féminins. C’était clairement des mots de jalousie et Tang San comprenait pourquoi Ma Hongjun les enviait.

Dai Mubai était déjà exceptionnellement beau, particulièrement avec cette paire de double pupille magnétiques. Mais au regard des seules apparences, il n’était encore pas l’égal de Oscar lorsque celui-ci n’avait pas une barbe couvrant son visage.

Des yeux couleur fleur de pêcher donnant un sentiment étrange, son visage pâle comme la jade, beau et harmonieux, des sourcils modérément épais, un sourire frivole sur son visage. Il ressemblait quelque peu au fils distingué et élégant d’un noble. Bien sûr, même s’il était le magnifique fils d’un noble, son apparence n’était toujours pas très impressionnante alors qu’il mâchonnait ainsi une saucisse.

« Ta barbe ? »
Tang San marcha jusqu’au côté de Oscar, incapable de faire autre chose que de montrer son visage.

Oscar sourit en guise de salutation, engloutissant ce qu’il restait de sa saucisse avant de dire à voix basse :
« N’y a-t-il pas de nouvellement arrivées belles jeunes femmes ? Si je ne suis pas préparé, comment puis-je les faire me prêter attention, ah, tu es inexpérimenté dans ce domaine. Boss Dai regardait clairement cette fille froide comme la glace, Xiao Wu est tienne, Bouboule ne peut pas attirer de fille avec son Feu Malfaisant et donc ma cible est Ning Rongrong. Tu ne te battra pas pour elle avec moi n’est-ce pas ? »

Tang San frappa son front de la paume,
« Puis-je demander, quel âge as-tu cette année ? »

Oscar répondit sans la moindre hésitation :
« Quatorze ans, pourquoi ? Quand mon père avait quatorze ans, il m’a eu. »

Tang San réalisa soudain que s’il voulait tester ses capacités mentales, venir à l’Académie Shrek n’était clairement pas une mauvaise idée. Sans parler des professeurs, ces étudiants étaient tous des monstres. Même lui, n’avait-il pas lu des connaissances interdites n’appartenant pas à ce monde sur les armes secrètes ?

Dai Mubai amena Zhu Zhuqing en courant. Celle-ci maintenait clairement une certaine distance de lui et l’expression de Dai Mubai n’était pas belle à voir.

Oscar, se réjouissant du malheur de Dai Mubai, sourit et dit :
« Apparemment, boss Dai a aussi été rejeté, lui, ce grand charmeur, est en désavantage, cette fois il s’est même fait frapper. »

Alors qu’ils parlaient, un homme d’âge moyen arriva dans l’espace où ils se trouvaient d’une autre direction.

Voyant cette personne, Tang San et Xiao Wu furent clairement distraits. Il avait l’air d’avoir à peu près cinquante ans et était bâtit épais et fort. Son visage était long, son menton légèrement proéminent, ses pommettes très larges mais son visage plat. Il avait de plus un nez quelque peu aquilin. Si l’on insistait pour le décrire par rapport à une chose, on pouvait seulement dire que sa tête ressemblait à une semelle de chaussure. Bien que ses yeux soient clos, il donnait un sentiment de ruse. Une pair de lunettes noires en cristal à monture carrée, ornaient le tout.

Xiao Wu, ébahie, dit :
« N’est-ce pas cet oncle marchand de tapis ? »

Oscar, surpris, répondit :
« Quel marchand de tapis ? C’est le Doyen de notre Académie, le fondateur de l’Académie Shrek, la Chouette à Lunette, Flender. Un Sage Spirituel de niveau soixante-dix-huit, il est encore plus redoutable que Zhao Wuji et possède également un Esprit Bestial capable de voler. Parmi les Maîtres Spirituels Guerriers, c’est plutôt rare. Bouboule est son premier disciple. »

Xiao Wu murmura :
« Heureusement, il n’est qu’au niveau soixante-dix-huit. Je ne m’attendais vraiment pas à ce que la phrase « nous n’acceptons que des monstres et pas des personnes ordinaires » soit sortie de sa bouche. Oncle à la Grosse Saucisse, notre Académie n’a pas de Douluo Spirituel ? »

Oscar secoua la tête :
« S’il te plaît, appelle moi Oscar le Monopole de la Saucisse. Tu crois qu’un Douluo Spirituel s’achète en magasin ? Où que tu sois sur le Continent, les Douluo Spirituel ou les puissance mieux gradées encore ne sont même pas au nombre de cent, en additionnant tous les Royaumes Impériaux à l’Empire. Pour ce qui est des Douluo Uniques, en prenant les deux Empires ensemble, il n’y en a que dix environ, c’est tout. Comment pourrait-on en rencontrer si facilement ? »

Partie 4

Xiao Wu relâcha son souffle,
« Ça va. »

Tang San regarda Xiao Wu,
« Xiao Wu, que s’est-il passé ? »

Xiao Wu secoua la tête, dissimulant son trouble :
« Rien. Petit San, tu penses que cet oncle marchand de tapis se souviendra encore de nous ? »

Tang San dit avec un sourire ironique :
« Ça fait seulement deux jours, il ne devrait pas avoir oublié. Cependant, puisqu’il est le doyen, il est peu probable qu’il t’embête juste parce que tu l’a offensé. »

Oscar sourit sombrement :
« C’est là que vous vous trompez. Notre doyen Flender est connu pour être rancunier. Bien sûr il est plus connu encore pour son avarice. »

En marchant, le regard de Flender flotta soudainement dans leur direction, se posant justement sur Oscar, un éclair pensif passant dans ses yeux.

Oscar pâlit instantanément :
« Merde, il a peut-être entendu ce que j’ai dit. La poisse. »

Flender marcha jusque devant les sept étudiants avant de s’arrêter. Sa voix quelque peu majestueuse et rauque résonna,
« Cette année est plutôt bonne, nous avons mis la main sur quatre petits monstres. Moi, le doyen de l’Académie Shrek, représente cette académie en vous souhaitant la bienvenue. Dans un moment, vous donnerez chacun cents pièces d’or spirituel au professeur Li1 en charge des finances juste ici. Mubai. »

« Doyen. »
Dai Mubai s’avança, apparemment très respectueux envers Flender, même admiratif.

Flender dit :
« En ce qui concerne tes quatre frères et sœurs juniors tout juste arrivés, parle leur des règles de l’Académie plus tard. Après quoi chacun devrait retourner dans sa chambre pour se reposer le plus possible et être dans votre meilleure forme. Aujourd’hui, le premier cours commencera dans la soirée. Oscar, toi et Ning Rongrong êtes des exceptions. Suivez-moi. »

L’expression d’Oscar se brisa immédiatement, son cœur en désordre et réticent à l’idée de courber l’échine face à Flender. En regardant Ning Rongrong marcher à ses côtés, son expression s’améliora grandement.

Flender agita sa main et dit :
« Vous autres pouvez aller dormir. Souvenez-vous, avant que le ciel ne s’assombrisse, récupérer votre énergie à votre maximum, ne m’accusez pas de ne pas vous avoir prévenu. Le parcours que vous suivrez dans cette Académie est différent de celui dans d’autres endroits, vous affronterez même des dangers mortels. »

Zhu Zhuqing partit avant que quiconque ait pu tourner la tête et cette fois, Dai Mubai ne la rattrapa pas. Ma Hongjun partit même un peu plus vite, en un éclair on ne pouvait même plus voir son ombre.

Tang San n’était pas pressé de partir, il pensait regarder comment ce doyen devant lui enseignait. Les Esprits de Oscar et Ning Rongrong étaient tous deux auxiliaires, ce devait être la raison principale pour laquelle ils ne participaient pas au cours du soir. Mais ce qui surprenait le plus Tang San était pourquoi l’éducation devait avoir lieu dans la soirée ?

Comme Tang San ne partait pas, Xiao Wu n’était naturellement pas pressée de partir, se tenant au côté de Tang San, regardant calmement.

Flender ne leur prêta pas attention et dit à l’attention de Oscar et Ning Rongrong :
« Tout le monde a sa propre méthode de cultivation. Tout comme les Esprits sont différents, les méthodes de cultivation sont tout aussi différentes. Sur le Continent de Douluo, il n’y a pratiquement aucun Esprit complètement égal à un autre, et ainsi, l’enseignement de l’Académie ne porte pas sur comment cultiver votre Esprit, mais sur comment l’utiliser, sur comment vous battre à l’avenir afin d’assister au mieux vos compagnons d’arme. »

Tang San sentit que les mots de Flender étaient plus ou moins familiers et en y pensant attentivement, Grand maître avait dit des choses similaires. Simplement, ce qu’avait dit Grand maître était plus détaillé que ce qu’avait dit Flender, c’est tout.

Oscar avait apparemment déjà entendu des mots similaires, baissant la tête de manière non concernée, mais Ning Rongrong hocha la tête, pensant profondément.

Flender continua :
« Vous deux êtes des Maîtres Spirituels auxiliaires, l’un augmente les attributs, l’autre est un Esprit de nourriture. Les Maîtres Spirituels comme vous, que ce soit sur un champ de bataille ou en temps de paix, avez besoin de compagnons pour vous protéger, sinon, il vous sera très compliqué de survivre. Oscar, dit moi, en tant que Maître Spirituel auxiliaire, quelle capacité te protège le mieux du danger sur le champ de bataille. »

Sans une ombre d’hésitation, Oscar répondit :
« Se cacher le plus loin possible derrière mes compagnons d’une part et exploiter l’environnement et si possible exploiter le terrain et les bâtiments pour échapper au danger. Le plus possible, éviter les zone dangereuses. »

Flender acquiesça :
« Plutôt juste. Mais tu n’as pas précisé un point. En tant que Maître Spirituel auxiliaire, s’enfuir en courant est aussi une qualité nécessaire, et un Maître Spirituel auxiliaire qui ne peut pas fuir est un mauvais Maître Spirituel. Mais qu’est-ce qui est nécessaire pour s’enfuir ? De la force physique. Puisque, en tant que Maîtres Spirituels vous aurez votre pouvoir spirituel pour vous aider, les qualités innés de votre corps seront légèrement meilleures que pour des personnes normales. Mais il est possible que l’adversaire soit un Maître Spirituel Guerrier. En conséquence, en tant que Maîtres Spirituels auxiliaires, vous devez tout autant développer votre force physique par des exercices. Dans un moment clé, peut-être que de courir un pas de plus vous sauvera la vie. »

Oscar compris Flender parfaitement bien, et entendant son discours grandiose, il rit amèrement en son cœur. À la fin, il n’allaient faire que courir aujourd’hui.

En effet, après son long exposé, Flender hocha la tête vers Ning Rongrong et Oscar :
« Votre cours aujourd’hui est d’effectuer des exercices physiques. À partir de maintenant, courrez vingt tours du village. Si vous ne les avez pas fini au déjeuner, vous n’aurez pas besoin de manger, vous pouvez utiliser vos Esprit pour vous aider. Allez-y, Oscar mène la marche. »

« Oui. »
Ning Rongrong répondit, s’élançant sans hésitation. Oscar, avec une amertume dissimulée regarda Tang San attendant sur le côté puis la suivit.

Bien que le village ne soit pas grand, Oscar comprenait que lorsque Flender parlait du village, il y intégrait les champs du village, chaque tour faisant environ trois kilomètres ou plus. Vingt tours était équivalant à un chiffre effrayant.

Il possédait actuellement un pouvoir spirituel d’un niveau supérieur à vingt, mais finir cette course avant midi était une telle torture pour un Maître Spirituel auxiliaire qu’il ne voudrait même plus vivre. Même pour des Maîtres Spirituels Guerriers de niveau supérieur à vingt, courir cette distance ne sera pas facile.

Regardant Oscar et Ning Rongrong partir en courant, Flender pointa Tang San du doigt et dit :
« Suis-moi seul. »

Partie 5

Tang San acquiesça, agitant simultanément la main en direction de Xiao Wu qui faisait mine de le suivre. Il suivit ainsi les grandes enjambées de Flender dans l’Académie.

Le bureau de Flender était aussi sa résidence, pas très loin du terrain où Tang San et Zhao Wuji s’étaient battu la veille. L’intérieur de la pièce était arrangé très simplement, composé du strict minimum.

Flender s’assit derrière son bureau, regardant Tang San, ses yeux révélant une émotion complexe,
« Grand maître va-t-il toujours bien ? »

Tang San acquiesça :
« Grand maître va très bien. »
Flender le regarda avec ébahissement,
« Tu es son disciple ? Pas étonnant, pas étonnant qu’il t’ai même donné cette ceinture. Ce jour où je t’ai vu porter cette ceinture, en plus de ton âge, je savais que tu devais venir à mon Académie Shrek. Seulement, je ne m’attendais pas a ce que tu sois son disciple. À l’origine, il m’avait dit une fois qu’un jour, il nourrirait un génie Maître Spirituel capable d’ébranler le Continent. Apparemment, il t’as choisi. »

Tang San leva ses mains pour toucher Vingt-Quatre Pont Éclairés par la Lune, donnant une lettre à Flender,
« Premièrement, Professeur m’a demander de remettre cette lettre au doyen après avoir été accepté. »

Entendant les mots de Tang San, une trace de chagrin passa furtivement dans les yeux de Flender, mais son expression était toujours souriante,
« Il est toujours si obstiné. C’est exactement son style. Il pense enfin à me contacter ? »

En parlant, il ouvrit lentement l’enveloppe, et en sortit une lettre d’un blanc pur. Tang San ne put s’empêcher de remarquer que lorsque les mains de Flender déchiraient l’enveloppe, elles tremblaient un peu.

Ce que contenait la lettre, Tang San ne le savait pas, il ne pouvait que voir l’expression constamment changeante de Flender.

Flender était tantôt content, tantôt en colère, les quatre types d’émotions humaines apparurent presque toutes sur son visage.

« Très bien, très bien vieux renard. Vieux salaud, qu’est-ce que tu veux tant prouver ? Avec quelle preuve ? Ne me dit pas que tu ne sais pas, en réalité… »

Flender sembla devenir erratique, Tang San était incapable de comprendre les mots sur ses lèvres.

Soudain, il releva la tête, son regard perçant fixé sur Tang San,
« Puisque tu es sa preuve, tu ne dois absolument pas le laisser tomber. Pars, va vite te préparer pour le cours de ce soir. Ce ne sera pas du tout relaxant. »

Tang San avait accompli la tâche confiée par Grand maître. Bien que ce doyen Flender lui donne un sentiment étrange, il n’était pas d’humeur à penser à ça. Revoyant le combat contre Zhao Wuji dans sa tête, Tang San découvrit ses nombreux points faibles et comme il avait du temps, autant l’employer à cultiver.

Laissant de côté Tang San, une personne cultivant volontairement, Oscar et Ning Rongrong étaient actuellement entrain de courir à l’extérieur de l’Académie.

« Oscar, ce tour est-il encore long ? »
Ning Rongrong avait l’air impuissante.

Alors qu’elle commençait, elle était toujours pleine de confiance, bien qu’elle soit une Maître Spirituel auxiliaire, à la maison, son père exigeait aussi qu’elle fasse de l’exercice, disant pratiquement les même choses que Flender à l’instant. Ainsi, son corps n’était pas le moins du monde faible et même si elle ne pouvait pas se comparer à un Maître Spirituel Guerrier, faire de l’exercice toutes ces années lui avait non seulement donné un corps en bonne santé, mais elle était en plus particulièrement experte en course.

Seulement, depuis qu’ils avaient quitté l’Académie jusqu’à maintenant, Ning Rongrong, sous la direction de Oscar, n’avait pas encore fini un tour et le temps écoulé n’était pas court non plus. En continuant à cette vitesse, sans parler de midi, la question était de savoir si le dîner pourrait être mangé. Encore plus, sa force physique diminuait continuellement, il serait complètement impossible de maintenir cette allure.

Oscar dit avec un sourire ironique :
« Quand nous sommes parti, j’ai dit que c’était une tâche qui n’est pas réalisable. Mais ne t’inquiètes pas, avons-nous, deux Maîtres Spirituels auxiliaires réunis, peur d’avoir faim ? Que nous mangions un peu ou… »

Ning Rongrong lui jeta un regard, bien que jeune, cette expression charmante et douce qu’elle arborait était plus gracieuse.

Oscar se sentit un peu faible sous ce regard, souriant béatement, il dit à voix basse comme pour fanfaronner :
« Moi, ton père, ait une grosse saucisse fraîche. »
Dans un éclair de lumière, une saucisse savoureuse apparue dans sa main, qu’il passa à Ning Rongrong.

« Ma saucisse, la compétence du premier Anneau Spirituel est le rétablissement. Non seulement elle peut accélérer la guérison des blessures, elle a en plus un effet de rétablissement sur la force physique. Mange-en un peu. Avec l’aide de ma saucisse, sans parler de vingt tours, même sur deux-cents tours, nous n’aurions pas à nous préoccuper de problème de nourriture. »

Ning Rongrong regarda bizarrement Oscar, lançant soudainement une réplique très intrépide,
« Moi, ta mère, ait aussi deux miches généreuses. Mange ta part. »

Finissant de parler, la Pagode Cristalline aux Sept Trésors flotta dans les airs, ajoutant rapidement son aide, augmentant abruptement leur vitesse de course.

« Eh… »
Oscar fut complètement désorienté un moment, sans parler de lui, même si Tang San ou Dai Mubai étaient ici, entendre ce genre de gracieuse fille qu’était Ning Rongrong dire cette phrase, peut-être seraient-ils également incapable de l’imaginer. Ils ne pouvaient pas savoir du tout quel genre de personnage était Ning Rongrong à l’École de la Pagode Cristalline aux Sept Trésors. Et Ning Rongrong elle-même fut finalement incapable de se retenir, révélant un peu de sa vraie nature.

……

École de la Pagode Cristalline aux Sept Trésors. Hall officiel.

Du côté nord du hall principal, regardant au sud se trouvait le siège du maître, une grande chaise taillée dans du bois de rose. Au dos de la chaise était incrusté une énorme pierre de jade. Celle-ci était vert foncé, émettant un air légèrement chaud et humide, une jade chaude de la meilleure qualité.

Dans cette grand chaise était assis, droit, un homme. Son visage était comme de la jade claire, son nez droit et sa bouche carrée, son apparence raffinée et douce. Il portait une robe d’un blanc pure sans un grain de poussière. Il semblait à peu près avoir quarante ans, avec un regard doux, il ressemblait à une personne ordinaire. De doux cheveux noirs étaient éparpillés sur ses épaules et son dos, le tout ayant l’air naturel, sans artifice. Il regardait la personne agenouillée en-dessous de lui, un jeune homme portant des habits blanc grossiers.

« Je viens porter un rapport au maître de l’école, la jeune miss a déjà atteint l’Académie Shrek et qui plus est a passé les examens d’entrée avec brio. »
Dit le jeune homme respectueusement.

L’homme d’âge moyen acquiesça, son visage révélant de l’impuissance,
« Le fait que ce petit démon se frotte au monde est une bonne chose, sinon l’École de la Pagode Cristalline aux Sept Trésors serait mise sans dessus dessous par elle. Quelle est la situation de l’Académie Shrek ? »




  1. Professeur prune.
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