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Douluo Dalu – Chapitre 21

 


Chapitre 21 : Le Phoenix au Feu Malfaisant

Les Sept Démons de Shrek vont enfin apparaître sur scène. Peut-être que vous aurez du mal les comprendre, du moins sur certaines choses. Mais en fait, dans la Chine antique, il n’était pas rare que des hommes de douze ans aillent voir des prostitués. Surtout les jeunes hommes de famille riche. C’est Douluo Dalu, tout le monde est relativement précoce comme une certaine personne. Hey hey, il rentre même en scène officiellement dans ce chapitre1.


Partie 1

Tôt le matin.

Tang San était déjà debout, cultiver chaque jour son Œil du Démon Violet était devenu un rituel qu’il ne pouvait manquer. Ce matin particulièrement, il avait encore plusieurs choses importantes à faire rapidement.

Il quitta le dortoir qu’il partageait avec Oscar, le jour pas encore tout à fait né. En l’espace d’une nuit de repos, Tang San avait déjà récupéré sa force interne et en suivant les indications d’Oscar, il atteignit rapidement l’espace où s’était tenu l’examen de Zhao Wuji, y rassemblant ses armes secrètes.

Ces armes secrètes n’étaient pas facile à fabriquer et il ne pouvait pas les abandonner à la légère. En particulier, les processus de fabrication pour ce carreau de l’Arbalète Dorsale Tendue Décorée d’une Fleur et pour le poison de l’Ombre Emplie de Poudre étaient très difficiles, taxant et demandaient beaucoup de temps.

Heureusement, les armes secrètes utilisées hier étaient toutes là et s’aidant de la vision perçante de l’Œil du Démon Violet, il les trouva rapidement une par une, les rangeant à leur place.

Depuis ses quelques années à Nuoding, Tang San avait depuis longtemps pris l’habitude de s’armer amplement et lorsqu’il s’était battu contre Zhao Wuji la veille, c’était également la première fois qu’il mettait toute sa force dans l’utilisation des armes secrètes.

Tout en récupérant ses armes secrètes, Tang San réfléchissait aux gains et aux pertes du combat de la veille. La capacité défensive de Zhao Wuji était effectivement trop impressionnante. Heureusement, il n’était pas rapide et n’avait pas non plus utilisé tout son pouvoir, sinon, Tang San n’aurait pas eu la moindre chance depuis le début. Face à une telle puissance, comment devait-il faire ? Si à l’avenir il rencontrait à nouveau un tel adversaire, quelle méthode pouvait-il utiliser pour obtenir la victoire ?

Toutes sortes de pensées passèrent dans l’esprit de Tang San, il comprenait que sa cultivation des armes secrètes n’était pas encore assez pure, elles ne pouvaient pas être améliorées en un jour ou deux. Dans les Cent Séparations des Armes Secrètes des Précieux Écrits Célestes Mystérieux, les armes secrètes les mieux classées nécessitaient quasiment toutes le soutient d’une force interne formidable. S’il voulait tenir en respect des puissances du niveau de Zhao Wuji avec sa force actuelle, il n’avait qu’une solution : faire des armes secrètes mécaniques. Par exemple, les trois armes secrètes mécaniques de la secte Tang les plus terrifiantes étaient le Lotus de Tang Furie du Bouddha, la Floraison Torrentielle du Poirier et la Plume du Paon.

Cependant, leur fabrication était trop compliquée, chacune d’entre elles ayant des exigences en matériaux extrêmes. Dans sa situation actuelle, elles étaient basiquement impossible à faire. Et de plus, même si Tang San avait déjà fabriqué chacune de ces armes secrètes et avait une expérience non négligeable en la matière, le processus prenait au moins un an par type d’arme. Et cela en comptant que l’on trouvait les matériaux sans problèmes.

Avec un soupir déçu, Tang San secoua la tête. Pour l’instant, faire ces armes secrètes n’était pas non plus réaliste. Il ne pouvait apparemment que travailler dur dans sa cultivation et améliorer petit à petit la force de ses armes secrètes. Il devait également améliorer son équipement encore plus. Il devait chercher des opportunités, et d’abord trouver un nouveau poison. N’avoir que celui du Serpent Datura était trop limitatif.

Après avoir ramassé ses armes secrètes, Tang San sauta sur un toit alors qu’apparaissait graduellement un qi violet de cultivation à l’Est.

La pression était également une force qui poussait à aller de l’avant et ayant fait l’expérience de ce combat hier, il avait déjà l’impression diffuse que son pouvoir spirituel avait dépassé le niveau vingt-neuf pour entrer dans le niveau trente. S’il était capable d’atteindre le niveau trente, après une période passée à cultiver son pouvoir spirituel à son sommet, il pourrait dès lors aller chasser sa troisième Bête Spirituelle, gagnant ainsi un Anneau Spirituel. À ce moment, sa force connaîtrait une évolution qualitative.

Alors que le soleil se levait, Tang San retourna au dortoir. Oscar serrait encore sa couverture, dans un sommeil profond. Tang San l’avait réveillé avant de partir pour lui demander où était le lieu de l’examen d’hier, mais il n’avait que bavé pendant son sommeil.

« Petit Ao, réveille-toi. »
Tang San poussa Oscar.

« Wha, laisse moi dormir encore un peu. »
Dit Oscar dans son sommeil.

Tang San fronça les sourcils :
« Viens vite. Il n’est déjà plus tôt. Ne sais-tu pas que la journée commence le matin ? »

Oscar ouvrit les yeux, impuissant, et regarda Tang San,
« Toi et moi ne sommes pas pareil, tu es un Maître Spirituel Guerrier. Je suis un Maître Spirituel Artisan, de nourriture qui plus est. Je n’ai pas besoin de votre cultivation ennuyeuse. Dage, je vais te demander de ne pas me déranger, laisse moi dormir un peu. »

Tang San, impuissant, dit :
« Alors dit moi d’abord où se trouve Xiao Wu, je veux vérifier qu’elle va bien. »

Oscar lui répondit :
« Tu prends à gauche sur environ trente mètres en sortant du dortoir et tu arriveras devant une maison en bois. C’est là que Xiao Wu et Ning Rongrong sont. Mais je dois te rappeler que l’Académie a des règles strictes, les étudiants mâles ne peuvent importuner les étudiants femelles comme ils le veulent. Sinon la punition est très sévère. Notre Académie occupe un tiers de la zone, le reste est réservé aux villageois. Évite d’aller là-bas autant que possible. »

L’Académie Shrek n’avait en effet pas d’argent, puisqu’elle louait un tiers de ce village juste pour exister. Les bâtiments d’école étaient tous les anciennes habitations des villageois. Heureusement, Suotuo était assez proche, aller faire les courses n’était pas une si grosse corvée.

Tang San quitta à nouveau le dortoir. À ce moment, il avait plutôt faim, mais par rapport à Xiao Wu, ce problème était secondaire.

Rapidement, Tang San atteignit le dortoir de Xiao Wu et Ning Rongrong, mais entrer directement ? Si ça avait été Xiao Wu seule ce ne serait pas un problème, ils avaient partagé leur dortoir pendant si longtemps et étaient frère et sœur, mais la présence d’une autre fille rendait les choses plus compliquées.

Tang San hésita un instant, et n’entrant toujours pas, il appela doucement de l’extérieur :
« Xiao Wu, Xiao Wu… »

Peu après, la porte s’ouvrit et Xiao Wu sortit. Elle portait les même vêtements que la veille et à part son air un peu pâle, elle semblait déjà totalement rétablie.

La voyant, Tang San relâcha son souffle,
« Xiao Wu, vas-tu un peu mieux ? »

L’intéressée lui fit signe de garder le silence,
« Rongrong cultive encore, ne la dérange pas. On peut s’écarter pour discuter. »

Pour une raison quelconque, Tang San sentit que l’expression de Xiao Wu était quelque peu différente. Quant à dans quel aspect ce changement avait eu lieu, il ne pouvait le dire.
Partie 2

Xiao Wu s’était éveillée de son inconscience au milieu de la nuit. Ning Rongrong, craignant que quelque chose ne se passe mal, l’avait veillé jusque là. Après son réveil, elle lui avait raconté ce qu’il s’était passé la veille.

Tang San frotta la tête de Xiao Wu et dit :
« Ce qu’il s’est passé hier était de ma faute, je ne t’ai pas assez protégé. »

Xiao Wu secoua la tête, tirant sa mignonne petite langue,
« C’est tellement difficile de gérer ce professeur, comment pourrais-je te blâmer ? C’est vraiment différent de Nuoding ici, il semblerait que tout le monde soit puissant. Heureusement, aucune entité au niveau de Douluo Spirituel n’est apparue. »

Tang San, curieux, demanda :
« Comment sais-tu qu’aucun Douluo Spirituel n’est présent à l’Académie ? Professeur Zhao n’est que le vice-président, peut-être que le doyen est un Douluo Spirituel ? »

Xiao Wu fut abasourdie un instant, puis tenta de dissimuler la chose :
« Ça semble évident. Après tout, qu’est-ce qu’un Douluo Spirituel viendrait faire dans un endroit aussi isolé ? »

Tang San ne remis pas cette explication en cause et sans plus rien demander, il tira la douce main de Xiao Wu et dit :
« Allons trouver quelque chose à manger. Tu es probablement affamée aussi. »

« Bien sûr que je le suis. »
Xiao Wu approuva de la tête, elle avait déjà regagné son apparence vivace d’auparavant, prenant l’initiative de tirer Tang San par le bras.

Ces deux nouveaux arrivants, parce qu’ils s’étaient évanouis après le combat, n’avaient pas appris grand-chose sur l’Académie. Sans autre option, ils ne pouvaient que regarder d’où s’élevait de la fumée de cuisine pour trouver un endroit avec de la nourriture.

Le village n’était pas grand et en marchant, ils avaient déjà sans le savoir dépassé les limites de l’Académie.

Le côté de l’Académie était très calme, mais les villageois de l’autre côté étaient déjà en pleine activité, travaillant depuis l’aurore comme à leur habitude. Il devaient labourer les champs pour soutenir leur famille. Ne sachant pas où se passait le petit déjeuner de l’Académie, Tang San avait décidé d’aller acheter de la nourriture.

Il venaient juste de décider d’aller à une maison de paysan pour en acheter, lorsqu’ils virent pas très loin devant eux un homme et une femme se disputant à propos de quelque chose.

Ils n’avaient pas l’air vieux, la fille entre quatorze et quinze ans, d’une apparence ordinaire mais plein de la vigueur caractéristique de la jeunesse. Elle portait des vêtements simples de paysan et devait être une fille du village.

Le jeune homme avec qui elle se disputait semblait encore plus jeune, presque du même âge que Tang San et Xiao Wu et bien que pas très grand et enveloppé, il donnait une impression de solidité. Des cheveux courts, de petit yeux, le visage en bonne santé, il était plutôt mignon. Le plus intéressant étaient les deux petites moustaches, qui avaient apparemment juste commencées à pousser, ressemblant plus à des vibrisses de rat.

La jeune femme regarda le petit gros avec de l’appréhension dans le regard,
« Ma Hongjun2, tu ne dois plus venir me voir à partir de maintenant. Je ne peux plus être avec toi. »

Le petit gros dit avec un accent affecté :
« Cui Hua3, ne suis-je pas bon avec toi ? Pourquoi devons-nous nous séparer ? »

Tang San et Xiao Wu échangèrent un regard, voyant le même sourire dans les yeux de l’autre. Cet enfant avait encore un amour de chiot, si jeune et parlant déjà de séparation et de ce genre de chose. Ils ne purent s’empêcher de s’arrêter, l’air affairé sur le côté.

Le visage de Cui Hua rougit subitement,
« Tu es vraiment très bon avec moi, mais je ne peux pas te supporter. Nous ne sommes pas fait l’un pour l’autre et tu trouveras toujours d’autre personnes. De plus, j’ai plusieurs années de plus que toi. S’il-te-plaît, ne viens plus me trouver après aujourd’hui. »

Le petit gros, Ma Hongjun dit avec énervement :
« Comment ça insupportable. Je ne comprend vraiment pas ce que vous autres les femmes pensez. On peut se séparer, mais tu dois d’abord revenir avec moi, et ensuite c’est moi qui déciderai qu’on se sépare. Sinon y a pas moyen. »

En parlant, il leva sa main pour tirer Cui Hua.

Tel un petit lapin paniqué, Cui Hua recula en urgence mais le petit gros était très rapide et attrapa tout de même sa main.

Cui Hua lui dit d’un air implorant :
« Non, tu ne dois pas. Laisse moi partir. N’es-tu pas un homme ? »

Xiao Wu ne put continuer de regarder et entra dans le conflit d’un pas,
« Stop. »

Le petit gros et Cui Hua furent surpris, la regardant. Le petit gros cligna des yeux, ses moustaches tremblotant plusieurs fois et il révéla une lumière splendide,
« Une belle et bonne fille. Pourquoi, tu veux la remplacer comme ma copine ? C’est fait, pas de problème. Je suis d’accord. »

« Foutaises. »
Xiao Wu était en colère, elle frappa la main tenant Cui Hua d’un pied, l’obligeant à s’ouvrir,
« Petit voyou. Si jeune et déjà plus dans le droit chemin. Tu es en plein jour et tu penses pouvoir enlever une fille ? »

Entendant ces mots, l’expression du petit gros devint plus sombre instantanément,
« C’est mes affaires, arrête de t’occuper de ce qui ne te regarde pas. Puisque tu ne demande pas à être ma femme, fous le camp. »

« Toi…. »
Xiao Wu avait l’air prête à le frapper mais Tang San apparut devant elle.

« Tu t’appelles Ma Hongjun, pas vrai ? Ne provoque plus cette jeune femme s’il te plaît. »
Ayant eu la leçon d’hier, Tang San ne pouvait laisser Xiao Wu se battre comme elle le voulait. Et de plus, il voyait que ce petit gros devant lui n’était pas simple.
Ma Hongjun renifla avec dédain,
« Quelle créature es-tu censé être, pour en plus oser gérer les affaires de ton père4 ? Tu cherches le malheur ? »

L’expression de Tang San s’assombrit,
« T’es le père de qui ? »

Les vibrisses de rat de Ma Hongjun bougèrent,
« De celui qui se mêle de ce qui ne le regarde pas. »

Tang San entra en action, même si son tempérament était meilleur, il ne pouvait pas laisser les gens l’insulter ainsi. Utilisant les Ombres Fantôme Brouilleuses de Trace, son pied s’élança vers le ventre du petit gros. Ce coup de pied contenait de la puissance mais sans la libérer, d’un contrôle inhabituellement intelligent : si le petit gros était une personne ordinaire, au pire il le ferait tomber avec ce coup de pied. S’il avait des capacités spéciales, alors Tang San pourrait montrer toute la puissance de ce pied à n’importe quel moment.

En effet, comme Tang San l’avait deviné, le petit gros n’était pas simple et voyant le coup de pied de Tang San, il vint à sa rencontre avec ses deux poings devant son corps, bloquant dans la direction du pied. Sur son corps brillaient une faible lumière violette, clairement des fluctuations de pouvoir spirituel.

Le coup de pied de Tang San s’arrêta soudainement en plein air, devenant d’une frappe un coup de pied destiné à écraser, écrasant justement l’abdomen du petit gros.

La vitesse d’adaptation du petit gros était très rapide et il balança ses deux poings vers le bas, vers le pied de Tang San.
Partie 3

Avec un peng étouffé, Tang San retira sa jambe, le petit gros reculant de quelques pas après l’impact. Les deux adversaires étaient de force égale avec peu de différence. Le pouvoir spirituel du petit gros semblait juste un peu inférieur à celui de Tang San.

Le petit gros fut abasourdi un instant,
« Tu étais un Maître Spirituel depuis le début, pas étonnant que tu oses te mêler des affaires des autres. Je vais te permettre d’apprendre quelque chose, ce qu’on appelle la force. »

En parlant, le petit gros cria,
« Amélioration Corporelle du Phénix. »

Entendant ce mot phénix, les cœurs de Tang San et Xiao Wu tremblèrent de concert. Parmi les Esprit Bestiaux, plusieurs espèces étaient particulièrement puissante, parmi elles était le Phénix. Le Phénix était aussi appelé l’Oiseau aux Sept Couleurs. L’Esprit du Phénix accordait non seulement la capacité de voler à son détenteur, mais également des attaques ayant un attribut de feu puissant. Parmi les Esprits de combat basés sur la puissance il faisait partie des meilleurs.

Une lumière violette de son corps, ses cheveux s’allongeant abruptement et se rassemblant en une sorte de mohican. Les ailes n’apparurent pas mais cet éclat violet apparut en dehors de son corps, émettant une chaleur intense. Deux Anneaux Spirituels jaunes apparurent de sous ses pieds et des plumes apparurent sur ses avant-bras épais et solide. Ses deux mains prirent la forme de serres.

Voyant son apparence, Xiao Wu éclata de rire,
« Un phénix aussi potelé ? Peu importe comment je le regarde, c’est un poulet. »

L’apparence de Ma Hongjun était en effet plutôt hilarante, son corps gras portant de longues plumes rouges sur ses bras et ses cheveux dressés sur sa tête, si on le décrivait comme un phénix peut-être que personne n’en serait convaincu, il ressemblait plus à un poulet gras.

Ma Hongjun, comme s’il avait été pris à rebrousse-poils, fut mis en colère ;
« Qui viens-tu de traiter de poulet ? »
Levant ses deux mains, son premier anneau s’illumina abruptement et ouvrant sa bouche, une fine flamme rouge et violette fut crachée en direction de Xiao Wu.

La haute température fit se distordre l’air, la flamme rouge et violette très disciplinée telle un fil de feu.

« Attention. »
Tang San agita sa main droite, une liane bleue s’enroula autour de la taille fine et souple de Xiao Wu, la tirant à l’horizontal sur le côté, en dehors du jet de flamme de Ma Hongjun.

Mais Ma Hongjun n’avait pas l’intention d’en rester là. Les flammes venant de sa bouche maintenant un jet de cinq mètres de long sans s’éteindre, elles se rapprochèrent de Xiao Wu, comme s’il s’agissait d’une arme de feu de cinq mètres.

Tang San tira la main de Xiao Wu pour se replier à la vitesse de l’éclair, plusieurs Herbe Bleu-argentée se propageant depuis son corps. En observant brièvement, il avait découvert que les flammes de Ma Hongjun devraient avoir une température particulièrement élevée, mais un point faible, qui était que leur distance d’attaque était de cinq mètres. S’il parvenait à restreindre ses mouvements, s’occuper de lui ne serait absolument pas un problème.

Comme prévu, alors que Ma Hongjun s’apprêtait à les poursuivre, il sentit que ses pieds étaient immobilisés, déjà fermement entourés d’Herbe Bleu-argentée. Une vague de douleur perçante lui fut transmise depuis ses jambes, suivit immédiatement par un sentiment de paralysie.

Ma Hongjun était surpris, baissant la tête pour voir l’Herbe Bleu-argentée. Sans hésitation, il utilisa immédiatement sa deuxième compétence spirituelle.

Avec un peng, de féroces flammes violettes s’allumèrent de son corps, son corps dodu entrant en éruption et s’étendant. L’Herbe Bleu-argentée entrant en contact avec ces flammes fut dévorée violemment par elles, transformée en cendre en un instant.

Voyant cette scène, Tang San ne put s’empêcher d’être choqué, il avait clairement sentit que l’Esprit de Ma Hongjun était l’ennemi naturelle du sien.

Bien que l’Herbe Bleu-argentée, sous l’effet des deux Anneaux Spirituels, devienne très résistante, en tant que plante, elle craignait toujours énormément les flammes, du moins pour l’instant.

Ma Hongjun, tout son corps enflammé de flammes violettes apparaissait de plus en plus puissant. Un flamme furieuse émergeant dans ses yeux, il se rua vers Tang San et Xiao Wu à grandes enjambées, le feu crachés depuis sa bouche, comme un esprit de feu incarné.

« À mon tour. »
Plus tenue par Tang San, Xiao Wu sauta. Ses oreilles duveteuses tremblant légèrement du fait de ses mouvements rapides, tout son corps éclatant de lumière rouge, libérant totalement son pouvoir spirituel.

Les dix doigt de Tang San bougèrent légèrement en rythme une fois et un certain nombre d’armes secrètes étaient déjà préparées dans sa main, ses deux yeux d’un lustre violet. Découvrant Xiao Wu en danger, il avait agit rapidement et sans la moindre hésitation.

Bien que l’Esprit du petit gros devant lui soit très puissant, étant déjà rentré en contact avec auparavant, il savait son pouvoir spirituel légèrement supérieur. Il était incapable de, comme Zhao Wuji, arrêter ses armes secrètes.

Ma Hongjun vit Xiao Wu lui foncer dessus, exactement ce qu’il voulait, et sans politesse un fil jet enflammé de la taille de sa bouche surgit, faisant des cercles dans les airs, bloquant l’avancée de Xiao Wu.

Ma Hongjun pensa, t’es morte pour avoir osé me traiter de poulet d’élevage sans même cligner des yeux, ou alors moi, ton père ne suis pas le Phénix au Feu Malfaisant. Cependant, sa beauté hors du commun ne doit pas être brûlée au point d’être gâchée. Tout en pensant, son jet de flamme devint plus faible, assez pour blesser mais pas assez pour tuer.

Alors que la température de la flamme violette baissait, Xiao Wu le ressentit Ce gros lard commence doucement ? Très bien, je vais aussi te ménager.

Ma Hongjun croyait Xiao Wu blessée après sa première attaque, mais soudainement le corps de Xiao Wu se roula en boule dans les airs, se tordant simultanément, légère comme une plume, son corps flexible semblant déjà dépasser les possibilités du corps humain, se faufilant à travers une petite fente dans le blocage de flamme. Étendant son corps à nouveau, elle avait déjà atteint le côté de Ma Hongjun.

Quelle force avait Xiao Wu ? S’il n’utilisait pas ses armes secrètes, Tang San pouvait au mieux s’assurer un match nul, sans pour autant pouvoir la laisser s’approcher de son corps.

Bien que la seconde compétence spirituelle de Ma Hongjun, le Phénix Baignant dans les Flammes, soit une attaque et une défense omnidirectionnelle, Xiao Wu était déjà enveloppée de son propre pouvoir spirituel, et résister à la chaleur pendant un court instant n’était pas un problème.

Alors que Tang San regardait Xiao Wu atteindre le côté de Ma Hongjun, il avait déjà rangé les armes secrètes qu’il tenait dans ses mains dans Vingt-Quatre Ponts Éclairés par la Lune, ce combat n’avait plus aucun suspens.
Partie 4

En effet, Xiao Wu ne laissa aucune opportunité de réponse à Ma Hongjun et sa silhouette effectuant un salto, elle atteignit son dos, supportée par ses deux mains, envoyant ses deux pieds comme des éclairs autour de la nuque de Ma Hongjun et sa première compétence spirituelle, l’Arc Hanche, fut lancée.

Tout le corps de Xiao Wu était alors comme un arc courbe, la lumière de son premier anneau recouvrant en un éclair l’intégralité de son corps. Immédiatement son corps, tel un arc en lune, généra de la force et propulsa le corps de Ma Hongjun.

Les effets de l’Arc Hanche : Double momentanément la force de la hanche et augmente la résistance corporelle de cinquante pour-cent. Après le niveau dix, chaque niveau de pouvoir spirituel augmente les effets de l’Arc Hanche d’un pour-cent.

En d’autre termes, lorsque Xiao Wu avait lancée l’Arc Hanche, elle avait temporairement augmentée la force de sa hanche de cent-dix-neuf pour-cent, faisant preuve d’une force explosive suffisante pour lancer n’importe quel Maître Spirituel Guerrier de force en dessous du niveau cinquante dans les airs. Bien sûr, même si la compétence était bonne, le prérequis était de d’abord s’approcher de l’ennemi pour l’utiliser. Sinon, avoir seulement une hanche forte était inutile. Il était très difficile d’imaginer que la hanche de Xiao Wu, plus fine que la cuisse de Ma Hongjun, puisse générer tant de force.

En prenant en compte la flamme réduite de Ma Hongjun, Xiao Wu avait également commencé doucement, n’envoyant pas le corps de son adversaire directement dans le sol, mais l’envoyant en l’air, lui laissant le contrôle de son corps pour la chute.

Cependant, elle avait clairement surestimé les capacité de contrôle de Ma Hongjun sur son propre corps. Ses mains dansant et ses pieds s’agitant, il tourna plusieurs fois en plein air avant de finalement tomber au sol sur les fesses, confus.

« Ne vous battez pas, s’il vous plaît ne vous battez pas. »
Sur le côté, Cui Hua s’exclama soudainement, courant rapidement vers Ma Hongjun. Les flammes sur le corps de Ma Hongjun avaient été éteintes par le fait de se faire lancer dans les airs. La vue brouillée, il se releva difficilement.

Cui Hua aida Ma Hongjun à enlever la terre de son corps,
« Comment te sens-tu ? »

Avec un reniflement, il répondit,
« Toujours incapable de mourir. Petit lapin, encore. »

Xiao Wu sauta sur place et avec deux suu suu elle jeta ses chaussures au loin. Bien que son pouvoir spirituel ait contenu la plupart des flammes, ses chaussures avaient été en contact avec la nuque de Ma Hongjun et été affectées par cette flamme rouge et violette.

Choquant Xiao Wu, ces flammes avaient un effet collant, n’arrêtant pas de brûler. Incapable d’éteindre le feu, elle ne pu que jeter ses chaussures, se tenant sur ses petit pieds nus.

« Miss Cui Hua, vous êtes ? »
Xiao Wu regarda Cui Hua, qui semblait très préoccupée par Ma Hongjun, incapable de comprendre ce qu’il se passait. Ce gros lard n’était-il pas entrain de la persécuter auparavant ? Alors pourquoi maintenant…

Implorante, Cui Hua dit :
« Ne vous battez pas. En fait, Ma Hongjun est un homme bon, mais nous ne sommes pas compatibles, c’est tout. Je ne pouvais que me séparer de lui. Partez, je vais lui parler clairement. »

Ma Hongjun dit avec colère :
« Ne t’occupes pas de mes affaires, dégage. »
En parlant, il poussa Cui Hua et s’élança à nouveau vers Xiao Wu, mais par peur de blesser Cui Hua, il n’utilisa pas sa seconde compétence spirituelle.

À ce moment, une voix stupéfaite s’éleva,
« Tang San, Bouboule, qu’est ce que vous faîtes ? »

Les intéressés se tournèrent simultanément vers l’origine de la voix pour voir un Dai Mubai habillé de blanc avec des cheveux peignés excessivement proprement, s’avançant vers eux.

Xiao Wu renifla,
« Comment ça ? Demande lui. Ce gros lard persécutait une fille en plein jour et voyant qu’il n’arrêtait pas, nous devions lui apprendre une leçon. »

L’austère Dai Mubai ne pu s’empêcher de rire,
« Xiao Wu, je pense qu’il y a un quiproquo. Miss Cui Hua, tu ne peux pas le supporter non plus ? »

Cui Hua rougit et acquiesça, se tournant pour s’échapper. Cette fois, Ma Hongjun ne la retint pas, mais avait une expression déconfite.

Tang San s’approcha de Dai Mubai et demanda, sceptique :
« Que se passe-t-il ici à la fin ? »

Dai Mubai regarda Bouboule,
« Veux-tu le dire toi même, ou dois-je le faire à ta place ? »

Ma Hongjun jeta un regard à Dai Mubai et baissa la tête,
« Dis le toi. »

Dai Mubai éclata de rire,
« Quoi ? Bouboule, tu connais aussi l’embarras ? Très bien, je vais le dire pour toi. »

Parlant ainsi, il se tourna vers Tang San et Xiao Wu,
« Vous vous souvenez que j’ai mentionné que l’Académie avait en tout trois étudiants en me comptant ? »

Tang San comprit immédiatement,
« Tu veux dire qu’il… »

Dai Mubai acquiesça :
« Oui, Bouboule est cette troisième personne, ainsi que la dernière personne à rejoindre l’Académie avant vous. Sans avoir vu ce qu’il s’est passé, je peux tout de même deviner. En fait, on ne peut pas tenir Bouboule comme responsable, c’est de la faute du poulet d’élevage qui lui sert d’esprit. »

« Ta mère, ton Esprit peut être un poulet d’élevage si tu veux, celui de ton père ici présent est un Phénix. Même si tous les ancêtres de ton père avaient des poulets, le mien est tout de même un Phénix. N’as-tu jamais entendu qu’un nid d’herbe peut aussi avoir un Phénix Doré ? »
Dit Ma Hongjun, agacé.

L’expression sur le visage de Dai Mubai se réduit grandement,
« Phénix très bien, ça compte comme un Phénix. Tang San, l’Esprit de Bouboule est monstrueux. Le Doyen dit que c’est un Esprit Variant. »

« Esprit Variant ? Quel Esprit a donné cette variation ? »
Tang San interrogea avec beaucoup d’attention. En ce qui concernait les Esprits Variants, il avait les enseignements de Grand maître comme connaissances. Lorsque les Esprits varient, il n’y avait que deux possibilités, la première était de devenir extrêmement redoutable, l’autre était d’être handicapé. Grand maître lui-même avait reçu une variation amère. Mais l’esprit de Ma Hongjun devant lui était clairement une variation positive.

Dai Mubai repris :
« je ne suis pas celui à qui il faut demander, tout cela est inconnu, même pour Ma Hongjun lui-même. Dans ce village, l’Esprit de tout le monde est une sorte de volaille sans pouvoir d’attaque. Je ne sais pas encore ce qu’il s’est passé, mais il y a trois ans, après l’avoir découvert dans le village, le Doyen l’a ramené. Il devrait avoir à peu près le même âge que vous. »

« Grâce à cette variation, Bouboule possède un élément de feu très puissant. Ce genre de flamme est exceptionnellement monstrueuse, non seulement sa température est très élevée, mais elle possède une propriété d’adhésion très importante, très difficile à éteindre. Le Doyen a dit que sa variation spirituelle a toutes les chances de devenir un Phénix à l’avenir. Mais son Esprit a également un gros défaut, bien que la variation ait apportée un pouvoir spirituel énorme, elle a également développé un certain effet dans son corps. Il est doté d’une vigueur extrême dans les relations homme-femmes ainsi que d’un appétit dix fois supérieur à celui d’une personne normale. S’il se contente de le réprimer et non de l’assouvir, alors à n’importe quel moment, ce Phénix au Feu Malfaisant explosera et il mourra.

Ma Hongjun ajouta avec empressement,
« Le Feu Malfaisant n’arrête pas d’augmenter la pression, ah ! »

 


 

  1. C’est une note originale de l’auteur, gardée par le traducteur anglais, donc je la garde aussi.
  2. Magnifique Cheval Rouge
  3. Fleur de Jade
  4. Il réfère à lui même avec un pronom très arrogant, qui veut dire en gros « ton papa », y a l’idée que non seulement il est supérieur à Tang San parce qu’il est son père, mais en plus il dit à Tang San qu’il est petit.
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