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Douluo Dalu – Chapitre 17



Chapitre 17 : L’académie pour monstres uniquement


Partie 1

Chez les Maîtres Spirituels, les Anneaux Spirituels resteront toujours le meilleur moyen de persuasion. Voyant que Dai Mubai possédait un Anneau Spirituel millénaire, l’attitude du père du jeune changea rapidement et il partit en parlant de quelque chose comme « leur malchance », tout en tirant son fils par la main.

Dai Mubai retourna s’asseoir, ses yeux maléfiques passant sur tous les enfants ici pour s’inscrire et leurs parents, une mise en garde très clairement présente dans ceux-ci. La force étouffante créée par trois Anneaux Spirituels n’était pas quelque chose de supportable par des gens ordinaires. À ce moment Dai Mubai n’apparaissait plus comme un riche panier-percé mais un plutôt comme un simple gangster.

Suite à cette scène, un tiers des gens dans la queue partirent. Ceux qui partaient ne souhaitaient pas dépenser dix pièces d’or spirituel en vain, surtout pour une académie dont la façade n’avait aucun point positif.

Un nouveau jeune arriva devant le vieil homme pour s’inscrire, accompagné par ses deux parents. Sa mère plaça les pièces d’or spirituel dans la boîte en bois avec dédain, alors que le jeune homme étendait sa main.

Le vieil homme massa sa main. Son regard jaune fixant le jeune, il dit :
« Tout juste douze ans, montre-moi ton Esprit. »

Le jeune hocha la tête et son corps commença à émettre une faible lumière verte, un Anneau Spirituel centenaire apparaissant autour de lui.

L’aura de son Anneau centenaire n’était pas faible et dans celle-ci, une liane grossière apparut autour de son corps.

Cet Esprit ressemblait quelque peu à l’Herbe Bleu-argentée de Tang San, sauf que l’Esprit n’était pas une herbe mais une liane comme le deuxième Anneau Spirituel de Tang San, la Liane Fantôme mais sans le poison.

Le vieil homme secoua la tête,
« Disqualifié, vous pouvez partir. »

Les parents du jeune, qui au départ étaient très confiant, déchantèrent rapidement en entendant le vieil homme parler. Sa mère ne put pas s’empêcher de demander :
« Pourquoi ? Mon fils était un étudiant excellent dans son académie primaire. N’avez-vous pas vu que son Anneau Spirituel a cent ans ? Les Maîtres Spirituels possédant un Anneau Spirituel centenaire ne sont pas nombreux. »

Le vieil homme répondit indifféremment :
« Avoir un premier Anneau Spirituel de cent ans est bien sûr très bon, mais c’est votre fils qui est ordinaire. »

Fronçant les sourcils, le père du jeune dit :
« J’ai cru mal comprendre ce que vous avez dit. »

Le vieil homme se leva avec impatience et regardant toutes les personnes alignées et plus seulement les parents du jeunes, dit :
« En venant vous inscrire à l’Académie Shrek, vous devez connaître les conditions d’entrées. À essayer de vous inscrire sans connaître ces conditions, vous ne venez que nous donner dix pièces d’or spirituel, rien de plus. Vous avez toujours le temps de changer d’avis maintenant. Ne connaissez-vous pas le sens de « Shrek » dans notre académie Shrek ? »

La majorité des gens présents avaient l’air perdu en entendant les mots du vieil homme.

Celui-ci continua froidement :
« Shrek est un monstre et même parmi les Bêtes Spirituels, il s’agit d’une entité spéciale. Et notre Académie Shrek a la même signification, notre académie n’accepte que les monstres. Pour le dire différemment, on peut dire que l’Académie Shrek n’acceptent pas les étudiants normaux, seulement les monstres. Si vous avez treize ans ou plus ou que votre pouvoir spirituel ne dépasse le niveau 20, vous n’avez rien à faire ici. »

Au départ, Tang San était, comme Xiao Wu, plutôt déçu par l’académie Shrek, mais en entendant les mots du vieil homme, il regagna de l’intérêt pour cette académie : une académie pour monstres uniquement ? L’autre sens de « monstre » n’était-il pas génie ?

Tout en parlant, l’aura du vieil homme devint soudainement tyrannique, à tel point que même Tang San et Xiao Wu ne purent retenir un frisson. Le vieil émit une lumière rouge intense et un bâton couvert de symboles innombrables apparut dans sa main droite. Le plus terrifiant étant les six Anneaux Spirituels apparaissant autour de lui, leur lumière resplendissante devenant le centre de l’attention de tous les gens présents.

Ces Anneaux Spirituels étaient respectivement blanc, jaune, violet, violet, violet, noir. Ce qui signifiait qu’il y avait un de dix ans, un centenaire, trois millénaires et un déca millénaire ans. Ce vieil homme qui ressemblait à un fermier était en fait un Empereur Spirituel, un Maître Spirituel dont le niveau était supérieur à soixante.

Niveau soixante, sans aucun doute, il s’agissait d’un niveau soixante ou plus. Même dans le royaume de Balak dans sa totalité, le nombre de Maîtres Spirituels aussi fort pouvait être compté sur les dix doigts de quelqu’un.

Le bâton dans la main du vieil homme émit un son fort et étouffé dans toutes les directions, faisant presque trébucher toute la foule en même temps.

Faisant face aux trois personnes pétrifiées devant lui, il dit :
« Suivant. »

La lumière de ses Anneaux Spirituels disparut, en même temps que tout son pouvoir spirituel. Le vieil homme redevint un simple vieil homme, comme si toute la scène qui venait d’avoir lieu n’était qu’un rêve.

Si à ce moment, certains parents étaient encore mécontentés par les mots du vieil homme, ils restaient silencieux par peur. Après tout, qui oserait offenser un Empereur Spirituel ? Surtout un Empereur Spirituel avec un Anneau Spirituel déca millénaire.

Il était important de savoir que la force d’un Empereur Spirituel était suffisante pour faire face à au moins mille soldats d’élite.

Le dédain qui était présent dans les yeux des parents et des jeunes avait complètement disparu en un éclair. Si le responsable des inscriptions était au moins niveau soixante, quelle était la force de l’Académie Shrek ?

Le dédain dans leurs expressions fut très vite remplacé par du regret et les parents repartirent en silence avec leur enfants.

Le talent requis pour atteindre le niveau vingt ou plus à douze ans était vraiment, comme l’avait dit le vieil homme, monstrueux.

La queue qui était longue de cent personnes au départ, fut rapidement réduit à seulement dix personnes.

Le vieil homme ne semblait pas être surpris par le nombre d’étudiants restant et recommença à prendre les inscriptions.

Les personnes qui étaient restées étaient clairement sûres de pouvoir passer ce vieil homme et la réalité montra que les quelques premiers étudiants à s’inscrire avaient tous dépassé le niveau 20 et possédaient deux Anneaux Spirituels. Après qu’ils aient donné dix pièces d’or spirituels, le vieil homme leur dit qu’ils avaient passé le premier test de l’inscription et pouvaient aller passer le second test, mais les parents ne pouvaient pas suivre leur enfant dans l’académie.



Partie 2

Regardant le candidat devant elle, Xiao Wu était déjà surexcitée et elle dit à l’oreille de Tang San :
« Cette académie a vraiment l’air intéressante, surtout le fait qu’elle n’accepte que des génies et pas d’étudiants normaux, c’est vraiment le mieux. »

Tang San sourit légèrement et lui répondit :
« Maintenant tu ne peux plus douter de Grand maître n’est-ce pas ? L’Académie Shrek n’est pas du tout banale. »

Comme ils s’étaient rapprochés du début de la file, ils pouvaient maintenant voir Dai Mubai de près. Dai Mubai n’était pas seulement là pour gérer les fauteurs de troubles mais aussi pour amener les étudiants qui passaient le premier test à l’intérieur de l’académie.

Dai Mubai finit également par voir Tang San et Xiao Wu. Son visage froid révélant un léger sourire, il hocha la tête vers eux avant de pointer du doigt le professeur et de lever les bras, montrant une expression impuissante qui disait vous devez vous inscrire vous-même ; je ne peux pas vous aider.

Alors qu’ils communiquaient par expression du visage, un léger yi d’exclamation se fit entendre, attirant l’attention de Tang San.

Le vieil homme en charger des inscriptions avait à ce moment l’air choqué tandis qu’une jeune fille se tenait devant lui, rabaissant sa main.

Cette jeune fille n’était pas accompagnée et semblait être venue ici toute seule. Elle portait une simple robe d’été blanche qui lui donnait un air élégant. Ses cheveux bien coiffés étaient coupés au niveau de ses oreilles. Elle faisait environ une demi-tête de moins que Xiao Wu, mais comme elle leur tournait le dos, ils ne purent pas voir son visage, seulement sa nuque, dont la couleur leur montrait qu’il s’agissait d’une jeune demoiselle, extrêmement sensible et raffiné.

« Puis-je demander si j’ai passé le premier test ? »
La voix de la jeune fille était douce et agréable à entendre. Elle manquait quelque peu de force mais était douce comme le velours, donnant un sentiment de douceur aux gens qui l’entendaient.

Tang San était capable de deviner que cette jeune fille était très belle, grâce au regard de Dai Mubai qui de froid était devenu celui d’un prédateur. Ce genre de prédateur, bien entendu.

Le choc disparut graduellement du visage du vieil homme et il dit en fronçant les sourcils :
« Est-ce que les gens de ta famille savent que tu es là ? »

La jeune fille lui répondit en évitant sa question d’un léger sourire :
« L’éducation ne fait pas de favoritisme, tant que je répond aux critères de l’académie, vous n’avez d’autres choix que de m’accepter. »

Le vieil homme hésita un instant, avant de faire signe à Dai Mubai en disant :
« Amène-la à l’académie. »

Le regard de prédateur de Dai Mubai disparut rapidement, son regard froid revenant, alors qu’il amenait la jeune fille à l’académie.

Les jeunes restants passèrent rapidement le test du vieil homme et ce fut finalement le tour de Tang San et Xiao Wu, tandis que Dai Mubai faisait des aller-retours vers l’académie pour amener les étudiants.

Tout à coup, Tang San se rendit compte que le regard de Dai Mubai était fixé juste derrière lui, comme s’il avait vu quelque chose d’inimaginable.

Tang San se retourna donc pour regarder derrière lui et bien qu’il ne perdit pas ses moyens comme Dai Mubai, il fut tout de même choqué.

Derrière Xiao Wu et lui se tenait la dernière personne qui venait passer l’examen d’entrée et celle-ci semblait être arrivée il n’y a pas longtemps. Cette personne était une fille, qui semblait être un peu plus jeune que Tang San et Xiao Wu. Ses cheveux noirs étaient éparpillés sur ses épaules et son visage était baissé. Elle faisait environ la même taille que la fille qui portait une robe blanche. Sa peau était elle aussi très claire. Cependant, cette jeune fille donnait l’impression d’être au-dessus des masses.

Sa silhouette amplement développée semblait disproportionnée par rapport à son âge et si on ne voyait pas son visage, il aurait été possible de la confondre avec une jeune adulte, particulièrement à cause de sa poitrine imposante, qui était capable d’attirer l’attention de tous les hommes. Le stéréotype du visage enfantin à forte poitrine.

Contrairement à sa silhouette enflammée, son visage était plus qu’indifférent, à un tel point qu’il vous glaçait le sang et ses yeux ne contenait pas le moindre signe de vitalité. Son expression atténuait la beauté de son visage.

Ses quatre membres étaient parfaitement proportionnés et élancés. Ses deux mains pendaient naturellement à ses côtés, son corps relâchant une aura froide et mortelle, qui rendait les gens nerveux.

« Voulez-vous vous inscrire ou pas ? Si vous ne vous inscrivez pas, ne bloquez pas le chemin s’il-vous-plaît. »
La voix du vieil homme sortit Tang San de sa rêverie. Il sentit un pincement au niveau de sa main et tournant la tête, il découvrit Xiao Wu en train de le fixer furieuse.

« Nous allons nous inscrire tous les deux. »
Supportant la douleur qu’il ressentait dans sa paume, il plaça les vingts pièces d’or qu’il avait préparées depuis longtemps dans la boîte.

Le vieil homme massa la main de Xiao Wu en premier et d’un hochement de tête, il dit :
« Ton âge convient. »
Et alors qu’il commençait à masser la main de Tang San, un léger yi se fit à nouveau entendre.

Incrédule, le vieil homme massa la main de Tang San à nouveau et son expression devint tout de suite étrange. Levant la tête pour regarder Tang San, il dit :
« Est-ce que tu pratiques une compétence spirituelle avec tes mains ? »

La raison pour laquelle il massait les mains des candidats était pour déterminer l’âge véritable du candidat grâce aux os de la paume, comme cela ne pouvait pas être falsifié. Cependant, la main de Tang San était extrêmement dure à masser et il ne pouvait donc pas déterminer l’âge de ses os.

Tang San eut très peur et hochant la tête, il dit :
« Oui. »

Le vieil homme leva les sourcils,
« Montre-moi ton mollet. »

Tang San leva son mollet comme il lui était demandé. Se levant, le vieil homme releva le pantalon de Tang San et massa son mollet, chatouillant Tang San.

Le vieil homme hocha la tête et dit :
« Une bonne musculature. L’âge convient. Bien, montrez-moi vos Esprits. »

Tang San et Xiao Wu se regardèrent et révélèrent leur Esprits en même temps.

Des lumières bleues et rouges émergèrent simultanément, de même que des Anneaux Spirituels centenaires.

Les oreilles de lapins de Xiao Wu poussèrent et une légère fourrure blanche apparut sur ses mains. Son corps devenant plus élancé sous l’effet de l’amélioration corporel du Lapin de Jade.

Dans la paume de Tang San apparut un brin de l’ordinaire herbe bleu-argentée qui se transforma rapidement en un brin d’herbe ressemblant à ceux contre qui s’était battu Dai Mubai.

Le vieil homme ne jeta qu’un regard rapide à Xiao Wu avant que celui ne s’arrête sur le corps de Tang San.
« Étonnamment, ton Esprit est l’Herbe Bleu-argentée. Tu as réussi à cultiver si rapidement avec ? »

Tang San sourit légèrement et répondit :
« Professeur, vous avez dit que cette académie n’acceptait que des monstres, non ? Je suis un monstre aussi n’est-ce pas ? »



Partie 3

Le vieil laissa échapper un rare sourire,
« Oui, un vrai petit monstre. Mubai, amène-les à l’intérieur. »

« Oui. »
Dai Mubai s’approcha d’eux et sourit à Tang San mais son regard semblait toujours être fixer derrière lui.

Menés par Dai Mubai, Tang San et Xiao Wu le suivirent dans l’académie Shrek qui était également un village.

Dai Mubai dit :
« Je savais que vous passeriez le test haut la main. Les tests suivants ne devraient pas vous poser de problèmes non plus. »
En parlant, il ne put pas s’empêcher de tourner la tête afin de regarder vers les portes de l’académie.

Xiao Wu dit mécontente :
« Qu’est-ce que tu regardes encore ? Toujours en train de penser à cette allumeuse ? »

Dai Mubai fronça les sourcils et dit :
« Qu’est-ce que tu en sais ? J’ai l’impression que l’aura autour de cette fille est la même que la mienne, non content d’être similaire, j’ai même l’impression qu’elle me complète. Parmi les Esprits, trouver un Esprit complémentaire est plus facilement dit que fait. Mais s’ils se rencontrent, s’ils travaillent ensemble, leur pouvoir spirituel progressera deux fois plus vite. Il s’agit de la capacité de Synergie Spirituel.

Xiao Wu rigola inconsciemment :
« Alors ça signifie, que l’Esprit de cette fille est une Tigresse1 ? »

Le visage de Dai Mubai révéla une expression gênée et il répondit :
« C’est possible. »

Entrant dans le village, ils purent voir que toutes les maisons étaient faits en bois. Utiliser le mot « simple » pour les décrire était le plus approprié.

Ne marchant pas longtemps, Dai Mubai les amena dans une zone dégagée. Entourée par des cabines en bois, cette zone devait faire environ cinq cent mètres carrés et était au centre de l’académie Shrek.

Tous les candidats qui avaient passé le premier test étaient rassemblés ici, alors que des fluctuations de pouvoir spirituel faisaient vibrer l’air ambiant.

Dai Mubai pointa la file d’étudiants devant lui et dit :
« Vous passerez le second test ici, le professeur vous dira quoi faire. Je dois retourner à l’entrée, si l’Esprit de cette fille s’accorde vraiment avec le mien, elle doit devenir mienne. »

Ayant fini ses explications, Dai Mubai partit rapidement en direction de l’entrée de l’académie tandis que Tang San et Xiao Wu se mettaient en ligne comme Dai Mubai leur avait dit. »

Peu après, une voix douce se fit entendre,
« Je vends des saucisses, je vends des saucisses. Jetez un jars, jetez un oeil2. Que vous passiez par là ou par ici, vous ne devez pas les rater. Les saucisses de la marque Oscar, au goût riche et sucré. Le tout pour un prix convenable sans manque de quantité pour autant. Juste cinq pièces de cuivre l’unité. Mangez les saucisses de la marque Oscar, vous passerez les examens plus facilement. »

Tang San et Xiao Wu tournèrent leur tête pour voir l’origine de la voix, seulement pour voir sur le côté, pas très loin, un homme pousser un chariot qu’il utilisait pour stocker ses saucisses. Une odeur de saucisse s’élevait du chariot et plusieurs candidats en avaient déjà acheté.

L’homme se tenant derrière le chariot portait des vêtements gris simples, il avait des cheveux propres et courts et tout son visage était recouvert d’une barbe luxuriante. Il avait une paire d’yeux tels des pêches en fleurs, qui courraient sur tous les candidats et en particulier les filles. Xiao Wu eut bien sûr du mal à échapper à ses observations. Il était aussi difficile de croire qu’une voix aussi aiguë puisse provenir d’un homme adulte.

Tang San dit à Xiao Wu :
« Il y a encore plusieurs personnes devant nous et tu n’as pas mangé grand-chose au petit déjeuner, est-ce que tu veux manger une saucisse ? »

Xiao Wu pencha la tête sur le côté et dit :
« Elles sentent très bon, pourquoi pas ? »

Tang San hocha la tête vers elle et laissa Xiao Wu garder leur place dans la file tandis qu’il marchait vers le chariot seul.

Se rapprochant, il put constater que sa taille n’était pas très différente de celle du vendeur. Sur le chariot était clouée une pancarte où l’on pouvait lire « Monopole de la saucisse ».

Le vendeur, voyant quelqu’un s’approcher, dit avec enthousiasme :
« Vous voulez une saucisse ? Les saucisses de la marque Oscar offrent un traitement égal à tous et un goût garanti. »

Tang San dit avec un léger sourire :
« Oncle, je vais vous en demander deux. »

L’expression du vendeur sembla se contracter :
« Tu-, comment viens-tu de m’appeler ? »

Tang San fut à son tour surpris,
« Je vous ai appelé oncle, y a-t-il un problème ? »

Le vendeur dit avec un rire ironique :
« Bien sûr qu’il y a un problème et même un gros problème. Petit frère, cette année j’ai eu quatorze ans et toi tu m’as appelé oncle ? »

« Eh… Tu as quatorze ans ? »
Choqué, Tang San fixa la personne devant lui.

Le vendeur lui confirma :
« Tout à fait, je suis Oscar, quatorze ans cette année, un étudiant de l’académie Shrek. Tu ne peux pas m’appeler oncle juste parce que j’ai un peu de barbe. »

Tang San était sans voix. Regardant la barbe épaisse et luxuriante sur son visage, il pensa quelqu’un d’aussi poilu ne peut pas être décrit comme ayant un peu de poil.

« Tu n’as vraiment que quatorze ans ? »
Tang San ne put pas s’empêcher de poser la question une deuxième fois.

Oscar hocha la tête et dit :
« Bien sûr, je suis un étudiant de l’académie et tout le monde sait que je n’ai que quatorze ans. »

Tang San se dit intérieurement, digne d’être une académie pour monstres, un jeune de quatorze ans, dont la barbe atteint ce genre de taille, ne peut être considéré que hors du commun.

Oscar prit deux brochettes en bambou de son chariot et embrocha dessus deux saucisses de dix centimètres de long avant de les donner à Tang San. Les deux saucisses était précédemment en train de cuire sur des braises dans le chariot, émettant une forte odeur.

Tang San sortit une pièces d’argent et lui donna,
« Senior, je suis gêné, j’ai vraiment été impoli à l’instant. »

Oscar dit doucement :
« Pas de problèmes, pense à revenir acheter des saucisses à mon stand régulièrement et nous serons quitte. »

Tang San dit naturellement :
« Aucun problème. »

« Tang San, qu’est-ce que tu fais ? »
Dai Mubai était en train d’amener le dernier candidat, qui était la jeune fille au regard froid qu’il avait fixé pendant longtemps.

Oscar jeta un regard vers Dai Mubai, son expression douloureuse,
« Dai Mubai, tu es venu manger une saucisse ? »

« Meurs. »
Dai Mubai lui lança un regard mécontent,
« Tu perds vraiment la face de l’académie. Il me semble t’avoir averti plusieurs fois : ne vend pas tes saucisses dans l’académie. Tu ne veux pas faire vomir les gens n’est-ce pas ? Tang San, tu ne peux pas manger cette saucisse. »

Intrigué, Tang San demanda :
« Pourquoi ? »

L’expression de Dai Mubai devint quelque étrange,
« Petit Ao3, sors une saucisse crue s’il-te-plaît. »

L’expression d’Oscar devint tout de suite gênée,
« Boss Dai4, ce n’est pas la peine, non ? Nous avons été étudiants ensemble pendant plusieurs années, tu ne peux pas laisser des nouveaux se plaindre de moi. »



Partie 4

Dai Mubai grogna froidement,
« Je ne fais qu’avertir Tang San, c’est tout. Tang San est mon petit frère et tu ne peux pas être son égal. Dépêche-toi avant que je ne te frappe. »

Oscar ne souhaitait clairement pas provoquer Dai Mubai et ne put que tendre son bras devant lui et dire fébrilement et d’une voix douce,
« Moi, ton père5, ait une grosse saucisse. »

Une lumière jaune se condensa dans sa paume et deux anneaux jaunes apparurent autour de lui. L’instant d’après, une saucisse identique à celles dans les mains de Tang San apparut.

« Eh… »
Quand Tang San entendit la phrase d’Oscar « Moi, ton père, ait une grosse saucisse », il resta pétrifié. Cette phrase était en effet pleine de sous-entendus. Avant même de parler de la qualité de ces saucisses ou qu’elles soient comestibles ou pas, cette phrase était un problème. Seul Oscar, la personne ayant prononcé cette phrase, osait manger ces saucisses. De plus Tang San avait acheté cette saucisse pour Xiao Wu.

Voyant Tang San en train de s’énerver, Oscar s’expliqua rapidement :
« Je n’y peux rien. Comme je possède un Esprit de type nourriture, pour pouvoir créer de la nourriture, je dois utiliser des incantations. Ces incantations ne sont pas quelque chose que je veux dire non plus. Au passage, mes saucisses n’ont absolument aucun problème. »

À la vitesse de l’éclair, Tang San remit les saucisses qu’il tenait dans le four,
« Tes saucisses, tu te les gardes. Dai Dage, merci pour ton avertissement. »

Un monstre, un vrai monstre. Tang San ne savait pas s’il devait en pleurer ou en rire. Heureusement qu’il n’avait pas mangé cette saucisse, sinon il aurait perdu la face.

La jeune femme froide comme la glace que Dai Mubai avait amenée se contentait de fixer froidement Oscar, puis marcha vers la file. Oscar haussa les épaules vers Tang San :
« Aie pitié de mes délicieuses saucisses que personne ne mange. Ai. »

Dai Mubai le foudroya du regard,
« Fais attention à toi et va vendre tes saucisses en dehors de l’académie. Tang San, je vais t’emmener passer le test. »

Les deux retournèrent dans la file et Xiao Wu remarqua les mains vides de Tang San,
« Ma saucisse ? »

Tang San échangea un regard avec Dai Mubai et incapables de se retenir, les deux se mirent à rire.

La jeune femme froide comme la glace, qui se tenait derrière Xiao Wu, laissa échapper une trace de sourire, avant de dire nonchalamment à voix basse :
« Idiots. »

Xiao Wu ne comprenait pas du tout pourquoi il riait,
« Que se passe-t-il à la fin ? Ne me dis pas que la saucisse avait mauvais goût ? »

Tang San recouvrit la bouche de Xiao Wu et la tira près de lui avant de lui raconter dans l’oreille l’histoire des saucisses.

Entendant l’explication de Tang San, le magnifique visage de Xiao Wu devint rouge comme un pivoine,
« Vous alors, c’est vraiment horriblement gênant. Comment un Esprit aussi bizarre peut-il exister ? »

Souriant, Dai Mubai dit :
« Tu es dans une académie pour monstres, nos Esprits sont naturellement des bizarreries fantastiques indescriptibles. Cependant, Oscar est même considéré comme un cas particulier dans notre académie. Son Esprit n’a aucun moyen d’attaquer, mais parmi les Esprits de type nourriture, il est un des meilleurs. Après tout, il peut créer de la viande. Seulement, quand il utilise son Esprit, ses incantations sont trop dégoûtantes. Les personnes qui sont familières avec lui ne mangent jamais les saucisses qu’il produit. Je ne sais pas si c’est à cause de son Esprit de type nourriture mais ses poils poussent très vite. Au bout d’une journée sans se raser, il a déjà une barbe telle que vous la voyez. À cause de cela, son surnom dans l’académie est l’Oncle à la Grosse Saucisse. Il a créé un magasin qu’il appelle le Monopole de la Saucisse. »

Cette fois, même Xiao Wu ne put pas retenir son rire,
« Oncle à la Grosse Saucisse, il a vraiment un Esprit très intéressant. »

Dai Mubai posa sa main sur l’épaule de Tang San et dit :
« Avance, je vais vous faire passer le test. Pas la peine de faire la queue. »

Tang San lui répondit :
« Ce n’est pas correct. »

Dai Mubai continua :
« Soit rassuré, je ne fais pas de favoritisme. Il s’agit seulement du traitement que vous méritez. »
Tout en parlant, il les amena au bout de la file.

Un autre professeur était responsable du deuxième test, mais comme Tang San était occupé à acheter des saucisses, il n’avait pas eu le temps de voir en quoi il consistait.

Dai Mubai marcha jusqu’aux côtés du professeur et lui chuchota quelques phrases à l’oreille, tout en montrant Tang San et Xiao Wu.

Le professeur hocha la tête,
« Pas de problème, tu peux directement les amener au quatrième test. Il sont dorénavant admis. »

Dai Mubai retourna aux côtés de Tang San et Xiao Wu et était sur le point de les amener encore plus à l’intérieur de l’académie, mais les candidats alignés n’étaient pas satisfaits.

Un candidat mâle s’exclama :
« Professeur, que se passe-t-il ? Pourquoi ces deux-là peuvent-ils passer directement au quatrième test alors que nous devons faire tous les autres tests ? »

Le professeur lui répondit calmement :
« Si ton pouvoir spirituel a aussi dépassé le niveau vingt-cinq, tu peux également aller directement au quatrième test et ne pas perdre ton temps ici. Mais le test que tu viens de passer vient de révéler que tu es niveau vingt-et-un, tu devras donc passer les test un par un. »

Peu convaincu, le candidat lui dit :
« Le pouvoir spirituel a dépassé le niveau vingt-cinq? Impossible. Nous n’avons tous que douze ans, comment un pouvoir spirituel aussi puissant pourrait-il exister ? »

Étant capable d’être ici, tous avaient un pouvoir spirituel supérieur au niveau vingt et n’avaient pas plus de douze ans. Au départ, ils étaient tous tels la lune parmi les étoiles dans leur académie primaire respectives6, mais en arrivant à l’académie Shrek et se heurtant de manière répétitive à un mur, leur façon de penser était obligée de changer quelque peu.

Dai Mubai grogna froidement,
« Tu n’es pas capable de le faire, mais ça ne veut pas dire que les autres n’y arriveront pas. Quand je suis rentré à l’académie, j’étais niveau vingt-cinq. Tang San, montre-leur ton pouvoir spirituel. »
Tout en parlant, il ramassa un cristal blanc qui était sur le bureau et le lança vers Tang San.

Les cristaux de test étaient basés sur différents niveaux et leur couleur variait également. Ce genre de cristal blanc ne pouvait que tester jusqu’au niveau trente. Si le pouvoir spirituel dépassait le niveau trente, le cristal exploserait immédiatement.

Voyant cela, Tang San comprit pourquoi Dai Mubai avait dit que ce test n’était pas à leur niveau, vu que celui-ci mesurait le pouvoir spirituel.

À cet instant, Tang San ne dit rien et se contenta de tenir le cristal dans sa main et d’injecter du pouvoir spirituel dedans grâce à la Technique Céleste Mystérieuse.



Partie 5

En un instant, une lumière blanche éblouissante sortit de la main de Tang San, le cristal blanc devenant aussi brillant qu’un diamant. L’intense brillance avait rempli entièrement le cristal, montrant clairement que son pouvoir spirituel était sur le point d’atteindre le niveau 30.

Le professeur en charge du second test révéla un sourire :
« Ah, notre académie Shrek va recevoir un vrai petit monstre cette année. »

Tang San sourit légèrement et donna le cristal à Xiao Wu, car il ne souhaitait pas voir les autres critiquer Xiao Wu, de plus en ce qui la concernait, il avait une confiance absolue en elle.

Une lumière blanche tout aussi resplendissante se répandit, choquant complètement les autres candidats et les empêchant de continuer leurs critiques. Lorsqu’ils regardaient Tang San et Xiao Wu, les candidats ne voyaient que deux monstres.

Niveau vingt-neuf, des enfants de douze ans ayant atteints le niveau vingt-neuf, était-ce vraiment un niveau humain ?

Cependant, le titre de monstre n’allait pas revenir qu’à Tang San et Xiao Wu cette année.

Une voix mélodieuse se fit entendre,
« Professeur, je pense que je n’ai pas besoin de penser le second et le troisième tests aussi. »

La personne ayant parlé était la jeune femme qui s’était inscrit avant Tang San et Xiao Wu et avait causé un choc au premier examinateur. À ce moment, Tang San et Xiao Wu purent enfin voir son visage. Ses cheveux étaient coupés au niveau de ses oreilles, sa peau était claire et délicate et bien que sa silhouette ne soit pas aussi enflammé que celle de la jeune femme de glace, elle était parfaitement harmonieuse, son aura donnant aux gens un simple sentiment de gentillesse. Elle ressemblait fortement à une noble jeune demoiselle hautement éduquée.

Si on décrivait la jeune femme étant entrée en dernier comme un iceberg, alors l’autre était une brise chaleureuse de printemps, son sourire doux et aimable contaminait les foules alentours.

Avec un léger sourire, elle marcha vers Xiao Wu et hocha la tête vers elle. Inconsciemment, Xiao Wu lui donna le cristal.

Une vive lumière blanche à nouveau et bien qu’elle soit plus faible que celle de Tang San et Xiao Wu, elle surpassait clairement le niveau vingt-cinq et semblait être niveau vingt-six.

Alors qu’elle allait demander au professeur en charge si elle pouvait passer directement au quatrième test, elle découvrit que la boule de cristal dans ses mains avait disparu et qu’une nouvelle silhouette était apparue à ses côtés. Immédiatement après cela, une lumière intense apparut à nouveau. Celle-ci était légèrement plus forte que la précédente et semblait correspondre au niveau vingt-sept.

Cette nouvelle silhouette n’était autre que la jeune femme froide comme la glace qui était la dernière à suivre Dai Mubai.

Le professeur en charge allait de surprise en surprise,
« Un monstre après l’autre, tant de monstres cette année. Quatre d’un coup. Bien, bien, il semble que je vais pouvoir demander une hausse de salaire cette année. Mubai, amène ces quatre jeunes au quatrième test. »

« Oui. »
Dai Mubai répondit respectueusement, ses yeux maléfiques fixant la jeune femme froide comme la glace d’un regard complexe. Il se retourna ensuite avant de marcher vers l’intérieur de l’académie. Cette fois-ci, aucun étudiant dans la file ne lança de critique. Leur force était la meilleure preuve.

Parmi les quatre candidats, seul Tang San avait une plutôt bonne relation avec Dai Mubai et tout en le suivant, il demanda :
« Dai Dage, l’examen d’entrée n’a que quatre tests ? »

Dai Mubai hocha la tête :
« Quatre tests en tout. Tu as déjà passé le premier, il servait à rejeter les candidats dont le pouvoir spirituel était en dessous du niveau vingt ou dont l’âge était supérieur à treize ans. Ce test filtre la majorité des gens. Le second test sert à tester le niveau de pouvoir spirituel. Avoir atteint un pouvoir spirituel fort n’est pas une preuve suffisante pour montrer la capacité de croissance d’un Esprit. Ce test teste principalement l’Esprit, seuls les Esprits possédant un potentiel de croissance suffisant et dont la cultivation antérieure est allée dans une bonne direction peuvent permettre à leur Maître Spirituel d’atteindre le troisième test. Bien sûr, si l’Esprit est exceptionnellement puissant, il est également possible de passer le second test. C’est comme ça que Petit Ao est passé. »

Les mots de Dai Mubai avaient été facilement compris par Tang San, car Grand maître lui avait déjà expliqué tout cela clairement. Deux Esprits identiques mais qui choisissaient un développement différent n’auraient pas des résultats identiques dans le futur. Le second test servait surtout à éliminer les candidats dont les Anneaux Spirituels allaient entrer en conflit dans le futur.

« Dai Dage, mon Esprit n’est que l’Herbe Bleu-argentée. Il devrait appartenir aux Esprits à faible potentiel de croissance. Pourquoi… »

Dai Mubai l’interrompit avec un sourire honnête :
« Tu n’as pas besoin d’être aussi modeste, comment ne pourrais-je pas connaître ta force ? Les règles de l’académie stipulent que si un candidat possède un pouvoir spirituel supérieur au niveau vingt-cinq, il peut directement sauter les second et troisième tests. Tel une personne pouvant en dominer dix, même si la qualité de ton Esprit est quelque peu défaillante, si ton pouvoir spirituel est largement au-dessus d’eux, tu pourras tout de même devenir un Maître Spirituel formidable en t’appuyant sur ta force. »

Xiao Wu ne put s’empêcher de demander :
« Et le troisième test ? »

Dai Mubai lui répondit :
« Le troisième test vérifie si le candidat maîtrise la force de son Esprit. Seulement posséder du pouvoir spirituel et du potentiel de croissance ne suffit pas, il faut aussi pouvoir l’utiliser pleinement. Plus le niveau est élevé, plus il devient difficile de maîtriser son Esprit et cela peut facilement devenir un problème. Si le candidat n’arrive pas à maîtriser un certain pourcentage de la force de son Esprit, cela montre qu’il n’est pas sérieux. Et nous n’acceptons pas ce genre d’étudiants. »

Tang San comprenait également cette notion. Comme Dai Mubai l’avait dit, un Esprit devient de plus en plus dur à contrôler, par exemple le marteau de Tang San gagnait en poids au fur et à mesure qu’il gagnait en pouvoir spirituel et il pesait maintenant un poids inimaginable. Tang San savait que même s’il utilisait la Technique du Marteau de Vent Fendant le Chaos en étant au maximum de sa force, il ne pourrait effectuer que trois coups.

Sans attendre que Xiao Wu en parle, Dai Mubai continua avec l’explication du quatrième test :
« Le quatrième test teste l’expérience du Maître Spirituel en combat. Certains étudiants ont des bons Esprits et peuvent le contrôler de manière satisfaisante, mais comme ils viennent d’une famille noble et ont été élevés dans un environnement privilégié, ils ne connaissent rien du monde extérieur et ne savent pas se battre non plus. Ce genre d’étudiant est aussi refusé par l’académie. Le Doyen a dit : « Les enfants pourris gâtés et chouchoutés ne seront jamais admis. ». »




  1. Dans tous les sens du terme…
  2. Expression anglaise « Take a gander », j’ai traduis littéralement parce que je trouvais l’expression marrante(jars c’est le mâle de l’oie).
  3. Oscar en chinois se lit Aosika
  4. Boss ici ne veut pas dire chef comme pour Chef Xiao mais plutôt le frère le plus aîné
  5. Cette expression ne forme qu’un seul pronom très arrogant en chinois, 老子, prononcé laozi, permettant de parler de soi-même
  6. C’est comme si je disais, ils étaient tous tels un phœnix parmi des poules, vous voyez l’idée ?
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