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ATG Tome 1 Chapitre 8

 


Trad : Nova
Edité : Strike
Checké : Ptit Lu et Salpatate


Chapitre 8 : La nuit de noces.

Xia Qingyue n’insista pas. Étant donné que cette femme en robe blanche de renom, appartenant à l’une des grande Sectes, disait avec conviction que ce n’était pas possible, alors il n’y avait plus lieu d’en douter.

« Qingyue, je sais que tu es désireuse de t’acquitter de ta dette, ta vie ayant été sauvée à ton plus jeune âge, au point de retarder ton retour à Asgard du Nuage Gelé. Mais dis-toi que votre mariage est déjà suffisant pour t’acquitter de cette dette. Quand tu retourneras à Asgard du Nuage Gelé, ton identité sera rendue publique. Et bien qu’il risque de subir encore plus de moqueries après ton départ, son statut de mari d’une disciple d’Asgard du Nuage Gelé restera intouchable. Au moins dans cette petite Cité du Nuage Flottant, avec un statut si prestigieux personne n’osera lui faire de mal. », dit la femme en blanc, un ton réconfortant dans sa voix.

Xia Qingyue acquiesça doucement.

« Je l’espère. »

— Ses Veines Profondes sont endommagées et il ne possède pas le moindre atout. Il n’arrivera probablement pas à accomplir quoi que ce soit d’exceptionnel de toute sa vie. Mais toi, tu es belle et intelligente. Tu possèdes un talent naturel qui n’apparaît qu’une fois tous les siècles. Autrement, jamais notre Maîtresse ne t’aurait laisser briser nos règles et te marier. Et ce mariage restera certainement le plus grand accomplissement de toute son existence. Faire un tel geste pour lui est bien plus que tout ce qu’il aurait pu espérer. Si son père avait encore été en vie et assez sensé il aurait certainement annulé ce mariage… Je dois maintenant y aller. Je viendrai te chercher dans un mois. Pendant ce temps je ne serai jamais bien loin. Si tu rencontres le moindre problème, écris-moi un mot pour m’en informer.

— Je vous souhaite un bon départ. »

La femme en robe blanche se retourna, dévoilant un magnifique visage avec une pointe de froideur. Elle ne portait pas de maquillage mais sa peau était aussi pure et lisse qu’une pièce de jade blanche comme neige. En la voyant on ne pouvait que la décrire par les termes « une beauté aux os de jade et à la chair de neige » ou encore « un visage de neige aux lèvres de perles ». Les traits de son visage étaient aussi exquis que parfaits. Elle pourrait être qualifiée de divinité tant son apparence était noble et étincelante au regard. Elle était telle une fée qui s’était élevée jusqu’au Nirvana, exempt de la moindre souillure humaine.

Elle ouvrit la fenêtre et sa silhouette se troubla. Comme si possédée par un esprit de givre, elle s’évapora de l’endroit où elle se tenait, disparaissant en un instant.

De retour dans le hall du Clan Xiao, à la table des invités de marque.

« Septième Oncle, acceptez ce verre je vous prie. » Xiao Che présenta respectueusement une coupe à un homme d’âge mûr et d’apparence aimable.

Cette personne nommée septième Oncle se leva et se mit à rire. Il porta haut son verre et en vida le contenu. Il dit entre deux gloussements :

« Mon neveu, j’étais très bon ami avec ton père, et maintenant que je te vois former ta propre famille avec une si belle femme, mon cœur est heureux pour toi.

— Merci septième Oncle Liu.

— Premier Doyen, acceptez ce verre je vous prie. »

Le premier Doyen du Clan Xiao Xiao Li prit la coupe de vin, et la descendit d’une gorgée. Il la frappa ensuite violemment contre la table. De tout le rite, mis-à-part à part un grognement dédaigneux, il ne dit pas un mot, ni ne regarda Xiao Che dans les yeux. Mais malgré une telle attitude, il estimait déjà avoir été suffisamment poli envers Xiao Che en trinquant avec lui.

Xiao Che ne lui parla pas non plus et alla à la table suivante. Alors qu’il avait fait deux pas, Xiao Li cracha par terre, ouvrit finalement la bouche et dit d’un ton dure et froid en direction de Xiao Che :

« Une fleur si délicate a été plantée dans de la merde. Beurk ! »

L’expression de Xiao Che resta inchangée. Ses pas réguliers, son attitude inébranlable, il continua à avancer comme s’il n’avait rien entendu. Uniquement en le regardant de près on pouvait voir son regard se durcir, une lueur glaciale s’y dissimulant.

Il se rendit ensuite chez le deuxième Doyen, Xiao Bo et les siens. Xiao Che s’inclina légèrement.

« Second Doyen, Xiao Che vous offre ce verre. »

Xiao Bo ne fit même pas l’effort de le regarder dans les yeux et dit à la légère :

« Mon cher Yang, aide moi à boire ce vin.

— Bien sûr Grand-père. », répondit Xiao Yang sans hésitation. Il prit la coupe que tendait Xiao Che et la descendit en un sonore bruit de déglutition.

Une coupe de vin présentée à un Doyen mais bue par un de ses enfants ne montrait plus simplement que du mépris. C’était une façon de l’humilier en public. Après avoir bu, Yang posa la coupe et retourna s’asseoir à sa place, le regard empli de dédain et de moqueries non dissimulés.

À nouveau Xiao Che resta sans réactions. Il hocha juste légèrement de la tête et se dirigea vers la prochaine table. Et comme avant, au bout d’à peine deux pas, Xiao Bo lui marmonna un froid sarcasme :

« Hmpf, un déchet restera un déchet. Et même si ce déchet se lie au Clan Xia, il restera toujours et encore un déchet. Cette vielle ordure de Xiao Lie veut actuellement compter sur sa belle-petite-fille pour l’entretenir. Pitoyable ! »

La voix était lourdement chargée de dédain, de sarcasmes et bien sûr de jalousie. Même sans prendre en compte la richesse du Clan Xia, le talent de Xia Qingyue était déjà largement suffisant pour s’en vanter. Si seulement elle ne s’était pas mariée à Xiao Che mais à la place à son petit-fils, il aurait pu rire à cœur joie comme dans ses rêves les plus beaux.

Xiao Che prétendit ne rien avoir entendu et continua à marcher, le sourire impeccable.

Xiao Che termina de trinquer et éconduit ses invités. La longue nuit de banquet était enfin terminée. De toute la soirée, les personnes ayant sincèrement fait part de leurs félicitations et meilleurs vœux étaient si peu que Xiao Che aurait pu les compter sur les doigts des mains. La plupart gardèrent une apparence polie et courtoise envers lui, car après tout il s’agissait du jour de son mariage, mais dans le regard de presque tous se lisaient un profond dédain. Certains soupirèrent, d’autres manifestèrent leur colère et jalousie. Le reste fit preuve d’un mépris à peine dissimulé et de nombreuses pensées dévalorisantes du genre « déchet » ou « misérable » se lisèrent sur leurs visages.

Tous savaient que ses Veines Profondes étaient endommagées et inutilisables, ne lui offrant plus le moindre espoir de réussir quoi que ce soit de sa vie. Dans ces conditions, pourquoi s’embêteraient-ils à faire preuve de respect à son égard ? Ils n’avaient aucune crainte à l’offenser, car après tout, même s’ils le faisaient, comment Xiao Che pourrait-il bien leur rendre la monnaie de leur pièce sans énergie Profonde ? Devant ce déchet, ils pouvaient agir sans scrupules et sans restrictions, et affirmer avec force leur suprématie. Ils se sentaient puissants devant cette faible personne et sans avenir, et qui le restera toute sa vie.

C’était un parfait exemple du sinistre visage de la nature humaine.

« Va te reposer. », lui dit Xiao Lie en lui tapotant affectueusement sur l’épaule, un doux sourire aux lèvres.

Xiao Che n’osait pas imaginer ce qui pouvait bien se dissimuler derrière le sourire de son grand-père à ce moment-là.

Alors que Xiao Lie allait en vieillissant, son caractère devenait de plus en plus tendre. Mais dans sa jeunesse, il était tel un volcan prêt à exploser. Si quelqu’un venait à le contrarier, il rendrait au centuple ce qu’il avait subi et cette personne n’oserait plus jamais l’approcher de crainte pour sa vie. Xiao Che ne savait que trop bien tout cela, le tempérament de son grand-père ne s’était pas adouci en raison de son âge, mais à cause de lui…

Dans le but de protéger son petit-fils sans défense, il était devenu posé et calme. Même si quelqu’un les provoquait, du moment que cela ne franchissait pas son ultime limite, il se contenterait d’endurer du mieux possible. De cette façon, il ne risquait pas de se faire des ennemis qui porteraient leur vengeance sur son petit-fils après sa mort.

Bien qu’étant la plus puissante personne de toute la Cité du Nuage Flottant, le cinquième Doyen qui jadis faisait trembler toute la cité de peur n’était désormais plus respecté, ni craint par les autres Doyens. Et cela était aussi le cas avec la plus jeune génération du Clan Xiao.

Regardant le dos de Xiao Lie, des images de visages moqueurs et irrespectueux apparaissaient dans son esprit. Xiao Che serra les poings si fort qu’ils en devinrent blanc. Son regard s’aiguisa et se durcit, devenant tel un froid poignard. Puis le coin de sa bouche s’ouvrit légèrement, dévoilant un rictus à en faire dresser tous les poils du corps.

Xiao Che était une personne des plus rancunières. Son cœur ne pardonnait jamais. Des six dernières années dans le Continent du Nuage Azur, son cœur n’avait pas oublié le moindre soupçon de haine ou de rancœur qu’il avait pu éprouver. Il gardait en mémoire toutes les personnes ayant fait preuve de bonté envers lui, mais aussi toutes celles lui ayant fait preuve de malice. Il conservait tout cela profondément dans son cœur… jusqu’au jour où l’occasion de se venger jusqu’à la moindre de ses contrariétés se présenterait enfin à lui.

« Enfoirés… vous allez le regretter… »

Un profond et guttural grondement remonta lentement jusqu’à la bouche de Xiao Che, promesse d’une terrible vengeance.

Étant donné que Dieu m’a offert la chance d’être une autre personne, comment pourrais-je laisser mon grand-père et moi continuer à endurer un tel traitement ?

De retour dans son préau, la lune était déjà bien haute dans le ciel. Xiao se déplaça jusqu’à un coin et tendit son bras gauche. Soudain, un jet d’eau surgit de sa paume.

Durant la cérémonie de mariage, il du inévitablement boire beaucoup de vin. A la fin, il en avait bu tellement qu’il semblait avoir du mal à tenir debout seul. Mais en réalité, il avait l’esprit parfaitement clair. Ce n’était pas qu’il avait une grande tolérance à l’alcool, mais plutôt l’effet de la Perle de Poison Céleste. Tout le vin qu’il avait bu avait été transféré à l’intérieur de celle-ci. La perle étant devenue une part de son propre corps, il pouvait la manipuler à sa guise.

Ce bruit d’eau se fit entendre un bon moment jusqu’à ce qu’il eut enfin vidé tout le vin de la Perle de Poison Céleste. Xiao Che leva alors sa main couverte d’alcool et la porta à son visage, un sourire suffisant aux lèvres. Il se la frotta alors contre toute sa face, retenant sa respiration jusqu’à ce qu’il en devienne rouge. Titubant, il poussa la porte de la chambre, se balançant de droite à gauche comme si il était ivre.

Il entra dans la pièce suivi d’une forte odeur de vin, et chancelant comme s’il était sur le point de chuter. Il leva maladroitement une main et regarda en direction de Xia Qingyue. Elle était assise sur le lit, ses yeux magnifiques fermés, émettant une calme atmosphère. La faible lumière des bougies tremblotait sur son doux et délicat visage, ajoutant une touche enchanteresse à la scène, vision à laquelle personne ne saurait résister.

Le regard de Xiao Che s’illumina, ses pieds se cognant sans cesse au sol alors qu’il progressait vers Xia Qingyue.

« Héhéhéhé, ma femme… je t’ai fait attendre bien trop longtemps… c’est parti… on peut enfin… utiliser cette chambre… »

Xia Qingyue ouvrit soudainement les yeux, et agita nonchalamment sa main droite.

Une irrésistible force glaciale balaya Xiao Che et le repoussa à l’extérieur. Il chuta durement sur son postérieur, s’assommant presque contre la table de pierre de la cour.

Xiao Che en fut tout endolori, se massant les fesses. Il se leva à grandes peines et vociféra :

« Quelle cruauté ! J’étais simplement entrain de plaisanter, tu n’avais pas à agir si brutalement ! Je suis tellement faible et sans défense et pourtant tu me frappes aussi fort que tu peux… on pourrait presque croire que tu veux tuer ton mari. »

La porte claqua.

Xiao Che tenta de la forcer, mais cette dernière demeura close.

Xiao Che eut soudain l’air déprimé… Cette femme, je n’ai même pas encore essayé de flirter avec elle, mais rien que pour une simple blague elle réagit si durement. Est-ce que ce mariage m’apportera un jour du bonheur ?

« J’étais sincèrement entrain de plaisanter… En plus, je ne suis qu’un pauvre niveau un du Domaine Profond Élémentaire. Même si je voulais vraiment te faire quelque chose, ce serait impossible. »

Xia Qingyue ne répondit pas.

Xiao Che attendit devant la porte un bon moment, mais cette dernière resta fermement close. Le petit domaine de Xiao Che ne contenait qu’une habitation. Il ne possédait pas d’autre chambre, ni même une grange ou un atelier où il pourrait se trouver une place. S’il s’agissait d’un jour normal, il se serait faufilé dans le logement de sa petite tante pour y dormir. Mais ce soir-là était sa nuit de noces, il était guère convenable de dormir ailleurs.

Une froide brise nocturne souffla, et Xiao Che frissonna, se rapetissant contre le sol. Il frappa à la porte et dit d’une voix fébrile :

« Dis, tu ne vas quand même pas me laisser dormir dehors, si ? Tu devrais savoir qu’il y a beaucoup de gens dans le Clan Xia qui aimeraient poser leurs mains sur toi. Ils sont très contrariés que ce soir soit notre nuit de noce. Ils ont dû réaliser qu’une personne aussi talentueuse que toi ne me laisserait jamais m’approcher, même après le mariage. Ils sont certainement en ce moment à l’affût du moindre prétexte pour se moquer de moi. S’ils me voyaient en ce moment enfermé dehors, je serai à jamais la risée de tous. Quoi qu’il en soit, je suis ton mari. Es-tu vraiment sans cœur au point de me regarder être ridiculisé sans rien faire ? »

La pièce était plongée en plein silence. Alors que Xiao Che s’apprêtait à mettre un grand coup de pied dans la porte, cette dernière s’ouvrit finalement.

Xiao Che se précipita dans la chambre à la vitesse de l’éclair, et claqua la porte derrière lui.

Xia Qingyue était toujours à la même place qu’auparavant, son expression inchangée. Bien qu’elle était simplement assise sur le lit, elle émettait noblesse et élégance. Ses magnifiques yeux se posèrent sur un Xiao Che troublé, et elle dit de façon presque inaudible :

« Tu n’es pas autorisé de t’approcher à moins de cinq pas de moi.

— … Dans ce cas, où veux-tu que je dorme ? »

Xiao Che se frotta le menton. La pièce était petite, ne possédant qu’un lit, une table de lecture, une table à manger et deux armoires. Pour traverser la pièce d’est en ouest, sept ou huit pas seraient largement suffisant.

« Tu dors dans le lit, dit Xia Qingyue, se levant des draps.

— Hors de question ! refusa Xiao Che catégoriquement. Il s’assit alors dans le coin de la pièce le plus éloigné de Xia Qingyue et ferma les yeux. Bien que Xia Qingyue était peut-être cent fois plus forte que lui, sa dignité d’homme lui refusait de laisser une fille dormir autre part qu’un lit quand le choix était possible. »


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