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ATG Tome 1 Chapitre 21

 


Trad : Nova
Edité : Strike
Checké : Ptit Lu


Chapitre 21 : Partager le même lit.

Les habitudes étaient une chose terrifiante. Elles pouvaient insidieusement et silencieusement manipuler le cœur d’une personne.

Pendant la cérémonie de mariage, Xiao Che avait voulu offrir un bras à Xia Qingyue et avait été gelé sans merci en retour. La première fois qu’il l’avait appelé « ma femme », cela avait failli l’enrager. La première fois qu’il l’avait tenu par la main, Xiao Che avait pu sentir l’aura meurtrière et glaciale émanant d’elle…

Cependant, durant ces quelques jours, le « ma femme Qingyue » venant de la bouche de Xiao Che devenait de plus en plus doux à entendre. Peu importe l’impression qu’elle donnait en surface, elle semblait avoir intérieurement et sans en avoir conscience totalement accepté cette façon de lui adresser la parole. Même se déshabiller devant lui n’était pas plus longtemps gênant, sans mentionner se faire mener par la main.

Durant ces quelques jours, Xiao Che avait évidemment dormi dans un coin, mais ce n’était pas si inconfortable que cela avec la couverture étendue sue le sol. À chaque fois qu’arrivait trois heures du matin, il se réveillait et utilisait les aiguilles d’argent pour lui donner son traitement. Ces derniers jours, elle était de plus en plus consciente à quel point sa forme physique avait exceptionnellement changée.

La lumière était pâle, mais le dos de Xia Qingyue était de jade, sa peau plus brillante que de la neige. Xiao Che tenait les aiguilles d’argent dans sa main tandis que ses doigts s’agitaient. Sous peu, il fut couvert de sueur. Une demie-heure plus tard, une autre session d’ouverture du profond venait de s’achever. Xiao Che retira les aiguilles, un long soupir de soulagement s’échappant de sa bouche. Épuisé, il se sentit soudain nauséeux et il tituba avant de s’affaler sur le dos nu de Xia Qingyue. Une sensation indescriptible de douceur et de chaleur se répandit sur son torse.

Xia Qingyue ouvrit subitement les yeux, une lueur de colère les traversant. Elle était sur le point d’utiliser sa force pour repousser le plus loin possible Xiao Che quand elle sentit que sa respiration actuelle était contre tout attente, incomparablement faible… beaucoup plus faible que toutes les fois précédentes.

Xia Qingyue retira sa force profonde et utilisa seulement une pointe de pouvoir pour pousser Xiao Che de côté. Elle s’habilla alors en un éclair avant de tendre une main pour supporter le corps de Xiao Che. Le regardant, elle demanda

« Qu’est-ce qui ne va pas ? »

Le teint de Xiao Che était si pâle que plus la moindre trace de sang ne pouvait y être vue. Ses yeux était mi-clos comme s’il n’avait plus la force pour les garder ouverts entièrement. Il fit un léger signe de tête, et dit faiblement :

« Ce n’est rien… J’ai simplement dépassé les limites de.. ma force et mon énergie d’un chouia… Laisse moi me reposer un instant et j’irai mieux. »

Les yeux de Xia Qingyue tremblotèrent, un sentiment douloureux qu’elle ne devrait pas avoir émergeant dans son cœur. Après le premier traitement d’acupuncture, son corps tout entier avait été vidé de sa force. À chaque fois que cela arrivait, il était capable de récupérer relativement facilement. Cependant, ces trois derniers jours, il avait exécuté l’acupuncture sur elle tous les jours. Chaque aiguille demandait le maximum de son qi profond. Son corps était originellement faible. Et être continuellement affaibli ainsi… comment pouvait-il le supporter ? Il était possible que cela cause à son corps des dégâts irréparables.

« Tu n’as pas besoin d’exercer autant d’efforts pour moi. », dit Xia Qingyue le regard lourd.

Xiao Che grimaça en riant :

« Non, tu vaux ces efforts… car tu es ma…femme officielle !

— … »

Xiao Che ferma les yeux et rassembla doucement ses forces. D’une voix très basse, il dit :

« Bien que tu te sois mariée à moi pour repayer une dette de gratitude, tu ne m’as jamais considéré comme ton mari. Mais il n’est pas envisageable pour moi d’agir comme si tu n’étais pas ma femme sauf en cas de divorce. Bien traiter sa femme est aussi la plus basique des responsabilités et le plus important honneur d’un homme… »

Après avoir dit cela, le torse de Xiao Che commença à chauffer… Je dois dire que moi-même ait été touché par mes propres mots, je ne peux pas croire que ton cœur féminin n’ait rien ressenti !

Pendant un long moment, il n’entendit pas Xia Qingyue prononcer le moindre mot. Il ouvrit les yeux, prit doucement quelques inspirations, et dit avec une expression pitoyable :

« Qingyue ma femme, je risque de ne pas pouvoir bien marcher. Peux-tu… m’aider à m’installer là-bas ? »

Ses yeux se posèrent sur le coin de la pièce… l’endroit où il dormait.

Xia Qingyue jeta un regard sur la couverture recouvrant le sol, le sentiment pinçant dans son cœur qu’elle ne devrait avoir s’était légèrement intensifié. Elle secoua la tête, son corps se tournant vers l’extérieur du lit.

« Dors dans le lit, j’irai dormir là-bas. »

En entendant ces paroles, Xiao Che eut soudain l’air alarmé. Empruntant de la force d’une origine inconnue, il tendit rapidement un bras et attrapa celui de Xia Qingyue :

« Hors de question ! C’est définitivement hors de question ! Même si tu es plus forte que moi en tout point… je suis un homme et tu es une femme ! En tant qu’homme, comment pourrais-je dormir sur le lit et laisser une femme dormir par terre ? Si tu veux dormir-là, alors j’irais simplement dormir dans la cour ! »

Sa voix était impérative, et contenait une résolution irréfutable. Alors qu’il finit de parler, il lutta pour se relever, comme s’il voulait quitter le lit.

Un mélange d’expression apparut sur le visage de Xia Qingyue. Elle mordit légèrement sa lèvre, et après une courte lutte intérieure, prit finalement une décision. Elle tendit le bras et donna à un Xiao Che affaibli une légère poussée en arrière, attrapa la couverture vermeille, et couvrit avec leurs deux corps.

« Tu n’es pas autorisé à me toucher. » Xia Qingyue s’allongea tout au bord du lit, son dos faisant face à Xiao Che, dissimulant à lui son visage et expressions.

Xiao Che sourit silencieusement. Il prit rapidement une confortable position pour dormir et ferma les yeux d’un air joyeux.

« Ne t’inquiète pas. Avec ta force profonde, même si je le voulais, je ne pourrais absolument rien te faire… ha, partager le même lit… C’est seulement comme cela qu’on peut être considérés comme mari et femme…

— …

— Bref… Qingyue ma femme, je vais dormir… uh, demain je demanderai à ma petite tante de me faire de la soupe de poulet et ginseng pour récupérer… uf… »

La voix de Xiao Che se fit de plus en plus discrète. Tandis que sa voix disparaissait complètement, sa respiration se fit exceptionnellement calme… il plongea dans un profond sommeil sous l’effet de son immense épuisement.

Xia Qingyue se tourna silencieusement vers lui. Voyant le visage de Xiao Che à portée de main, de nombreuses émotions contradictoires firent vaciller son regard…

Depuis qu’elle avait rejoint Asgard du Nuage Gelé, elle avait décidé de réprimer ses sentiments et désirs jusqu’à la fin de sa vie. Jamais elle n’avait envisager qu’un jour arriverait où elle dormirait dans le même lit qu’un homme. Avant de se marier à Xiao Che, elle ne l’aurait pas autorisé à ne serait-ce que l’effleurer…

Mais désormais elle dormait dans le même lit que lui. Et non seulement cela, dans son cœur il n’y avait guère de réticence face à cette situation.

Qu’est-ce qui ne va pas avec moi ? Ne me dites pas que c’est car je me sens coupable envers lui ?

Peut-être…

Ses pensées agitées, elle sombra malgré tout dans le sommeil. Elle ne réalisa pas qu’être capable de s’endormir si rapidement avec un homme allongé à ses côtés signifiait qu’inconsciemment, son cœur n’avait plus le moindre sentiment de rejet ou d’appréhension contre Xiao Che.

Ce repos dura pour Xiao Che jusqu’à trois heures après le lever du soleil. Quand il ouvrit les yeux, Xia Qingyue était déjà partie. Sa silhouette était introuvable dans la chambre.

Bien qu’il se fut reposé une nuit entière, son corps en était encore tendu, et donnait l’impression qu’il avait eu une sérieuse blessure. Xiao Che se leva dans un lourd soupire et pensa à voix haute :

« Si ça continue ainsi, il y a des chances que mon cœur ne tienne pas le coup. Il semblerait que j’ai un peu trop fait le malin.

— Cependant, c’est le seul moyen pour moi de faire en sorte qu’elle recherche ces trois choses de son plein gré. »

Xiao Che sortit du lit et changea de vêtements. Après avoir retiré ses habits, il tint le pendentif accroché à son coup, momentanément l’air ailleurs… Le premier jour de sa renaissance, la superposition de ses souvenirs l’avait rendu perplexe au sujet de ce bijou. Car durant sa vie sur le Continent du Nuage Azur, il avait aussi eu un pendentif qui était exactement similaire à celui-ci ! Il semblait être fait d’argent, et pouvait être ouvert pour révéler un parfait et brillant miroir de chaque côté. Cependant, c’était tout à son sujet. Il n’avait rien d’autre de spécial.

Sur le Continent du Nuage Azur, son maître lui avait dit qu’il avait déjà ce pendentif autour du cou quand il l’avait adopté. De plus, celui qu’il portait désormais avait aussi été autour de son cou aussi loin que remontaient ses souvenirs. Grand-père lui avait dit qu’il s’agissait de quelque chose que son père, Xiao Ying, avait obtenu d’on ne sait où. Depuis sa naissance, il avait été autour de son cou tel un souvenir de son père.

Deux vies… le même pendentif… qu’est ce qui pouvait bien se trâmer ?

Après s’être changer, Xiao Che se rendit immédiatement dans la Perle de Poison Céleste. À l’intérieur de ce monde vert émeraude, la fille aux cheveux vermeils flottait toujours paisiblement dans une position protectrice, ne montrant pas le moindre signe de réveil.

Ces deux jours, il avait tenté de façon détournée de demander à son grand-père et Xia Qingyue s’il existait un lieu où vivait des individus aux cheveux écarlates. La réponse à laquelle il eut droit à chaque fois fut

« C’est la première fois que j’en entend parler. ». Cela renforça encore plus l’intérêt et la perplexité qu’éprouvait Xiao Che à l’encontre de l’identité de cette fille. Cependant, il ne parla à personne de son existence.

S’étant changé pour des vêtements décontractés, il s’étira. Soudain, une délicieuse et attrayante odeur passa sous le nez de Xiao Che, le faisant saliver. Il suivit l’odeur et, voyant un pot de soupe sur la table, s’y précipita le plus vite possible. Alors qu’il en retira le couvercle, une bouffée de vapeur accompagnée d’une délicieuse odeur s’en échappa.

« Soupe de poulet et ginseng… Ah ! Petit tante est décidément la meilleur ! » L’estomac de Xiao Che se mit immédiatement à gargouiller. Il prit des baguettes et commença à gober la nourriture. Après un moment de dégustation, la porte principale fut ouverte, et Xiao Lingxi habillée d’un jaune léger, entra avec charme. Voyant Xiao Che affairé à table, elle ouvrit sa bouche et dit :

« Yi ? Soupe de poulet ? L’odeur est délicieuse ! Et elle semble aussi avoir un parfum de ginseng. Petit Che, qui a fait cette soupe pour toi ? Et tu ne m’as pas prévenue, mangeant tout en douce, gardant tout pour toi ! »

Xiao Che eut un moment d’incompréhension en entendant les paroles de Xiao Lingxi.

« Petite tante, tu veux dire que ce n’est pas toi qui me l’a apporté ?

— Bien sûr que non ! » Après qu’elle eut finit de s’exclamer, son regard changea étrangement :

« Qui d’autre dans le Clan Xiao te ferait de la soupe de poulet mis-à-part moi ? Hmm… ça ne peut qu’être ta femme, Qingyue. Il semblerait que votre relation de mari et femme soit plutôt pas mal. »

Les mots de Xiao Lingxi était évidemment chargés d’une certaine amertume. Xiao Che reposa les baguettes et marmonna :

« Elle… comment pourrait-elle… faire une soupe pour moi… »

Ce n’était clairement pas envisageable !

« Hmph ! Peu importe qui te l’a faite. Quoi qu’il en soit, tu adores la soupe de poulet, contente toi de la boire… Je suis venue ici pour te dire que les gens de la Secte Xiao vont arriver dans l’après-midi. En ce moment même, le Clan Xiao tout entier s’y prépare. Quand l’heure viendra, tu devras faire un minimum attention. Tu ne dois pas imprudemment offenser les représentants de la Secte Xiao. », dit solennellement Xiao Lingxi.

— Je sais. Et dans le pire des cas, je n’ai simplement qu’à ne pas sortir. Ils ne peuvent possiblement pas me sélectionner de toute façon. », répondit Xiao Che avec indifférence.

— Tu ne peux pas rester à l’intérieur. » Xiao Lingxi le réprimanda en agitant son index de jade, disant sévèrement :

« D’après ce que le maître de clan a dit, le jeune maître de la Secte Xiao souhaite inspecter tout le monde dans le Clan Xiao… Personne ne doit manquer ! À ce moment-là, tu ne devras surtout pas oublier tes manières.

— Alors il y a encore moins de soucis à se faire. Ce n’est pas comme si petite tante ne savait pas que j’ai toujours été le plus discipliné de tous. », répondit Xiao Che avec un sourire. Il retourna alors boire sa soupe.

« Ça marche. Je vais donc commencer par aller voir papa pour l’aider. Ce serait bien si tu pouvais nous rejoindre une fois ta soupe de poulet engloutie. » Xiao Lingxi se retourna et quitta aussitôt la pièce.


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