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ATG Tome 1 Chapitre 14

 


Trad : Nova
Edité : Strike
Checké : Ptit Lu


Chapitre 14 : La Lettre de la Secte Xiao. 

Il était tôt dans la matinée. Le ciel commençait à peine à s’éclaircir quand le chef du Clan Xiao, Xioa Yunhai, fut réveillé par un tambourinement impérieux à sa porte.

« Grand chef ! Grand chef, êtes-vous éveillé ? »

Xiao Yunhai ouvrit les yeux, jeta un regard à l’extérieur et demanda alors, fronçant des sourcils :

« C’est à peine le début de la matinée, que se passe-t-il ?

— C’est… c’est la Secte… la Secte Xiao ! Une lettre de la Secte Xiao ! », vint de l’extérieur une voix tremblante d’excitation.

« Quoi ? La Secte Xiao ?! »

Le chef du Clan Xiao, une des personnes les plus puissantes de la Cité du Nuage Flottant, bondit hors de son lit comme si on lui avait planté un poignard dans une fesse. Il s’habilla précipitamment, et, sans même se préoccuper de sa coiffure, défonça presque sa porte dans sa hâte, et agrippa le disciple du Clan Xiao qui se tenait dehors. Il s’écria le regard exorbité :

« Tu as dit la Secte Xiao ? La Secte Xiao ?!

— Oui ! C’est sans aucun doute la Secte Xiao ! » Le disciple du Clan Xiao déglutit avec grande difficulté, acquiesçant énergiquement de la tête, et remit alors la lettre dans les mains de Xiao Yunhai.

« Cette lettre porte le sceau d’aigle de la Secte Xiao ! Dans l’Empire du Vent Bleu, personne n’aurait l’audace de contrefaire l’insigne de la Secte Xiao.

Dès qu’il vit le faucon céleste représenté sur le sceau, le corps tout entier de Xiao Yunhai tressaillit. Il se saisit âprement de la lettre, puis, de ses mains tremblantes, la déchira hâtivement mais délicatement et révéla le message qu’elle contenait.

Bien que l’appellation « Secte Xiao » n’avait qu’un mot de différence avec « Clan Xiao », cette seule différence était synonyme de la différence entre les nuages et la boue ! Le Clan Xiao pouvait à peine être considéré comme l’existence dominante de la Cité du Nuage Flottant, mais en considérant le Continent du Ciel Profond en entier, il ne valait même pas la peine d’être mentionné. Inversement, la Secte Xiao était une des quatre plus puissantes Sectes dans l’Empire du Vent Bleu. Ils avaient le même niveau de prestige que la Pavillon de l’Épée Céleste, Asgard du Nuage Gelé et le Clan des Cieux Ardents. Ils étaient des existences sur lesquelles le Clan Xiao ne pouvait pas même espérer poser le regard.

Pour dire les choses plus franchement, un servant même incompétent de la Secte Xiao ne trouverait pas la nécessité de respecter le chef du Clan Xiao.

Portant, il y avait une connexion entre le Clan Xiao et la Secte Xiao. Celle-ci était que la personne qui avait fondé le Clan Xiao de la Cité du Nuage Flottant il y a cent-soixante ans, Xiao Bieli, était à cette période un membre de la Secte Xiao… Pour être plus précis il était un disciple négligé et, d’après les rumeurs, était le fils d’un des Doyens de l’époque. Cependant, Xiao Bieli était le produit du Doyen sous l’emprise de l’alcool et du viol d’une servante de la Secte Xiao. Depuis sa naissance, son apparence était considérée banale et son talent insuffisant. De plus, il déclenchait de nombreux commérages, causant un grand mécontentement au Doyen. Une fois sa majorité atteinte, sa force profonde était la plus faible parmi tous ses semblables. Le laisser rester dans la Secte Xiao ne causerait que plus d’humiliation au Doyen, qui trouva alors une opportunité pour virer ce déchet de ces lieux : il l’envoya à la Cité rurale du Nuage Flottant et l’aida à établir le Clan Xiao. À partir de ce jour, il ne prêta plus la moindre attention à Xiao Bieli et coupa entièrement les ponts entre lui et la Secte Xiao.

Mais néanmoins Xiao Bieli était né dans la fière Secte Xiao. Il consacra sa vie entière à consciencieusement cultiver sa force profonde, espérant la renommée et un jour obtenir l’approbation de la Secte Xiao. Il pourrait alors y retourner. Après sa mort, ce souhait fut transmis au Clan Xiao, passant de génération en génération, et devenant l’objectif ultime de tous ses descendants dans le Clan Xiao. Et principalement celui des chefs du clan de chaque génération, qui tous, sans exception, espéraient pouvoir compter sur la petite proportion de sang de la Secte Xiao dans leurs veines pour pouvoir établir une relation avec eux, peu importe sa fragilité. Mais après toutes ces années, le Clan Xiao n’avait jamais vu naître une personne qui pourrait réaliser ce souhait. Leur parler de la Secte Xiao était comme leur parler du Palais Céleste, c’était quelque chose qu’ils ne pouvaient même pas espérer atteindre.

Cependant, aujourd’hui, la Secte Xiao avait pris l’initiative d’envoyer une lettre ! Cela ne pouvait que plonger Xiao Yunhai dans l’euphorie, l’excitation le faisait se sentir comme dans un rêve. Après avoir épluché le contenu de la lettre mot à mot, le visage de Xiao Yunhai était complètement rouge, sa respiration erratique. Il pointa un doigt tremblant vers l’extérieur, et dit d’une voix rauque :

« Vite… vite, notifie immédiatement les Doyens de se rassembler dans le hall principal. Dis-leur que nous avons besoin de discuter de grandes nouvelles concernant le futur de notre Clan Xiao… Dépêche-toi !

— Ah… Oui ! », répondit immédiatement le disciple du Clan Xiao et se mit à courir en pleine panique.

………………………………………………

Xiao Che ouvrit la porte avec délicatesse, la couverture pourpre en main, uniquement pour réaliser que Xia Qingyue était déjà assise à côté du lit, éveillée et habillée. Ses magnifiques yeux, aussi calme que de l’eau, le regardant sans la moindre réaction

Xiao Che jeta immédiatement la couverture sur la table. Le visage sans rougeur et le cœur sans affolement, il demanda calmement :

« Ma femme, tu es debout si tôt. As-tu bien dormi la nuit dernière ?

— Tu n’as pas l’intention de d’abord me dire où tu as dormi la nuit dernière ? » demanda Xia Qingyue d’une voix vague, ses magnifiques yeux se plissant légèrement.

« Pas besoin. » Xiao Che s’étira et se mit ensuite à discipliner ses cheveux à l’aide du miroir.

« Car je sais que tu n’es clairement pas intéressée.

— … »

Bien qu’il s’était endormi dans l’arrière-montagne avec Xiao Lingxi la nuit passée, quand il s’était réveillé, son humeur était inhabituellement bonne. Après avoir lissé ses vêtements et grossièrement coiffé ses cheveux, il retrouva son image de beau garçon. Xiao Che se leva pour partir et dit :

« Allons-y. C’est le matin de notre premier jour, nous devons aller présenter nos respects à grand-père… Tu ne vas quand même pas refuser cela, si ? »

Xia Qingyue se redressa sans un mot, et passa la porte, le précédant. Xiao Che haussa des épaules et se mit vite à la suivre.

Xiao Lie se levait tôt tous les jours, et celui-ci n’était pas une exception. En entrant dans la cour intérieure de Xiao Lie, ils le virent arroser ses fleurs et plantes. En voyant Xiao Che et Xia Qinguye entrer, il sourit gentiment :

« Vous êtes venus. »

Sous le regard attentif de Xiao Lie, Xiao Che attrapa hâtivement et tint la délicate main de Xia Qingyue dans la sienne. Cette main était douce et tendre, et à la fois froide au touché, peut-être car elle était entraînée dans les Arts du Nuage Gelé. Le corps de Xia Qingyue tout entier se crispa. Juste avant de dégager sa main de celle de Xiao Che, elle remarqua le regard de Xiao Lie, et n’eut d’autre choix que de le tolérer en silence. Elle laissa Xiao Che s’avancer vers Xiao lie avec elle, main dans la main.

Son père avait toujours été très respectueux envers Xiao Lie et elle n’en était pas différente. En face de Xiao Che seul, elle pouvait ne pas lui montrer la moindre marque d’affection, mais si elle venait à repousser Xiao Che devant Xiao Lie, elle pouvait alors qu’imaginer à quel point son visage en deviendrait furieux.

Cette détestable canaille…

« Grand-père, tu es réveillé de si bonne heure aujourd’hui encore. » Xiao Che conduisit Xia Qingyue jusqu’à lui et salua naturellement Xiao Li avait la courtoisie d’un cadet.

« Qingyue présente ses respects à son grand-père. » Qingyue fit une légère révérence, sa posture noble et humble. Le fait que ce fut la première fois qu’elle était menée par la main, et cela par une telle méthode aussi sournoise, la laissait à la fois en colère et impuissante. Si ce n’était pas car sa force profonde serait détecté par cet homme au sommet du Domaine Profond Spirituel, elle aurait définitivement utilisé les Arts du Nuage Gelé pour glacer Xiao Che jusqu’à ce qu’il en grimace.

« Haha, vous vous êtes aussi tous les deux lever tôt. » Au vu du comportement intime de Xiao Che et Xiao Qingyue, le visage Xiao Lie révéla une expression enjouée.

« Che’er, Qingyue, bien qu’à seize ans il soit un peu tôt pour se marier, cela apaise malgré tout une part de mon cœur. Qingyue, tu es certainement au courant de la condition de Che’er. Pour parler sincèrement, ce mariage n’était honnêtement pas juste pour toi. Mais ta famille n’épargnera aucun effort pour compenser. À l’instant présent, mon plus cher souhait est de vous voir tous deux vivre paisiblement votre vie. »

Xia Qingyue n’eut pas le temps de répondre que Xiao Che répondit précipitamment :

« Grand-père, ne dites pas ça ! Moi, Xiao Che, suis votre petit-fils. Il n’y a pas une femme sous les cieux à qui je ne conviendrais pas. Quand lui aurait-on causé du tort ? Après avoir rejoint la famille, bien sûr qu’elle viendrait présenter ses respects à grand-père et prendrait ensuite avec attention soin de moi au fil des jours. Si elle ne le fait pas correctement, alors je divorcerai et trouverai une meilleure femme. N’es-tu pas d’accord, Qingyue, ma femme ?

« … » Si ce n’était pas parce que Xiao Lie se tenait juste en face d’eux, Xia Qingyue aurait définitivement et pour toujours gelé le clapet de Xiao Che d’un souffle des Arts Secrets de la Fée du Nuage Gelé.

« Hahahaha. » Xiao Lie éclata de rire, ne pouvant empêcher sa tête de se trémousser. Il dévisagea Xiao Che d’un regard cajoleur.

« Oh toi, Qingyue vient juste de rejoindre la famille et tu la malmènes déjà comme ça. Qingyue, ne prête pas attention à ses bêtises. Che’er, ce gosse, n’a jamais été honnête depuis qu’il est jeune. Vous n’avez certainement pas mangé de si bonne heure, je me trompe ? Sachant que vous alliez tous les deux venir, ce vieux Hong avait déjà commandé le petit déjeuner aux cuisines. Venez, mangeons donc ensemble.

— Oui grand-père…D’ailleurs, doit-on proposer à petite tante de venir elle aussi ?

— Elle a toujours aimé dormir depuis son plus jeune âge. Vu qu’il est encore tôt, ne la dérangeons pas. »

La table à manger à l’intérieur du pavillon était en effet déjà garnie de portions de déjeuner fraîchement cuisinées. Xiao ne relâcha à aucun moment la main de Xia Qingyue, qui faisait de grands efforts pour essayer de rester naturelle, la tira et la fit s’asseoir épaule contre épaule avec lui d’un côté de la table. Xiao Lie commença à s’installer à une place en face d’eux. Il venait à peine de toucher son siège quand des pas rapides se firent entendre de l’extérieur, accompagné d’une voix rauque :

« Cinquième Doyen ! Est-ce que le Cinquième Doyen est là ?

— Qu’y a-t-il ? » Xiao Lie se releva et fronça légèrement les sourcils.
« Ordre… ordre du chef du Clan. Tous les Doyens sont attendus immédiatement dans le hall principal pour discuter de nouvelles concernant le futur du Clan Xiao. Vous devez vous y rendre immédiatement !

— … » Xiao Lie se leva, attrapa la veste que lui tendait Xiao Hong et dit alors à Xiao Che et Xia Qingyue :

« Il semblerait qu’il s’agisse d’une urgence. Vous pouvez commencer à manger. Ce n’est pas la peine de m’attendre. »

Dans les souvenirs de Xiao Lie, il n’y avait jamais eu de convocations urgentes si tôt le matin. Il couvrit ses épaules de sa veste et partit précipitamment.

Xiao Lie venait à peine de partir que la main de Xiao Che quitta à la vitesse de l’éclair celle de Xia Qingyue. *woosh* Son corps fit un bon en arrière, ses sourcils se tordirent légèrement. Il dit le visage sombre :

« Qingyue ma femme, tu es très maligne, tu as définitivement dû comprendre que la raison pour laquelle je t’ai tenu ta main était pour donner la conscience tranquille à grand-père. Je n’avais vraiment pas d’autre intentions. Bien que je n’avais pas demandé ton accord à priori, tu ne vas clairement pas exploser de colère, je me trompe ? »

L’expression de Xia Qingyue était en effet devenue un peu glaciale. Elle dit froidement :

« Si tu oses encore une fois toucher mon corps, où que ce soit, alors je ne serai plus aussi polie.

— Hey ! Tu n’irais quand même pas aussi loin, si ?! » Xiao Che la regarda les yeux exorbités, une expression déprimée gravée sur son visage.

« J’ai seulement tenu ta main et tu es déjà tellement en colère… Nous sommes toujours un véritable couple. Même si tu ne t’es mariée à moi que pour repayer une dette de gratitude, nous sommes malgré tout mari et femme. Vu que nous sommes un couple marié, c’est normal pour moi de te toucher n’importe où, sans mentionner une main… Non plutôt, c’est ainsi que ça devrait être ! Tu n’es mariée à moi que depuis moins d’un jour et déjà tu fais preuve de froideur et d’indifférence. Tu ne m’as même pas laissé dormir dans le même lit pour notre nuit de noces. Et maintenant même tenir ta main te fâche tant… *Sniff* À quel genre de femme me suis-je donc bien marié ? C’est pratiquement même pire que de prendre une impératrice comme épouse.

— … » Le tempérament de Xiao Che désarmait de plus en plus Xia Qingyue. La première fois qu’elle l’avait vu, elle avait senti qu’il était froid et fier. Graduellement, elle sentit aussi que son caractère n’était pas ordinaire, et contenait même une touche de mystère. De nombreuses fois, il lui donna le sentiment qu’il n’était en réalité pas quelqu’un de seize ans, mais plutôt un homme avec de nombreuses années d’expérience… Mis à part sa nature grossière qui se révélait à chaque fois qu’il n’y faisait pas attention.

Et maintenant, bien qu’il l’avait clairement honteusement profané, il continuait à agir comme s’il n’avait rien fait de mal. Au lieu de cela, comme un sale gosse, il s’était impudemment plaint, la faisant passer de victime à méchante. Pendant un instant, elle en fut abasourdie et ne savait pas si elle devait en rire ou en pleurer. Même la colère dans sa poitrine s’était à son insu largement dissipée.

« Oublie ça, asseyons-nous et mangeons, dit Xia Qingyue, complètement démunie.

— En d’autres mots, ma femme Qingyue n’est plus en colère ? Hé hé, te voilà déjà bien plus docile. Viens, mangeons sans se priver ! » Xiao Che grimpa sur la table et la traversa, retournant s’asseoir à côté de Xia Qingyue, et passa le gâteau aux haricots verts de son assiette à la sienne.

« … » Xia Qingyue commençait à penser que la requête qu’elle avait faite auprès de son mentor pour reste aux côtés de Xiao Che pendant un mois était à la fois une erreur et une dangereuse décision.


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